Test Frantics – La gamme Playlink s’offre un simple party game

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Sans véritable communication derrière, Frantics s'offre une sortie sur PlayStation 4 et permet d'élargir un peu la nouvelle volonté de Sony qu'est de proposer des expériences couplées au mobile.

Depuis l’arrivée de That’s You (Qui es-tu) en juin dernier, Sony a continué d’alimenter sa gamme PLayLink avec quelques titres plus ou moins réussis. On peut compter notamment sur SingStar CelebrationKnowledge is Power ou encore Hidden Agenda sortis en novembre dernier. Alors que l’on attend surtout la venue de Erica officialisé à la Paris Games Week, il faudra d’abord se tourner vers Frantics, désormais disponible sur PlayStation 4 avec une application mobile compatible avec la plupart des terminaux mobiles iOS et Android.

Lapin Malin, Renard Crétin

Frantics

Frantics se présente comme un party-game plutôt simpliste en l’état. Quatre joueurs vont devoir se batailler plusieurs épreuves où il faudra mettre en avant adresse, rapidité et/ou dextérité pour remporter la victoire. Après une série de plusieurs mini-jeux, celui qui remporte le plus de couronnes partira avec un avantage pour l’épreuve finale et le gagnant sera bien évidemment le dernier à rester dans la course. Mais vu que le soft prend une tournure de show télévisé, il nous faut bien sûr un présentateur, érigé ici par un renard perfide. Voilà le topo, rien de bien extravagant pour le coup.

Dès le début, le soft nous rappelle qu’il faut télécharger une application pour jouer. Disponible sur iOS et Android, celle-ci est relativement peu imposante niveau poids mais tire tout de même sur la batterie en cas d’utilisation intensive. Après l’installation, on nous demande de prendre un pseudonyme et une photo avec le téléphone histoire de personnaliser un peu notre profil. On incarne alors un petit personnage représentant tous un animal avec une case en moins (on pense aux Lapins Crétins) et c’est parti pour le show. Histoire de ne pas nous lâcher, on commence d’emblée avec une première partie relativement simple où l’on nous propose une série de mini-jeux pour prendre les mécaniques en main et il n’est encore pas possible de choisir son parcours.

Puis, une fois ce premier enchaînement réalisé, on pourra alors personnaliser nos propres playlists et choisir parmi la petite quinzaine de mini-jeux proposés. Si à première vue on passe tout de même un bon moment, cela reste relatif dans le sens où l’on fait vite le tour de ce qui est proposé et le classicisme de certaines épreuves n’arrangent rien. Il y a quelques belles trouvailles mais le contenu reste léger. Frantics est d’ailleurs particulièrement abordable, on comprend vite ce qu’il faut faire dans les mini-jeux et il suffit de réaliser telle ou telle action avec le téléphone pour essayer de réussir l’objectif. Cette facilité, réconfortée par la direction artistique chatoyante et colorée, est peut-être même un peu trop prononcée et le jeu s’adresse finalement à un public assez jeune.

Jouer ensemble c’est bien, pousser les autres, c’est mieux

Test Frantics - La gamme Playlink s'offre un simple party game 1

En revenant un peu sur les possibilités offertes côté paramètres, il faut avouer que le plus intéressant réside dans le parcours du renard. Choisir manuellement un mini-jeu n’a finalement que très peu d’intérêt puisqu’il suffit de les enchaîner bêtement. Par contre, là où cela devient sympa, c’est quand notre présentateur vient d’animer la partie à travers le mode central de Frantics. Ici, le but est de réussir un certain nombre d’épreuves où à chacune d’entre elles, un gagnant sera désigné et repartira avec une couronne. A la fin, les couronnes se transforment en vies supplémentaires et vous permettent de partir avec un avantage certain à l’épreuve ultime : un Roi de la Colline où le but est de rester le plus longtemps sur la plateforme prédéfinie. Le dernier debout sera le grand vainqueur de toute cette aventure.

Toujours dans ce mode, le renard pourra parfois intervenir et créer des événements aléatoires. Il peut alors passer un coup de fil à l’un des joueurs et lui donner des instructions par message directement sur votre téléphone. Le malicieux renard expliquera par exemple que si tel personnage en lice remporte la victoire, une couronne vous sera aussi attribué. Le but sera de s’allier secrètement contre les autres participants et que ce soit lui ou vous qui remporte la manche, cela vous assure une couronne.

Outre les couronnes à ramasser, il est possible de dénicher quelques piécettes disposées ci-et-là dans les épreuves. Elles permettent de participer à des sortes de mises aux enchères où il sera possible d’obtenir tel ou tel bonus entre deux parties. Lors de l’épreuve finale par exemple, on nous demande de miser parmi quatre objets et celui qui a misé le plus de pièces repartira avec l’objet convoité pour avoir un avantage certain lors de l’affrontement. Bien sûr, personne ne sait qui a misé sur quoi et combien il a misé, cela permet de laisser quelques personnes sur le côté et ce sera à vous de juger bon sur l’objet le plus à portée.

Sans apporter une once d’originalité dans le genre, Frantics offre tout de même une expérience plutôt agréable et permet de gonfler la gamme PlayLink d’un party-game sympathique. Le contenu est un peu chiche surtout pour le prix affiché et l’on en fait vite le tour, il permet de s’aérer l’esprit entre ami(e)s entre deux grosses sessions de jeu intensives.

La note de l'auteur

Un party-game sympathique que l'on fait malheureusement vite le tour. La gamme PlayLink a encore du boulot pour devenir vraiment intéressante et j'espère que l'avenir nous proposera des expériences plus complètes. Ceci dit, cette rivalité entre les participants est sympa, se focaliser sur sa chérie contre un obstacle et la voir rager parce qu'elle ne remporte pas de couronne est sans doute la particularité la plus amusante du titre.

Julien
c
Note du panda
5.5 10

Points positifs

  • Une patte artistique colorée et des personnages rigolos
  • Quelques mini-jeux sympathiques...

Points négatifs

  • ... Mais pas assez de contenu, on fait vite le tour
  • Les contrôles pas toujours optimaux

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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