Test EA Sports FC 27 – À part avec The Grounds, ce nouvel opus n’avance pas des masses

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Sans aucune surprise, la franchise footballistique d’EA revient avec EA Sports FC 27. Après une mouture 2026 qui parvenait à incorporer quelques nouveautés intéressantes, le titre continue son bonhomme de chemin en apportant des retouches sur ses bases, tout en focalisant sa communication sur son nouveau mode de jeu ouvert orienté hub social avec The Grounds. Avec ceci, on pouvait croire qu’EA Sports FC 27 allait offrir une expérience encore plus grisante que l’épisode précédent, mais hormis The Grounds, nous peinons à y voir de vraies révolutions cette année, et vous allez comprendre pourquoi dans notre critique.

Conditions de test : Nous avons joué à tous les modes d’EA Sports FC 27 durant une dizaine d’heures, incluant évidemment le nouveau mode The Grounds. Le titre a été testé sur PlayStation 5.

The Grounds, une première en demi-teinte ?

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Alex Hunter est de retour, et ce sera votre mentor – EA Sports FC 27 // Source : ActuGaming

LA plus grosse nouveauté cette année pour EA Sports FC 27 est bel et bien son mode The Grounds. Bien mis en avant durant ses diverses présentations en août dernier, The Grounds va vous faire parcourir une carte ouverte sous forme d’un hub social. Nous comprenons là qu’Electronic Arts a voulu s’inspirer des NBA 2K ou plus récemment des WWE 2K et de son mode The Island. Une idée qui, dans le fond, n’est pas si mauvaise, même si ce premier jet n’en est hélas qu’à ses balbutiements.

Sachez tout d’abord que nous retrouvons l’idée très basique de créer votre propre avatar une fois l’introduction du mode terminée. Nous avons là la possibilité de choisir la spécialité de votre protagoniste, tirée de joueurs reconnus. Vous pouvez choisir d’être un point d’appui à la Zlatan Ibrahimović, ou bien devenir un créateur à la Andres Iniesta, voire un mur infranchissable en tant que dernier rempart inspiré de Buffon. Clairement, on retrouve à peu de choses près ce que l’on pouvait faire dans le mode club en matière d’archétypes, et qui a été un peu retouché ici.

Rien de bien nouveau donc, et notez que vous devrez par la suite réaliser quelques objectifs de mentor. Par ce biais, vous devrez effectuer des quêtes assez génériques avec un nombre de types de matchs spécifiques à faire, comme un niveau d’archétype à monter pour terminer la mission, et recevoir des récompenses en crédits ou cosmétiques. Des cinématiques avec l’un des mentors s’enclencheront une fois la mission finalisée, et vous pourrez faire des choix de dialogues. Sauf qu’ici, ces derniers n’auront hélas aucun impact sur la suite de votre progression.

Un premier écueil, à l’image du système de quêtes des mentors, ces dernières étant peu inspirées et relativement sous-exploitées au niveau de leurs mécaniques. C’est encourageant certes, mais on est loin d’une expérience de jeu révolutionnaire. Toutefois, nous ne pourrons qu’apprécier les différents quartiers dans lesquels on se balade et qui font penser à chaque mentor que l’on rencontre. C’est déjà ça de pris, et les anecdotes que l’on peut lire sur quelques murs de chaque quartier restent appréciables, tout en nous aident à nous immerger un tant soit peu.

Pour le reste, hormis les missions de mentor, que peut-on faire de plus ? Sachez que vous pouvez déjà vous amuser à tirer sur des cibles vertes en vous baladant. Ceci est bien amusant cinq minutes, mais soyons sérieux, vous n’allez pas passer votre temps à faire cela. Néanmoins, l’une des choses intéressantes de The Grounds concerne son aspect social. Vous verrez d’autres joueurs vadrouiller sur la map, et vous pourrez même vous téléporter à votre guise sur tous les types de matchs que vous souhaitez, et ainsi vous mettre dans une file d’attente en attendant de voir des joueurs avec leur avatar vous rejoindre.

C’est une riche idée, sauf quand vous devez parfois attendre plusieurs minutes avant d’avoir le nombre de joueurs suffisant pour effectuer juste des matchs en 5v5, ou d’autres matchs plus décontractés. En effet, The Grounds accueille de nouveaux modes avec le tir au panier façon basket, le monopole ou contrôle du ballon, la course au ballon, voire carrément un mode façon ballon de baudruche où il faut éclater le ballon de l’adversaire pour l’éliminer. Il y a mine de rien un bon contenu dans The Grounds, bien que ce hub social n’invente pas grand-chose et sous-exploite pas mal de mécaniques.

