Codex Aléra – La Furie du Princeps : Présentation et avis sur le livre de Bragelonne

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Cinquième tome de la série Codex Aléra qui en compte six au total, Codex Aléra : La Furie du Princeps a été dans un premier temps édité en anglais en 2008 avant de finalement être traduit en français en 2017 en édition grand format. Il est à noter qu’un délai de 5 ans a eu lieu entre la traduction française du quatrième et du cinquième livre, ce dernier s’est donc fait un minimum désiré. Depuis août 2019, Bragelonne nous a cependant gratifié d’une nouvelle édition des livres de Jim Butcher en format poche.

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Butcher, Jim (Author); 624 Pages - 09/16/2020 (Publication Date) - Bragelonne (Publisher)
9,90 EUR

Toutefois, il est assez incongru de présenter le cinquième épisode d’une série sans aborder un minimum l’univers dans lequel se passe l’ouvrage et sans faire un très bref résumé des événements qui se sont déroulés dans les quatre premiers ouvrages. C’est donc ces deux premiers points que nous allons aborder en premier avant de vous donner notre avis sur le livre en question.

Le monde fantastique de Codex Aléra

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Codex Aléra prend place dans un monde où les personnages entretiennent une relation profonde et particulière avec la nature par le biais de furies, des êtres élémentaires qui confèrent pouvoirs et puissance à leurs maîtres. L’art consistant à puiser dans les pouvoirs d’une ou plusieurs furies s’appellent la furifèvrerie et possède une importance capitale dans le pays d’Aléra puisque cet art est utilisé au quotidien pour pleins d’usages différents.

Les plus hauts dignitaires de la nation sont alors plus qu’une simple figure d’autorité sur leurs territoires. Ces derniers sont également des furifèvres très puissants capables de mobiliser une puissance implacable et terrifiante. Et c’est pourtant sans don particulier que notre protagoniste, Tavi, se fera peu à peu une place décisive dans ce Royaume. En effet, au début de l’histoire, Tavi ne possède aucune affinité particulière avec les furies et est incapable de faire usage de furifèvrerie, aussi mince cet usage soit-il.

Pourtant ce dernier arrivera à trouver ses propres armes dans ce monde gouverné par cet art et arrivera à graver les échelons jusqu’à être mêlé à des conflits cruciaux. Au départ simple apprenti berger dans un domaine de la vallée de Calderon, lieu reculé où notre protagoniste habite avec son oncle Bernard et sa tante Isana, notre protagoniste va peu à peu prouver sa valeur tout en révélant les différents mystères qui entourent son destin et son héritage.

Très bref récapitulatif des quatre premiers livres

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Comme énoncé au paragraphe précédent, notre protagoniste va commencer simple berger, puis devenir Curseur et enfin grimper les échelons militaires de la Première Aléréenne qu’il va ensuite diriger. En parallèle à l’ascension fulgurante de notre protagoniste, le lecteur sera invité à en apprendre plus sur le Royaume d’Aléra et sur le fonctionnement de son monde politique et des personnages au pouvoir.

Cependant, les différents livres ne se contentent pas uniquement de suivre Tavi puisque chaque oeuvre met en place différentes intrigues avec au centre un personnage lié de près ou de loin à notre cher Tavi. Après avoir quitté la vallée de Calderon et avoir rejoint l’Académie pour devenir Curseur, Tavi viendra rejoindre les rangs de la Première Aléréenne. Ce corps d’armée est réputé dans tout Aléra et a fait face aux Canims, une race de loups humanoïdes venue d’outre-mer dans le but d’envahir le Royaume.

Si ce Royaume n’avait pas connu de réelle guerre mobilisant toute la puissance militaire du territoire depuis très longtemps, on sera tout de même amené à découvrir à chaque livre une nouvelle menace qui met en péril la tranquilité des Aléréens. Le cinquième ouvrage s’ouvre donc sur l’issue pacifique de la guerre qui opposait la première Aléréenne aux Canims.

Tavi, après la construction de plusieurs dizaines de bateaux achevée, s’apprêtent à raccompagner les Canims sur leur continent, un territoire que très peu d’Aléréens ont franchi. Cependant, une grande surprise attend notre protagoniste lors de son arrivée. De même, et en parallèle, certains rouages vont s’enclencher à Aléra et la nation toute entière va être embarqué dans un conflit d’une ampleur démesurée.

Les nouveautés de cette cinquième entrée

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La continuité des livres propose à chaque fois au lecteur de voyager toujours plus loin dans l’univers au sein de ces derniers. Or, puisque cela fait quatre livres que l’on suit les protagonistes dans différentes intrigues prenant place au sein du Royaume d’Aléra, il est normal que ce cinquième ouvrage nous fasse traverser les frontières du pays en nous dévoilant de nouveaux territoires dont le continent des Canims.

Bien sûr, le Royaume natal de Tavi ne sera pas délaissé puisque celui-ci sera en proie à une guerre totale opposant les Aléréens à la menace désormais récurrente et bien connue des Vordes. Afin de contrer cette menace, les protagonistes devront recourir à des méthodes qui n’avaient jusqu’alors même pas été envisagées.

Les Canims et leurs territoires, les Hommes de glace, la menace Vorde toujours plus féroce, tous ces thèmes vont être dévoilés plus en profondeur aux lecteurs et aux personnages. En effet, le lecteur ayant désormais suffisamment de connaissance sur le Royaume d’Aléra se verra embarqué dans des situations et conflits qui seront autant nouveaux pour la personne parcourant ces pages que pour les acteurs du livre.

