Que ce soit du côté de Corsair, Nacon ou Razer, quelques marques ont tenté de proposer des alternatives convaincantes aux manettes PS5 classiques de Sony. La filiale de Corsair (racheté en 2019) nous avait déjà convaincu avec la SCUF Reflex il y a quelques années. Avec la SCUF Omega, la marque dévoile une manette premium sans fil haute performance sous licence officielle PlayStation. Vendu à 239,99€, elle est avant tout destiné aux amateurs de jeux compétitifs pointilleux. De notre côté, elle nous a beaucoup impressionné.
Conditions de test : Nous avons utilisé la manette durant près de 2 semaines, majoritairement sur PS5 et sur PC.
Design et confort

SCUF Omega – déballage
Tout d’abord, la SCUF Omega propose un packaging complet avec :
- la manette
- un cable USB-A vers USB-C
- un dongle
- 3 joysticks supplémentaires
- 2 plaques de fermeture pour les boutons latéraux
- 2 plaques de fermeture pour les palettes internes
- Un sac de rangement
En outre, l’une des forces de SCUF réside dans le niveau de personnalisation proposé avant l’achat. Le site officiel permet en effet de choisir parmi une multitude de designs et de finitions. Pour ce test, nous avons eu entre les mains la version Omega Smoke. En matière de design pur, la SCUF Omega reprend les grandes lignes des manettes DualSense et DualSense Edge, mais elle se permet quelques touches personnelles qui lui permettent de se démarquer visuellement.
On retrouve par exemple un pavé tactile plus rectangulaire et épuré, des boutons personnalisables sur la partie inférieure ainsi qu’une barre lumineuse LED indiquant le niveau de batterie ou encore le profil actif. L’un des ajouts les plus marquants concerne les deux boutons latéraux situés à proximité des touches R1 et L1. Pour être honnête, nous n’avons pas réellement trouvé d’utilité à ces commandes supplémentaires, mais elles ont au moins le mérite de ne pas se déclencher accidentellement lorsque l’on actionne les gâchettes.
- Scuf omega test 3
- Scuf omega test 5
Certains joueurs compétitifs apprécieront peut-être ce petit extra, même si les deux boutons arrière et les deux palettes offrent déjà de nombreuses possibilités pour gagner en réactivité ou attribuer des raccourcis utiles. Nous apprécions également les interrupteurs de réglage des gâchettes, discrètement intégrés sous la partie supérieure de la manette.
Les poignées profitent quant à elles d’un revêtement caoutchouté en nid d’abeille offrant une excellente adhérence. Enfin, l’autre grande particularité de la SCUF Omega est sa façade amovible. Maintenue par plusieurs aimants, celle-ci permet de remplacer facilement différents éléments afin de personnaliser l’apparence de la manette. Cela inclut notamment la façade elle-même, le pavé tactile, les sticks analogiques ainsi que certains boutons.
C’est également sous cette façade que se trouvent les commandes de connexion et les différents sélecteurs permettant de basculer entre les modes PC et PS5, mais aussi entre les connexions Bluetooth, sans fil et filaire.
En matière de confort, la SCUF Omega est sans doute l’une des manettes PS5 les plus agréables à prendre en main à ce jour. Grâce à une forme légèrement plus bombée et à un poids contenu de seulement 253 grammes (contre 282 grammes pour la DualSense), elle procure une sensation de prise en main particulièrement réussie.
Performances

SCUF Omega – design Smoke
Bien que la SCUF Omega soit sous licence officielle PlayStation, elle n’intègre pas certaines technologies emblématiques de la DualSense, comme les retours haptiques ou les gâchettes adaptatives. Une absence récurrente sur les manettes compétitives tierces, liée en partie aux technologies propriétaires de Sony, mais aussi à la volonté de réduire le poids et la consommation énergétique afin de privilégier les performances.
Malgré cela, la SCUF Omega est sans doute la meilleure manette PS5 qu’il nous ait été donné d’essayer à ce jour. Elle coche pratiquement toutes les cases pour un usage compétitif : des sticks TMR précis et magnétiques limitant les risques de drift, ainsi que des boutons et une croix directionnelle mécaniques particulièrement agréables au toucher et extrêmement réactifs.
La manette propose également une fréquence d’interrogation pouvant atteindre 1 000 Hz sur PC, aussi bien en mode filaire qu’en sans-fil. Nous l’avons notamment mise à rude épreuve sur Rocket League, un jeu où la précision des sticks et la réactivité des commandes sont essentielles. Même si changer de manette sur un titre aussi exigeant demande forcément un temps d’adaptation, nous avons clairement ressenti un gain de contrôle de la voiture (notamment pour réaliser plus facilement des flips reset).
- Scuf omega test 6
- Scuf omega test 7
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Elle reste également très agréable sur des expériences plus orientées solo, comme Sword Art Online: Echoes of Aincrad, que nous avons pu essayer récemment. L’un des autres grands avantages de la SCUF Omega face à la DualSense concerne son autonomie. On connaît les limites de la manette de Sony sur ce point, mais ici il est possible d’enchaîner de longues sessions de jeu sans avoir à brancher le câble USB, avec environ 16 à 17 heures d’autonomie.
Enfin, nous avons eu le plaisir de constater que SCUF propose désormais un logiciel dédié à la configuration de ses manettes. Le petit bémol est qu’il faut obligatoirement passer par une application mobile disponible sur iOS et Android. Cette dernière permet notamment de remapper les touches, de configurer les G-Keys ou encore d’ajuster les zones mortes des sticks analogiques. L’interface se montre suffisamment claire et intuitive pour réaliser ses réglages rapidement et sans difficulté.




