Mario Tennis Fever aura mis pas moins de huit ans pour succéder à l’excellentissime Mario Tennis Aces. La licence fétiche de Nintendo effectue son grand retour presque une décennie plus tard pour débouler sur la Nintendo Switch 2, qui n’est d’ailleurs pas très loin de souffler sa première bougie. Une suite logique des choses, étant donné que Mario Tennis Aces était littéralement le seul Mario Tennis à être arrivé sur la Switch première du nom.
Toujours développé par les petits gars de Camelot Software Planning qui s’était occupé du précédent spin-off de notre plombier moustachu, avons-nous droit à un épisode un peu plus fiévreux ou une vraie révolution ? Eh bien, après l’avoir testé tout récemment lors d’un événement organisé par Nintendo, force est de constater que ce Mario Tennis Fever est toujours un bonheur à jouer, sans pour autant être dénué de quelques écueils et de petites déceptions.
Conditions de test : Nous avons dans un premier temps terminé le mode Aventure de Mario Tennis Fever en quatre heures de jeu. Nous avons par la suite passé de nombreuses heures sur les autres modes de jeu, puis sur le mode classé en ligne où nous avons pu jouer contre d’autres journalistes sur des heures de session spécifiques. Le jeu a été testé sur Switch 2 majoritairement en mode docké, et quelques heures sur le mode portable.
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ToggleUne aventure rocambolesque pour Bébé Mario et Luigi

Un peu comme Mario Tennis Aces, les petits gars de Camelot Software Planning sont logiquement repartis sur un tout nouveau mode aventure en guise de mode histoire. Evidemment, l’histoire dans les Mario n’est jamais transcendante de manière générale, et cette nouvelle aventure ne déroge pas du tout à la règle. Après avoir récupéré un fruit d’or afin de guérir la Princesse Daisy gravement malade, nos pauvres frères moustachus, Peach ainsi que Wario et Waluigi, se font réduire à l’état de bébés par une mystérieuse entité maléfique en voulant s’enfuir.
En plus de devoir trouver un moyen de retrouver leur forme initiale, nos héros vont être contraints de s’habituer à leur nouvelle condition physique. Nos comparses vont devoir durement s’entrainer et obtenir leur diplôme de l’académie du Tennis, avant de repartir à l’aventure et revenir à l’endroit qui les a transformé. Concrètement, ce mode Aventure n’en reste pas moins amusant, du moins au début.
Car contrairement à Mario Tennis Aces où vous avanciez case par case, Mario Tennis Fever opte cette fois-ci pour une progression à base de zones à visiter sur une carte du monde. Tout comme son prédécesseur, le bébé de Camelot Software Planning proposera quelques petits mini-jeux à base de points à récolter à coup de raquette avant la fin du temps imparti. Soit quelque chose de très classique, et vous devrez également effectuer des matchs de tennis (simple ou double), mais aussi sous forme de combat de boss voire des entrainements afin d’apprendre les bases.
En effet, Mario et Luigi étant réduits à l’état de bébés, nos héros vont devoir tout réapprendre, et seule l’académie de tennis qui est l’unique zone un peu plus dense du mode aventure, va servir à cela. Cette première zone est d’ailleurs la plus travaillée avec à la fois des matchs d’entraînement, des mini-jeux ainsi que des petits questionnaires pour avancer jusqu’au match de promotion. Enfin, vous serez sommés de systématiquement faire un match de promotion après tout le reste afin de gagner l’autocollant final, autorisant Mario et Luigi à accéder au rang suivant jusqu’au rang suprême, le rang A afin qu’ils puissent glaner leur diplôme.
Au début plutôt plaisante, cette progression tourne vite en rond, prouvant que le mode aventure de Mario Tennis Fever ne sera à faire qu’à petite dose. Reste que la montée en puissance de bébé Mario se fait ressentir avec un système de montée en niveau similaire à Mario Tennis Aces, vous donnant la faculté d’améliorer vos statistiques, ainsi que vos divers coups de raquette (lift, coupé, plat, lob et amorti).
Mais en globalité, ce mode aventure va ensuite se traduire par des zones assez rapides à parcourir avec des mini-combats sous forme de matchs de tennis, des courts de tennis rigolos et atypiques, et deux ou trois mini-jeux à la volée que vous devez accomplir avant la fin du temps imparti. Un mode finalement en dents de scie, et inférieur à Mario Tennis Aces qui proposait quelque chose de plus organique et addictif dans l’approche.
