E3 2017 : La Xbox One X peut-elle séduire ?

E3 2017 : La Xbox One X peut-elle séduire ?

Présentée lors de la conférence de l’E3 2017, la Xbox One X promet une puissance phénoménale au joueur ayant assez de moyens pour se financer la bête !

Fraîchement dévoilé lors de l’E3 2017, Microsoft a enfin levé le voile sur le fameux « Projet Scorpio ». Les joueurs ont donc pu découvrir la nouvelle née de l’éditeur Américain qui débarquera en novembre prochain : la Xbox One X. Là où beaucoup attendaient une « vraie » nouvelle console, c’est donc avec un nouveau produit de la gamme « One » que les gamers vont devoir composer.

« Vous voulez plus ? Faut payer plus ! »

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Microsoft oblige, il n’était pas très étonnant de voir la firme s’attarder en détail sur les caractéristiques techniques de la bécane. Ainsi, des téraflops en veux-tu en voilà, de la 4K, du streaming, de l’upscaling, de la rétrocompatibilité… Bref, tout est là pour séduire sur le papier. De plus, l’éditeur a décidé de s’entourer de plusieurs titres forts, qui bien que magnifiques, ne constituent que peu d’exclusivités.

Le bémol (et il est de taille) est sans conteste le prix. Face à une Nintendo Switch grandissante à 300€ et à la gamme Playstation ayant un prix fixe de 400€ depuis sa sortie : dur de séduire lorsque l’on coûte 100€ plus cher.

Nous pourrions arguer que la puissance a un coût, certes, mais ce serait oublier un peu vite qu’une Xbox One X, plus une deuxième manette pour les soirées entre amis, plus l’abonnement Xbox Live, plus un jeu de départ (70€)… Et cela monte vite dans les 600-700€. N’oublions pas le plus important : la télévision 4K (500€ de plus) ! En somme… Pour en profiter pleinement et dans les meilleures conditions possibles, il faut environ le même prix qu’un PC sophistiqué de puissance équivalente qui proposera en plus des jeux un espace de travail confortable. Mouais !

Une Xbox One X, une manette, l’abonnement, un jeu et une TV 4K… La note revient à s’acheter un PC performant !

Cela soulève un point essentiel : la frontière entre console et PC se resserre de plus en plus en termes de caractéristiques et en termes de prix. C’est en tout cas la voie choisie par la Xbox One X. Alors oui, les jeux et démos dévoilés lors de la conférence en ont mis plein les yeux à l’assemblée.

Pour autant, est-ce vraiment judicieux de proposer un produit aussi luxueux à un public qui n’a en majorité pas encore le matériel requis pour profiter pleinement de la bête ? Sachant que nous sommes en milieu de génération, les nouvelles consoles arriveront probablement d’ici trois à quatre ans : est-ce suffisant ? Le fait est que la Xbox One X prend le chemin d’une console « élite », que tout le monde ne pourra probablement pas s’offrir.

Et sans vouloir enfoncer le clou (mais un peu quand même), cette inégalité a toujours été très axée « PC ».

C’est donc un avis plutôt mitigé qui ressort de l’annonce de cette console. D’un côté, les jeux sont magnifiques, promettent de grandes envolées graphiques et sonores avec un confort de jeu sans égal, mais ce choix de proposer une gamme de console aux fonctions communes pour chaque classe sociale est un élément qui fait perdre au mot « console » sa valeur première : être accessible à toutes et à tous !

Microsoft creuse donc un écart et applique une politique agressive. Pas en termes de prix, mais en termes de puissance : la course continue, et il est néanmoins intéressant de voir la réaction de Sony sur ce plan-là. En attendant, il est incontestable que la Xbox One X est un monstre technique et se tient prête sur beaucoup de plan : celui de l’essor technologique, celui de la VR et entre autre celui du jeu blockbuster triple A.

Il faut faire un choix !

