Test Marsupilami 2 : Salsa Palombia – Une simple mise à jour visuelle ?

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Après un premier épisode réussi, Microids et Ocellus Studio reviennent cinq ans plus tard avec un deuxième opus palombia-esque nommé, Marsupilami 2 : Salsa Palombia. Sorti le 3 septembre 2026, ce nouvel épisode des animaux à fourrure imaginaires nous embarque à nouveau en Palombie afin de sauver la faune et la flore d’une terrible menace, mais en coopération cette fois-ci.

Cette suite se trouve être de nouveau un jeu de plateforme en 2.5D, étant fortement inspiré de la série des Donkey Kong Country, Mario Bros, ou Rayman Legends et arbore toujours un gameplay amusant et addictif. Cependant, cinq ans après le premier épisode, est-ce que ce nouveau titre de Microids sur nos Marsupilamis préférés vaut le détour ?

Conditions de Test : Nous avons joué pendant environ 5h au titre, afin de finir le mode histoire et faire quelques niveaux en mode Salsa, et 1h en coopération.

Tonton Johnny en Palombie

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🎵ALLUMER LE FEU – Marsupilami 2 : Salsa Palombia // Source : ActuGaming

Marsupilami 2 : Salsa Palombie nous met dans les peaux poilus de Twister, Hope et Punch, où nos trois jeunes marsupilamis se voient à nouveau contraints de sauver la Palombie. Étant en pleine sieste collective, ces derniers sont réveillés par une étrange mélodie dont la Reine des momies et ses sbires en sont la cause. Celle-ci ayant la brillante idée de vouloir donner un concert maudit au crescendo dévastateur pour avoir un semblant de scénario, ou faire danser tonton Johnny là où il repose.

Nos trois animaux à fourrure s’en vont traverser quatre mondes variés et colorés où le rythme dans la peau est nécessaire, du fait des musiques endiablées et entraînantes variant à chaque niveau. En plus d’être magnifique visuellement, chaque monde dispose de sa propre identité musicale et environnementale, et se voit être décomposé en une moyenne de six à huit niveaux, avec à la fin de chaque zone un boss à affronter pour s’envoler au monde suivant. Le tout à travers un sélecteur de niveau ressemblant trait pour trait à ce que proposait un certain Crash Bandicoot sur la première PlayStation.

L’objectif est donc de finir chaque monde de ce Marsupilami 2 en affrontant les quatre boss du jeu, dont ces derniers nécessitent 40 notes de musique pour les rencontrer et les envoyer valser. Ces notes musicales s’obtiennent de différentes manières à travers les niveaux, nous pouvons les trouver à des endroits cachés, en obtenir suite à un certain nombre de fruits récoltés à la fin du level, ou dans les dojos camouflés par le level design, se composant d’épreuves de tout type allant de casser des pots à éliminer des ennemis dans un temps imparti. Les dojos se trouvant par ailleurs disponibles sur la carte de sélection une fois ces derniers débloqués.

Malheureusement, pour atteindre le quatrième et dernier monde, le titre nous demande d’obtenir 60 notes de musique dans les trois précédentes zones, nous obligeant ainsi à refaire les niveaux en mode aventure ou dans un deuxième mode appelé « Salsa », faisant survenir une certaine répétition dans le but d’allonger artificiellement la durée de vie. Ce dernier permet néanmoins d’obtenir jusqu’à 3 notes de musique en fonction de la quantité de nourriture récupérée, celle-ci augmente grâce à un multiplicateur qui peut revenir à zéro si nous perdons une vie, ou si nous n’avons pas récupéré d’aliment depuis un certain temps.

Ce mode de jeu n’est pas des plus passionnants, étant donné que nous refaisons les mêmes niveaux sans changement de parcours, dont la seule particularité est de les finir le plus rapidement. À noter qu’une version similaire de celui-ci existait déjà à l’époque, mais sous la forme d’un chrono avec des badges à récupérer en fonction du temps parcouru, à l’instar encore une fois des Crash Bandicoot. Cela dit, au vu de la nécessité d’aller le plus vite possible pour ne pas perdre son multiplicateur de nourriture et arriver à la fin du niveau, force est de constater que nous sommes en face d’une simple réédition du mode sortie en 2021.

