StarCraft – Scavengers : Présentation et avis sur le BD de chez Mana Books

Starcraft: Scavengers - Couverture

Cela faisait déjà un petit temps que nous n’avions plus présentés de livres de chez eux. Mais quelle meilleure occasion pour parler de Mana Books qu’un retour post-lecture de leur BD tirée de l’univers de StarCraft ? D’ailleurs, c’est la deuxième fois que nous vous parlons d’un comics adapté par l’éditeur, après God of War. Ce dernier nous avait beaucoup plu, alors espérons qu’il en sera de même pour celle-ci !

De son nom, chez nous, StarCraft: Scavengers, il s’agit d’un comics mettant en scène un groupe de pirates de l’espace dans l’univers éponyme créé par le studio Blizzard. Oui, même si cette licence se montre plutôt silencieuse ces dernières années, elle est toujours bien vivante et présente dans l’horizon vidéoludique, mais aussi « littéraire ».

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Houser, Jody (Author); 90 Pages - 11/07/2019 (Publication Date) - Mana Books (Publisher)
15,00 EUR

Ainsi, Jody Houser a su trouver le soutien de Dark Horse Comics pour publier sa série dans son pays. Chez nous, Mana Books a décidé d’en faire de même en adaptant, dans notre langue, une histoire effrayante mais bourrée d’humour dans un univers futuriste bien connu des joueurs PC. Bien entendu, il est reste la question essentielle : ce livre vaut-il le coup ? Est-ce qu’il rend hommage à StarCraft ? Est-ce que les fans comme les petits nouveaux vont y trouver leur compte ?

Vous vous en doutez, nous allons tenter de répondre à toutes ces questions ensemble mais également à bien d’autres qui pourraient se poser et auxquelles vous pourriez très bien ne même pas penser. Bref, allons voir ensemble si tout cela saura vous donner envie de vous plonger dans cette nouvelle aventure.

Un univers intéressant, sur fond de StarCraft

Starcraft: Scavengers - Univers

Dès le début, le lecteur suit Caleb, un jeune ingénieur qui n’a pas vraiment d’expérience ni de connaisse en rapport avec l’espace. Un jour, il se fait embarquer par son amie Kyra à bord d’un vaisseau de pilleurs nommé le « Collectionneur ». Durant leur voyage, les membres de l’équipage tombe un vaisseau Protoss semblant à la dérive. Avec pour objectif de le piller, ces derniers se rendent rapidement compte qu’ils ne sont pas seul à bord.

Ceci vous semble quelque peu familier ? Rien de surprenant puisque la comics montre clairement des inspirations d’œuvres connues du grand public telles que Event Horizon, Alien ou encore Predator. L’ambiance horrifique de ces licences est présente, de même que le développement de l’intrigue qui suit un peu ce schéma de traque, de fuite et de peur que l’on ressent dans les saga susnommées. S’il fallait citer un jeu vidéo pour lier ce livre, il s’agirait probablement d’Alien Isolation et non d’un quelconque titre StarCraft.

Malgré tout, le scénario fait entrer en ligne de compte des aspects propres à la saga de Blizzard, comme les espèces que sont les Protoss, Terrans et Zergs, ou encore même le Dominion. On retrouve aussi quelques clins d’œil que les fans ne manqueront pas de reconnaître mais l’intrigue est, bien que respectant l’univers vidéoludique d’origine, plus inspirée de ces fameuses licences précitées.

D’ailleurs, ne vous attendez pas trop non plus à une histoire qui s’étend sur des kilomètres, mais plutôt à une petite histoire horrifique bien construite et à la thématique bien traitée plutôt qu’autre chose. Et c’est plutôt une bonne nouvelle, car cela donne un petit côté accessible à l’œuvre, ce qui n’est pas pour déplaire. Non, cela rajoute même un peu de tension à l’ensemble puisque la trame se développe rapidement et entraîne le lecteur dans une spirale infernale entre stress et oppression.

Outre le très maîtrisé procédé vu maintes et maintes fois de la créature qui tue des êtres humains dans un lieu reculé, on retrouve également un autre point fort pour la BD : la gestion des personnages. Si l’on retrouve, ce qui est logique pour le genre, moult seconds rôles n’ayant même pas vraiment droit à la parole, le livre nous présente plusieurs personnages que l’auteure prend le temps de développer, au moins pour que l’on s’y attache. C’est important de le noter, dans un genre où l’on pourrait avoir l’horreur mise en avant, au détriment de personnages réfléchis et légèrement attachants.

