Test Eternity : The Last Unicorn – Le Dark Souls des licornes

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N'est pas Dark Souls qui veut, et surtout pas ce jeu là.
Temps de lecture : 6 min.

L’équipe brésilienne Void Studios nous a pondu leur premier jeu, Eternity : The Last Unicorn. Déjà disponible sur PC et PS4, le jeu sortira plus tard sur Xbox One. Il s’agit d’un action RPG avec des mécaniques qui ont voulu être le plus classique possible. Avec une caméra fixe et un style hack’n’slash, le jeu propose un gameplay simple sans vraiment chercher à innover. Eternity : The Last Unicorn est une aventure en solo se déroulant dans un univers nordique où la narration ne se fera que par le biais de textes.

C’est l’histoire d’une elfe, d’un viking et d’un nain…

Test Eternity : The Last Unicorn - Le Dark Souls des licornes 1

C’est donc dans un univers nordique dans lequel prend place Eternity : The Last Unicorn. De nombreux noms que l’on a déjà entendu de nombreuses fois dans God Of War ou dans Northgard reviennent nous faire une piqûre de rappel. On se retrouve dans une aventure épique ou une elfe, et un un viking vont devoir unir leurs forces pour sauver la dernière licorne d’une malédiction. Un scénario extrêmement simpliste et sans aucune saveur nous est donc proposé. La sorcière est méchante, les gentils sont gentils, et il faut donc tuer la méchante. Du niveau d’une comptine pour enfants, le scénario ne fait que prendre des raccourcis et nous n’avons même pas l’impression d’accomplir une quête pour sauver un peuple. On notera néanmoins des légendes nordiques qui sont montrés pendant les temps de chargement, avec des illustrations déjà un peu plus inspirées.

Une longue balade nous est ainsi proposée dans un décor produit par le tout puissant Unreal Engine 4. Mais même avec un bon moteur de jeu, il faut savoir s’en servir et ici, nous pouvons émettre de nombreux doutes quant à son utilisation. En comptant les personnages jouables et les PNJ, il s’avère que tous ces derniers sont peu nombreux. Aucune expression faciale n’a été faite et le peu de PNJ présents semblent encore plus morts que les squelettes que nous combattons tout au long du jeu. Aucune voix n’est présente et toute la narration se fait par texte. Le seul son produit par les PNJ est le majestueux rot du nain qu’il vous lancera au visage à chaque fois que vous lui parlerez. Même si les décors semblent encore passables, de nombreux bugs graphiques s’y cachent. Seuls les shaders et les jeux de lumière arriveront à donner, au prix d’une cataracte, une ambiance féerique.

Quant au gameplay, nous y retrouvons de nombreux éléments de hack & slash et d’un souls. Taper vite ou fort, esquiver et lancer une attaque spéciale sont vos seules options au combat. Avec une caméra fixe dans l’espace, vous devrez prier pour que l’ennemi s’y trouve pour ne pas prendre des coups hors champ. Votre barre de vie se vide ridiculement vite, et seulement quatre coups venant de gobelins arriveront à la vider. Il n’y a aucune frame d’invincibilité, ce qui permet au monstre de vous enchaîner sans aucune pitié. Avec une difficulté injuste, le joueur devra essayer de trouver de la satisfaction après avoir survécu à trois squelettes. Les attaques spéciales vous paralyseront sur place pendant leur lancement, ce qui donnera une nouvelle occasion au monstre de vous faire subir des dégâts. Pour ce qui est du côté action du jeu, le résultat n’est vraiment pas top du tout. L’elfe et le viking qui sont tous les deux jouables ne possèdent quasiment aucune différence au combat. Le viking peut utiliser son bouclier pour réduire les dégâts subis, mais cela s’avère complètement inutile vu qu’il possède la même agilité que l’elfe.

