Sony et Steam sont sous le feu de nouvelles propositions de procès

PlayStation Sony

Décidément, pas une journée ne passe sans que le procès Apple contre Epic Games ne fasse des dommages collatéraux sur d’autres acteurs majeurs de l’industrie. Après Microsoft, c’est au tour de Steam et Sony d’être sous le feu des accusations, avec deux class-actions déposées contre eux et qui pourraient aboutir à des procès si cela est jugé nécessaire.

Steam et la question du 30/70%

Rien n’est donc encore fait, et il est plutôt courant de voir des propositions comme celles que l’on va présenter échouer à arriver à la barre. Mais à la lumière d’un procès aussi médiatique que celui d’Apple et Epic Games, ce genre d’actions prend évidemment plus d’ampleur.

Commençons par Steam, qui est accusé de monopoliser le marché, et ainsi de contraindre les développeurs à un partage de revenus qui est toujours fixé à 30% pour Valve, contre 70% pour les développeurs.

Cette class-action déclare que même avec tous les millions engrangés par Epic Games avec son Epic Games Store, Steam offre une compétition déloyale et domine complètement le marché selon Wolfire Games, créateur de Humble Bundle (qui est derrière cette class-action), forçant alors la plupart des développeurs à conformer à ce partage de revenus. La tentative de procès affirme que Steam possède 75% du marché, ce qui irait à l’encontre des lois antitrust chargées de protéger les consommateurs.

Sony accusé d’avoir le monopole du dématérialisé

Pour Sony, le cas est similaire bien que plus technique. Ici, il est question des ventes de jeux dématérialisés, où Sony est accusé d’un monopole illégal selon ce que rapporte Bloomberg.

En somme, il est ici montré que seul Sony est en mesure de vendre des jeux PlayStation dématérialisés, ce qui n’était pas forcément le cas avant (il était possible d’en acheter en magasin via des codes), et que par conséquent, le constructeur empêcherait la concurrence des prix dématérialisés face aux prix du marché physique. Cette class-action indique également que les consommateurs peuvent payer jusqu’à 175% du prix pour du dématérialisé par rapport au physique, puisque le marché physique est ouvert à la concurrence.

Il convient tout de même de rappeler que normalement, un jeu devrait être vendu à son prix conseillé, comme sur le PlayStation Store ou des magasins comme Micromania, ce qui n’est pas respecté par de nombreux acteurs de la grande distribution, qui vendent les jeux physiques bien moins chers. Cela amène donc une nouvelle couche de complexité à cette affaire.

On ira pas jusqu’à dire que l’on est pas loin de déboucher sur la question du prix unique, comme dans le marché des livres, mais le marché du jeu vidéo est décidemment en pleine introspection. Voyons déjà si ces deux propositions de procès aboutiront avant tout.

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