Plus de densité dans le reste du contenu

Sur le reste du contenu proposé, Mario Tennis Fever reprend les modes phares de son prédécesseur, en apportant toutefois pas mal de modifications remarquées. Sachez que vous retrouverez dans un premier temps les modes jeu libre, tournoi ainsi que Dynamique, permettant de jouer avec le détecteur de mouvement des joy con. Un mode qui d’ailleurs, se joue plutôt bien, et étant paradoxalement un peu mieux exploité et calibré que sur Mario Tennis Aces. Une chose somme toute logique, vu que huit ans séparent les deux opus après tout. Notez aussi que ces trois modes cités n’offrent rien de neuf si ce n’est que désormais, les menus sont un peu plus simplistes, et que l’aspect online de ces modes a été séparé.
Justement, le mode en ligne est désormais séparé en deux parties. Vous aurez dorénavant les modes classés pour les compétiteurs en herbe, et un autre mode en ligne basique avec tout un système de salon. Nous n’avons pas pu le tester en profondeur si ce n’est rapidement le classé contre d’autres journalistes, pour un résultat finalement aussi haletant que fun dans les matchs que nous avons effectués. Pour l’heure, il nous est d’ailleurs impossible de savoir s’il y aura des événements de tournoi à l’avenir comme le faisait si bien Mario Tennis Aces. Mais les développeurs auraient à notre sens tort de se priver de cela, et on suppose que cela arrivera un peu après la sortie officielle.
Après avoir fait le tour du propriétaire sur ces modes de jeu déjà existants, Mario Tennis Fever vient se doter de deux nouveaux venus, avec les tours des épreuves et les jeux spéciaux. Le premier vous proposera trois tours différentes avec des matchs classiques ou à objectifs à accomplir, jusqu’à atteindre le sommet. Vous avez trois vies pour y parvenir, et cela vous débloquera par la suite de nouvelles raquettes ou personnages. Un mode globalement agréable à faire, d’autant qu’il est possible d’y jouer en coopération jusqu’à deux joueurs, et que la difficulté monte crescendo en passant d’une tour à une autre. Concernant les jeux spéciaux, il s’agit là d’un mode où les développeurs ont regroupé pas mal d’éléments qu’il y avait dans les modes défis de Mario Tennis Aces.
Ainsi, attendez-vous à retrouver les fameux défis des anneaux qui font leur retour, mais aussi la possibilité de renvoyer la balle envoyées par des plantes piranha. Outre ces défis d’anneaux, vous aurez à disposition des matchs spéciaux. Ici, vous disposerez pas mal de courts différents avec du tennis forestier et la surface à défendre qui s’étend lorsqu’une plante piranha avale la balle, ou encore le rigolo tennis flipper où il faudra faire attenion aux bumpers faisant rebondir la balle, et où la mettre dans le trou du milieu provoquera le jackpot avec la faculté de renvoyer plusieurs balles, et donc avoir plus de chance de scorer. Concrètement, ce mode jeux spéciaux est plus condensé, et avec une navigation des plus plaisantes. Et effectivement, ce petit mode permet de casser la routine des matchs traditionnels de Mario Tennis Fever.
Dans l’ensemble, le plupart des modes proposés sont intéressants, personnalisables à souhait en fonction de vos envies, et plus de la moitié sont jouables jusqu’à quatre joueurs, hormis pour la tour des épreuve et le mode tournoi. Enfin du côté des maps ou des personnages, Mario Tennis Fever est aussi dense que sur les modes de jeu. Plus de quatorze courts sont de la partie sur la produciton de Camelot Software Planning, avec des terrains qui auront une incidence sur le rebond et la vitesse de la balle.
Pour les personnages wiggler, carottin ou encore les versions bébé de Mario, Luigi, Wario, Waluigi et Peach viennent s’ajouter au casting. Cela porte le total à plus de 38 personnages, chacun ayant des statistiques différentes en matière de précision, effet de balle, puissance ou encore vitesse de déplacement. Indéniablement, le soft est complet dans son contenu, et vous tiendra largement en haleine pendant des heures. D’autant que le titre supporte évidemment le gameshare, donnant la possibilité à plusieurs Switch 2 ne disposant pas du jeu de se connecter afin d’y jouer en local, rien que ça.
Le roi de la raquette frénétique

Mario Tennis Fever adopte ici une approche résolument arcade. Contrairement au précédent opus qui optait pour un gameplay se rapprochant plus ou moins d’un match de tennis (et qui était tout autant fun), Mario Tennis Fever se tourne logiquement vers l’accessibilité afin de toucher un plus large public. Comme son prédécesseur, le soft permet toujours aux joueurs d’effectuer plusieurs coups connus du tennis avec le lift, le lob, l’amorti, le plat ou encore le coupé. Il est par ailleurs possible de charger ces derniers voire changer la direction en poussant le joystick à droite ou à gauche après avoir tiré, histoire de surprendre l’adversaire et potentiellement le prendre à contre pied.
