Test Hatsune Miku: Project Diva MegaMix – Une arrivée sur Switch réussie

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Sans forcément être admirateur de la licence, difficile de ne pas connaître le phénomène autour des vocaloids. Franchise particulièrement populaire au Japon et tout aussi appréciée par les fans occidentaux, Hatsune Miku revient avec un nouvel opus à destination de la Switch. Après le relativement correct Project Diva X et la compilation ultime Future Tone, voyons ce que nous réserve Hatsune Miku: Project Diva MegaMix.

Conditions de test : Nous avons joué à Hatsune Miku: Project Diva MegaMix majoritairement en nomade. Pour essayer le mode mix, nous avons joué en mode docké sur un grand téléviseur ainsi qu’en mode portable sur table. L’ensemble des musiques en mode hard ont été terminées ainsi qu’une bonne partie en extrême et nous avons joué une vingtaine d’heures avant d’écrire ce test. Avant MegaMix, le testeur a joué à l’ensemble des jeux Hatsune Miku depuis Project Diva, excepté le jeu en réalité virtuelle sorti il y a peu.

Hatsune Miku, la star digitale

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Pour celles et ceux qui découvrent la franchise avec MegaMix, Hatsune Miku est une figure emblématique du vocaloid, ce logiciel de synthèse vocale qui permet à de nombreux artistes de s’exprimer à travers des voix numériques. Lancé au début des années 2000 et popularisé un peu plus tard avec la création de notre idole aux longs cheveux bleus, le concept a rapidement trouvé son public. Sur l’archipel nippon, tout d’abord, puis dans le monde entier.

On a ainsi droit à des jeux, tout un tas de produits dérivés et de véritables concerts virtuels (dont une seconde édition française a fait un carton plein à Paris en début d’année). Si la série dispose d’une aura particulière, c’est en grande partie grâce à la présence de ses stars. Miku, les jumeaux Rin et Len, la joyeuse Luka ou encore Meiko et Kaito, des visages populaires que les fans ne sont pas prêts d’oublier. Et quoi de mieux que des jeux de rythme pour vivre les meilleurs morceaux manette en main ?

Avec Hatsune Miku: Project Diva MegaMix, Sega ne compte pas révolutionner sa recette. Les mécaniques de gameplay et même son enrobage se basent majoritairement sur Hatsune Miku: Project Diva Future Tone, sorti sur PlayStation 4 et qui faisait office de grosse compilation. Cet épisode MegaMix réadapte une partie de cette playlist, y ajoute quelques nouveaux morceaux, reprend les mêmes mouvements à effectuer et s’adapte pour la petite dernière de Nintendo.

Un gameplay rodé et addictif

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On commence donc par le traditionnel tutoriel sous fond de Ievan Polkka, qui nous rappelle les principales actions. Les notes défilent et dansent sur l’écran et il faut effectuer la bonne combinaison en rythme avec la musique. Si le mode le plus facile ne nécessite que deux ou trois boutons, cela se corse au fur et à mesure et d’autres combinaisons naissent. Il faudra par exemple appuyer sur deux touches de manière simultanée, maintenir une touche et appuyer sur d’autres en même temps ou encore user des sticks, le tout, avec une fréquence de plus en plus élevée.

Pour les habitués de la franchise, cela ne dépaysera pas des masses. Si vous avez joué à Future Tone, il n’y a aucune subtilité supplémentaire, si ce n’est un meilleur retour grâce au HD Rumble. On reste donc sur un gameplay éprouvant et qui nécessite véritablement le bon tempo. La série a gagné en exigence sur ses derniers opus et arrive parfaitement à offrir de l’accessibilité aux nouveaux venus tout en comblant les fans de longue date dans les modes de difficulté supérieure. Il est particulièrement compliqué de viser un score au-delà de 90 % dès que l’on tâtonne le sommet si l’on ne maîtrise pas correctement les enchaînements puisqu’il ne suffit pas de viser les notes, mais de réaliser un maximum de « cool ».

Par ailleurs, la maniabilité sur Switch est idéale. Cela faisait un petit moment que nous n’avions pas eu d’épisode destiné au format portable depuis les opus PS Vita et 3DS. C’est donc un régal de jouer en mode nomade, tranquillement allongé dans son lit sans se soucier d’allumer le téléviseur. C’est très clairement dans cette configuration que l’on prend le plus de plaisir, avec de somptueux visuels et des illustrations de très bonne facture.

