Nos ressentis sur l’année 2020 : l’avis de ClockworkClémentine

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2020 fut, il faut bien le dire, une année interminable pour bien des raisons. Alors qu’elle touche enfin à sa fin et que nous nous tournons vers 2021 les yeux plein d’espoirs, il nous faut dresser le bilan de cette année qui aura duré aussi bien trois ans que deux mois, et qui fut, en dépit des reports et des différentes affaires ayant fait surface, riche en expériences vidéoludiques.

Pour l’éternelle retardataire que je suis, 2020 fut en partie une année de rattrapage, aussi bien sur PS4, qui depuis quelques années fait office de machine à Final Fantasy pour moi, ou sur Switch, achetée cette année et sur laquelle j’ai trois ans de jeux à rattraper.

L’avantage d’être toujours en retard, cependant, est que je peux facilement me concentrer sur ce qui peut être qualifié de valeurs sûres, comme Final Fantasy IX, et ainsi éviter la plupart des déceptions, même si je dois avouer que je ne suis pas non plus très sévère quand déception il y a. Le bémol étant que j’ai tendance à me diriger vers des trucs que je connais déjà, ce qui résulte en un bilan riche en remakes, mais après tout, n’est-ce pas la tendance du moment ?

Les bons moments

Horizon Zero Dawn

Horizon Zero Dawn

Session de rattrapage la plus notable cette année fut évidemment Horizon Zero Dawn. Sorti en 2017 à une date bien trop proche de Zelda Breath of the Wild pour que je m’en préoccupe, c’est finalement l’annonce de sa suite, « Forbidden West » qui m’aura fait franchir le pas.

Je ne regrette absolument pas les quelques 70 heures passées à platiner le jeu et faire son DLC tant l’histoire m’aura tenue en haleine de bout en bout. Évidemment le jeu n’est pas dépourvu de défauts : Je lui reprocherais peut-être des animations de personnages plus que rigides, une balance sonore approximative sur le DLC, ainsi que le cruel manque de mini-map, mais ce sont des détails n’auront finalement pas porté préjudice ni à mon ressenti général, ni à la hâte que je ressens pour la sortie du second opus. Clairement l’un des joyaux de la PS4, et qui tient toujours aussi bien la longueur trois ans après.

Persona 5 Royal

Persona 5 Royal

Comme beaucoup de joueurs, c’est avec Persona 5 que j’ai découvert la licence il y a quelques années, et j’ai été rapidement séduite par son esthétique, sa musique et ses thématiques, malgré l’impression par moments que le jeu était interminable.

C’est donc sans grande prise de risque, mais avec beaucoup de plaisir (et de temps libre) que j’ai redécouvert Persona 5 avec Persona 5 Royal. J’ai grandement apprécié les différents ajouts au jeu, que ce soit le scénario et gameplay du troisième semestre, les nouveaux confidents ou les ajustements quality of life. Les nouveaux personnages et arcs narratifs sont plutôt bien intégrés au scénario original et proposent quelque chose de frais.

L’élément que j’attendais le plus, à savoir sa traduction française, n’a cependant pas tenu ses promesses et s’est avérée en deçà de mes attentes tant les contresens, coquilles et soucis de continuité sont nombreux. Je ne peux que saluer l’initiative et le travail fourni, et j’espère que proposer une version française deviendra la norme pour les prochains jeux de la licence, mais il est important de ne pas se contenter de ce qui a été fait sur Royal et de souligner quand le travail n’est pas à la hauteur. Une ombre regrettable sur un pourtant beau tableau, que j’espère voir corrigée avec la traduction de Persona 5 Strikers, qui sortira en février prochain.

Xenoblade Chronicles Definitive Edition

Xenoblade Chronicles Definitive Edition

À l’instar de Persona 5, Xenoblade Chronicles est un jeu qui m’est familier, et je suis probablement la personne la moins objective du monde à son égard tant il m’est particulièrement cher. Autant vous dire mon émotion quand j’ai su que l’un de mes plus grands souhaits vidéoludiques, une version HD de ce chef-d’œuvre, sortirait sous la forme de Xenoblade Chronicles Definitive Edition. Vous pouvez alors facilement vous douter, sans même lire le reste, quel est mon jeu de l’année.

Évidemment, graphiquement il reste en deçà de ce qui se fait actuellement, mais les nouveaux modèles des personnages insufflent une nouvelle vie à l’histoire et les musiques remastérisées sont l’équivalent auditif de mettre des lunettes à un myope. Des menus entièrement revus et un système de tracking pour les quêtes annexes viennent en plus faire de cette version de Xenoblade certainement la plus confortable à jouer.

L’histoire additionnelle exclusive à cette version, venant ajouter un petit arc narratif supplémentaire, le tout en nous ramenant une zone supprimée du jeu original en fin de développement, se pose comme un joli ruban à cette édition définitive : certes pas très utile ni très intéressante, on apprécie quand même sa présence et elle aura eu le mérite de m’émouvoir.

Les demi-teintes

Final Fantasy 7 Remake

Final Fantasy VII Remake Ressentis

Après s’être fait attendre pendant de nombreuses années, la crise sanitaire n’aura finalement pas eu raison de Final Fantasy VII Remake, sorti en avril dernier après un ultime report. Bien évidemment, fidèle à ma démarche de rattrapage des jeux que j’ai manqués durant mon enfance, il était inconcevable pour moi de passer à côté de cet opus, aussi bien pour son importance au sein de la série, que pour les biceps de Cloud Strife.

