Test Raiders of the Broken Planet – Wardog Fury : Notre avis sur la campagne

Raiders of the broken Planet Wardog Fury

Alors que Raiders of The Broken Planet a d'ores et déjà sorti son prologue et sa première campagne le 22 septembre dernier, les développeurs du soft que sont MercurySteam, ont décidé de sortir la seconde campagne du soft, Wardog Fury. Cette campagne vaut-elle le coup ? Réponse dans cet article.

Si vous aviez d’ores et déjà lu notre test de Raiders of the Broken Planet à cette adresse, vous avez pu constater que le soft du studio espagnol MercurySteam derrière la sublime saga Castlevania : Lords of Shadow quand même, n’était pas au point. Effectivement, entre des mécaniques de gameplay franchement mal pensées, saupoudrées d’une progression tout bonnement lourdingue et des objectifs de missions inintéressants au possible, on avait malgré tout bon espoir d’y trouver un début de scénario qui pouvait paraître intéressant. Nous avons pu par conséquent tester cette deuxième campagne intitulée Wardog Fury sortie le 30 novembre dernier, et force est de constater que ce n’est pas toujours ça malheureusement…

Les Raiders pour éliminer le Général Marmelade !

Raiders of the broken Planet Wardog Fury

Sans grosse surprise et comme on pouvait s’y attendre à notre grand dam, Raiders of the Broken Planet – Wardog Fury, tout comme la première campagne du soft, se dotera de seulement quatre missions à parcourir seulement. Dans cette dernière, nos héros vont faire la connaissance d’un nouveau personnage qui sera d’ailleurs jouable, Loaht. Le bougre, après s’être fait sauver par nos protagonistes d’une attaque du Général Marmelade, voudra se venger de ce dernier en le mettant hors d’état de nuire, via une mystérieuse arme nommée la sphère de Lyre.

C’est l’histoire qu’il y aura dans ce Raiders of the Broken Planet – Wardog Fury, avec malheureusement un fil rouge qui est franchement beaucoup trop prévisible à la longue… Il y a malgré tout quelques dialogues misant sur l’humour qui fonctionnent avec brio qu’on se le dise, mais il n’aura que ça pour lui. Effectivement, le chara-design assez bancal que nous avions pu pointer du doigt dans notre test est toujours présent, puis l’histoire de cette campagne en soi n’est que peu inspirée. Néanmoins, on aura encore une fois une dernière cinématique post-crédits qui aura peut-être le don de nous donner encore envie d’en savoir plus sur le mystérieux protagoniste, déjà aperçu lors de la fin de la première campagne.

Côté décors sinon, MercurySteam n’a pas voulu faire énormément d’efforts sur cet aspect. Pour 9.99 € quand même, on aurait pu s’attendre à des décors beaucoup plus variés, et ce n’est absolument pas le cas sur ce Wardog Fury. Un peu comme la première campagne, on retrouve quasiment les mêmes décors un peu désertiques, tout comme une mission en particulier, se déroulant sur une plateforme aérienne – elle reste sympa dans le fond, mais pas très originale -. En somme, le studio n’a en aucun cas renouvelé les décors, le level-design, voire la direction artistique, toujours aussi peu inspirée. Bon au moins, on pourra sourire sur deux trois répliques qui font mouche, mais ce sera tout à se mettre sous la dent…

Quatre missions terriblement courtes et rébarbatives

Raiders of the broken Planet Wardog Fury

Comme nous l’avons évoqué plus haut, cette seconde campagne ne relève absolument pas le niveau de la première campagne qu’était Mythes Aliens. Pire encore, on pourra dans un premier temps pester au passage sur le dernier boss à affronter dans la dernière mission de la campagne, qui s’apparente presque à une blague de par sa facilité à le combattre. Même le précédent boss à combattre dans Mythes Aliens était largement plus recherché que ce dernier, qui ne ressemble à rien – pas étonnant qu’il s’appelle le Général Marmelade d’ailleurs -.

Et pour les trois autres missions du coup, les objectifs sont toujours aussi redondants. Effectivement, il s’agira à chaque fois d’aller récupérer de l’Aleph sur les ennemis pour pouvoir activer des mécanismes, faire avancer le temps plus rapidement en donnant de l’énergie à la fameuse sphère de Lyre lors de la troisième mission, et j’en passe. La répétitivité est encore donc omniprésente, et on soufflera une fois de plus sur le système de corps à corps et de chope vraiment pas au point et mollassonne. Néanmoins, le nouveau personnage de Loaht, ayant la pouvoir de se transformer en monstre sanguinaire tuant tout le monde sur son passage et armé d’un lance-grenades, reste en soi plaisant à jouer, sans gros plus.

Que doit-on en conclure de cette nouvelle campagne ? Et bien, c’est une nouvelle fois une déception. Si le nouveau personnage Loaht n’est pas réellement déplaisant à jouer qu’on se le dise, MercurySteam n’a pas réellement fait d’efforts en ce qui concerne l’agencement des niveaux comme des décors, qui donnent une grosse impression de déjà vu vis-à-vis de la campagne précédente, voire du prologue c’est indéniable. Puis clairement, quatre missions se pliant en 1h30 pour 9.99 €, c’est beaucoup trop court et l’histoire, bien que pétrie de bonnes intentions à la base, n’est finalement pas si transcendante que cela avec une trame ultra prévisible. On retiendra au moins un humour potache que l’on ressent beaucoup plus sur Wardog Fury, que sur la campagne Mythes Aliens. Très clairement, on attend de voir ce que donnera la troisième campagne du titre qui arrivera prochainement mais en attendant, MercurySteam ne nous livre pas un très grand jeu avec ce Raiders of the Broken Planet, qui continue sa descente aux enfers à notre grand regret, en dépit de quelques bonnes idées sur le papier…

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