Un gameplay encore plus houba-esque

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Subway Marsupial – Marsupilami 2 : Salsa Palombia // Source : ActuGaming

Comme cité en amont, Marsupilami 2 : Salsa Palombia nous permet d’incarner trois marsupilamis, comme dans le premier opus, avec comme particularité l’arrivée des pouvoirs pour nos jeunes héros. De ce fait, Twister possède un dash en avant et la possibilité de planer lui permettant de se déplacer aisément dans les airs, Hope dispose d’un saut tournoyant en guise de double saut et peut rebondir sur certains ennemis à l’aura violette, et enfin Punch peut se transformer en boule afin de rebondir sur les surfaces comme les piques et détruire certains éléments du décor.

Si le soft nous permet de contrôler jusqu’à trois personnages, il nous bloque cependant à l’utilisation de deux animaux à fourrure prédéfinis par niveau. Un choix tout simplement logique et coulant de source avec la mécanique d’interchanger entre deux personnages d’un simple bouton, afin d’atteindre certaines zones ou franchir les obstacles que le level design nous a mis sur notre chemin.

De plus, cette fonctionnalité est surtout utile pour le mode coopération qui est la grande nouveauté de cet épisode, et celle-ci fonctionne très bien. Chaque joueur ou joueuse choisit son marsupial imposé avec son pouvoir associé, puis les deux animaux poilus se retrouvent sur le même écran avec une distinction visuelle très claire, afin de savoir facilement quel personnage nous incarnons sans ambiguïté.

Une dérive vers la coop qui ramène de la fraîcheur et beaucoup d’amusement lors des sessions multijoueur local uniquement, car le soft ne propose aucune possibilité de jouer en ligne avec un ou une ami(e), ce qui est regrettable mais compréhensible au vu de l’ambition et du budget du studio. En effet, développer un mode coop en ligne nécessite d’avoir des serveurs stables, et encore plus lorsqu’il s’agit d’un jeu de plateforme où le moindre lag peut s’avérer punitif et frustrant.

Cela aurait d’ailleurs été dommage qu’en raison de problèmes de serveurs, nous ne puissions pas profiter de ce level design aux petits soins se renouvelant à chaque niveau et monde et s’adaptant parfaitement aux deux pouvoirs imposés, permettant une excellente symbiose lors des séances en coopération à deux joueurs ou joueuses. C’est pourquoi un jeu canapé en famille n’est pas plus mal pour ce cas de figure.

Des petites difficultés en Palombie

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Mosimann devrait avoir peur – Marsupilami 2 : Salsa Palombia // Source : ActuGaming

Le titre dispose de la possibilité de changer le niveau de difficulté pour rendre le jeu encore plus facile et sans réel challenge, pouvant ainsi octroyer de la vie infinie et de facto ne plus perdre de cœur lorsque nous sommes touchés par un ennemi ou obstacle. Cependant, l’invulnérabilité n’empêche pas les retours au dernier checkpoint suite à une chute dans un trou.

Et en parlant de difficultés, le soft souffre de quelques problèmes de gameplay, en plus de la redondance évoquée en amont. Premièrement, du côté du bestiaire, nous retrouvons exactement les mêmes ennemis qu’en 2021, à ceci près que certains ont subi deux trois changements. C’est d’ailleurs pareil du côté des boss qui ressemblent à s’y méprendre à ceux du premier jeu, en reprenant leur squelette mais en version momifiée.

Cependant, les affrontements de ces derniers ne se font pas de la même manière, ainsi finies les séquences de courses-poursuites et place aux combats en arène laborieux. Si les boss sont simples et dans l’ensemble sympas à battre avec leur schéma de difficulté crescendo sur trois phases, ils sont cependant très brouillons dans leur visuel, avec par exemple celui du deuxième monde nous envoyant une avalanche de flashs lumineux violets dans tous les sens, à ne plus savoir quel obstacle est suceptible de nous toucher ou non.

Cela dit, il ne faut pas oublier que Marsupilami 2 : Salsa Palombia reste un jeu de plateforme à petite échelle, tout comme son prix vraiment doux de 25€ venant s’installer sans “difficulté” dans ce florilège de toutes ces sorties de septembre, à quelques semaines de la sortie d’un certain Rayman Legends Retold vendu à 39,99 €. Mais cinq années se sont écoulées depuis Marsupilami : Le Secret du Sarcophage, il était donc naturel d’attendre plus qu’une simple amélioration visuelle et qualité de vie.