TEST. Axiom Verge – Un Metroidvania traditionaliste !

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Développé en solitaire par Thomas Happ, Axiom Verge tente de redonner vie au genre du Metroidvania. Science-Fiction, armes, ennemis et level-design propre, voilà un beau programme pour ce titre indépendant qui prône le trip rétro !

Des couloirs étroits et sombres, une architecture intrigante, des ennemis en pagaille… Il n’en fallait pas plus pour se replonger dans l’ère Super NES des années 90 et prendre les armes avec Axiom Verge !

Après la mort, le réconfort !

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Axiom Verge vous met dans la peau de Trace. Suite à une expérience loupée, celui-ci disparaît. Ce qui est étrange, c’est qu’il se réveille dans un endroit tout aussi inconnu que dangereux, et qu’une mystérieuse voix lui commande de réaliser certaines actions. N’ayant plus tellement le choix, notre héros s’adonne à sa nouvelle tâche : survivre !

Une des premières choses à faire est de trouver une arme, ce qui se fait quasi-immédiatement. Suite à cela, vous êtes livré à vous-même et devrez tenter de percer les secrets de l’environnement qui vous entoure. Tenez-le pour dit : on ne vous tient pas la main. Ici, vous êtes seul et évoluez seul !

Au niveau des commandes, rien de bien nouveau de ce côté-là, et c’est tant mieux, car cela simplifie les déplacements ainsi que les affrontements. Une touche pour tirer, le stick droit pour choisir une direction et la gâchette pour bloquer un axe précis : il n’en fallait pas plus ! Une pression sur les sticks permet de changer rapidement d’arme afin de ne pas se perdre dans divers menus ou touches subsidiaires et de ne pas couper le feu de l’action, d’autant plus que les ennemis pullulent, et vous demanderont de ne jamais rester inactif bien longtemps sous peine de prendre de gros dégâts. En tout, votre arme se dotera d’une dizaine d’améliorations, qui impliquent le même nombre de variantes d’attaques.

Axiom Verge peine à imposer sa patte, et souffre d’un problème d’identité !

Mettons tout de suite les choses aux points : la ressemblance avec Metroid premier du nom est tellement frappante que ne pas l’admettre relèverait de la mauvaise foi. Ceci étant dit, force est d’admettre que le titre tente d’apposer sa propre identité. Tantôt efficace, tantôt maladroit, ce qu’il en ressort de l’expérience globale est assez déstabilisant. En effet, nous avons d’un côté un jeu qui tente de faire ce genre sien, avec de bonnes idées et une utilisation générale des codes et usages plutôt réussie, mais d’un autre, il y a ce sentiment que le jeu se noie dans son propre contenu et cède à quelques erreurs.

Toutefois, si le jeu est un hommage à la célèbre licence de Nintendo, les variations sont assez significatives pour être remarquées. Ainsi, l’équipement de Trace ne cessera de s’améliorer au fil du temps afin de devenir une véritable petite machine de guerre ambulante. L’inventaire parvient à se renouveler sans lasser en proposant un brin de nouveauté, ce qui est très appréciable. Pour le reste, vous progressez au rythme de l’exploration. Le level-design, reprenant les codes du genre, ne vous montre pas la voie à suivre. Il vous propose plusieurs chemins, et c’est à vous de les essayer pour savoir si la direction que vous avez prise est la bonne. C’est en furetant çà et là et en explorant au maximum que vous trouverez des armes ou des bonus, qui débloqueront l’accès à de nouvelles voies, et ainsi de suite jusqu’au boss de la zone.

Un bien bel héritage !

