Les jeux estampillés LEGO pullulent de plus en plus en ce moment, et LEGO Voyagers est le prochain sur la liste. Produit par les petits gars de Light Brick Studio qui s’était notamment attelé au sympathique jeu de réflexion Lego Builder’s Journey, le titre est un jeu d’aventure centré sur de la coopération pure et dure. Un pari qui s’avère payant tant LEGO Voyagers est prenant, même s’il y a quelques couacs qui viennent jouer les troubles fêtes.
Conditions de test : Nous avons terminé l’aventure de LEGO Voyagers jouable uniquement en coopération en 5 heures de jeu. Le titre a été sur PC avec 32 Go de RAM, une RTX 3070 et un i5 12-100 (2.50Ghz).
C’est l’histoire de deux bricks…

Dans le monde merveilleux de la brick avec LEGO Voyagers, on retrouve comme protagoniste deux bricks, respectivement rouge et bleu. Un beau soir, nos deux amis assistent au crash d’un vaisseau. Ceux-ci auront pour objectif de le sauver, et c’est tout simplement là que leur aventure parsemée d’exploration de ce monde si mystérieux va commencer. A travers ce long périple, nos protagonistes vont ainsi découvrir différents biomes, tout en mettant leurs liens à rude épreuve.
Une narration simple, sans le moindre dialogue, mais qui permet toutefois de nous attacher à ces deux petites bricks que l’on voit se lier d’amitié et grandir ensemble. Indéniablement, si l’histoire de LEGO Voyagers peine à décoller au début, il faut dire que la finalité du message que le jeu nous envoie en pleine face fait son effet. La fin qui nous est proposée est déchirante d’un côté, mais finalement plus que satisfaisante de l’autre.
Il n’y a pas grand chose à dire sur le fil rouge du soft, qui n’en reste pas moins rudimentaire, et pas assez régulier tout le long du jeu. Il est aussi fort dommage de ne pas croiser d’autres bricks tout au long de l’aventure, ce qui aurait pu apporter un petit vent de fraicheur dont manque cruellement l’histoire du titre. Le côté humour à la LEGO est quand même présent, même si nous sommes loin des autres productions LEGO étant particulièrement efficaces sur cet aspect en général.
En dehors de ça, la direction artistique claque bien. Reprenant plus ou moins l’esthétique du précédent jeu du studio à savoir LEGO Builder’s Journey, force est de constater que les textures sont plutôt propres. On retrouve un style graphique coloré, proche du réalisme dans les effets graphiques, et pour un résultat plus qu’agréable à l’œil.
Il y a cependant quelques saccades un peu regrettables mais dans l’ensemble, LEGO Voyagers fait mouche instantanément, et avec des animations qui en jettent. Il n’y a pas à dire, Light Brick Studio sait ce qu’il fait dans la réalisation graphique et artistique, et le fait vachement bien en offrant ici des décors qui parviennent à se diversifier en avançant dans le jeu. Bon, nous aurions peut-être aimé plus de clins d’œil à quelques gammes LEGO comme du LEGO City voire Ninjago, mais nous apprécions tout l’habillage graphique, donnant envie de jouer à ces petites bricks.
Une aventure coopérative inégale ?

LEGO Voyagers fait vraiment très simple du côté de sa jouabilité. Mais tout d’abord, parlons un peu de ses contrôles, relativement imprécis. Il n’est pas rare que sur de simples séquences de plateformes ou juste en avançant, la maniabilité ne soit pas optimale pour faire ce que bon nous semble. C’est clairement le point qui a le don d’agacer, bien que la simplicité de la jouabilité reste agréable. À part vous déplacer, sauter, faire des petits bruits pour communiquer avec votre comparse voire vous imbriquer sur des bricks pour faire de la construction ou activer des mécanismes, il faut dire que LEGO Voyagers prône l’accessibilité, et c’est une bonne chose.
D’ailleurs, la coopération est un élément important de la production de Light Brick Studio, pour une finalité intelligente. Tous les puzzles pour avancer sont malins dans le level design, et il faudra systématiquement être dans le bon tempo pour activer des mécanismes simultanément afin de poursuivre l’aventure. Les situations varient bien, ne se répètent pas forcément et le sentiment de satisfaction lorsque l’on passe un puzzle est gratifiant. Très clairement, LEGO Voyagers tape a chaque fois juste, bien qu’il subsiste cet écueil de devoir obligatoirement jouer avec un ami pour profiter de l’aspect coopératif de manière optimale. Car oui, pas de serveurs dédiés pour rencontrer un autre joueur ni même de mode hors ligne pour jouer tout seul, ce qui va poser problème pour les amateurs de jeux solo. Reste que l’on peut aussi y jouer en mode local avec deux manettes connectées, mais sans personne avec vous ce sera compliqué.
Qui dit Lego dit construction, et cette mécanique nous a laissé sur notre faim. Bien que l’on va vous demander avec les bricks à disposition de devoir construire des ponts ou constructions de fortune pour progresser, cet élément là n’est finalement pas si bien exploité que ça. A part déplacer les pièces avec votre protagoniste et faire votre construction pour avancer, tout ceci n’est pas aussi organique qu’un LEGO Bricktales. Autrement dit, la construction sera ici très gadget, et peu passionnante. De plus, la caméra est parfois trop capricieuse pour lire l’action ou apprécier les distances, rendant l’expérience de jeu quelquefois frustrante et pas foncièrement fun.
Le titre de Light Brick Studio n’est pas non plus insurmontable sur sa difficulté. Avec une durée de vie de cinq heures pour en voir le bout, le soft est un poil facile à chaque tableau. Que ce soit parfois activer de simple mécanismes voire user de l’aspect construction pour refaire des rails, il n’y a rien de tarabiscoté dans les actions à effectuer. A cela s’ajoutent des phases avec un bateau et un engin de construction, mais le résultat est vite oubliable, et n’apporte que peu de plus-value. Toutefois, il faut souligner que cet ensemble ne porte pas trop préjudice, le titre restant la plupart du temps satisfaisant et fun à parcourir.
Reste enfin son ambiance sonore, aussi réussie que son style graphique évoqué plus haut. Les musiques sont des plus chill, et s’accordent bien avec l’atmosphère paisible du soft. Les petits bruitages du jeu apportent également une bonne dose d’humour non négligeable, pour une aventure palpitante, touchante et plaisante.
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