Réputé pour avoir notamment donné naissance à Spyro, Resistance ou encore Ratchet & Clank, Insomniac Games consacre surtout dernièrement son savoir-faire aux productions Marvel. L’un des fers de lance des PlayStation Studios a en effet sorti trois jeux Spider-Man en cinq ans, tout en développant en parallèle une autre adaptation d’un superhéros de la même maison. Marvel’s Wolverine, annoncé en 2021, constitue en effet la prochaine production en grande pompe à sortir des fourneaux de Sony, et par la même occasion, une grosse cartouche d’une rentrée bien chargée.
En guise d’atouts principaux, cette nouvelle aventure de Logan nous promet un système de combat bestial, viscéral, avec en toile de fond une histoire mature autour de son passé et des mutants, mais aussi une belle plastique, à l’image de ce qu’Insomniac a l’habitude de nous offrir. 17 ans après X-Men Origins, s’agit-il d’un retour tranchant pour Serval ? Voyons cela ensemble.
Conditions de test : Nous avons joué à l’édition Digital Deluxe de Marvel’s Wolverine sur PS5 Pro durant 15-20 heures en version 1.001.001. Ce temps nous a permis de finir le jeu à 100% dans la difficulté Le Mutant (mode Normal choisi par défaut). L’édition Digital Deluxe donne accès à des skins exclusifs, des avatars PlayStation, et donne 4 points de technique que nous n’avons pas dépensés afin de suivre une progression de Wolverine dans des conditions naturelles. Le test mentionne le pitch de départ ainsi que des personnages, mécaniques et séquences aperçus dans les trailers. Vous ne trouverez aucun spoiler narratif à l’intérieur.
Je vous parle d’un mutant…

C’est bon de te revoir Logan – Marvel’s Wolverine // Source : ActuGaming
Parmi la ribambelle de héros Marvel capables de porter une aventure en solo en raison de leur cote auprès du public, Wolverine se pose là. Si elle est aussi forte aujourd’hui, ne nions pas que c’est en grande partie grâce à Hugh Jackman et à la manière dont il a superbement incarné le personnage au cinéma durant plus de 25 ans. Ses aventures, elles, étaient plus ou moins réussies, mais aussi amusant que cela puisse paraître, c’est bien l’adaptation du film X-Men Origins: Wolverine qui constitue la dernière (et bonne) apparition vidéoludique le mettant en scène.
Sans dire que l’héritage est assommant, l’acteur australien Liam McIntyre a quand même eu du pain sur la planche pour incarner au mieux ce personnage emblématique de la pop-culture dans ce titre action-aventure d’Insomniac. Si la prestation du comédien influe forcément sur le résultat final, les conditions favorables à une bonne adaptation posées par le studio américain se situent particulièrement sur deux axes : un gameplay combat et une histoire à la hauteur du Mutant.
En ce qui concerne le récit, on nous propose de rejoindre Logan alors qu’il retourne auprès de la Team X, trois ans après l’avoir quittée. Cette escouade composée de Mutants œuvre à travers le monde pour trouver leurs semblables et ainsi les sauver de Bolivar Trask. Ce scientifique convaincu de la supériorité de l’humanité traque en effet les moindres représentants de la mutanité puis les kidnappe en engageant d’énormes moyens technologiques et militaires. Un pitch à l’odeur familière.
Cette lutte nous amènera au Canada, au Japon, ou encore à Madripoor. Des lieux montrés au cours des différents trailers diffusés par PlayStation, et que l’on ne visitera pas seul. Qu’il s’agisse des membres de la Team X tels que Mystique ou Dents-de-Sabre, ou encore une alliée précieuse rencontrée sur le terrain en la personne de Jean Grey, Logan pourra régulièrement compter sur une épaule. Cette dynamique de groupe et de duos favorise une narration confrontant les points de vue ainsi que la construction et l’approfondissement des relations entre les personnages, parfois plus complexes que ce que l’on pourrait croire.
Insomniac Games joue aussi beaucoup sur le passé de Logan, très intrigant, et c’est bien pour cela qu’il est particulièrement brumeux au début du jeu, pour ensuite s’éclaircir petit à petit au fil de notre avancée. De cette brutasse dont il n’émane a priori pas grand-chose d’autre qu’un goût prononcé pour le découpage de membres, on nous en construit finalement un portrait plus profond, sans trop vous en dire.