En effet, l’ensemble repose beaucoup trop sur des récompenses en crédits ou cosmétiques qui vont intéresser les collectionneurs, mais un peu moins les autres joueurs. Ce mode est en tout cas parti pour rester dans les prochains EA Sports FC, et on espère qu’EA Sports fera tout son possible pour l’améliorer considérablement. Cette carte ouverte à un certain potentiel, tout en proposant quelque chose de rafraichissant. D’ailleurs, le mode sera régulièrement mis à jour durant diverses périodes ou événements, montrant qu’EA Sports veut en faire un hub social évolutif. À voir si ce mode sera bien accueilli et bien rempli par les joueurs à terme, même si ce n’est pas si bien parti.

Presque rien à signaler sur les autres modes ?

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Bon, au moins on peut faire sa carrière en contrôlant de nouvelles icônes ! – EA Sports FC 27 // Source : ActuGaming

Dans les autres modes de jeu, il n’y a pas eu d’énormes bouleversements, bien qu’il y ait eu de légères retouches sur le mode Carrière. Grosso modo, l’un des gros changements de ce mode réside dans le système de Gén dynamique. Autrement dit, en fonction du statut du joueur du moment, en passant par son moral ou encore sa condition physique, cette dernière pourra être logiquement affectée.

Il faut l’avouer, cette mécanique est beaucoup plus grisante, d’autant que les conférences de presse à choix de dialogues influant sur le moral auront un impact significatif sur la montée de la Gén dynamique d’un joueur en question, voire de l’équipe entière. Il en sera de même pour la note de certains joueurs après les matchs, qui pourra grandement impacter leur Gén. Dans l’absolu, l’équilibre de cette mécanique de jeu est globalement correct, mais pourrait encore s’améliorer sur certains points.

C’est l’une des rares nouveautés intéressantes de ce mode Carrière qui donne une cartouche en plus pour nous immerger, et notez que les transferts ont aussi été revus. Ces derniers sont beaucoup plus crédibles, et de nouvelles options de transfert sont de la partie. En plus d’une exigence qui se ressent dans chaque transfert que l’on effectue, le titre nous offre quelques options supplémentaires comme échelonner le paiement du transfert, voire y ajouter un pourcentage à la revente si votre joueur explose dans un autre club une fois vendu.

Dans l’absolu, le mode Carrière s’est amélioré juste par petites touches en conservant toutes les fondations déjà solides. Pour le reste des petites nouveautés, on pourra souligner de nouvelles conférences de presse, mais aussi des événements inattendus avec la possibilité de voir des joueurs parler entre eux et ainsi régler quelques situations tendues, voire tout simplement faire capoter un transfert. Le côté formation des jeunes subit de légères modifications avec la faculté de les développer pour ensuite les faire monter en puissance. C’est plutôt complet, mais le bémol résidera sur le mode Carrière Pro, qui n’a pas de nouveautés à son actif.

Pour ce qui est de Ultimate Team, on ne peut pas dire que les nouveautés soient légion non plus. Hormis une légère refonte de l’interface et l’inclusion d’un système d’album afin d’avoir un historique sur les cartes obtenues, voire de tenter d’augmenter leur grade et gagner des récompenses, autant dire que le reste n’a pas diamétralement bougé d’un iota. Alors oui, on peut désormais effectuer des tournois hors ligne pour ceux qui ne veulent pas jouer contre de vrais joueurs, mais au-delà de ça, les nouveautés ne seront autres que des ajustements.

Autant dire tout de suite qu’Ultimate Team n’a pas été la grosse priorité d’EA Sports cette année, au même titre que les autres modes de jeux existants. Comme chaque année, vous allez retrouver les modes coup d’envoi, saison solo ou en coopération, compétitions ou encore les amicaux en ligne. Ceux-ci restent fidèles à eux-mêmes, et n’ont évidemment subi aucune modification.

Cela permet d’avoir quand même un contenu toujours touffu, même si l’on pourra regretter le côté inchangé des modes, et l’absence de certains championnats voire de certaines équipes ou sélections. Car une fois n’est pas coutume, EA Sports FC 27 compte l’absence remarquée des championnats russe et ukrainien, mais aussi de quelques équipes nationales qui manquent à l’appel. Également, nous n’avons toujours pas la moindre trace d’équipes africaines (à part le RD Congo et le Ghana), mais également de certaines licences de quelques clubs, mais ça, on commence à avoir l’habitude et c’est regrettable.

Des petites retouches dans le gameplay, et c’est tout…

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Le nouveau système de corner, discutable – EA Sports FC 27 // Source : ActuGaming

EA Sports FC 27 n’a pas non plus une pléthore de nouveautés à nous proposer cette année, même s’il y a du mieux sur certains compartiments de la jouabilité. Cela se ressent manette en main, la maniabilité de nos joueurs est largement plus réactive que dans son prédécesseur. Ainsi, pour se retourner ou encore accélérer voire faire des passes, nos footballeurs sont un peu moins nonchalants dans la prise de balle et les animations sont indéniablement plus fluides pour la construction du jeu.

