Gamescom 2016 : « Prey est la rencontre de Dead Space et Dishonored »

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Enfin, lors de cette Gamescom 2016, nous en savons définitivement plus sur ce qu’est vraiment Prey. N’étant pas un remake de l’original épisode sorti en 2006, il s’apparente plus à un reboot, soit une réimagination du premier volet pour offrir quelque chose en exploitant le même potentiel que ce que proposais le premier volet, en accord avec le nom du jeu.

Nos confrères de Gamespot ont véritablement mis le doigt sur quelque chose de gros. En ayant profité de la présence du co-directeur créatif du jeu, le site a pu en effet tirer des informations et inspirations sur ce que donnera Prey, de son environnement, gameplay ainsi que atmosphère. La liste est longue, mais les détails en valent la peine !

Le jeu, ses bases

Pour les détails, commençons par notre protagoniste Morgan Yu. Ce personnage est issu d’une expérience scientifique menée dans le vaisseau Talos 1, qui aura vu son effectif totalement réduit suite à une attaque alien. Morgan n’est pas un prénom choisi pour le style, selon Arkane Studio, c’est un choix précis puisque c’est un prénom pouvant représenter à la fois une femme, et un homme. Pourquoi ? Parce que dans Prey, vous commencerez par choisir si vous souhaitez incarner un homme, ou une femme. C’est aussi simple que cela, que ce soit l’un ou l’autre, son prénom est, et restera Morgan.

Il est à savoir que Prey, notamment de par ses inspirations, est un jeu qui contiendra du jumpscare, sans pour autant être un jeu très centré sur une expérience horrifique sanglante. De par la faculté des ennemis de se transformer en objet en tout genre, n’importe où et n’importe quand, le danger sera toujours aux environs. Les toucher révèlera leur véritable physique et enclenchera un combat immédiat. Ces créatures sont appelées « Mimic », de par leur pouvoir de transformation que possèdera également Morgan.

Les ennemis pourront également prendre la fuite s’ils se trouvent sérieusement menacés, prenant immédiatement forme d’un autre objet après avoir tenté de vous échapper.

Aliens, jumpscare, solitude, environnement clos, peut-être que le jeu peut faire penser à un jeu purement centré sur l’horreur, mais Raphael Colantonio (directeur créatif) affirme que ce n’est pas forcément un jeu centré sur l’horreur.

« Il y a des éléments horrifiques, mais ce n’est pas un jeu d’horreur dans notre optique. Notre objectif, c’est de raconter une histoire où vous êtes sujet d’une expérience et quelque chose se passe mal, vous devrez comprendre ce qu’il s’est passé, qui vous êtes, pourquoi vous êtes ici et comment vous enfuir d’ici. »

Prey prendra également part à votre ressentis dans le jeu. Il contiendra des éléments jouant avec votre psychologie.

« Au début du jeu, nous tenterons de perdre le joueur dans une certaine paranoïa, car il y a un gros thème sur l’identité, qui vous êtes, que vouliez-vous avant et que voulez-vous maintenant?

Améliorations, pouvoirs, armes

Lors de votre exploration dans la station, vous tomberez sur un objet appelé « Neuromod ». Ce Neuromod est un appareil visant à scanner des capacités des aliens pour les apprendre en utilisant votre œil par voie de modification neuronale.
Il y aura deux type d’améliorations Neuromod dans le jeu : celles de type « humain » visant à être plus agile, rapide ou apprendre des compétences de piratage et autres, et celles de type « alien ». Ces dernières donneront des facultés liées aux créatures. Si à un moment vous vous retrouvez bloqués dans le jeu, faire demi-tour et scanner un alien pourrait vous apprendre une compétence pour progresser (comme la transformation en mug dans la première démo sortie, pour entrer dans une cabine). Cela forcera d’ailleurs le joueur à aller affronter des aliens plus puissant parfois afin d’acquérir leur compétence pour mieux progresser.

Pour la logique des choses, au niveau du pouvoir de mimique (transformation en objet), Morgan ne sera limité qu’aux objets de sa taille et plus petit, n’étant pas fixé à quelque chose. La mimique pourra servir également à fuir des ennemis terrifiant à certains moments du jeu.

D’autres pouvoirs sont à paraître, comme l’explosion de feu visible dans la démo diffusée lors de la Gamescom. Cette explosion est un piège que l’on peut poser à peu près n’importe où sur une surface. Ce piège peut exploser si vous tirez dessus, mais aussi si vous marchez dessus. Mieux vaudra faire attention !