Pour le côté RPG, nous avons un système de points d’expérience qui s’obtiennent lors des nombreux combats avec les monstres. Même si monter de niveau semble être une bonne idée pour réduire la difficulté des combats, il s’avère qu’entre cinq niveaux, la montée en puissance est quasi inexistante. Demandant de nombreux allers et retours sur votre groupe de monstres préférés, le farm pour monter de niveau vous demandera beaucoup de patience. Le jeu possède un système de craft qui n’est disponible qu’auprès d’un seul et unique PNJ. Certains objets à créer sont essentiels pour pouvoir progresser dans le jeu même si leurs importances ne sont jamais soulignées.

En ce qui concerne l’inventaire, nous avons le droit à quelque chose de simple et d’efficace, il permet d’accéder rapidement et sans transition à vos différents consommables. Les objets clé et les matériaux gagnés à la mort des monstres sont séparés dans différents onglets, ce qui nous accorde beaucoup de visibilité. Concernant par ailleurs les boss de Eternity : The Last Unicorn, ilssont dénués d’originalité et enchaînent leur nombre d’attaques très limitées jusqu’à ce que mort s’en suive. Avec des dégâts complètement inégaux, le premier peut quasiment vous tuer en une série de coups alors que le suivant fait des dégâts totalement ridicules par rapport à ce que les gobelins font.

Eternity : The Last Unicorn aussi appeler la police anti-fun

Eternity : The Last Unicorn 2

Votre progression sera sans arrêt interrompue par des combats et vous finirez par détruire le bouton d’esquive pour espérer fuir les groupes de monstres. Constamment à la recherche de la suite de l’aventure vous vous verrez tourner en rond dans des décors que vous connaissez déjà par cœur. Des objets acquis au cours de votre périple vous permettront de revisiter les lieux dans lesquels des objets étaient inaccessibles. Les passages d’un personnage à un autre sont forcés et ne peuvent être provoqués au bon vouloir du joueur. Les inventaires de l’elfe et du viking étant séparés, nous nous retrouvons régulièrement dans des situations frustrantes où le viking a ramassé un objet important que vous voudriez utiliser avec l’elfe. Les requêtes des PNJ se résument à chercher un objet, des monologues pourtant bien écrits se terminent souvent par des « J’ai perdu ceci, mais où est-il ?« . On peut facilement voir les développeurs rajouter ces quelques lignes dans le but de gratter quelques minutes de jeu avec des quêtes sans intérêt.

Point positif, Eternity : The Last Unicorn propose une traduction française. Mais pour ce qui est des touches pour le clavier vous n’aurez pas la possibilité de les changer et serez obligé de passer en qwerty à chaque fois. Toutefois, le jeu supporte les manettes de chez Xbox et de PlayStation pour les joueurs PC qui ont la chance d’en posséder. Outre les bugs graphiques, il y a aussi des bugs d’interfaces qui apparaissent fréquemment lorsqu’on joue un peu trop vite. Votre personnage peut facilement se bloquer après avoir fait quelques achats chez le marchand ce qui vous forcera à fermer le jeu avec un Alt F4 rudement efficace.

Une douzaine d’heures très décevantes vous sont proposées dans Eternity : The Last Unicorn. Une narration soporifique et classique au possible ne vous incitera jamais à connaître la suite. Un gameplay frustrant et juste méchant ne vous apportera aucune satisfaction sur les victoires totalement dénuées d’epicness qu’on aurait pu attendre dans un univers nordique. Ce jeu est donc un échec total qui fera fuir n’importe qui et dont la fin ne sera connue que des développeurs.

La note de l'auteur

Eternity : The Last Unicorn fut une véritable purge. La seule satisfaction que j'ai acquise lors de ce test était ma surprise à la vue des éléments du jeu plus mauvais les uns que les autres. Rencontrant bug sur bug, il fut difficile d'atteindre les cinq heures de jeux que j'ai passé dessus.

Tripixiels
f
Note du panda
3 10

Eternity : The Last Unicorn

Points positifs

  • Un gameplay simple
  • Les légendes nordique
  • Des décors et des illustrations sympathiques

Points négatifs

  • Une difficulté frustrante et injuste
  • Des personnages sans émotions
  • Des bugs en tout genre
  • Une narration sans aucun intérêt
  • Des montées en niveau quasiment inutiles
  • Des quêtes sans intérêt

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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