Même si j’ai rapidement été séduite par ses personnages ou son système de combat, qui à mon sens allie très bien un gameplay orienté action et le système de jauge ATB propre à la série, le jeu souffre malheureusement de problèmes de rythme, de grosses longueurs, n’apportant rien au scénario et laissant même une désagréable impression de remplissage.

FF7R n’est pas non plus un jeu tendre avec ceux qui voulaient découvrir son histoire par cet opus. On sent qu’il a clairement été fait pour les gens familiers avec l’original et ses spin-off, tant les clins d’œil pour « ceux qui savent » sont nombreux. À cela vient s’ajouter cette volonté qu’a Square Enix d’apporter des changements à l’œuvre d’origine, nous donnant un dénouement… plus que discutable, si ce n’est ésotérique.

Ce qui est légitime de leur part, on pourrait se demander quelle valeur aurait un remake ne proposant rien d’inédit, mais à mon sens, cela a peu de chance de les faire sortir gagnants : d’un côté, beaucoup de fans seront déçus de voir la tournure scénaristique que prendrait un de leur jeu préféré, et de l’autre contribue à aliéner la part des joueurs n’ayant pas fait le jeu d’origine, peu importe la raison, et qui souhaitaient voir pourquoi cet opus était si spécial.

De ce point de vue, Final Fantasy VII Remake, même s’il m’a offert un très bon moment, me laisse plus que dubitative, et peut-être légèrement amère. Mais soyons honnête, je brûle d’envie de savoir dans quelle direction se dirige l’histoire, et c’est malgré mes réserves, que j’achèterai et jouerai aux opus suivants. Le tout maintenant est de savoir quand en verrons-nous la couleur.

Animal Crossing : New Horizons

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S’il y a bien un jeu dont la sortie se faisait attendre, et qui s’est finalement trouvée tomber à point nommé, ce fut celle d’Animal Crossing : New Horizons. Quoi de mieux que s’évader sur une île avec ses voisins animaux alors qu’une partie des Français s’apprêtent à passer plusieurs mois confinés chez eux ? Tout le monde était dehors pour le Pokémon Go Summer, tout le monde était chez soi pour le New Horizons Spring.

En plus d’être joli, très détaillé et doté d’un sound design aux petits oignons, Animal Crossing : New Horizons propose beaucoup en termes de personnalisation, ajoutant des éléments attendus depuis longtemps par les fans, et le crafting, un point que j’appréhendais, s’est également avéré mieux qu’anticipé.

Mais paradoxalement, malgré mes 700h passées sur le jeu, je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue.

J’ai le sentiment que tous ces ajouts se sont faits au détriment d’une bonne partie de ce qui rendait la série spéciale : ses PNJ. Les habitants ont très peu de dialogues différents, ou même de personnalité, l’absence de certains autres, comme Robusto, Katrina, Carla et j’en passe se fait très fortement sentir et finit par rendre une expérience plaisante très redondante. Sans compter la disparition de la majorité des collections de meubles et le manque d’activités à faire en online.

Heureusement, le jeu s’améliore au fur et à mesure des mises à jour, que ce soit l’arrivée des œuvres d’art, de la plongée (qui étaient disponibles dès le départ dans New Leaf, il faut le souligner) ou des différents événements saisonniers. J’ai donc bon espoir que l’année 2021 apportera du nouveau contenu au jeu, notamment avec une mise à jour anniversaire, cependant au risque que peu de gens soient encore là pour en profiter.

La fin d’une année, la fin d’une ère

Horizon Forbidden West

2020 a marqué la fin d’une génération de consoles, celle de la PlayStation 4 et Xbox One, qui doivent à présent peu à peu tirer leur révérence au profit de leurs petites sœurs.

La génération passée fut pour moi source de beaucoup de découvertes, plus particulièrement dans des genres sur lesquels je ne m’étais jamais aventurée. Je la perçois également comme une génération pleine de paradoxes, avec des AAA de plus en plus vertigineux, mais avec une scène indé jamais autant mise en valeur ; une génération où la part belle est faite au multijoueur, sans pour autant négliger de nous offrir quelques grandes aventures solo.

Malheureusement aussi une génération où les budgets pharaoniques sont loin d’être gage de qualité, engendrant souvent des jeux perçus comme décevants, parfois vitrines à des pratiques commerciales plus que douteuses.

Pour être franche avec vous, je n’éprouve pas grand intérêt envers la nouvelle génération de console, tout simplement car j’ai par principe d’attendre plus ou moins deux ans avant d’investir, en fonction des jeux sortis. Certes les performances des nouvelles consoles permettent une meilleure immersion, de bien meilleurs graphismes et des temps de chargement réduits, ce ne sont pas des choses primordiales pour moi. Il faut aussi dire que j’attends peu de jeux pour l’instant, hormis Horizon Forbidden West qui sortira sur PS4 et Final Fantasy XVI qui ne sortira pas en 2021, rien sur Next Gen ne m’incite à sauter le pas. Ma PS4 semble avoir encore un peu de temps devant elle avant de prendre sa retraite.

Sans parler de ma Switch, dont la carrière ne fait que commencer et sur laquelle j’attends évidemment la suite de Breath of the Wild, mais surtout Bayonetta 3 et Megami Tensei V, dont nous avons à peine vu l’ombre de la couleur depuis leur annonce et cela devrait être encore le cas l’année prochaine, mais qui sait, 2021 peut nous réserver quelques surprises !

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