Mais attention, recueillir de nombreuses compétences d’aliens engendrera des conséquences. En effet, les systèmes de défense du vaisseau finiront par avoir tendance à vous considérer vous aussi comme un alien, signifiant que des alarmes pourront être déclenchées et des armements pourront vous attaquer. Voilà l’élément qui rapproche Prey de Dishonored de par la fonction choix et conséquence. Soit vous choisissez d’être un humain, soit d’être typé « alien ».

A l’instar de Dead Space, les armes seront généralement des « outils ». Le vaisseau n’étant pas une base militaire, il n’y a donc pas vraiment d’armes à feu, mais plus des choses comme des pistolets à clous. Ce n’est qu’un lieu dédié à la technologie et aux expériences. Les armes à feu se limiteront à des armes de défenses, comme une simple arme de poing et peut-être quelques fusils d’assaut. Au sujet des munitions, Prey ne veut pas être définit comme un jeu de survie à la The Last of Us, mais retiendra suffisamment les joueurs d’utiliser leurs armes. Pas plus d’informations sur ce sujet, mais on imagine qu’il sera possible d’éviter des ennemis.

Cela dit, les joueurs pourront tout de même jouer au jeu en « run and gun », signifiant qu’il ne leur suffira que d’avancer et tirer s’ils le désirent. Un système de crafting sera présent pour fabriquer des munitions pour son arme, permettant de jouer au jeu normalement en profitant de l’espace et de l’histoire mise à disposition.

Si vous ne voulez pas tuer vos ennemis, vous aurez la possibilité d’utiliser une arme non-létale nommée Gloo. Cette arme, comme vu dans la démo, permet d’ « immobiliser », « paralyser », « geler » vos ennemis. A l’origine, cette arme était faite pour capturer les aliens et mener des expériences. La Gloo a également la propriété de durcir une fois que son tir sèche, donnant ainsi la possibilité de reboucher des trous dans des conduits, ou se construire comme une plateforme verticale pour franchir des obstacles. Des lieux cachés pourront ainsi être découvert, menant vers d’autres aliens offrant de nouvelles habilités si scannés.

Il y a également une arme appelée « Recycle Charge », qui comme son nom l’indique permet de recycler des objets, y compris les aliens camouflés. Cette arme permet de recycler des objets en matériel de crafting. Le craft sert comme indiqué tout à l’heure à créer des munitions, mais aussi à concevoir des améliorations à la tenue de Morgan, comme y mettre des propulseurs pour voler dans l’espace.

L’environnement, les lieux, l’espace, le vaisseau

Dans cet espace justement, se trouve un environnement ouvert où des quêtes secondaires seront réalisables et des lieux cachés seront à dénicher. Comme tout humain l’oblige, Morgan sera limité dans l’espace par de l’oxygène présent dans la combinaison, mais aura des mouvements plutôt aisé dans l’espace.

« Le jeu est grandement ouvert. Nous considérons ça comme un « jeu dans une station spatiale ouverte », vous pouvez aller n’importe où dans la station tant que vous en avez les moyens. Il y a des endroits, par exemple, que vous pourrez accéder avant même d’avoir quelque chose à y faire dans l’aventure. Un peu comme dans d’anciens RPG, vous vous disiez « D’accord, je reviendrais ici quand j’aurais pris un peu plus d’xp !

Plus tard, dans le jeu, lorsque vous aurez visité toute la station, vous aurez de nouvelles missions de partout et ce sera à vous de voir comment y aller. Par l’extérieur de la station ? En prenant l’ascenseur ? Par les conduits ? A vous de juger selon la rapidité et la dangerosité de votre chemin. […] Il y a effectivement des ennemis en gravité zero (hors de la station). Il y a des robots de sécurités (qui vous attaquerons si vous êtes considéré comme un alien) et des aliens même qui rôdent. » nous fait savoir Ricardo Bare, chef designer du jeu.

Il est également intéressant de noter que Ricardo Bare nous informe que même si le vaisseau semble être décimé par les aliens, des survivants résident encore dans la station, appelant à l’aide et vous demandant de leur rendre service. Vous pourrez ensuite choisir de les aider, ou les ignorer. Cependant, ces actes auront des conséquences sur la fin, et peuvent entrainer des causes morales. Si vous aider une personne et pas l’autre, cette dernière personne sera en colère et vous gênera.

Voilà qui met fin aux nombreux détails révélés par nos confrères d’IGN. Autant dire que Prey est un sacré mélange entre le choix moral de Dishonored, l’arsenal et l’environnement de Dead Space ainsi que l’ambiance de Bioshock. L’aspect entièrement « open world » sans pour autant l’être se révèle très attirant, puisque comme indiqué, le vaisseau devrait être entièrement accessible et ce, n’importe quand.

Prey sortira en 2017 sur PS4, Xbox One et PC. De notre côté, nous avons déjà vu le jeu en face de nous, et nous avions déjà eu bonne impression à son sujet !

 

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