Dans l’absolu, le jeu offre un plaisir instantané sur le gameplay, tout en disposant d’un aspect stratégique grisant dans chaque match. Soit dit en passant, les raquettes frénétiques permettent de varier les plaisirs dans la jouabilité. A l’inverse d’un Mario Tennis Aces et ses raquettes que l’on pouvait briser chez l’adversaire, le titre revient à quelque chose de plus simpliste et efficace. En effectuant des échanges interminables face à votre adversaire, vous allez progressivement remplir deux jauges, permettant d’effectuer une frappe frénétique sur la pression d’une simple touche lorsque la balle vous arrive dessus. Vous pouvez ensuite diriger le joystick à droite ou à gauche le temps d’un instant, ce qui lancera une frappe surpuissante pouvant dérouter le joueur adverse.
Bien évidemment cette frappe particulière ne doit pas toucher le sol de votre surface, au risque de déclencher l’habileté de la raquette frénétique que vous avez sélectionnée au préablable. En fonction de ce que vous avez choisi, la frappe frénétique pourra matérialiser de la foudre, du feu, voire de l’encre partout sur le terrain, pouvant justement vous faire perdre de la vie, vous ralentir et potentiellement vous faire perdre un précieux point, ou vous faire mener sur le set en cours. Cependant rassurez-vous, cette frappe frénétique est tout à fait contrable, bien qu’il faille logiquement anticiper la frappe de votre adversaire à l’instant T. Vous l’aurez compris, dans sa grande simplicité, Mario Tennis Fever reste globalement très profond dans son gameplay, même si le titre est passé à quelque chose de plus arcade dans le feeling.
Les frappes chances, font aussi leur retour. En se positionnant sur le signe étoile quand cela apparait, cette frappe prend la forme d’un smash surpuissant, qui reste contrable mais qui peut vous mettre en grande difficulté. Cette mécanique existant depuis un moment, a le luxe d’au moins éviter que les échanges ne s’éternisent trop. Un système de PV est aussi de la partie, comme sur le précédent volet. Si cette dernière tombe à zéro en prenant des dégâts, vous être hors course pendant 10 secondes. Cela marche très bien en match double ce qui laisse votre coéquipier seul mais notez que sur un match simple, vous pouvez quand même continuer à jouer. Ici, nous faisons face à un choix de game design douteux qui ne marche hélas que sur un seul type de match, ce qui fera grincer des dents.
Dans les autres soucis à notez dans Mario Tennis Fever, résidera dans les petites imprécisions. Il n’est pas rare de ne pas pouvoir renvoyer la balle correctement alors que techniquement, nous sommes dessus. On pourrait ajouter à cela des petits cafouillages dans quelques matchs à cause des effets à foison, mais ceci ne reste que passager la plupart du temps. Mais bref, en dehors ces poignées d’écueils, Mario Tennis Fever fait quand même tout son possible pour rendre son gameplay accessible via les options.
Outre les types de terrain qui donne une vitesse ou un rebond plus permissif à la balle, sachez que vous pouvez augmenter l’intensité des échanges de balles. En effet, vous pouvez si vous le désirez augmenter la vitesse ou non de la balle, histoire d’avoir des matchs soit lents, ou au contraire plus pêchu. Cette option est louable, et donnera la faculté aux joueurs de bénéficier pour le coup d’une expérience de jeu personnalisée au même titre que l’IA, et ses modes de difficulté modulables et déblocables au fil de votre progression dans les modes.
L’esthétique et le bande-son, du Mario pur et dur

Sur son esthétique, Mario Tennis Fever reste dans les standards de la Nintendo Switch 2. Le jeu est ultra coloré, arrive à être plutôt joli dans l’ensemble, et la plupart des effets visuels sont des plus réussis. Bien entendu, nous sommes persuadés que la console de Nintendo peut toujours faire mieux mais que ce soit en mode docké ou portable, le fluidité est exemplaire, il n’y a aucun soucis de stabilité à signaler, et le jeu est flatteur pour la rétine à certains moments. De même, les cinématiques du mode aventure sont des plus soignés, montrant le savoir faire des petits gars de Camelot Software Planning.
Et pour le bande-son, nous allons aussi rester dans les clous d’un jeu estampillé Mario. Soit des musiques dans le rythme des matchs, un thème musical qui reste chouette, mais qui ne va plus marquer les esprits que cela. Idem pour les bruitages, qui sont curieusement un peu moins impactant que sur l’épisode Aces qui a pourtant huit ans désormais. En bref, c’est plutôt bon, sans non plus crever l’écran hélas.
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