Aperçu : Dragon Ball FighterZ – Dernières impressions avant la sortie

C'est le plus gros événement jeu vidéo de ce début d'année avec Monster Hunter World, Dragon Ball FighterZ est le jeu de combat qu'attendaient les fans depuis toujours. Que retenir de cette beta avant la sortie finale ?

L’attente est si énorme autour de Dragon Ball FighterZ qu’on oublierait presque qu’il n’a été annoncé qu’à l’E3 il y a à peine plus de 6 mois. Pourtant chaque teaser fait son effet, chaque rumeur déchaîne les passions et chaque nouvelle image est décryptée dans les moindres pixels à la recherche d’indices. Alors que sa sortie officielle calée au 26 janvier (sur Playstation 4, Xbox One et PC malheureusement occulté pour cette beta) pointe le bout de son nez, Arc System Works nous fait l’honneur d’une beta ouverte afin de convaincre les derniers réticents.

Easy to learn…

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Pour certains la question ne se posait même pas. À peine le logo Arc System Works était visible que tous les doutes furent dissipés. Pourtant avec sa communication entièrement axée sur le fan service, le moteur graphique démentiel (mais j’y reviendrai) et la mise en scène des combats, on pouvait légitimement se demander si le studio de Yokohama n’avait pas tout misé sur l’allure au détriment du gameplay. Balayons sans concessions ces incertitudes car Dragon Ball FighterZ prouve dès les premiers combats qu’il a bien plus à offrir que des éclats de nostalgie qui nous renvoient directement à la cours de récré.

La première chose à retenir c’est que c’est un jeu franchement accessible, et attention à aucun moment ceci est péjoratif ou signifie que les énervés n’y trouveront pas leur compte ! La totalité des coups spéciaux et des ultra (du moins ceux de la beta) s’effectuent à l’aide d’un simple quart de cercle et d’un bouton, c’est tout. Une simple pression sur la gâchette droite fera foncer votre personnage en plein sur l’ennemi et créera une ouverture pour placer un combo à l’aide d’un Dragon Rush. En appuyant un peu à la volée sur les boutons, on peut même s’offrir de chouettes combos sans pour autant avoir besoin de les répéter en mode entraînement pendant des heures pour les placer à chaque fois. Bref, on est loin de l’exigence d’un Guilty Gear ou de la précision d’un BlazBlue. Résultat, c’est un jeu avec lequel n’importe quel joueur avec un peu de bagage dans les jeux de baston (voire même les néophytes complets) peut apprécier mais ne vous y trompez pas, cela ne signifie pas que le titre n’offre pas une véritable profondeur de jeu.

…(not so) hard to master

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En effet, derrière ses aspects noob-friendly, il laisse déjà entrevoir des mécaniques de jeu parfaitement rodées et une multitude de possibilités d’approfondir le gameplay. Que ce soit via la composition de son équipe avec des personnages souvent très différents les uns des autres, sur l’optimisation maximale de ses combos ou tout simplement sur le mind game, il faudra probablement des heures et des heures de pratiques avant de maîtriser les différents aspects du jeu. Les spammeurs se feront très rapidement régler leur compte par les innombrables moyens de déplacement offerts par le jeu. Outre le Dragon Rush que l’on peut facilement contrer par un simple kaméha, on peut également se téléporter derrière son ennemi contre une petite barre de ki, mais aussi utiliser un dash aérien pour se rapprocher très rapidement de lui. Il est donc très probable que les vétérans du genre s’approprient très rapidement le gameplay car la logique du jeu est très rapide à assimiler et il n’est techniquement pas très exigeant dans les exécutions.

Soyez donc prévenu, vous risquez de prendre des gifles très violentes en ligne mais il ne faut pas désespérer car Dragon Ball FighterZ est bien parti pour être la porte d’entrée idéale pour quiconque souhaite se lancer sérieusement dans les jeux de castagne. Après une bonne dizaine d’heures sur cette beta et plusieurs contacts avec le jeu par le passé les progrès sont flagrants. Les dégâts ont été augmentés pour une résolution plus rapide des combats et c’est un vrai point positif. Il n’y a que deux petites choses qui laissent un petit arrière-goût d’incertitude. Tout d’abord la possibilité d’invoquer Shenron et d’exaucer un souhait comme « ressusciter mes alliés ». Si l’idée est intéressante et peut mener à de francs retournements de situations, son exécution la relègue très clairement au rend de gadget. Pour récupérer les 7 boules de cristal il y a deux possibilités : premièrement un combo entre 10 et 19 coups permet de récupérer la boule à une étoile, un combo entre 20 et 29 coups celle à deux étoiles etc… mais il est aussi possible d’en récupérer une au hasard en se contentant des auto combo. Cela dit à moins qu’un combat ne traîne vraiment beaucoup en longueur ou d’avoir préparé une série de combo très spécifique (et pourquoi pas ça peut être une stratégie intéressante), Shenron ne risque pas de pointer le bout de son nez de sitôt. Après plus de cinquante combats je ne l’ai personnellement jamais croisé.

