Développé par Ryu Ga Gotoku Studio et édité par SEGA, Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties est le remake du jeu Yakuza 3 sorti en 2010. Cette nouvelle version se voit s’étoffer d’un contenu scénarisé inédit intitulé Dark Ties. En plus d’une nouvelle extension, Kiwami 3 vient ajouter une multitude de nouveaux contenus à son jeu de base, dont notamment des nouvelles activités annexes conséquentes, ainsi qu’un deuxième style de combat pour Kazuma Kiryu. Cependant, le remake n’arrive pas à se détacher de son moteur maison n’évoluant plus vraiment depuis plusieurs années, venant ainsi entacher l’expérience visuelle, sans pour autant gâcher ses qualités.
Conditions de test : Nous avons joué pendant 35h au titre, dans le but de voir l’étendue du nouveau contenu de Kiwami 3 Puis nous avons été voir le générique de fin de l’extension Dark Ties en 6h de jeu. Le tout à partir d’une version PS5 envoyée par l’éditeur. Par ailleurs, le testeur n’ayant pas joué au jeu original, ayant commencé à Like a Dragon, n’a pas trouvé dérangeants les ajustements liés au scénario. Cependant, une affaire en particulier a impacté notre avis final. En effet, le studio a gardé au casting de Goh Hamazaki, le très problématique Teruyuki Kagawa accusé d’agressions sexuelles par plusieurs femmes, totalement admis par ce dernier. Il a notamment reconnu publiquement avoir forcé un baiser, touché de manière inappropriée et retiré le soutien-gorge d’une femme sans son consentement. L’acteur s’est excusé par le biais de son agence en 2022, mais cela n’enlève en rien ses actes et sa présence au casting est problématique.
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ToggleUn Yakuza, un homme d’affaires et des problèmes
L’intrigue prend place directement après les événements de Yakuza 2. Kazuma Kiryu laisse derrière lui sa vie de yakuza après avoir recommandé Daigo Dojima en tant que président du clan Tojo, à la suite de l’assassinat de Yukio Terada. Suite à cela, Kiryu se retire à Okinawa dans le cadre de ses obligations personnelles pour le Morning Glory, un orphelinat dans lequel vit également sa fille adoptive, Haruka.
Cependant, la paix n’est que de courte durée pour notre protagoniste. En effet, Kiryu se retrouve rapidement embarqué dans l’engrenage des pressions politiques et mafieuses menaçant l’intégrité de l’orphelinat. Naturellement, il fera tout son possible pour protéger sa nouvelle famille, quitte à se fritter une nouvelle fois avec d’anciennes figures des différentes familles de yakuza qui viennent mettre des bâtons dans ses roues.
Yakuza Kiwami 3 se positionne comme le remake de la version sortie en 2010, en ajoutant des nouveautés en plus d’une mise à jour graphique qui peine à marquer. Parmi elles, on retrouve notamment une histoire inédite, Dark Ties, centrée sur le personnage de Yoshitaka Mine avant les événements de Yakuza 3. Permettant de découvrir les raisons de son passage du monde des affaires à celui du crime organisé.
Une histoire additionnelle d’une durée de vie avoisinant les cinq heures en ligne droite, une dizaine si vous faites tous les niveaux de l’arène de l’enfer, et les quelques missions annexes permettant de monter le karma de Kanda. Une extension de trois chapitres seulement, ne permettant pas suffisamment à Mine de briller, malgré l’aide de la mise en scène et du charisme incontestable de notre protagoniste.
Un scénario manquant de profondeur et de rythme, offrant une histoire classique dans les grandes lignes, bien en dessous de ce que nous propose la licence. En comparaison, nous sommes au même niveau qu’un Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erase his Name. Heureusement, la dernière heure relève le niveau, provoquant de l’émotion avec une mise en scène haute en couleurs.
Si l’histoire de Yakuza 3 reste globalement inchangée, il se glisse des petites modifications dans le scénario afin de raccorder les wagons avec Yakuza: Like a Dragon. Des ajouts s’inscrivant parfaitement dans l’idéologie que l’on se fait d’un remake. Elles ne dénaturent ni le jeu ni la licence, et permettent de rendre certains événements survenus dans les opus suivants plus cohérents.