D’une manière générale, le soin apporté aux personnages est vraiment appréciable, et on doit saluer les performances millimétrées des comédiens et comédiennes anglophones, tout comme leurs homologues francophones, auteurs et autrices d’une prestation impeccable, avec en tête Jérémie Covillault dans la peau de Wolvy. Habitué à remplir ce rôle puisqu’il a justement doublé Hugh Jackman à deux reprises sur grand écran, le comédien est une nouvelle fois parfait. Ainsi, tout au long de l’aventure, il faut bien avouer que l’on est plutôt investi dans l’intrigue, même si l’on n’échappe pas à un ou deux deus ex machina et autres clichés du genre.
Wolverine must die

Ce n’est pas parce qu’on est quasi invincible qu’on ne souffre pas – Marvel’s Wolverine // Source : ActuGaming
Insomniac Games remplit la première partie du contrat, et l’on en doutait pas vraiment lorsque l’on se rappelle de la teneur du travail scénaristique sur les jeux Spider-Man. L’autre gros morceau, on l’a dit, c’est le gameplay. Et avant d’aller plus loin, nous allons essayer de limiter le plus possible les comparaisons entre Marvel’s Wolverine et les jeux mettant en scène nos deux Tisseurs, même si ce ne sera pas simple. Car une première distinction de taille doit être évoquée : là où les araignées s’épanouissent dans un monde ouvert et un système de combat faisant la part belle à la mobilité et à la verticalité, le mood est forcément différent avec Logan en partant déjà sur une aventure beaucoup plus dirigiste.
Ensuite, l’équipe de développement a dû faire face à une problématique inhérente au pouvoir principal de notre héros. Comment façonner un gameplay dont l’élément central est un Mutant non seulement quasi-immortel grâce à un facteur de régénération accéléré, mais aussi en possession de griffes trempées dans l’adamantium, le métal le plus résistant de cet univers fictif ? Eh bien en faisant en sorte qu’il prenne cher.
Afin de provoquer la rage de Wolverine et de nous la faire ressentir nous-mêmes pour avoir envie de taillader tout ce qui bouge, le choix a donc logiquement été fait de livrer des affrontements brutaux et frénétiques, mais durant lesquels les ennemis ne nous font pas de cadeaux. Souvent nombreux, ils attaquent sans relâche, à deux, trois, voire plus en simultané. Ah, quand on sort d’un Onimusha: Way of the Sword, où tout le monde se regarde en chiens de faïence, là c’est tout l’inverse. L’extrême inverse, même, tant et si bien que l’on subit trop régulièrement les affrontements.
Dès la première mission, il nous vient comme une impression de se battre contre les ennemis des jeux Marvel’s Spider-Man que l’on aurait passé en vitesse x2. En conséquence, on prend forcément des dégâts à un moment donné tant il est impossible de constamment garder un œil sur chaque menace à proximité ou à distance, vu le nombre d’angles morts que l’action peut livrer, et louper quelques esquives ou parades d’affilée face à une vague d’ennemis particulièrement fournie peut vite nous mettre à terre.
A minima, on perd le fil et on éprouve une sensation d’injustice désagréable, empêchant régulièrement de profiter à fond du côté jubilatoire du découpage en règle, visé initialement. Par-dessus le marché, certains ennemis élites font office de sacs à PV. Eux aussi attaquent de manière soutenue, et faire un coup de griffounette, une esquive, un coup de griffounette, une parade, et ainsi de suite sans variation particulière rend l’affrontement assez poussif. Un constat encore plus vrai lors des duels contre les boss, dont un particulièrement interminable, où même s’il est appréciable d’analyser et contrer des patterns lisibles, les faibles dégâts réalisés nous lancent dans une routine de combat assez lassante.