D’ailleurs, la construction du jeu reste tout aussi grisante en mode compétitif comme réaliste. En premier lieu, le soft s’offre moins d’automatisation au niveau des passes, tirs et centres (du moins sur le côté réaliste, ce qui est une bonne chose), et le plaisir de construction est bel et bien présent, il y a très franchement de quoi se régaler. De plus, l’IA est beaucoup plus intelligente dans les déplacements et les appels, afin de donner un peu plus de possibilités d’attaques dans la profondeur, par exemple.

Il n’y a pas à dire, EA Sports FC 27 est complètement jubilatoire de ce côté-là en proposant de nouvelles manières d’attaquer aux joueurs, mais nous pourrons cependant pester sur le nouveau système de corner. Désormais, une fois que vous avez pressé la touche pour choisir votre jauge de puissance, vous aurez un petit laps de temps pour placer votre joueur, et tenter de récupérer ou reprendre le ballon pour tenter de la mettre au fond des filets.

Si nous voulons bien admettre la volonté des développeurs de vouloir donner un côté gratifiant aux coups de pied arrêtés, force est de constater que la mayonnaise ne prend pas sur ce nouveau système plus contraignant qu’autre chose, et donnant lieu aux mêmes actions en boucle. Ajoutons à cela des contres favorables un peu plus énervants ou encore des gardiens (notamment sur le gameplay réaliste) qui ne sont pas si sereins que ça sur certaines frappes, et on obtient quelques éléments de gameplay frustrants au même titre que l’IA que nous affrontons.

Cette dernière est beaucoup plus relevée que les précédents opus, et cela se voit. Elle s’adapte à notre jeu, est horriblement agressive, et peut vous punir sans vergogne sur la moindre négligeance défensive. Une défense qui d’ailleurs, est toujours problématique malgré la volonté d’EA Sports de privilégier cette année la défense manuelle. Switcher entre les joueurs est désormais une nécéssité afin de réaliser les bonnes interventions, mais cela ne corrige pas pour autant les problèmes pour défendre, où c’est hélas toujours compliqué.

Il n’est pas rare de rapidement vous faire enrhumer dans la zone de vérité, et de vous prendre un but une fois sur deux. Et même si les tacles sont beaucoup plus propres avec moins de chances de les rater (et encore…), le soucis nous semble bien plus profond que cela. Il en va de même sur le côté compétitif où nous aurons un équilibre franchement discutable, et montrant qu’il y a des différences flagrantes entre le gameplay de la bêta et cette version finale.

Vous l’aurez compris, le gameplay d’EA Sports FC 27 cette année s’améliore un peu, mais ne corrige pas foncièrement les défauts que l’on connait depuis pas mal d’épisodes. Si nous concédons que les centres sont un peu plus manuels et plaisant, que la physique de balle est légèrement meilleure ou bien que le gameplay est plus fluide avec de nouvelles animations, il y a encore trop de déchets dans le gameplay.

Nous aimerions d’ailleurs bien avoir le gameplay réaliste sur les modes en ligne, d’autant qu’une option de filtrage peut-être largement ajoutée pour trouver des joueurs ayant les mêmes paramètres que nous. Nous ne sommes pas sûr que cela arrivera de sitôt, et sachez également que l’équilibrage entre les habiletés des joueurs est aussi à revoir comme le jeu physique, qui manque encore de peaufinage de ce côté-là… Décidément, EA Sports aura encore du pain sur la planche pour l’année prochaine.

Une ambiance sonore et graphique inchangée

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Le changement graphique, c’est pas maintenant – EA Sports FC 27 // Source : ActuGaming

Si vous vous attendez à une révolution graphique, ce n’est encore et toujours pas le cas. Bien que nous ayons évoqué plus haut de nouvelles animations pour rendre le jeu plus fluide sur le gameplay, sachez que l’on reste sur la même disposition que l’an passé. Le jeu est bon graphiquement, mais sans gros plus. Même le mode The Grounds ne casse pas des briques techniquement, et sachez même que le titre souffre encore de quelques soucis de crash et parfois quelques freezes sur les menus de certains modes.

Vous l’aurez compris, rien à signaler, c’est juste sympa sans plus. En revanche, la tracklist cette année est plutôt variée, et fait déjà beaucoup mieux que son prédécesseur. L’ambiance lors des matchs est elle aussi toujours fidèle, mais il va falloir par contre commencer à changer les commentaires d’Omar Da Fonseca et Benjamin Da Silva, qui commencent à prendre un sévère coup de vieux.