TEST. Dying Light – Walking Dead façon jour et nuit

Voir la note

Après de longs mois d’attentes, de reports et d’annulation, le très convoité jeu de survie de Warner débarque dans nos salons. Depuis son annonce, de très nombreux fans de ce genre, notamment à la rédaction, l’attendaient avec impatience et l’on se demande si cette mise en haleine depuis des mois est justifiée. Entre action, survie et artisanat, qu’en est-il de Dying Light ?

Le titre de Warner aura décidemment eu du mal à pointer le bout de son nez : après de multiples reports, puis une amputation au niveau des consoles PlayStation 3 et Xbox 360, nous avons appris il y a peu que la version boîte du jeu ne sera disponible que le 27 février prochain, soit un mois après la sortie du titre. Mais venons-en au fait : Dans Dying Light, vous allez incarner Crane, notre protagoniste qui arrive dans la cité de Harran. Cette dernière a été touchée par une épidémie virale qui transforme les gens en zombies, et la zone est alors mise en quarantaine pour éviter que le virus se développe ailleurs. Un classique allez-vous me dire. Le gouvernement se demande ainsi s’ils doivent éradiquer ou non complètement la ville et, coupés de toute communication, les survivants à l’intérieur n’en savent évidemment rien(Sinon, ça n’a rien de drôle).

Recueilli par l’un des groupes de survivants, nous apprendrons au fur et à mesure du scénario que notre héros n’est autre qu’en infiltration pour le gouvernement afin dans savoir d’avantage sur ce qu’il se passe localement. Il devra alors rendre régulièrement des comptes grâce à une radio et vous apprendrez petit à petit de nouveaux éléments sur sa fonction de double agent. Voilà, pour le scénario, à part vous dire que vous devrez vous battre contre des zombies, des zombies, des zombies et d’autres survivants, c’est à peu prêt tout. Et là, on commence avec un premier défaut : une histoire sans suspense, plate avec une impression de « déjà-vu ».

Un premier défaut ai-je dit ? Ah non, j’ai oublié de vous préciser que la version française était tout bonnement… dégueulasse. Bien que quelques doubleurs font un très bon boulot (tel qu’un des doubleurs de South Park), certaines doublures sont juste infâmes, avec des situations mal gérées (Bonjour le survivant qui brûle dans les flammes et qui dit d’une voix nonchalante : « Enfuis-toi, sauve-toi ». Non, non, je brûle, c’est pas grave). Et je ne parle pas des phrases prêtes à se chevaucher et bien sûr, les quelques décalages entre la bouche qui articule et la voix off. Bref, je pense qu’en VO, ça aurait été mieux. Point.

La nuit, sortez couverts

dying light1

Vous l’avez compris, Dying Light ne fait que suivre la tendance des jeux de zombies et de survie du moment. Mais là où le titre tire son épingle du lot, c’est votre personnage qui pourra grimper un peu partout un peu à la manière d’un Mirror’s Edge, où le parkour prends une place importante dans vos déplacements. Mais cette possibilité de grimper sur les toits, les maisons mais aussi sauter et glisser vous permettra surtout d’augmenter vos chances de survie. Et cette vraisemblance avec le jeu de Dice et Electronic Arts se fait aussi ressentir dans les déplacements, avec notamment la possibilité de glisser et de faucher vos ennemis en les taclant.

Autre très grosse particularité du soft, le dernier bébé de Techland offre un cycle jour/nuit qui viendra apporter une bonne dose d’adrénaline à l’approche du crépuscule. Bien que la journée, vos escapades en ville ressembleront à des balades une fois le jeu bien en main, la nuit semble une toute autre histoire : les zombies deviennent excités, se déplacent beaucoup plus rapidement, et c’est surtout l’occasion à tout autre être infâme de sortir de sa cachette. Ainsi, vous retrouverez entre autre des hurleurs ou encore des rapaces, qui vous demanderont d’être des plus réactifs et surtout, des plus rapides. Les adorateurs de Resident Evil vont notamment s’y retrouver un peu puisque ces derniers peuvent s’apparenter aux hunters en un peu plus petit et rapide.

Cette gestion de la nuit apporte un réel plus au titre, en insistant sur l’aspect survie : vous devrez alors trouver un endroit où vous réfugiez pour passer la nuit. Ainsi, il existe plusieurs endroits dits « sécurisés » où vous pourrez vous cacher en attendant que l’aube pointe son nez. Néanmoins, si vous n’atteignez pas le point en question avant la tombée de la nuit, celle-ci va vous réserver de nombreuses surprises, et c’est là que le titre, Dying Light prend tout son sens… Mais cette gestion du temps soulève un autre point positif du titre : l’environnement. Il n’y a pas à dire, le soft offre tout de même des effets de lumière tout simplement incroyable, avec des couchées de soleil magnifiques et un système de météo élaboré, avec un orage qui viendra perturber votre ouïe ou encore les rayons du soleil qui vous empêcheront de bien distinguer les zombies. Un grand bravo !