La rage de vaincre

Le niveau maximal de rage, friandise d’un gameplay inégal – Marvel’s Wolverine // Source : ActuGaming
Heureusement, on dispose d’un panel d’attaques et de mouvements à même de nous aider à calmer plus rapidement tout le monde. Jusqu’à quatre compétences peuvent en effet être équipées, dont le Tourbillon acéré, très efficace pour griffer tout un groupe d’un coup, et le Concasseur, capable d’étourdir rapidement n’importe quel ennemi, tous deux déjà montrés dans des trailers. Ces techniques peuvent être renforcées en montant de niveau, et c’est aussi comme ça que l’on est en mesure de débloquer d’autres mouvements venant enrichir les combos de Wolvy.
Cette progression se rythme via un système d’expérience qu’on ne va pas forcément développer plus que ça tant il est classique : on tue des ennemis, on brise des caches, ça nous donne de l’exp, et quand on gagne un niveau, on dispose d’un point à dépenser. Classique, oui, mais efficace puisque certains mouvements ou techniques font quand même beaucoup de bien lorsqu’ils sont débloqués. On est davantage en mesure de riposter à la hauteur de ce qu’on se mange dans la figure, et on finit quand même par prendre plus facilement le dessus sur la gymnastique imposée pour venir à bout de nos opposants.
D’autres atouts s’avèrent essentiels et se trouvent directement dans les mécaniques signatures du jeu. On a par exemple parlé du facteur de régénération de Logan. Dans Marvel’s Wolverine, la santé se régénère lentement durant le combat, et d’un seul coup à la fin. Très bien. Mais si jamais notre santé tombe à zéro, il est possible de bénéficier d’un Baroud d’honneur en nous redonnant toute notre vie à force de marteler la touche Carré. Pour profiter de ce pouvoir, il faut avoir au préalable accumulé suffisamment de rage.
- Test marvels wolverine screenshot (13)
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La rage forme l’élément central du gameplay. Enchaîner des coups, réaliser certains mouvements ou techniques, bref, être agressif fait monter une barre de rage séparée en trois niveaux. Le troisième place Logan dans un état de frénésie tel que l’écran passe au monochrome et que l’on peut temporairement presque enchaîner les ennemis les uns après les autres avec une plus grande facilité à réaliser des coups critiques (et mortels). Des séquences particulièrement libératrices. Et pour en revenir au Baroud d’honneur, ce n’est « que » à partir d’une première barre remplie qu’il est disponible. La crainte que cette fonctionnalité soit cheatée n’est pas complètement validée, mais il est vrai que, en mode Normal et si vous vous y prenez plutôt bien, vous accuserez rarement (pour ne pas dire jamais) un Game Over.
Une fois que l’on a dit tout ça, on ne sait pas trop comment trancher au sujet de ce système de combat. Certes, et on le répète, on comprend très bien l’intention générale derrière sa conception, elle est même pertinente et en cohérence avec la manière de se battre de Wolverine. Sauf qu’on ne peut pas nier non plus que l’exécution bancale dilue un plaisir de jeu et une sensation de bestialité parvenant tout de même à se manifester. Finalement, on se sent surtout orphelin du contrôle, de la fluidité et de la variété permis par les mouvements, pouvoirs ou encore gadgets des jeux Spider-Man.
Larmes X

À part de rares situations sympas, l’infiltration tombe à plat – Marvel’s Wolverine // Source : ActuGaming
Hélas, les autres pans du gameplay ne convainquent pas vraiment non plus, en dépit d’un souhait de renouveler les situations. L’exploration, pour commencer, reste grandement approximative lorsqu’elle est suggérée et permise. Marvel’s Wolverine est un jeu linéaire, fonctionnant par chapitres et sous-chapitres. Il nous arrive bien de visiter des sections plus ouvertes que d’autres, mais toujours dans un cadre défini à ne pas dépasser.
Le souci, c’est que la différence entre ce qui est explorable ou non s’avère parfois difficile à percevoir, surtout pour les plus fouineurs et fouineuses d’entre vous. On ne compte pas les fois où le message « Vous quittez la zone de mission » s’est affiché, lorsqu’il ne s’agit pas tout simplement d’un mur invisible. Pareil du côté de la plateforme. Logan, tel un chat, est capable de grimper au mur, à certains poteaux ou arbres, et peut effectuer de grands sauts.
