L’OMS considère officiellement l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie

L’OMS considère officiellement l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie
L'Organisation Mondiale de la Santé a pris sa décision, mais elle est loin de faire l'unanimité.

Le débat sur les dangers potentiels du jeu vidéo sur notre santé est aussi vieux que le médium lui-même. Il faut dire qu’entre les enquêtes médicales et psychologiques qui se contredisent sans arrêt, il est difficile de faire avancer la discussion. Cependant, l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) semble avoir tranché puisque le « trouble du jeu vidéo » vient de rejoindre la nouvelle classification internationale des maladies.

Une appellation qui ne met personne d’accord

Selon l’organisme, cette « maladie » toucherait environ 2 à 3% des joueurs dans le monde. Pour se justifier, l’OMS a choisi de définir ce qu’était le « trouble du jeu vidéo », qui serait selon eux :

…un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables.

Cette définition fera certainement réagir, surtout chez ceux qui luttent depuis des années contre ce genre de discours, comme le SELL, qui s’inquiète de cette décision. Dans leur déclaration, les membres du SELL ont souligné que cette intégration dans la classification internationale des maladies serait injustifiée et contraire aux résultats de nombreuses études. Par ailleurs, leur communiqué tient a préciser l’élément suivant :

L’inclusion de la pratique du jeu vidéo dans la catégorie des maladies mentales et des dépendances de la CIM-11 provoquerait une panique morale et entraînerait des abus de diagnostics, car elle ne serait pas fondée sur un nombre élevé de preuves, comme l’exige la formalisation de toute autre forme de désordre.

Il faut également mettre en avant les apports bénéfiques du jeu vidéo sur la santé et l’éducation, qui contredisent cette nouvelle classification. Il est bon de rappeler que pléthores d’études montrent que cette dépendance est souvent le signe d’antécédents pathologiques, et qu’il n’a jamais été prouvé que cela pourrait venir de la pratique du jeu vidéo en elle-même.

Cependant, rien n’est encore gravé dans le marbre. Le cas du « trouble du jeu vidéo » ne sera présenté à l’Assemblée Mondiale de la Santé qu’en mai 2019, de quoi laisser du temps aux différentes organisations pour faire perdurer le débat.

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