La saga horrifique Halloween fêtera son cinquantième anniversaire en 2028, tout comme son emblématique tueur répondant au doux nom de Michael Myers, qui terrifie depuis 1978 les salles obscures. Pour l’instant aucun nouveau film n’a été annoncé pour les festivités, mais la franchise continue néanmoins de faire parler d’elle avec la sortie récente d’un nouveau jeu.
Développé par IIIFonic et édité par Gun Interactive, Halloween: The Game est un jeu multijoueur asymétrique à l’instar du très célèbre Dead by Daylight toujours invaincu dans le genre. Par ailleurs, le soft de Behaviour Interactive a perdu il y a quelques temps les droits d’exploitation de la licence Halloween, laissant ainsi Michael Myers passer sous les projecteurs de son propre jeu.
Cependant notre très cher homme masqué aurait mieux fait de rester aux côtés de l’entité de DBD, où ce dernier disposait d’une carrière assurée sur de longues années encore. En effet, IIIFonic est habitué aux jeux multijoueur asymétriques à licence qui finissent dans l’oubli, puisque ces derniers sont à l’origine de Predator: Hunting Ground et du regretté Friday The 13th: The game. Et malheureusement pour Halloween: The Game, son destin est probablement déjà scellé pour lui aussi.
Condition de Test : Nous avons joué pendant une quinzaine d’heures au titre, dont 1h30 pour finir l’histoire de Michael, à partir d’une version PC envoyée par l’éditeur.
Une histoire d’un tueur fou et d’étudiants
Tel un bon tueur fou, Michael a pour objectif de traquer et d’éliminer tous les survivants présents à Haddonfield. Pour ce faire, notre tueur masqué dispose de plusieurs pouvoirs lui permettant notamment de se déplacer à travers les ombres, de détecter les cibles à proximité ou encore de couper les lumières et les batteries de véhicule d’un simple regard. Par ailleurs, d’autres capacités viennent se débloquer progressivement en montant de niveau et en accomplissant des défis, venant enrichir le catalogue à six pouvoirs.
En passant à la première personne, Myers peut observer les habitants et faire grimper leur jauge de « Stalk », augmentant ainsi progressivement leur niveau de peur et les rendant plus vulnérables aux attaques meurtrières. Une fois tous les civils éliminés, joueurs comme IA, il ne reste plus qu’à Myers de se fondre parmi les ombres, et quitter la ville en passant à travers les barrages de police pour l’emporter.
Halloween propose un petit mode histoire expéditif découpé en cinq chapitres et un prologue particulièrement intéressant. Cette campagne nous fait suivre Michael lors de son évasion de l’établissement psychiatrique Smith’s Grove Sanitarium, et retrace par la suite les événements du premier film en les interprétant à travers la vision de Myers, tout en nous présentant les graphismes moyen du titre ainsi que ses animations de mouvements proche du ridicule.
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Chaque chapitre de cette courte histoire d’une heure et demie, nous permet d’en apprendre un peu plus sur le gameplay de tueur, servant ainsi principalement de tutoriel avant de se lancer dans le multijoueur. Cependant, aucune aide n’est proposée en ce qui concerne le côté des survivants se trouvant pourtant tout aussi complexe, voire plus, dans les démarches laborieuses à suivre pour l’emporter sur Myers.
Ces derniers ont plusieurs manières de s’échapper du tueur, avec des objectifs de fuite rappelant étroitement ceux présents dans Friday the 13th. De ce fait, ils peuvent fuir le boucher d’Haddonfield en réparant une voiture, en appelant à maintes reprises les policiers pour qu’ils arrivent en nombre avec un fourgon, ou en ouvrant des bunkers et portillons à l’aide d’outils adéquats.
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Un système de score récompense les différentes actions réalisées durant la partie, et détermine à la fin qui des deux camps a gagné la partie. Celui-ci accroît grandement lorsque les survivants permettent aux cibles prioritaires de s’échapper, et à l’inverse si Myers parvient à mettre la main sur eux c’est son score à lui qui se voit gratifié. Vous pouvez également gagner de l’expérience qui augmente votre niveau de joueur, permettant de débloquer des cosmétiques ainsi que des capacités de tueur, ou cartes avantages pour le côté des survivants, mais cela ne permet pas au titre de passer outre les limites à l’amusement et au renouvellement du gameplay.
Une soirée d’Halloween chiante à mourir
En tant que survivant, la mort n’est pas signe d’une partie finie comme dans les autres jeux du genre, puisque vous avez toujours la possibilité de réapparaître en tant que policier pour faire exactement les mêmes actions que lors de votre vie antérieure, sauf que cette fois-ci vous apparaissez avec une arme à feu. Si sur le papier cette mécanique est intéressante, elle met en lumière un point de non-retour quant à l’ennui des parties à rallonges que propose Halloween: The Game.
Vous n’avez pas forcément envie de mourir, ce qui est normal, mais vous avez encore moins envie de vous échapper étant donné que vous êtes obligé d’attendre que la partie se finisse en tant que spectateur, ou espérer que vos collègues survivants réussissent à vous faire apparaître en tant que policier. Mais attention pour combler votre attente, vous pouvez faire des QTE dans le seul but de débloquer des cartes avantages pour le survivant que vous êtes en train d’observer.
Durant vos sessions à ne rien faire vous pouvez être témoin des nombreuses exploitations de bugs et de triches, permettant aux survivants d’être invincibles tout en conduisant des voitures de police pour maltraiter notre pauvre Michael se trouvant totalement démuni et impuissant de la situation. Un comble pour un tueur censé être menaçant de devenir la proie des survivants, il doit sûrement regretter son contrat avec Dead by Daylight où il était bien plus terrifiant et respecté.
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C’est d’autant plus regrettable que son gameplay se révèle pourtant amusant, avec notamment l’utilisation des différents pouvoirs, ainsi que la possibilité de jouer avec les lumières pour se camoufler, donnant la sensation d’incarner un tueur en série menaçant, malheureusement ce sentiment n’est pas partagé par nos ennemis étant donné la maltraitance infligé à notre pauvre Michael. Les éliminations environnementales procurent également une véritable sensation de puissance une fois réalisées, mais encore faut-il passer par une séquence de QTE venant casser l’amusement.
Si vous n’êtes pas en pleine observation de vos coéquipiers, c’est probablement parce que vous êtes en train d’effectuer votre jogging nocturne dans cette ville déserte à toute hostilité. Durant la plupart de vos parties vous êtes amené à passer votre temps à courir à la recherche d’outils et de moyens de vous enfuir sans pour autant qu’il ne se passe un quelconque événement. D’autant plus que si vous n’éprouvez aucun plaisir à jouer, vous avez toujours l’option de vous cacher et d’attendre que la vingtaine de minutes s’écoule pour remporter la partie.
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Si cela ne suffisait pas, il faut également faire attention lorsque vous incarnez Michael, puisque si vous vous mettez au statut « prêt », la partie se lancera même si aucun autre joueur survivant ne se trouve dans votre salle d’attente, causant le lancement d’une partie avec uniquement des bots IA à éliminer. C’est également le même problème côté survivant, où si le tueur quitte la partie en cours de celle-ci, cette dernière ne s’arrête pas et vous continuez votre escapade dans la ville en toute sérénité.











