Aperçu : A Plague Tale : Innocence, on est retourné voir les rats avec le sourire

Gros coup de cœur l’année passée, nous sommes retournés à la rencontre des p’tits gars de chez Asobo Studio pour revoir A Plague Tale : Innocence. Retour sur ce jeu d’action/aventure en pleine peste noire.

Profitant de l’événement What’s Next de Focus Interactive, nous sommes allés à la rencontre des bordelais de Asobo Studios pour voir leur nouvelle production : A Plague Tale : Innocence. Histoire originale, ambiance prenante, le titre nous intrigue toujours autant.

Des rats par milliers

A Plague Tale : Innocence 1

Mettant en avant un duo convaincant comme on vous l’avait déjà expliqué l’année dernière, A Plague Tale : Innocence vous plonge en 1349. L’histoire se déroule en France dans un scénario alternatif où l’on incarnera Amicia âgée de 15 ans et son frère Hugo, 5 ans. Malheureusement, la maladie a ravagé notre pays et la Peste Noire a emporté avec elle bon nombre de vies au profit d’une véritable légion de rats. Loin d’être de simples nuisibles, ces bestioles seront très clairement l’une des plus grosses menaces du jeu. 

Un an plus tard, cette nouvelle démo semblait déjà bien plus avancée que la précédente et l’on a pu profiter d’un morceau complet d’un chapitre. Situé dans le premier tiers de l’intrigue, notre duo était cette fois-ci accompagné d’un plus jeune garçon sur qui l’on ne connaissait encore pas grand chose. 

Désireux de nous montrer que A Plague Tale, ce n’est pas forcément sombre et fermé, ce chapitre nous emmène en plein air, dans un environnement bien plus aéré et lumineux. Après une petite scénette en barque dans une sorte de marécage, notre groupe arrive alors sur la terre ferme et avance doucement dans leur quête. Les personnages sont toujours aussi bien modélisés et le cachet visuel est vraiment réussi. Les environnements font mouche et le titre nous plaît toujours autant dès le premier regard.

Mais l’esprit bon enfant aidé par notre nouveau camarade est vite rattrapé une fois que l’on arrive sur un champ de bataille qui fait davantage office de cimetière. Littéralement jonchée de cadavres, cette zone amorçait le début de l’action et notre groupe a dû se faufiler entre les morts pour poursuivre leur quête. Rapidement, la principale menace du jeu arrive : des rats qui se regroupent par millier. Il est alors nécessaire de se frayer un chemin avec comme seule possibilité, les effrayer avec de la lumière. Le joueur devra alors bien inspecter son environnement pour tenter de mettre la main sur une source lumineuse et il est bien sûr capital de ne pas foncer tête baissée pour ne pas se faire dévorer. 

Des mécaniques intéressantes qui ne demandent qu’à se concrétiser

A Plague Tale : Innocence 2

Les mécaniques n’ont pas foncièrement changé depuis notre dernier aperçu du titre. Notre héroïne devra utiliser sa fronde pour attaquer et utiliser l’environnement à bon escient. Très rapide, l’utilisation de son arme est plutôt dynamique et offre des possibilités intéressantes. Pour passer la menace, il faudra alors taper dans certains décors pour bouleverser ce qui nous entoure. Mais l’utilisation de la fronde et de la lumière ne s’arrête pas là.

Il sera nécessaire par exemple, de taper dans la lanterne d’un garde pour l’exploser et faire en sorte que le pauvre soit démuni et attaqué par les rats sous nos yeux. Pendant qu’il se fait tranquillement manger, cela vous laissera la possibilité de passer à un endroit qui était juste avant occupé par les rats. Si les gardes font partie des menaces qu’il faudra éviter, ils deviennent également une composante importante au gameplay et vous permettra régulièrement d’avancer dans le jeu. Leur vie pour notre survie.

Mais contrairement à la précédente démo, la présence des gardes était plus importante ici. Il ne fallait pas simplement taper dans deux/trois lanternes, on pouvait également les attaquer directement. A un moment, des gardes nous ont vu et sont arrivés sur nous, on était alors obligé de les assommer puis de les éliminer, toujours avec notre fronde. Puis, un peu plus tard, on a eu droit à un passage avec un peu plus d’infiltration. On devait se faufiler derrière plusieurs gardes pour accéder à un endroit et les enfants ne pouvaient pas nous accompagner.

Précision intéressante ici, les plus jeunes ne pouvaient rester seuls trop longtemps, au risque de paniquer et de courir vers les rats ou d’alerter les gardes. Bien que l’on n’ait pas pu voir les différentes possibilités, cela rajoute tout de même une gestion supplémentaire de ses actions en faisant attention à ne pas prendre trop de temps loin d’eux. Ceci dit, la partie pseudo-infiltration nous a laissé quelque peu perplexe et nous a plutôt confirmé un sentiment que l’on a eu dès le début de cette nouvelle démo : c’est peut-être trop facile.

Les développeurs l’ont annoncé de toute manière, ils cherchent plutôt à nous plonger dans une ambiance poignante et un univers original. Mais même si pour nous, le ton est donné et l’ambiance semble vraiment géniale, l’impression manette en main pourrait être différente. C’est sur cet unique point que nous sommes un peu sceptique pour le moment et il faudra probablement une nouvelle démo jouable pour espérer que cette facilité n’encombre pas l’atmosphère global.

Enfin, terminons par une note musicale puisque cette fois-ci, on a vraiment pu entendre une partie de la bande son. Composée par Olivier Derivière (Vampyr, Of Orcs and Men, Get Even), celle-ci nous a vraiment convaincu et que ce soit au niveau des musiques plus rythmées, des bruits environnementaux ou du sound-design général, l’ambiance est réussie et colle parfaitement à l’univers proposé. Hâte d’en écouter plus.

Vivement !

Le ressenti est le même que l'année passée, génial : Asobo Studios nous propose ici un titre aussi intrigant que palpitant. A Plague Tale : Innocence a déjà beaucoup de qualités pour plaire : prenant, stressant, beau, dynamique et il ne reste plus qu'à voir ce que cela donnera sur la longueur. Maintenant, on a juste un peu plus peur que l'aventure se traverse plus vite qu'on ne le pensait avec des passages qui nous semblent à la fois trop abordables et trop faciles ce qui pourrait clairement pénaliser l'ambiance oppressante que l'on ressent de manière générale. Gageons que ce sentiment disparaisse d'ici sa sortie et sa prochaine présentation, possiblement à l'E3 2018.

Julien

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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