Or, soit on se retrouve sur un chemin presque téléguidé, avec des traces blanches ici et là ou bien des petits cercles pour nous dire sur quelle corniche ou branche on va atterrir, et là tout se passe bien, soit, en tentant de papillonner un peu, on tâtonne beaucoup plus. Un sentiment particulièrement vrai en ville. On a envie de voir si on peut aller sur ce bâtiment-ci, ou sauter par-là, mais autant Logan accepte de grimper sur un mur et de se hisser jusqu’à son toit, autant d’autres fois, c’est non.
Résultat, ça nous gâche fortement cette promesse induite voulant qu’il est pourtant capable de se mouvoir facilement, et on se heurte tôt ou tard à la linéarité. Ceci nous amène par ailleurs tout naturellement aux quelques séquences de course-poursuite durant lesquelles, par défaut, une traînée rouge sert à nous laisser suivre le bon chemin. On comprend mieux, vu ce qu’on vient de dire, que par un souci de fluidité et de mise en scène, l’existence de cet indicateur est légitime, au détriment de l’immersion (même s’il s’agit d’une représentation de l’odorat de Logan).
Maintenant, les séquences les plus mal fichues restent sans hésitation celles en infiltration. On le sentait venir un peu à quelques kilomètres, mais en l’état, ça peine à fonctionner. Pendant une grosse partie de l’aventure, nous n’avons aucun moyen de faire diversion pour séparer un duo ou trio de gardes par exemple. On a quand même cette possibilité de dominer nos adversaires en se déplaçant sur des branches d’arbre au-dessus leur tête, lorsqu’on évolue en pleine nature, sinon, il n’y a guère que les hautes herbes et des caisses pour se faufiler discrètement. Et puis, la disposition de la plupart des salles nous empêche tout simplement de réaliser une séquence d’assassinats furtifs parfaite.
Autrement dit, l’infiltration se résume à éliminer le plus d’ennemis possibles avant de se faire repérer, et à part de rares exemples, ça ne dure jamais bien longtemps. Enfin, on passera aussi rapidement sur les passages en moto, déjà montrés durant la communication du jeu. Ils ont le mérite d’exister et rappellent une vibe Final Fantasy VII à chevaucher la Hardy-Daytona, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.
Insomniac, les meilleurs dans leur domaine

On savoure régulièrement les environnements traversés – Marvel’s Wolverine // Source : ActuGaming
À bien y réfléchir, sans doute que l’équipe de développement a voulu aller encore plus loin dans le spectacle, quitte à ce que manette en main ce soit moins excitant. Car il n’y a qu’à voir la réalisation de ce Marvel’s Wolverine, à fond dans la lignée des jeux Spider-Man. On se rappelle facilement des entrées en matière tambour battant de Miles Morales et carrément de l’apnée du premier combat de boss de Marvel’s Spider-Man 2. Insomniac sait en mettre plein la vue, et rebelote ici.
L’introduction nous place directement dans le vif du sujet, et régulièrement, entre les scènes plus ou moins scriptées de poursuite, les explosions et le foutoir que sont capables de causer Logan, la Team X ou les menaces ennemies, on est dans les clous. Mention spéciale au décor hautement destructible au passage d’un coup de griffes, ça procure son petit effet. Idem à l’intérieur de la DualSense, moult vibrations et petits effets viennent habiller l’action ou les mouvements de notre héros.
Le tout est magnifié par une technique impeccable. Sur PS5 Pro, les modes Fidélité Pro et Performances Pro font partie des spécificités de la machine, et le studio américain nous sort encore une pépite de framerate et de rendu global. Il y aura toujours matière à reprocher des reflets de Ray Tracing parfois abusés, quelques scintillements ici et là, ou encore tout simplement la direction artistique, semi-réaliste et donc en manque d’un certain cachet, mais on succombe dès lors que l’on visite, par exemple, un Tokyo de nuit.
- Baigner dans l’univers X-Men est savoureux – Marvel’s Wolverine
- Test marvels wolverine 4k screenshot (6)
Le confort n’est pas simplement visuel puisqu’en bon studio soucieux de l’accessibilité, Insomniac Games nous sort à nouveau une énorme quantité de paramètres destinés à modeler l’expérience. Si jamais ce que l’on vous a dit sur le combat vous fait craindre le pire, sachez que la difficulté est personnalisable en détail. À côté des modes prédéfinis, il est possible d’ajuster individuellement la santé des ennemis, leurs dégâts ou encore leur sensibilité de détection lorsque vous êtes en furtivité. La fenêtre de parade est également modifiable, tout comme la vitesse de jeu ou celle en combat.
