Test Assassin’s Creed III Remastered – La cure de jouvence jouissive

  • PC
  • PlayStation 4
  • Xbox One
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Connor est de retour.

Disponible gratuitement avec le season pass d’Assassin’s Creed Odyssey ou seul à l’achat (pour 39,99 €), Assassin’s Creed 3 s’offre une cure de jouvence avec une version remastérisée. L’occasion pour la rédaction d’ActuGaming de revisiter cet épisode et de se rendre compte des améliorations proposées.

Flashback

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Rappelons d’abord qu’Assassin’s Creed 3 occupe une place importante dans la saga. Situé après le dernier épisode mettant en scène Ezio Auditore (Assassin’s Creed: Revelations) mais avant Assassin’s Creed Black Flag, ce volet incarne un tournant clair dans la saga. L’action principale du titre se passe d’ailleurs de l’autre côté de l’Atlantique à un moment crucial de l’histoire américaine. En effet, les premiers moments du jeu nous placent dans la peau d’Haytham Kenway, un templier chargé de percer à jour les secrets d’un temple bâti par la Première Civilisation. Si sa première mission londonienne consiste à tuer un dignitaire détenant un précieux artefact sans doute lié à ce temple, ses pérégrinations le conduisent rapidement dans les colonies américaines. Nous sommes en 1773, soit trois années avant la naissance des Etats-Unis d’Amérique.

Une fois débarqué à Boston, ville en pleine mutation, Kenway (fils d’Edward, héros de Black Flag) se met immédiatement en quête du temple. Ses contacts sur place le conduisent sur une piste le menant à un marchand d’esclaves. En l’éliminant, le natif du vieux continent libère un petit groupe d’esclaves mohawks. Parmi ceux-ci se trouve Kaniehti:io qui lui propose de l’aider à trouver le temple en échange de l’assassinat d’un général hostile à sa cause. Même si finalement, l’artefact en la possession de Kenway ne sera pas la clé pour ouvrir ce temple mystérieux, les deux personnages que tout opposent s’uniront furtivement. De cet idylle fugace, un enfant viendra à naître et c’est lui que vous incarnerez dans le reste du jeu : Ratonhnhaké:ton alias Connor. Tout l’enjeu de la quête identitaire de ce dernier réside dans cette double origine à bien des égards antagonique. Mais c’est là que votre aventure commence, là que se tisse un scénario riche et passionnant où la lutte entre assassins et templiers fera écho à l’opposition entre le père et le fils.

Un aperçu des améliorations

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Dans cette incursion dans la version remastérisée d’Assassin’s Creed 3, notre objectif ne sera pas directement de faire ou de refaire le test du titre. Notons simplement deux informations intéressantes : d’une part, le titre s’accompagne également d’Assassin’s Creed III Liberation vous permettant d’incarner Aveline de Granpré ; d’autre part, tous les DLC solo sont immédiatement inclus (on pense notamment à la Tyrannie du roi Washington). Ce qui nous intéresse au premier chef, ce sont les améliorations de cette version mise au goût du jour. Précisons tout de go que le test a été effectué sur PS4 pro.

Ce qui frappe d’emblée, c’est le rehaussement de la qualité des décors. L’arrivée à Boston nous met immédiatement aux prises avec une architecture fine et bien détaillée. Les nuances, reflets et déclinaisons de couleurs paraissent au premier coup d’œil plus subtiles et réalistes. On sent d’ailleurs qu’un travail d’orfèvre a été fait au niveau des différents éclairages mis en œuvre dans le titre. Que ce soit en extérieur ou en intérieur, l’impression de luminosité a fait l’objet d’une attention singulière et le rendu d’ensemble s’en ressent.  Ce bond en avant est particulièrement saisissant lors de l’une des toutes premières scènes, lorsque Kenway pénètre dans le Royal Opera House. L’effet d’éclairage des lustres chandeliers arborant des couleurs chaudes et vives est un vrai plaisir à l’œil. Autre point d’importance, l’effort appuyé mis en œuvre à la profondeur de champ et à la qualité des environnements. Dans la version initiale, même au plus haut point d’un bâtiment surplombant la ville, votre vue à moyenne et longue distance. Avec cette version améliorée, votre regard porte au loin. Même si cela n’a pas d’incidence sur votre jeu, l’ajout est appréciable. Il en est de même quant à la végétation par exemple. Plus touffue et virevoltante, elle sied parfaitement à l’aventure.

On l’aura compris, l’impression d’ensemble de cette version remastérisée est très positive. Même si le scénario et le gameplay sont identiques, et conservent donc leurs défauts, le tout est plus agréable à l’œil, plus vivant, plus captivant. Belle réussite et vrai plaisir à revenir sur le titre malgré les opus plus récents sortis depuis lors.

On ne peut pas, en tant que fan de la saga, se refuser un retour sur Assassin’s Creed 3. Même en ayant préféré les épisodes avec Ezio (ou celui avec Altaïr, très marquant), on s’y replonge aisément et avec passion. On se rend compte également du chemin parcouru et de l’évolution de la licence. Un retour bien agréable qui donne également envie d’en voir d’autres remis au goût du jour.

L'avis de l'auteur

Un vrai plaisir de revenir sur cet opus initialement découvert sur PS3. Malgré le tournant plus moderne et incisif de la licence, l'intrigue plaît et les mécaniques de jeu se rappellent rapidement à notre bon souvenir. Côté améliorations, le rendu est visuellement plus beau et agréable à l'oeil, plus chatoyant également. La densité du gameplay s'en trouve renforcée et intensifiée, pour notre plus grand plaisir.

Penderflash
a
Note du panda
7.5 10

Assassin's Creed III Remastered

Points positifs

  • La luminosité entièrement revue
  • Les ombres/reflets bien plus fins et justes
  • La profondeur de champ et la végétation
  • L'impression d'ensemble plus chatoyante

Points négatifs

  • Les mêmes défauts que la version d'origine, comme attendu
  • Quelques bugs d'affichage mais relativement rares

Ce test a été réalisé à partir d'une version commerciale

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