Ce n’est plus vraiment une surprise ni un phénomène nouveau, mais le travail chez soi est une configuration particulièrement répandue, que ce soit quelques jours par semaine ou à plein temps. Et puis, bien sûr, les activités extra-professionnelles impliquent évidemment l’utilisation d’un bon bureau. Dessin, jeu sur PC, paperasse, et bien plus encore, nous sommes beaucoup à passer de nombreuses heures assis. Sur le long terme, le corps est malmené, surtout le dos, et des solutions doivent logiquement être trouvées.
Si l’entreprise FlexiSpot s’est saisie de ces préoccupations en proposant notamment de quoi être bien assis, comme la chaise ergonomique BS14 que nous avons testée pour vous, elle s’est davantage démarquée sur le marché du bureau assis-debout. Là encore, si vous avez suivi nos tests au fil des années, vous avez pu constater l’efficacité du modèle EB2 et, plus récemment, de l’E7 Pro.
Mais bien entendu, l’offre se renouvelle et s’étoffe année après année, et c’est ainsi que nous allons vous parler aujourd’hui du FlexiSpot E7 Plus. Comparé au Pro, cette version apporte quelques changements visant à proposer une expérience de travail hybride toujours plus confortable. Et, nous allons le voir, la mission est globalement remplie.
Conditions de test : Nous avons testé le FlexiSpot E7 Plus envoyé par la marque pendant deux semaines à raison de plus de 8 heures d’utilisation par jour, en alternant régulièrement entre position assise et position debout. Parmi les différents choix de matériaux et dimensions de plateau possibles, nous avons pour ce test un exemplaire en bambou d’une longueur de 180 cm et d’une largeur de 80 cm, avec un cadre noir.
Un beau bébé à monter

Assemblage du FlexiSpot E7 Plus
Avant même de parler de l’utilisation du FlexiSpot E7 Plus ou même de son montage, il est important de souligner à quel point les pièces ont été chouchoutées en déballant les cartons. « Les », car on parle de trois cartons. Un premier envoi concerne deux cartons comprenant les pieds et le support, puis le deuxième nous apporte le plateau. L’occasion de rappeler qu’il est toujours possible de commander séparément support et plateau si besoin.
Ensuite, et effectivement, tout est parfaitement compartimenté, stabilisé et protégé pour assurer une réception sans risque de dégradation d’aucune pièce. Vient alors le moment de monter tout cela, et déjà, l’organisation commence à la consultation du manuel. Il est conseillé de déballer le tout sur un drap ou un tapis, afin de continuer à préserver les pièces tout en les manipulant. Autre indication, l’installation à plusieurs est recommandée.
Et c’est peut-être déjà un premier obstacle : il n’est pas évident, voire impossible, de s’en sortir tout seul au moment de retourner le bureau pour le mettre sur pied puis le caler dans l’endroit de la pièce désiré, vu son poids total. Hormis ce point, tout reste faisable en solo, à condition d’être équipé d’une visseuse car celle-ci s’avère quasi obligatoire pour serrer à fond les vis et garantir une stabilité sans faille.
Il faut l’avouer, lorsque l’on n’a jamais touché un outil du genre, on peut ne pas être hyper tranquille au moment d’enfoncer les vis. Surtout que, bien que le plateau possède déjà des avant-trous afin de savoir très précisément où percer, une partie non négligeable des trous restants est à réaliser soi-même. Un travail un peu intimidant au début même si tout se passe bien finalement avec suffisamment de prudence. Le temps que vous mettrez dépendra donc largement de votre aisance avec les travaux manuels, et les plus rapides mettront une heure ou pas beaucoup plus.
En tout cas, pour s’en sortir, le manuel joue plutôt bien son rôle avec des instructions en majorité claires avec un suivi parfaitement limpide des vis et des pièces à utiliser à chaque page. Seules quelques étapes pourront vous faire cogiter, ce que le tutoriel vidéo sur internet en guise de complément (et hélas en anglais) peut arriver à éclaircir. En revanche, le fait que le manuel et le tutoriel ne prennent pas en compte spécifiquement le plateau que vous avez à disposition risque également de freiner votre montage, en vous incitant notamment à prendre des mesures avec un mètre pour être certain que les pieds soient correctement alignés, tout comme les barres de connexions.
Élégance, robustesse et confort non sans un certain coût