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Va-t-elle séduire les joueuses et les joueurs ? L’avenir nous le dira, mais n’oublions pas que toutes les consoles « haut de gamme » de l’histoire ont connu un destin plutôt tragique. Toujours est-il que Microsoft aurait peut-être mieux fait d’investir sur de nouvelles IP plus nombreuses que sur un appareil seul, sachant que comme la plupart des jeux annoncés lors de la conférence ne sont pas exclusifs, le joueur lambda aura tôt fait de patienter pour se le procurer sur sa PS4 ou sa Xbox One S.

Car en face, ne l’oublions pas, il y a Sony et Nintendo. Et s’il y a bien une chose sur laquelle ces deux concurrents se démarquent : c’est la liste des nombreuses exclusivités qui fleurissent leurs catalogues. Ces jeux propres à une marque précise sont un atout majeur en ce qui concerne l’achat d’une console. Combien ont acheté une Switch simplement pour avoir Zelda : Breath of the Wild ? Assurément, ils sont nombreux !

Microsoft joue une étrange politique qui sépare plus les classes sociales qu’elle ne les rapproche !

Nous n’achetons donc pas une bécane pour ce qu’elle propose en termes de technique, mais en termes de jeux ! En l’état, un joueur de Xbox One « simple » va attendre une promotion avant de remplacer sa machine, un joueur PS4 ou Switch attendra que le jeu voulu sorte sur sa console, et le joueur n’en ayant pas du tout refusera de payer un prix aussi exorbitant pour jouer.

Ce défaut peut se contrebalancer avec le fait que la machine centralise l’équipement de la maison et devient un « media center », donnant accès à diverses applications (streaming, TV, jeux, internet, etc.). Il est vrai que de plus en plus, les joueurs et joueuses ont pris pour habitude d’utiliser leur console pour surfer régulièrement sur Youtube ou encore Netflix, ce qui rend ces plateformes de jeux « hybrides » dans un certain sens, puisque l’utilisation de base en devient détournée. C’est peut-être là l’avenir du gaming moderne : multifonctions et ultra-connecté !

Il y a donc une étrange stratégie qui se met en place autour de la Xbox One X, et nous ne voyons pas très bien où l’éditeur Américain veut en venir sur le long terme.

En résumé, il y a plusieurs discours qui peuvent accompagner la Xbox One X. Certes performante, puissante et gourmande, celle-ci n’en demeure pas moins étrange. En effet, Microsoft semble penser que l’avenir est composé de joueuses et joueurs prêts à craquer leurs P.E.L. pour acheter la dernière machine à la mode. C’est une politique risquée qui, lorsqu’elle fonctionne, tend à proposer des fonctionnalités gadgets et souvent hors-sujets. Si cette façon de voir s’adapte aux smartphones, polyvalents et multitâches, une console ne peut s’encanailler de telles fonctions annexes que si celles-ci sont pertinentes et axées sur le jeu vidéo. Faire cela sans détourner l’essence même d’une console semble une entreprise délicate. Un peu plus, et cela s’appelle pour beaucoup de joueurs, un PC ! 

  1. En fait je reste assez dans l’expectative depuis l’ arrivée des consoles next gen. Pour moi,l intérêt des consoles était jusq u à il y’a peu de pouvoir acheté du matériel plus ou moins performant, moins cher qu’un pc( sans parler des logiciels de jeu sous quelques formes ils se présentaient). Maintenant q une console atteigne le prix d’ un pc bas de gamme, me fait me questionner sur le renouvellement de mon matérielde joueur. Surtout que l’offre pc et consoles tend à s’unifier hormis pour l’offre du celebre plombier…. donc à moins que ma console actuelle ne rende l âme je ne suis pas prêt à renouveler mon matériel de gageur. Autant économiser un peu plus et acheter un pc milieu de game qui devrait en principe être plus performant qu’une boîte triplex… mon autre problème vient des licences que je suis, En particulier FF et Ré.si ma console venait à me lâcher et que je devais en racheter une au moment de la mise à disposition du public je ne crois pas que je craquerai pour la Triplex vu que son catalogue de Ff nest pas aussi étendu que celle de Sony. Si c’était le cas je pense que j’aurais hésité plus longuement surtout que Sony traine des pieds au sujet de la retrocompatibilite de ses anciens jeux.. voilà le dilemme je dirais