Un scénario en ligne droite, qui ne sort pas de son cadre

Starcraft: Scavengers - Première page

Autre point très fort de cette œuvre, c’est que de par sa distance prise avec StarCraft, elle devient accessible au grand nombre. L’univers y est approché, sans entrer dans les détails et aucune réelle valeur n’est perdue par manque de connaissances. Les fans percevront inévitablement pléthores de références qu’un néophyte ne comprendra pas, sans que ça entrave sa lecture, sa compréhension et son plaisir devant les diverses planches qui constituent cette aventure.

Comme nous le disions plus haut, l’histoire se cantonne à son scénario et ne s’éparpille pas. Un cloisonnement qui rend service à l’ensemble puisque, encore une fois, cela rend le tout plus accessible. Sans compter que Gabriel Guzman, le dessinateur, donne une patte artistique des plus agréables pour l’œil et rend chaque personnage unique, chaque décor ayant sa propre « personnalité ». Malgré tout, on pourra pester sur le manque de prise de risque de ce dernier quant à la mise en scène, qui n’apporte que peu au récit. Mais bref, le style graphique accompagne agréable le lecteur, qui devrait passer un bon moment visuel.

En parlant d’atmosphère visuelle, revenons sur l’atmosphère globale. Si l’intrigue se déploie et progresse rapidement, la tension reste diablement présente. Le livre en main, le curieux lecteur est vite pris dans une tension globale et permanente, une envie de savoir mais aussi une crainte de découvrir quelque chose d’horrible. A chaque page qui se tourne, le scénario continue sa progression et n’attend pas, car aucun personnage n’a le temps… chaque case pouvant être la dernière de sa fictive existence.

Dès lors, le but premier de la BD est atteint. StarCraft: Scavengers est une expérience horrifique réussie dans l’univers éponyme. Si elles ne sont pas parfaites, la scénarisation et la progression des personnages sont des véritables petits bijoux imparfaits. Mais ne sont-ce pas là les plus beaux bijoux, ceux qui sont imparfaits mais plaisent malgré tout ?

Avec ce dernier paragraphe, vous comprenez très bien vers où va vous emmener la prochaine partie de cet article. Malgré tout, gardez à l’esprit que cette épopée ne sera pas forcément au goût de tous. Après tout, moult fans d’alien n’avaient-ils pas été déçus par le préquel proposé au cinéma ? Restez donc sur vos gardes, même si pour nous cette expérience en valait vraiment la chandelle.

Faut-il craquer pour StarCraft : Scavengers ?

Starcraft: Scavengers - Pages

Puisqu’il n’est pas nécessaire d’avoir une bonne connaissance du produit de base, le jeu vidéo, pour comprendre et apprécier l’histoire, il est clair que cette BD peut être conseillée à presque n’importe qui. A la recherche d’une histoire horrifique qui tient la route et se lit en une soirée ? Alors c’est le livre qu’il vous faut.

Par contre, si vous êtes à la recherche d’un aventure mettant en scène moult affrontements spatiaux entre diverses espèces cosmiques, vous ne frappez pas à la bonne porte. StarCraft: Scavenger s’éloigne un peu du cadre et ton souvent attachés à la licence pour offrir quelque chose de différent, d’unique, que Jody Houser maîtrise à la perfection.

Pour un prix de 15€, la BD propose donc une expérience sympathique, qui saura plaire aux fans de l’univers mais aussi aux simples amateurs d’aventures horrifiques au beau milieu de l’espace. Sans compter qu’il s’agit aussi d’une occasion de découvrir un aspect et un point de vue plus méconnus de l’univers StarCraft.

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Ainsi, ce bouquin reste une bonne pioche pour Mana Books, qui propose une édition impeccable. De quoi passer une bonne soirée même s’il ne s’agit pas d’un lecture indispensable pour les fans. Par contre, il serait dommage de se priver de la rapide compagnie de personnages travaillés visuellement et contextuellement. Bref, a posséder si l’on homme les histoires horrifiques dans l’espace mais pas forcément si l’on est simplement fan de StarCraft.

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