Reste tout de même à noter que pour les joueurs de longue date qui ont pris l’habitude d’une DualShock, passer sur des joysticks asymétriques nécessite quelques musiques d’adaptations. Par ailleurs, même s’il est agréable de jouer sur un écran de plus petite taille, la visibilité en prend parfois un coup lorsque l’on est en Expert et que les notes s’enchaînent avec un clip qui bouge beaucoup.

Toutes les nouveautés de MegaMix

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Si le titre reprend le squelette de Future Tone, il apporte tout de même quelques spécificités. L’un des arguments mis en avant par Sega, c’est l’inclusion d’un mode Mix. Celui-ci permet de changer totalement les commandes d’une musique : au lieu d’appuyer sur les traditionnelles touches pour taper les bonnes notes, le mode Mix demande de détacher les Joy-Con et d’utiliser la détection de mouvement pour être en rythme. On en tient un dans chaque main puis il faut les aligner avec des barres qui défilent à l’écran et appuyer au bon moment.

Cela nécessite bien sûr de prendre en main le tout et il faut avouer que c’est un mode relativement amusant. On prend du plaisir à bouger en rythme et au moins, il faut avouer qu’un effort a été effectué pour user à bon escient les particularités de la Switch.

Cependant, force est de constater que l’on délaissera rapidement ce mode mix pour repasser dans le traditionnel mode arcade. Certains diront que c’est sympathique dix minutes et c’est tout, et ce n’est pas totalement faux. Bien que la détection de mouvement fonctionne plutôt bien, cela devient vite imprécis dès que l’on passe à un niveau de difficulté supérieure. En facile et normal, c’est amusant, mais le système montre vite ses limites au-delà. Assez insolite de nous voir jouer en mode extrême.

Qu’à cela ne tienne, c’est bien en mode traditionnelle que MegaMix brille. Il apporte également une fonctionnalité tout bête mais particulièrement plaisante : la possibilité de remapper ses touches. En passant par les options de personnalisation, vous pourrez ainsi modifier l’assignation des touches et configurer comme vous le souhaitez l’assignation de chaque commande.

Cerise sur le gâteau, vous pouvez aussi modifier l’affichage des touches pour y mettre les touches directionnelles par exemple, ou afficher le combo triangle/rond/croix/carré au lieu du A/B/X/Y. Un bonheur pour les joueurs de longue date trop habitués aux manettes de Sony et qui peuvent être perturbés par le changement visuel.

Une playlist endiablée

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Que serait un jeu Miku sans sa playlist. Ici, on y retrouve 101 morceaux, dont dix inédits. On y découvre de la J-Pop, du rock endiablé, des styles un peu plus particuliers et dans l’ensemble, cela fonctionne très bien. On y retrouve bien sûr, une majorité de musiques où Hatsune Miku en est la star comme on en a l’habitude. Des incontournables sont là, comme l’incroyable Senbonzakura, Akatsuki Arrival, Wold’s End Dancehall ou encore Remote Controller qui fait toujours autant sourire. D’autres au défi corsé sont présentes comme Sadistic.Music∞Factory ou encore The Intense Voice of Hatsune Miku.

On part donc sur une setlist qui plaira à de nombreux joueurs et avec un nombre déjà bien complet. On regrette tout de même la présence de nombreux DLC au lancement dont les morceaux auraient très bien pu figurer dans le jeu de base. Mais MegaMix se rattrape bien avec la présence de 10 nouveaux titres complètement inédits. Des musiques, déjà connues des fans comme 39 Music!, chanson thème du Magical Mirai 2016, mais qui sont pour la première fois jouables dans un jeu Miku.

Dans l’ensemble, ces nouveaux morceaux sont très bien équilibrés. Aussi bien dans leur difficulté, leur approche ou leur style. Catch the Wave fait office de thème d’ouverture et il faut avouer que c’est un délice de la jouer. Le clip animé est d’ailleurs particulièrement bien réalisé et nous montre Miku et ses amis voyager à travers le monde. On retiendra également Roki qui met en scène les jumeaux ou encore Alien Alien, qui fait partie de nos coups de cœur.

