Aperçu : On a vu The Sinking City, nos impressions

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Voyons si ce mélange entre Lovecraft et Sherlock Holmes en a dans le ventre.

Passé jusqu’ici un peu en dessous des radars, The Sinking City commence à faire de plus en plus parler de lui, certainement grâce à son atmosphère des plus réussies. A l’occasion de la Gamescom, nous avons pu avoir droit à une longue présentation d’un extrait de gameplay, afin de voir si le titre n’était pas qu’un ersatz de Sherlock Holmes version Lovecraft, car rappelons-le, Frogwares était le studio à l’origine des derniers jeux mettant en scène le fameux détective.

La ville de toutes les horreurs

The Sinking City

Les œuvres faisant références au travail de Lovecraft n’ont jamais été aussi nombreuses qu’aujourd’hui, et The Sinking City a eu le bon goût de creuser dans ce filon pour construire toute sa direction artistique et son ambiance angoissante. Le résultat est plus que probant puisque le titre nous happe dès les premières secondes dans son univers tortueux, où les personnages côtoient la folie à chaque coin de rue. Les différents quartiers que nous avons pu voir bénéficient tous d’une architecture particulièrement soignée, même si certains d’entre eux sont à moitié engloutis par les eaux. C’est d’ailleurs pour cela que notre héros doit bien souvent traverser ces pans de la ville sur son bateau de fortune. Nous avons également pu voir une partie de la map, qui promet de nous offrir un terrain de jeu particulièrement grand pour ce type de production, d’autant plus que les indices de certaines enquêtes se retrouvent parfois éparpillés à travers toute la cité.

La démo nous présentait le déroulement d’une enquête, délivrée par une femme à la bouche cousue, représentant bien le type de personnages loufoques et surtout inquiétants que l’on pourra croiser tout au long de l’aventure. Pour découvrir la menace qui pèse au-dessus de sa tête, le protagoniste devait enquêter au sein de sa maison et découvrir tout un tas d’indices en fouillant chaque recoin. La phase de collecte d’indices ne révolutionnait pas le genre mais elle avait le mérite d’être complète, avec beaucoup de documents à lire qui approfondissaient le lore et pouvaient nous servir pour l’enquête.

Ici, on découvrait que les voisins avaient connu un triste sort et que le chien de la cliente avait lui aussi passé l’arme à gauche. Pour découvrir comment cela était arrivé, il était possible d’enclencher le sixième sens du personnage, afin de passer au peigne fin la pièce mais ce n’était pas sans contrepartie. En activant trop longtemps cette capacité, la folie s’emparait du héros, qui se mettait à voir des choses qui ne devraient pas exister. Il faudra donc user avec parcimonie de cette compétence afin de ne pas sombrer dans la folie.

La folie a parfois du bon

The Sinking City

Une fois les indices récoltés, le troisième œil de notre détective en herbe se mettait en marche. Avec cela, nous pouvions avoir un aperçu de différents événements qui s’étaient déroulés dans l’appartement de la cliente. Il suffisait ensuite de les remettre dans leur ordre chronologique afin de découvrir ce qu’il s’était réellement passé. Une fois que la déduction était tirée, le héros pouvait apprendre la malheureuse nouvelle à la cliente ou ne rien lui révéler, si ce n’est que l’affaire allait être réglée. Les options de dialogues n’étaient en revanche pas très nombreuses et on ne sait pas si ceux-ci auront une vraie incidence sur le reste de l’aventure.

En parlant des dialogues, c’est à ce moment précis que nous avons pu noter la sécheresse des animations et un lip-sync qui avait un peu du mal à suivre le rythme. Il faut dire que toute la partie technique dans sa globalité n’était pas véritablement optimale, mais cela se ressentait beaucoup sur les différents mouvements très coupés des personnages. Cela n’a jamais été le point fort du studio, il faut bien l’avouer. Autre point noir à noter, et pas des moindres, la partie shoot/action nous a semblé très imprécise et loin d’être souple. Gageons que cela ne sera pas le coeur du jeu, mais la rigidité du héros pourrait poser quelques problèmes lors d’affrontements quelque peu ardus.

The Sinking City confirme donc tout ce que l’on pensait de lui. Frogwares réitère sa formule avec une inspiration lovecraftienne très poussée et fidèle au matériau de base, avec quelques nouveautés qui parviennent à donner encore plus d’intérêt au titre. Le studio emmène malgré tout quelques unes de lacunes de leurs précédents jeux, comme la partie technique du titre, qui a encore le temps d’être peaufinée. Cela nous laisse espérer retrouver le jeu en meilleur état en 2019, car rien n’est encore alarmant. The Sinking City devrait dans tous les cas plaire aux amateurs de Lovecraft et aux férus de jeux d’enquêtes, et faire succomber les néophytes dans une folie assez séduisante.

L'avis de l'auteur

Si le jeu peut paraître assez austère de prime abord, la faute à un moteur qui ne fait pas des merveilles, The Sinking City a beaucoup de qualités à revendre, même en dehors de sa direction artistique qui fait mouche. Les phases d'enquête n'ont rien de révolutionnaires mais sont suffisamment bien exécutées pour nous immerger, et le principe de la folie qui s'invite sous différentes formes au sein de notre investigation a de quoi piquer notre curiosité.

Jordan

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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