Le FlexiSpot E7 Plus en impose et offre un agréable environnement de travail
Une fois le bureau mis sur pied, le FlexiSpot E7 Plus dégage à la fois un sentiment d’élégance et de force, très agréable au toucher, plus ou moins renforcé par le choix du matériau et de la longueur du plateau, en sachant que l’on peut partir sur du contreplaqué, du bois d’hévéa, un panneau de particules, du bambou ou carrément du chêne massif fabriqué en Europe.
Les dimensions vont de 140 x 80 cm à 200 x 80 cm, en sachant que tous les plateaux ne sont pas disponibles dans toutes les tailles. Notez en tous les cas que si vous vous procurez le plateau ailleurs que directement sur le site, le cadre est capable d’accueillir des plateaux de 120 à 200 cm de longueur et de 70 à 90 cm de largeur. Et en cas de changement de dimension, il est facile d’augmenter ou de réduire l’écart entre les pieds en desserrant les barres de connexion.
Évidemment, le prix évoluera selon le choix du matériau et des dimensions du plateau, en sachant que le cadre seul est vendu 599,99 € hors promotion. À titre d’exemple, nous avons reçu et testé la configuration plateau bambou en 180 x 80 cm, sans accessoire, et le tarif monte à 879,68 € hors promotion. Il y a encore plus conséquent avec une combinaison de luxe chêne massif en 200 x 80 cm, dépassant les 1200 €, mais le tarif moyen se situe en effet entre 800 et 900 euros pour un bureau fourni avec un plateau de taille raisonnable.
Un prix un peu élevé qui se justifie tout de suite par une caractéristique propre au FlexiSpot E7 Plus : la présence de quatre pieds au lieu des deux proposés par la série E7 et E7 Pro. Ils sont combinés à un matériau en acier carbone haute résistance, ce qui leur permet de supporter une charge totale de 200 kg. Les petites roues à la base des pieds sont présentes pour compenser un éventuel sol pas tout à fait droit, ce qui est toujours bienvenu.
Conséquence immédiate pour le consommateur, on a cette sensation d’être rassuré face à un bureau clairement mieux stabilisé. En secouant légèrement le bureau, et avec le test de la tasse ou de la bouteille d’eau, on voit bien qu’il n’y a quasi aucun balancement, et écrire en position assise est un plaisir dont l’imperturbabilité est garantie.
Une utilisation hybride simple et agréable

Le panneau de commandes, la clé d’une expérience flexible et satisfaisante
Maintenant, et bien évidemment, l’intérêt du bureau ne réside pas uniquement dans sa position assise classique. Grâce à un panneau de commandes que l’on fixe d’ailleurs où l’on veut sous le bureau, il est possible d’ajuster sa hauteur et donc sa position idéale pour travailler debout. L’éclairage LED nous indique à combien de centimètres de haut se trouve le bureau, en sachant qu’on dispose d’une plage réglable allant de 66 cm à 131 cm de hauteur. Des configurations capables de convenir aux personnes mesurant entre 1,63 et 2 m.
Le bureau peut être réglé sur quatre positions définies, correspondant aux boutons « 1 », « 2 », « Debout » et « Assis ». Il suffit de modifier manuellement la hauteur avec les flèches Haut et Bas puis d’appuyer sur le bouton « M » pour la mémoriser. Le passage d’une position à l’autre peut ainsi se faire en un clin d’œil et sans faire trop de bruit (50 dB) ; un classique chez les bureaux FlexiSpot dont on ne se lassera jamais, d’autant que rien de ce qu’il se trouve sur le bureau ne bouge durant les transitions. Petite cerise sur le gâteau, un port USB-C situé à l’extrémité droite du panneau vous permet de charger un téléphone ou tout autre appareil compatible.
FlexiSpot n’oublie pas la sécurité en embarquant dans son E7 Plus l’habituel système anticollision, avec trois niveaux de sensibilité que l’on peut régler à la pression des touches Haut et Bas pendant 5 secondes. À la montée ou à la descente du bureau, celui-ci fera donc machine arrière en détectant par exemple les poignées de votre fauteuil ou tout autre obstacle présent autour de l’axe vertical. Notez que le dispositif est par ailleurs tout bonnement désactivable.
- Test flexispot e7 plus (4)
- Test flexispot e7 plus (7)
Enfin, si des petits bambins sont susceptibles d’aller et venir près de votre bureau, gardez à l’esprit qu’une sécurité enfant est prévue pour verrouiller le panneau de commandes ainsi que la position du bureau pour éviter d’éventuels et fâcheux accidents.
Le tour du propriétaire des fonctionnalités du panneau étant terminé, qu’en est-il du confort en position debout ? Eh bien comme on peut s’y attendre, les secousses sont un peu plus au rendez-vous qu’en position assise, surtout en écrivant sur un clavier, y compris sans taper à un rythme effréné. Un léger inconfort qui frappe au départ mais auquel on s’habitue malgré tout. Et puis, redisons-le une dernière fois : nous disposons d’un plateau de 180 cm de longueur.
Le constat est donc à nuancer en présence de modèles à 140 ou 120 cm, qui fatalement devraient moins être sujets à tanguer. Ceci mis à part, pouvoir détendre un peu ses jambes tout en continuant à travailler, avec aussi la possibilité de s’accouder à son bureau, c’est un vrai game changer. Et une fois ce pas franchi, il parait impossible de revenir en arrière.
Rappelons que FlexiSpot est capable de parfaire votre espace de travail en vous équipant d’accessoires. Cela concerne justement le travail debout, en pouvant compter sur un tapis anti-fatigue ou un tapis de marche, par exemple. Et si le cable management ne vous satisfait pas, malgré la présence de quatre serre-câbles adhésifs pour que tous les branchements liés au moteur du bureau ne pendouillent pas, vous craquerez peut-être pour un passe-câbles.