Dommage que l’ensemble des clips n’ait pas eu droit au même traitement en termes d’animations avec quelques morceaux qui se contentent du minimum. Bien que l’aspect minimaliste ne soit pas toujours signe de fainéantise, en témoigne l’adorable clip de Dreaming Chuchu qui conte une histoire d’amour avec une Luka terriblement craquante.

Nouvelles musiques de Hatsune Miku: Project Diva MegaMix

  • “Catch the Wave” – kz (livetune)
  • “Alien Alien” – Nayutan Seijin
  • “39 Music!” – Mikito-P
  • “Hibana” – DECO*27
  • “Teo” – Omori and Sakurai
  • “Roki” – Mikito-P
  • “Jigsaw Puzzle” – Mafumafu
  • “Dreamin’ Chuchu” – emon (Tes.)
  • “Ohedo Julia-Night” – Mitchie M
  • “Jitter Bug” – Nanashi Hachiya

Un éditeur de t-shirts en bonus

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Enfin, on terminera en abordant l’aspect personnalisation. Comme les précédents volets, il est possible de modifier la tenue (appelée Module) et les accessoires de nos stars. Purement cosmétiques, ces éléments permettent tout de même d’assurer un excellent fan-service. Ces objets se débloquent avec des Diva Points qui s’obtiennent en terminant les musiques et permettent également d’ajouter un prétexte supplémentaire à progresser à travers la playlist.

Plus de 300 modules peuvent être débloqués et il est aussi possible de jouer avec d’autres vocaloids (beaucoup moins connus). Une dernière nouveauté réside dans cette section, c’est l’ajout d’un éditeur de t-shirts. Il est possible de créer son propre haut avec un éditeur très classique mais qui fonctionne plutôt bien. Cela ajoute un petit plus à vos clips, même s’il faudra prendre en main l’ensemble.

Oh, et ne vous attardez pas trop sur la capture d’écran ci-dessus et mes non-talents de créateur. Soyons honnêtes, je n’ai jamais été bon pour créer quoique ce soit avec ces éditeurs (et n’ai jamais vraiment tenté), mais au moins, vous avez un aperçu de l’outil.

Avec sa playlist convaincante et ses mécaniques qui cartonnent toujours autant Hatsune Miku: Project Diva MegaMix est très clairement une excellente pioche pour les possesseurs d’une Switch. La visibilité en prend parfois un coup dans les difficultés les plus élevées mais jouer en mode nomade est un vrai plaisir.  Peut-être pas incontournable pour les joueurs qui disposent déjà de Future Tone, il dispose cependant de suffisamment d’arguments pour tenter à nouveau le fan, ne serait-ce qu’avec ses dix nouveaux morceaux inédits qui sont diablement chouettes à découvrir.

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

  • Miku avec soi, partout
  • Une playlist bien garnie
  • Une diversité de musiques agréable qui met en valeur l'accessibilité et la profondeur du gameplay
  • De magnifiques illustrations et des vocaloids parfaitement animés
  • Les dix nouveaux morceaux sont très bons
  • Un mode mix qui apporte un peu de folie avec les Joy-Con...
  • ... Mais dont on se lasse très vite
  • Pas de version physique en Europe
  • Une visibilité parfois impactée en difficulté extrême et supérieure
8
  • Switch

Hatsune Miku Project Diva MegaMix

A propos de notre notation

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Grand fan de la licence après l'avoir découverte sur PSP et avoir enchaîné les volets depuis le premier opus PlayStation 3, c'est toujours un régal de découvrir un nouveau jeu Miku. Cette itération ne vient absolument pas révolutionner la recette en se basant sur l'excellent Future Tone mais permet aux joueurs Switch d'avoir enfin un épisode sur la console, le tout, avec quelques nouveautés sympathiques. Si vous n'êtes pas un féru de la franchise et que vous avez déjà le titre sur PlayStation 4, alors l'achat ne vaut sans doute pas le coup, pas à plein tarif. Cependant, la présence des dix nouvelles musiques inédites pourrait justifier à elle seule un achat pour les fans, surtout que le tout se joue très bien en mode hybride un peu partout. Quel régal de refaire Tokyo Teddy Bear et Luka Luka Night Fever. Et pour terminer, j'avoue avoir eu un gros coup de cœur pour les morceaux Alien Alien, 39 Music et Catch te Wave.

Julien
s
Note du panda