Dans ce cinquième tome, on assiste alors à des bouleversements qui affligent l’ensemble de la nation et pas seulement une fraction de celui-ci. Bien que l’intrigue reste narrée au travers de quelques personnages, on est plongé dans des conflits qui nous mettent autant dans la peau de ces personnages que des peuples qui prennent part à ces batailles. Il ne s’agit donc plus d’actes souvent isolés mais bien d’événements qui touchent l’ensemble de la carte d’une nation.

Une histoire bien menée et qui captive toujours autant

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Bien sûr, malgré les nouveautés de ce cinquième épisode, le style d’écriture propre à Jim Butcher reste commun aux autres ouvrages de cette série. Les personnes ayant alors apprécié la traduction française des quatre premiers tomes ne se verront bien sûr pas dépayser à la lecture de celui-ci. Il n’y a encore une fois rien à redire sur la traduction française qui se montre de bonne qualité et profite un minimum de la richesse de la langue pour nous faire comprendre et percevoir les émotions et pensées des personnages avec précision.

Les intrigues sont aussi bien réparties et se relaient de façon fluide et efficace, malgré le fait qu’elles ne communiquent pas beaucoup entre elles et sont au final presque entièrement séparées les unes des autres. Néanmoins, la fin de ce livre laisse place à un sixième épisode qui pourrait apporter bien plus d’interactions entre nos différents protagonistes que ne l’a fait ce cinquième tome.

Enfin, il est à noter aussi que l’action adopte un rythme crescendo dans ce livre. En effet, il est difficile de trouver du répit dans la narration puisque dès la seconde moitié du livre, une bonne majorité du récit sera consacrée aux violences et à la cruauté des batailles, laissant alors peu de place à des séquences d’histoires plus calmes et reposantes. Néanmoins, on se sent happé par ce rythme crescendo de l’oeuvre au point de vouloir accentuer aussi la lecture dès que l’écriture adopte un rythme plus rapide.

Une intrigue par moments précipitée

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Néanmoins, on aurait aimé par moments que l’écrivain accorde plus de temps à l’analyse et à la description des conflits et nouveaux territoires présents dans l’ouvrage. En effet, une ressource commune à toutes les intrigues et dont les protagonistes manquent cruellement est le temps. Une véritable course contre la montre est présente dans cet épisode et cela se fait au détriment des nouveaux lieux et personnages qui nous sont présentés.

Peu de temps est consacré pour mettre en place le conflit avec les Vordes dans le Royaume d’Aléra, et peu d’éléments sont accordés au lecteur pour nous décrire le nouveau continent Canim, alors même que celui-ci demeurait totalement étranger. De plus, l’intrigue qui prend place près de la frontière nord avec les Hommes de glace est celle qui est en proie à beaucoup de raccourcis. C’est d’autant plus dommage car elle est censée mettre en perspective plusieurs centaines d’années de guerre entre deux peuples.

Cela représente alors le gros point noir de cet épisode. Le quatrième tome s’était pourtant attardé sur la guerre Canim se déroulant sur le territoire aléréen. Cela rendait le conflit d’autant plus intéressant. Finalement, les derniers passages de ce livre laissent entrevoir tout de même un sixième tome plutôt intéressant. Espérons cependant qu’avec tous les événements qui vont prendre place dans ce dernier épisode, l’auteur saura nous proposer un final pour la série qui ne sera, lui, pas précipité.

Faut-il craquer pour Codex Aléra – La Furie du Princeps ?

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Difficile de dire qu’il ne faut pas craquer pour ce cinquième tome si l’on possède déjà les quatre premiers. En effet, malgré le fait que l’intrigue soit précipitée, si les quatre premiers tomes vous ont convaincus, celui-là devrait en faire de même avec ses 624 pages. Mais plutôt que d’aborder la nécessité d’avoir ce tome en particulier, discutons sur le fait de savoir s’il faut, ou non, craquer pour la série Codex Aléra dans son ensemble puisque c’est notre première analyse de la collection.

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Suivant une narration classique avec des intrigues séparées entre plusieurs personnages, Codex Aléra préfère mettre en avant les protagonistes et leurs visions du monde et des personnages qui les entourent. L’univers est assez bien détaillé sans être extrêmement riche mais se montre cohérent en plus d’être vraiment accessible. Il est alors facile de s’imprégner des événements et lieux des livres.

Le style fantastique est également mis à l’honneur avec les furies qui peuplent Aléra et qui régissent celui-ci. La connexion entre les Aléréens et la nature environnante grâce aux furies est complexe et profonde. En effet, elle ouvre des perspectives intéressantes qui sont bien exploitées dans les livres. L’attribution de pouvoirs élémentaires est aussi bien ficelée car les possibilités offertes via l’utilisation de ces pouvoirs sont délimités avec précision et ne sont pas abusifs en servant de prétexte absurde dans la résolution des intrigues du livre.

Enfin, l’aspect politique est assez présent dans la série. Les quatre premiers tomes se déroulent dans l’enceinte du Royaume d’Aléra et offre au lecteur l’opportunité de découvrir comment celui-ci fonctionne et est hiérarchisé. Les quatre premiers livres permettent alors peu à peu de dévoiler la place prédestinée aux protagonistes et comment ces derniers vont se faire un nom et une réputation.

On pourrait donc croire que l’aspect manichéen est totalement écarté mais les protagonistes ont, semblent-ils, tous une affinité particulière avec le « bien » et la « justice ». Le contraste est cependant plus prononcé au sein des multiples personnages secondaires qui restent récurrents et ont tout de même des rôles capitaux à jouer. De ce fait, il devient intéressant de voir comment ces derniers évoluent au fur et à mesure des tomes.

En bref, Codex Aléra a été et continue pour moi d’être une agréable expérience grâce à sa lecture accessible, son monde fantastique intéressant et ses personnages attachants.

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