Du combat 2 en 1 pour le plaisir des mains
Ce Yakuza Kiwami 3 permet également d’ajouter une multitude de nouveaux contenus, dont notamment un style de combat supplémentaire pour Kiryu. Le Ryukyu Style était plus ou moins présent dans la version de 2009, où Kiryu adoptait un style de combat plus lent avec des coups beaucoup plus lourds et impactants.
Avec ce remake, il dispose donc de son style de combat classique, Dragon de Dojima mais également le fameux Ryukyu Style. Une façon supplémentaire pour Kiryu de se battre. Inspiré des arts martiaux d’Okinawa, il se bat avec 8 types d’armes différentes qui apparaissent en fonction des différents combos qu’il exécute. En outre, cela rend les combats plus faciles car il facilite la gestion des amas d’ennemis, ainsi que de ceux qui se protègent.
Ces deux manières de combattre se voient être étoffées par un arbre de compétences, ajoutant entre autres de nouveaux combos. Dynamisant ainsi toujours plus un gameplay déjà bien solide dans ce domaine. Un gameplay qui aurait pu être encore plus mis en avant, si le jeu n’était pas daté visuellement. Seules quelques scènes lors des cinématiques sont jolies, mais en ce qui concerne l’ensemble du jeu, la qualité visuelle est très en dessous des standards actuels.
Du côté de Dark Ties, Yoshitaka Mine arbore un style de combat plus classique et proche du Dragon de Dojima. Ce dernier, armé de ses poings, dispose d’une agilité accrue lui permettant d’avoir un style de combat beaucoup plus vif que Kiryu. Cependant, hormis sa nervosité et ses frappes rapides, le gameplay de ce dernier reste dans la même veine que notre Dragon régional, attaques faibles et fortes, un mode enragé, et des exécutions jouissives. Mais sa manière de combattre l’empêche de saisir les ennemis pour s’en servir de punching ball.
Professeur Kazuma entre en action
Parmi les nouveautés de ce Kiwami 3, nous retrouvons le Morning Glory qui a subi un changement conséquent. En effet, dans la version originale, l’orphelinat ne servait uniquement qu’à la narration avec quelques interactions et dialogues. Désormais, toute une partie secondaire du gameplay s’alimente autour de l’orphelinat du Morning Glory, ajoutant une durée de vie conséquente au titre.
Kiryu devient un vrai papa poule avec ses “enfants adoptifs“. Ce dernier va entièrement s’occuper de la bâtisse, en s’occupant du jardin, cuisiner, aider aux devoirs et activités des enfants, attraper des insectes, pêcher, ou encore, prendre soin des différents animaux. Une vraie petite ferme avec vue sur la mer, pas du tout obligatoire pour le déroulé de l’histoire, mais s’avérant être une excellente surprise.
Ce n’est pas tout, le Bad Boy Dragon fait également son apparition en tant que nouveau mode annexe. A l’instar des Sujimons, Kiryu parcourt les rues dans le but de recruter des membres pour son gang de voyous d’Okinawa. Membres pouvant monter de niveaux et disposant de plusieurs échelons de raretés, ainsi qu’un rôle attitré (tank, dps, soutien). L’objectif étant d’affronter les différents gangs d’Okinawa, afin de rétablir l’ordre dans les rues.
Une partie annexe amusante dans les débuts, mais se trouvant rapidement redondante au fur et à mesure que nous progressons dans cette histoire secondaire. Les affrontements contre les gangs rivaux s’effectuent toujours de la même manière, dans des conquêtes d’arènes aux décors inchangés et un scénario qui peine à convaincre.
Une autre petite nouveauté s’est incrustée dans cette nouvelle version du jeu. LaLaLa Loveland introduit un mini jeu où Kiryu se connecte à d’autres PNJ à l’aide de son téléphone. Lui permettant ainsi de se faire plein de nouveaux amis sur ce réseau social, et ainsi débloquer quelques maigres récompenses, principalement décoratives, pour son téléphone. Nous sommes sur ce qui se rapproche du Tinder-like de Like a Dragon: Infinite Wealth, sans le côté fun et narratif de ce dernier.
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