TEST. Yakuza 5 – Le Yakuza cinq étoiles ?

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Trois années depuis la sortie japonaise, Yakuza 5 pointe le bout de son nez en occident, au format dématérialisé uniquement. Reprenant le bon concept de son aîné avec plusieurs personnages jouables, le cinquième volet est le dernier à être sorti sur le PlayStation 3 en Europe, est-il à la hauteur de ses prédécesseurs ?

Sorti le 8 décembre 2015 sur le PlayStation Store de notre bonne vieille PlayStation 3, Yakuza 5 est passé totalement inaperçu et ce pour deux raisons, l’absence de communication de la part de Sega mais également la montée en puissance des nouvelles consoles. Cet épisode a failli ne jamais voir le jour en occident, puisqu’il aura fallu attendre pas moins de trois ans pour qu’il débarque chez nous, uniquement en version dématérialisée.

Pour se rattraper, Sega nous propose son jeu à un prix très abordable en version complète puisque tous les DLCs sont directement inclus, ce qui permet d’avoir un contenu encore plus riche. L’histoire débute après les événements de Yakuza 4, le cinquième opus reprend la principale nouveauté du grand frère avec une multitude de personnages à jouer.

Cinq villes aux ambiances bien différentes

Yakuza 5

S’il y a bien un point plaisant dans la franchise Yakuza, c’est l’exploration de quartiers inspirés des villes japonaises réelles. Au programme, nous avons trois nouveaux quartiers avec Nagasugai à Fukuoka, Tsukimino à Sapporo et Kin’eicho à Nagoya. Les deux autres quartiers sont bien connus des joueurs puisqu’il s’agit de Kamurocho à Tokyo, ville présente dans tous les épisodes de la saga ainsi que Sotenbori à Osaka qui fait son grand retour en haute définition après Yakuza 2. Chaque quartier a son ambiance avec ses ruelles commerçantes, ses bars et autres activités divertissantes en tout genre, mention spéciale à Tsukimino et son festival de la neige qui ravira les touristes virtuels.

Pour profiter au mieux des lieux, les développeurs ont pensé à ajouter des objectifs secondaires comme la collecte de clés de casier présente dans les jeux précédents, ainsi que la prise de photos d’endroits touristiques et des cartes aux trésors à reconstituer. Le système de révélation des personnages est toujours présent, pour rappel il s’agit d’événements loufoques qui interviennent à des endroits précis, le joueur doit alors réussir une suite de QTE pendant l’événement pour prendre les photos au bon moment. Ces actions secondaires vont permettre à chaque personnage de débloquer de nouveaux enchaînements à utiliser lors des combats.

La liberté dans les déplacements est assez réduite et moins intuitive que par le passé, en effet les personnages sont par exemple obligés d’utiliser les passages piétons pour changer de rue par exemple, ça parait bête mais parfois il faut courir au moins 30 secondes pour trouver ce fameux passage et on a tendance à perdre du temps lorsque l’ont veut avancer rapidement. On retrouve ce genre de défaut à d’autres endroits avec des zones fermées, elles existaient déjà par le passé mais sur Yakuza 5 on ne s’attend pas à être stoppé surtout en plein « cœur » du quartier, ce qui peut devenir frustrant pour certains joueurs.

Cinq destins liés

Yakuza 5

L’histoire débute avec un certain Suzuki Taichi, un chauffeur de taxi qui n’est autre que le grand héros de la franchise Kazuma Kiryu ! En effet, sa fille d’adoption, Haruka, semble promise à une grande carrière d’idole et pour éviter la moindre interférence, Kazuma doit se faire discret. Il quitte donc l’orphelinat des tournesols pour Fukuoka. Sa reconversion semble bien se passer mais malheureusement, comme d’habitude, ça ne va pas durer, car le clan Tojo est de nouveau en grande difficulté et Daigo Dojima, son actuel chef est menacé.

Pour la seconde partie, nous allons prendre le contrôle de Taiga Saejima, déjà présent dans Yakuza 4, il est de nouveau emprisonné mais va être obligé de s’évader pour découvrir la vérité cachée derrière la mort de son ami Goro Majima. Yakuza 5 alterne le sérieux et la légèreté avec une troisième partie dédiée à la carrière d’idole d’Haruka, pour la première fois dans la série, nous pouvons l’incarner et profiter d’une nouvelle panoplie d’activités réservées à la jeune demoiselle, qui devra s’entraîner dur pour gagner en popularité.

Nous pourrons également rejouer Shun Akiyama, un préteur sur gage assez charismatique qui était aussi présent dans Yakuza 4. Le dernier personnage rentrant dans l’aventure se nomme Tatsuo Shinada, nouveau dans la série il s’agit d’un ancien joueur de baseball qui a été interdit de jouer suite à un scandale qui révèle une toute autre vérité.

Si l’histoire de ces cinq protagonistes peut diviser les joueurs de la saga en changeant littéralement d’ambiance notamment avec la partie d’Haruka, Yakuza 5 a le mérite de prendre des risques en proposant autre chose.