T’as pas de flingue mec ! Cours !

dying light2

Un jeu de survie où on a des centaines d’armes et de munitions ? Faut pas rêver ! Le soft intègre évidemment son lot d’armes, de modifications et de crafting, et se rapproche un peu à la série Dead Island. Vous aurez alors tout un système d’artisanat qui vous permettra de créer des kits de soin, des nouvelles armes, des cocktails molotovs, des shurikens et j’en passe. Et pour avoir la possibilité de les fabriquer, vous devrez trouver les plans en question et évidemment, les matériaux nécessaires à la fabrication. Mais là où certains jeux de survie offrent peut-être « trop » de possibilités de crafting, Techland a su doser son expérience en offrant une belle liste d’objets à confectionner sans pour autant en avoir de trop. Histoire de rendre le jeu accessible à tous les goûts.

Cela ne s’arrête cependant pas à un simple système d’artisanat, puisque toutes vos armes sont sujets à une durabilité : plus vous l’utiliserez et plus vous taperez du zombie avec, plus elle s’abîmera jusqu’à se casser. Et vous serez obligés de soit la réparer, soit tout simplement la remplacer. Les armes à feu sont également présentes mais il ne faudra pas trop compter dessus au vue de leur faible intervention, et ont juste le mérite d’exister.

Côté technique et graphisme, nous allons sans doute aborder un point qui chagrine : l’optimisation peut sembler très mauvaise pour certains, et même si le titre peut tourner à 60fps à l’intérieur sur certaines configurations, beaucoup se plaignent d’une baisse à 30/40 en extérieur. De plus, il est fréquent de remarquer une chute brutale de framerate, également sur consoles, qui viendra fortement impacter l’expérience de jeu. Nous attendons évidemment un patch pour tout cela, à moins que le jeu ne plante encore une fois : en plusieurs heures de jeu, la rédaction a connu plusieurs retours bureau sur PC et quelques messages d’erreur sur PlayStation 4 (Rien sur Xbox One, on touche du bois). De quoi faire rager quelques personnes, surtout que les sauvegardes automatiques ne sont pas très fréquentes.

Ceci dit, nous n’allons pas en rester sur un point négatif puisque le jeu offre tout de même des graphismes et des visuels incroyables. Et outre la gestion des effets de lumière précédemment énoncée, le titre est tout de même très très beau, et est digne de la nouvelle génération, malgré il est vrai, certaines textures peu convaincantes de près. Et notons également que Dying Light apporte une excellente durée de vie, avec de nombreuses quêtes annexes, un peu à la manière d’un MMO où vous devrez ramasser tel objet, aller d’un point A à un point B et revenir afin de faire monter un peu votre réputation. Un système de compétences vous permettra aussi d’améliorer vos aptitudes avec trois branches distinctes : l’agilité, pour vos déplacements, la puissance, pour les combats contre les zombies, et la branche survivant pour… la survie (Perspicace hein ?)

Notre vidéo test de Dying Light

Malgré une sortie, il faut l’avouer, des plus compliquées, le titre de Techland respecte ses engagements, et beaucoup de joueurs qui l’attendaient, moi y compris, ne sont pas déçus. Après une longue mise en haleine, Dying Light saura combler tous les fans de Survival – Horror avec une très bonne expérience en matière de survie avec « enfin » une véritable sensation d’être toujours sous pression, surtout la nuit. On regrette tout de même une VF mal faite, une optimisation pas géniale et des soucis techniques qui auraient pu être arrangés avec un mois de travail supplémentaire. (Bah quoi, on est plus à ça prêt hein ? Cela aurait coïncidé avec la version physique). Ceci dit, Dying Light est époustouflant, incroyable et magnifique. Les longs mois d’attente valaient le coup et le titre est à recommander, en tout cas, au moins aux amoureux de Survival – Horror.

 
La note de l'auteur

Une belle surprise pour ma part. J'ai vraiment apprécié le titre, particulièrement sur PC. Le système de progression est sympa, la survie bien intégrée, le jeu est beau et le gameplay mi-parkour mi-action m'a séduit. M'enfin, j'aurais préféré un Dead Island 2, je ne vous le cache pas...

Julien
b
Note du panda
8 10

Dying Light

Points positifs

  • Menacé et sous pression, à chaque sortie
  • L'expression « C'est le jour et la nuit » qui résume tout
  • Le nombre de choses à faire et les quêtes annexes
  • Le parkour façon « survie »
  • Le crafting, bien dosé
  • Les effets de lumière et les événements météorologiques
  • Le DLC « Be The Zombie », gratuit et fun
  • Les bruitages et les sons d'ambiance
  • Les graphismes époustouflants par endroit [...]

Points négatifs

  • [...] Mais des textures qui chagrinent de près
  • La VF, dégueulasse
  • L'optimisation, pas géniale
  • Les bugs, crashs et effets de flou
  • L'histoire et le scénario, bidon à souhait

Ce test a été réalisé à partir d'une version commerciale

A propos de notre notation