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Axiom Verge se place dans la digne lignée du genre qu’il représente. Bien entendu, il a du mal à s’imposer et à laisser sa patte, mais en ce qui concerne la technique du titre, nous sommes sur du léché. En effet, si les graphismes relèvent du niveau NES/Super NES et participent à l’immersion dans ce monde étrange, ceux-ci sont correctement mis en valeur et renforcent le trip rétro que l’unique développeur du jeu à tenter de nous transmettre. Nous pouvons toutefois souligner quelques petits ratés çà et là au niveau du mapping, où de petites erreurs se font remarquer, même si elles restent sans conséquences. Dans la globalité, le tout ressort très bien, accentue le côté science-fiction et donne la réelle sensation d’être perdu au beau milieu de nulle part. L’OST reste dans la même veine, avec des sons « chiptunes » qui restent toujours dans l’esprit rétro, mais avec une légère pointe électro pour dynamiser le tout. Constat : la direction artistique est dans l’esprit du titre, et l’accompagne à merveille.

Le level-design, lui, est également un travail d’orfèvre. Les neuf zones qui composent le titre se marient parfaitement bien les unes aux autres. Le joueur passera un bon moment à trouver tous les petits raccourcis disséminés un peu partout afin de faciliter les allers et retours qui ponctuent le voyage. Anecdotique au début, cette architecture prend toute sa saveur au fur et à mesure de la progression, et nous dévoile un véritable labyrinthe, complet et complexe.

Le titre redonne un souffle bienvenu au genre du Metroidvania !

Non content de proposer une exploration riche et soutenue, le jeu se paie de luxe de nous offrir des combats de Boss vraiment plaisants et funs à jouer. Si, pour la plupart, il faudra foncer dans le tas et tirer là où ça fait mal, ces derniers arborent différents patterns qui vous demanderont un petit temps d’adaptation avant de pouvoir éviter toutes leurs attaques. De plus, les apparences et mouvements de ceux-ci sont tout bonnement admirables et accrocheurs. Ce sont de « vrais » Boss, et même si cela à l’air idiot dit comme ça, il est tout de même important de le souligner.

Côté durée de vie, il faudra compter environ un peu plus d’une dizaine d’heures pour les joueurs qui aiment prendre le temps de tout fouiller de fond en comble, et un peu moins pour les plus rapides. Et pour les challengers de haute volée, un mode speedrun est proposé pour offrir une rejouabilité au soft, mais il est dommage de n’avoir que cela à se mettre sous la dent. Dès lors, les cinématiques disparaissent, le chrono se déclenche, et roulez jeunesse !

D’une manière générale, Axiom Verge peut satisfaire tout type de public : celles et ceux qui ont connus la belle Samus du temps de la NES, et les autres qui découvriront le genre du Metroidvania avec un opus faisant le travail à merveille. Un level-design soigné, des Boss charismatiques et une direction artistique aux petits oignons, ce qui est sûr, c’est que l’emballage a tout pour séduire. Certes, il n’est pas exempt de défauts, mais souvenons-nous que le jeu a été développé par une seule personne : Thomas Happ. À lui seul, le bougre a réussi le pari de rendre hommage à ce genre de jeu un poil délaissé depuis quelques temps, en prenant comme modèle le père du genre : Metroid. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pari est réussi ! En revanche, est-ce que le titre vaut les 15 euros demandés pour son achat ? Difficile de dire, même pour les connaisseurs, mais si vous n’êtes pas fan du genre, attendez plutôt une promotion, car il n’est pas dit que vous accrochiez au style du jeu. 

La note de l'auteur

Le genre Metroidvania est loin d'être un genre oublié et à mettre au placard : Axiom Verge le prouve et lui rend hommage d'une bien belle manière. Plaisant à parcourir et proposant son lot de défis bien corsés, il a titillé ma fibre nostalgique du temps où je m'énervais contre Super Metroid où encore Symphony of the Night.

Jibenc0
b
Note du panda
7 10

Points positifs

  • Un level-design soigné
  • Une direction artistique propre
  • Le dynamisme du jeu
  • Les upgrades de l'arme
  • Un bel hommage au genre du Metroidvania
  • Les combats de Boss

Points négatifs

  • Certains défauts de mapping
  • La durée de vie assez courte
  • Un simple speedrun pour la rejouabilité

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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