Vient alors l’éternel débat : si l’expérience peut s’adapter au plus grand nombre ou s’avérer plus digeste grâce à tous ces modificateurs, est-ce que la critique de celle proposée par défaut reste pertinente ? On pense que oui, car si les envies et besoins pour passer un bon moment varient selon les personnes, on doit pouvoir de fait ressentir un équilibre sans avoir à toucher quoi que ce soit. Cela étant dit, nous donner accès à cette difficulté à la carte s’appréciera toujours, et c’est à mettre au crédit du jeu.
La personnalisation de l’expérience ne s’arrête pas là vu que l’interface peut aussi être plus ou moins complète, les indications de navigation plus ou moins présentes, l’affichage du sang et des démembrements désactivé, la manière de déclencher telle ou telle action modifiable via différents modes de pression de touche, la gestion du mode de contraste élevé ultra complète, etc, etc. Lister tout ce qui concerne l’accessibilité prendrait beaucoup de temps, alors, franchement, chapeau bas pour avoir considéré autant de paramètres.
Le bon vieux fan service au rendez-vous

Débloquer tous les costumes, un plaisir toujours irrésistible – Marvel’s Wolverine // Source : ActuGaming
Avant de conclure, il nous reste à parler du contenu annexe. Bien que linéaire, Marvel’s Wolverine n’oublie pas de gonfler un petit peu sa durée de vie. Qu’il s’agisse des bouteilles de whisky qu’affectionne historiquement Logan, ou bien de coffres remplis de matériaux, vous ne passerez pas à côté des collectibles. Genre, littéralement. Tout ce que vous pourrez ramasser se trouvera sur votre chemin, ou pas très loin.
Les bouteilles excitent l’odorat de Wolvy, ce qui fait qu’une traînée bleue vous mènera jusqu’à l’une d’entre elles. Les coffres, quant à eux, émettent une sorte d’onde bleue visible lorsque l’on se trouve à proximité. Si ça ne suffit pas, un petit bruit caractéristique vous mettra sur la voie. Allez, hormis une petite poignée d’exceptions, louper une caisse ou une bouteille ne vous arrivera donc presque jamais en cas d’attention minimale à ce sujet.
L’avantage pour celles et ceux qui n’ont pas envie de s’embêter à fouiller, c’est que se consacrer à cette chasse ne prendra pas trop de temps, en plus d’offrir des avantages. Chaque bouteille de whisky nous confère des points d’adaptation qui, au bout d’une certaine quantité, donnent accès à des pouvoirs passifs, en plus des compétences évoquées plus haut. Récupérer de la vie en esquivant ou en parant, raccourcir le cooldown des compétences, renforcer la mécanique de rage, ces atouts font la différence.
Quant aux coffres de matériaux, ils nous donnent les ressources nécessaires pour confectionner de nouveaux costumes pour Wolverine. Les fans les plus mordus reconnaîtront d’où vient chaque tenue, en sachant qu’elles proviennent tout aussi bien de comics que de séries ou de films, plus ou moins vieux d’ailleurs, et que des griffes sont livrées avec et peuvent être dépareillées. Un vrai bonbon de fan service comme on les aime, à rajouter aux côtés des moult clins d’œil à l’univers Marvel glissés un peu partout dans le décor. Soulignons aussi que la récompense n’est pas seulement cosmétique puisque notre santé augmente à mesure de créer des costumes.
Enfin, le passé de Logan est à retracer grâce aux Portes cauchemardesques. Elles aussi loin d’être cachées, elles mènent toutes vers un défi de combat ou de plateforme. Selon le score ou le temps réalisé, on obtient également ici des points d’adaptation. Les défis de survie, plus compliqués, nous laisseront même accéder à un ou deux skins bien mérités. Sachez tout de même qu’il suffit simplement de réaliser un temps Bronze pour débloquer une relique symbolisant une partie de la vie de notre héros. Un fil rouge somme toute agréable à suivre bien que l’on se contente de lire du texte.