Cinq carrières à développer

Yakuza 5

Au niveau du gameplay, nous sommes en terrain connu que cela soit dans les phases de combat, d’exploration ou encore la gestion d’inventaire. Néanmoins, nous avons le droit à quelques nouveautés avec de nouveaux mouvements à débloquer au fur et à mesure de notre progression, des styles de combat différents pour chaque personnage mais également un nouveau mode de « combat » pour Haruka. Pour revenir sur l’inventaire, la possibilité de créer des armes est toujours présente avec un système plus facile d’accès que dans les épisodes précédents, il faudra également investir chez l’armurier si l’on veut débloquer d’autres modifications. Certaines armes demanderont un certain niveau de compétence qu’il faudra obtenir en affrontant les ennemis avec une arme du même type, oubliez donc les armes ultra puissantes dès le départ.

Etant en quête de devenir une idole à succès, Haruka devra se surpasser dans des Dance Battle organisés en pleine rue (illustré ci-dessus) pour augmenter ses compétences, mais pas que puisque la société qui l’engage gagnera en expérience également. Cette dernière permet à Haruka de faire différentes missions, en passant de la danse sur plateau télévisé à la dédicace sur stand et bien plus encore, chaque type de mission a un gameplay différent ce qui permet de constamment renouveler l’expérience et découvrir de nouvelles choses. Le principal mode de jeu que l’on retrouvera avec Haruka est le Dance Battle qui prend la forme d’un jeu de rythme où il faudra s’orienter sur la bonne barre puis appuyer sur les différentes touches proposées au bon moment à savoir que l’on peut choisir la difficulté à chaque fois ce qui permet de rendre la partie accessible au plus grand nombre.

Les autres personnages ont également des activités secondaires plutôt intéressantes, Kazuma Kiryu en tant que taxi aura des défis à remporter en déposant des clients dans un temps imparti, pendant lequel il faudra être prudent avec le code de la route tout en distrayant le passager en répondant correctement aux questions. Si parler ne vous intéresses pas, les courses de taxis sur le périphérique de la ville sont faites pour vous ! Avec un système complet de customisation et d’amélioration de votre véhicule citadin, vous pourrez gagner en notoriété auprès des riders du coin.

Yakuza 5 est une abondance de contenu annexe qui ravira les fans de la franchise !

Si vous préférez une activité plus calme, optez pour la chasse en montagne avec Taiga Saejima, plusieurs mécaniques de jeux s’offriront à vous avec l’utilisation de pièges divers et variés selon votre cible. La chasse au fusil n’est pas en reste, où vous devrez vous fondre dans le décor pour approcher votre proie. D’autres activités propres à chaque personnage sont présentes mais nous en gardons un peu pour le plaisir de votre découverte !

Alors cinq étoiles ?

Yakuza 5

Visuellement le titre propose des graphismes honnêtes mais très hétérogènes, si l’on peut encore saluer le soucis du détails sur les personnages principaux que cela soit à travers leurs vêtements ou la texture des visages, les personnages très secondaires sont parfois au rabais. Ce problème ne touche pas que les PNJ, car les décors ont aussi le même syndrome à certains moments avec des textures assez honteuses pour une console en fin de vie. Néanmoins, l’ensemble reste cohérent et la direction artistique du titre nous fait oublier ces imperfections au profit d’une immersion remarquable avec de nombreux détails parsemés autour de notre avatar.

Au niveau de la bande son, Yakuza 5 présente des thèmes musicaux énergiques et entraînants pour les combats et les différentes activités. On peut également entendre des musiques d’ambiance propres à chaque lieu (bars, magasin, casino, etc). Les cinématiques ont également leur propre piste musicale mystérieuse et pesante pour appuyer la mise en scène et les enjeux du scénario comme à son habitude. Le doublage est encore une fois très réussi avec des acteurs populaires sur l’archipel pour donner le ton aux personnages emblématiques du jeu, ainsi que leurs traits ce qui permet d’avoir une synchronisation labiale maîtrisée durant les cinématiques.

Sans se réinventer, ce Yakuza 5 continue d’utiliser la formule de ses aînés tout en ajoutant toujours plus de contenu, villes, mini-jeux, quêtes et bien plus encore. Si le changement d’ambiance entre les personnages peut dérouter plus d’un joueur, c’est un bon moyen de ne pas se lasser d’un titre qui vous demandera pas mal de temps pour arriver au dénouement final. En somme, pour les habitués c’est un régal mais pour les néophytes, cela sera un peu plus compliqué de commencer via ce cinquième opus.

La note de l'auteur

Yakuza 5 est pour moi l'épisode le plus riche en contenu, que cela soit au niveau de son histoire, de ses personnages ou encore de ses activités diverses. J'ai vraiment apprécié parcourir le titre, et la franchise trouve toujours le moyen de briser la monotonie que l'on pourrait avoir en jouant. Sans compter les nombreuses activités liées aux personnages, il y a vraiment de quoi se faire plaisir sur Yakuza 5 ! Dommage cependant que le jeu soit aussi long à venir sur notre territoire et qui plus est, sans version boite.

Byce61
a
Note du panda
7.5 10

Yakuza 5

Points positifs

  • Ambiance très réussie
  • Cinq personnages charismatiques
  • Cinq quartiers à explorer
  • Des mini-jeux à la pelle
  • Les activités propres à chaque personnage
  • Très bonne durée de vie
  • Gameplay varié

Points négatifs

  • Uniquement en anglais
  • Format dématérialisé uniquement
  • Technique âgée de 3 ans
  • Manque de liberté en exploration

Ce test a été réalisé à partir d'une version commerciale

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