Aperçu Eyes in the Dark : The Curious Case of One Victoria Bloom – Tombez sous le charme de ce roguelite en noir et blanc

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Nous sommes en pleine période estivale et de nombreux jeux se sont montrés ou se montrent encore au cours des multiples conférences de la Summer Game Fest. Alors que le Néo Fest de Steam bat son plein du 13 au 23 juin avec plus d’un millier de démos disponibles (dont celle qui nous intéresse aujourd’hui) ainsi que des démonstrations live de plusieurs titres, nous avons pu découvrir en avant-première le premier projet du studio Under the Stairs, Eyes in the Dark : The Curious Case of One Victoria Bloom.

Édité par Gearbox Publishing et attendu pour le 14 juillet prochain sur PC via Steam (n’hésitez pas à l’ajouter à votre liste de souhaits) et l’Epic Games Store au prix de 14,99€, ce jeu au concept étonnant et à la direction artistique très particulière vaut que l’on s’arrête quelque peu sur lui pour découvrir les premières heures de ce qu’il nous proposera dans sa version finale. Prêts à rentrer dans le manoir de la famille Bloom ?

Conditions d’aperçu : Nous avons eu l’occasion de nous essayer à une version de démonstration de Eyes in the Dark : The Curious Case of One Victoria Bloom qui nous laissait accéder à ses premiers mondes, sur PC via Steam, pour une durée totale de jeu de 3h.

C’est pas Versailles ici !

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Vous avez peur du noir ? Faites comme Victoria Bloom et munissez-vous d’une torche pour éclairer l’obscurité. Dans Eyes in the Dark, vous incarnez cette jeune fille revenue pour un temps au manoir possédé par sa famille depuis toujours et dans lequel vit son grand-père. Sauf qu’arrivée devant les grilles du manoir, elle se rend compte que quelque chose cloche. Les ténèbres l’ont envahi et un nuage épais l’empêche d’avancer.

A l’aide d’une lampe torche sortie de nulle part (mais est-ce vraiment le cas ?), Victoria va pouvoir se frayer un passage dans les allées menant à l’entrée du manoir. L’occasion pour nous, joueurs, de découvrir un tutoriel plutôt bien fait, efficace, même si l’on aurait aimé un peu plus d’indications sur toutes les possibilités que nous offre le jeu. L’action se déroule dans les années 1920 et la mise en scène sous forme de film muet ajoute un cachet à l’expérience non négligeable.

Une fois la lampe prise en main, vous tombez sur vos premiers ennemis. Le but ici ? Les viser avec votre lampe torche le plus possible afin de leur infliger des dégâts et les éliminer. Les combats fonctionnent par vagues qui vous fonceront dessus. À vous d’utiliser votre saut, votre esquive et votre lampe torche pour les éliminer. À votre entrée dans une pièce, les sorties se verrouillent jusqu’à ce que vous ayez éliminé toutes les cibles et que les sorties vous donnent l’accès à la suite du jeu.

Une fois parvenu à l’entrée du manoir, une cinématique vous montre que la situation est bien pire que ce que vous ne croyiez et votre grand-père se fait enlever par les ténèbres. Avant de disparaitre, il parvient à vous lancer sa montre à gousset qui devrait vous « sauver la vie » selon ses mots.

A l’entrée dans le manoir, vous remarquez tout un ensemble de machines vous octroyant des avantages pour la partie en cours : rallonge de pile pour la lampe (permettant une portée plus importante), modification de la forme de votre faisceau lumineux (bulles, flammes, éclairs etc.) avant de vous mener dans une grande salle permettant d’accéder au cœur du manoir.

Toc, Toc, Toc !

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En haut à droite de votre écran se trouve une sorte de carte très simpliste sous forme de carrés connectés vous indiquant le plan de la zone visitée. Vous démarrez automatiquement par l’entrée du manoir. Dans notre démo, 2 zones supplémentaires étaient disponibles, le jardin et le salon. Au total d’après notre plan, 9 zones devraient être disponibles dans la version finale du jeu avec par exemple, la cave, les toits, le grenier, la chaudière etc.

Vous perdrez de la vie à chaque fois qu’un projectile ennemi vous touchera, ou que vous toucherez directement ces derniers. On pourra d’ailleurs reprocher, à ce stade, à Eyes in the Dark, ce petit manque d’équilibrage. La vie étant plutôt rare et les coffres permettant d’en récupérer plutôt chiches en la matière, votre périple peut vite se corser et on imagine mal comment passer les 9 niveaux sera possible si cet aspect n’est pas corrigé entre temps.