L’autre inquiétude vient de l’intérêt sur le long terme de certains personnages. Beta oblige, l’équilibrage n’est pas parfait et les personnages « secondaires » comme Nappa et (dans une moindre mesure) Krillin semblent dépassés par la toute puissance des Kid Buu et Beruus, pas forcément les plus faciles à maîtriser mais tellement plus puissants. Alors évidemment il reste difficile de se faire un avis sur ces personnages plus atypiques quant il est question d’uniquement jouer en ligne, on n’a pas forcément le temps de prendre la pleine mesure de leurs aptitudes. Parmi les 23 personnages annoncés du casting final (en attendant d’inévitables DLC), espérons que les Ginyu et Tenshinhan ne seront pas (trop) souvent dominés par les Trunks du futur, Black Goku et Gohan Ado. On fait confiance à Arc Sys pour rendre ces personnages dignes d’investissement donc.

Le plus beau des combats

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Là où je ne m’autoriserais pas (ni moi ni personne d’autre) à pinailler, c’est sur la présentation globale du jeu. Techniquement d’abord, on se délecte de graphismes absolument magnifiques et d’une fluidité sans failles malgré l’abondance d’éléments pouvant être affichés à l’écran. Petit miracle, le titre est parfaitement lisible et ne souffre jamais d’un quelconque aspect brouillon et ce malgré le rythme très élevé des combats qui ne retombe pratiquement jamais. C’est simple, nous somme probablement face au jeu de combat le plus impressionnant qui soit. Au final, même ceux qui n’ont aucune attache avec Dragon Ball peuvent y trouver leur compte tant le spectacle est hypnotique.

Les fans eux seront face à une adaptation dont ils n’ont tout simplement pas le droit de se plaindre. Le respect avec lequel est traitée l’œuvre de Toriyama promet de dépasser toutes leurs espérances. Chaque animation et chaque mouvement des personnages trouvent son équivalent dans les dessins originaux ou dans des frames de l’anime. Il nous est pour le moment impossible de nous prononcer sur le mode histoire car il ne s’est encore jamais laissé approcher, mais s’il a été traité avec le même soin apporté aux personnages et à l’ambiance du jeu, on a le droit d’être optimiste. Certains match-ups donneront également lieu à des dramatic scenes largement mises en avant dans le récent trailer du Jump Festa qui feront hurler les fanatiques de bonheur. Même les musiques parviennent à retranscrire l’esprit Dragon Ball avec une immense justesse et rehaussent encore un peu la tension des affrontements, même si les allergiques aux OST rock très japonisantes des autres productions d’Arc System Works risquent de tiquer.

On reste en revanche bien plus sceptique sur l’ergonomie du jeu. Le lobby qui sert de menu principal devient vite lassant et on espère un vrai menu pour gagner un peu de temps entre deux parties. Le meilleur exemple étant le tutoriel qui renvoie au lobby après une leçon de dix secondes et qui se conclut par un « finis le combat ! » pendant trois minutes. Autre inquiétude relevé dans la beta, le matchmaking n’est pas encore au point. Oui, le but de cette beta est très probablement de le rendre le plus performant possible mais force est de constater qu’il reste du travail. Les déconnexions et les lag sont assez fréquents et il faut parfois patienter plusieurs minutes avant de lancer un combat (malgré un lobby blindé et des dizaines de joueurs en attente d’adversaire au même moment). Enfin bien sur encore faut-il arriver à se connecter ! Les maintenances se sont multipliées à ne plus savoir qu’en faire au fil de la beta. Gageons que cette mauvaise expérience soit bénéfique à l’équipe de développement pour régler ces derniers soucis.

Le jeu d'une génération

Dragon Ball FighterZ sera selon toute vraisemblance la claque attendue. Régale de tout instant pour les fans du manga et vraie offre de jeu de baston solide pour les acharnés du genre, il devrait conjuguer le meilleur des deux mondes et régaler à tous les niveaux. Reste à mettre la main sur une partie des personnages et à régler les quelques soucis de matchmaking pour être totalement convaincu. Le potentiel du titre à haut niveau ne laisse pas de place au doute et il sera sûrement l'une des têtes d'affiche de l'EVO 2018. S'il risque de subir une vilaine politique de DLC, on peut au moins faire confiance à Arc System Works pour traiter le bébé d'Akira Toriyama avec un respect sans failles. Dragon Ball FighterZ a toutes les cartes en mains pour être le meilleur jeu de combat issu de la licence, à lui de confirmer cela le 26 janvier.

Toothpick

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

A propos de notre notation

La note Bamboo
Actugaming Panda
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