Faites attention car l’intelligence artificielle du jeu est plutôt qualitative. Et si vous perdez toute votre vie, GAME OVER. Vous redémarrez votre voyage depuis l’entrée du manoir et sa machine à cadeaux permettant de débloquer des avantages perpétuels.

Et ce n’est seulement qu’à ce moment-là que Eyes in the Dark révèle sa véritable identité, un roguelite avec tout ce qui les caractérise comme le récent Hades : boucles de gameplay, arsenal qui se réinitialise à chaque mort, génération procédurale des salles, possibilité d’acheter des améliorations temporaires, boss à combattre pour changer de zone etc.

À noter également qu’en plus de votre lampe torche énormément personnalisable, vous obtiendrez en début de partie un lance-projectile qui vous permettra de viser, charger votre lancer si voulu, puis de viser pour lancer le projectile sur l’ennemi, même au loin, vous permettant de lui infliger davantage de dégâts. Aux tirs limités, il vous faudra infliger des dégâts aux ennemis avec votre lampe torche pour recharger le lance-projectile.

Si vous en doutiez donc, Eyes in the Dark est exigeant, demande de la précision et de la perspicacité tandis qu’une anticipation et un contrôle total des touches seront privilégiés. D’autant plus que chacune des pièces devra de nouveau être validée en tuant le boss de la zone pour récupérer sa clé, sans possibilité de la garder pour les futures parties. Avant chaque changement de zone, vous devrez choisir entre 3 cases vous conférant chacune un avantage mais aussi un inconvénient. Il vous faudra donc, il semblerait de ce que nous en avons vu, que les 9 zones soient traversées sans succomber pour vous en sortir définitivement et sauver le Grand-Père.

Pour vous aider, à certains moments, vous trouverez un havre de paix en la personne du corbeau, présent dans une seule salle dans chacune des zones du jeu. Vous devrez combattre pour y arriver mais une fois dedans, vous devrez utiliser les étincelles (monnaie du jeu), récupérées depuis le début sur les corps de vos défunts ennemis entre autres, pour vous acheter améliorations fugaces double-saut, possibilité de planer, augmentation du rayon de tir ou de la portée des attaques etc.) ou encore vous refaire une santé. Une mécanique bien connue des habitués du genre mais appréciée ici pour varier l’expérience.

Un potentiel certain qu’il faut encore peaufiner

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Bien que l’on apprécie le genre d’expérience qu’Eyes in the Dark souhaite nous faire découvrir, bien que l’on aime son gameplay nerveux et que la plupart des contrôles répondent bien, nous vous conseillons de jouer à la manette car certaines mécaniques, comme la visée, sont encore fragiles sur PC. Et il faudra ajouter à cela quelques problèmes de maniabilité : sauts imparfaits, ralentissements du temps sans raison apparente ou encore bugs de collision sont encore de la partie à ce stade. Rien de gravissime mais il faut le signaler tout de même.

À contrario, la direction artistique est clairement un point fort du jeu. Avec sa totale représentation en tableaux noirs et blancs, chaque pièce arbore un contenu, une organisation et un level design différent pour chaque zone du manoir, avec une impression de 3D dans ce jeu en 2D à déplacement latéral. Meubles à l’arrière plan, tableaux familiaux, toiles d’araignée qui peuvent vous ralentir. Tout est représenté d’une manière à vous transporter dans cet univers bicolore.

Parlons de la musique, qui est tout simplement magistrale. Sous fond d’inspiration aux musiques d’autrefois (style 8 bits par exemple), le jeu parvient à invoquer une certaine émotion lors de scènes choisies ou lors des combats dynamiques. Reste à voir si les morceaux seront suffisamment variés dans la suite de l’aventure pour ne pas lasser les joueurs et joueuses.

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Jouer à trois chapitres d'un tel titre permet d'en apprendre énormément sur ce qu'il aura à nous proposer dans sa version finale. Les mécaniques de gameplay de Eyes in the Dark, bien que connues et éprouvées dans d'autres jeux avant lui, sont savamment étudiées et ne nécessitent finalement que peu de touches pour les contrôler. On note également une direction artistique en noir et blanc très originale, accompagnée de décors somptueux et d'une musique très satisfaisante et marquante. Restent l'espérance d'un renouvellement de l'expérience pour ne pas ennuyer les joueurs et joueuses ainsi qu'à évaluer la qualité du scénario au global. On remarque également un manque d'équilibrage dans certaines phases de gameplay plus portées action, et quelques bugs (pas invalidants mais présents) qu'il faudra corriger si les développeurs espèrent un succès pour leur jeu. C'est tout ce qu'on leur souhaite dans quelques semaines désormais.

FloRizzo
Note du panda
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