Test Super Ghouls’n’Ghosts – Un jeu old-school magnifique

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La Super NES est indéniablement l'une des consoles les plus populaires, et ce grâce à ses nombreux titres de légende. Si beaucoup de joueurs n'ayant pas forcément connu l'époque de la console penseront en premier à Castlevania, un autre titre, suite d'une série également acclamée, fait partie des must-done de la console. Super Ghouls'n'Ghost, suite de Ghouls'n'Ghost et de Ghosts'n'Goblins, est un jeu de plateforme extrêmement exigeant où vous incarnerez Arthur, un chevalier devant sauver sa princesse Guenièvre des griffes de Sardius, un démon ailé. S'en suit alors une quête épique et dangereuse à travers de nombreux niveaux divers et variés.

Qu’on se le dise tout de suite, pas la peine de tourner autour du pot : Super Ghouls’n’Ghosts est magnifique. C’est bien simple : ce jeu n’a pas pris une seule ride avec l’age. Le jeu utilise les capacité de la console de manière quasi-parfaite. En effet, décors, personnages, tout grouille de détails en tout genre pour le plaisir de nos petits yeux. Dès le premier niveau, le jeu montre tout son potentiel (une mention spéciale aux vagues, auxquelles on ne s’attend pas du tout par ailleurs), et varie les décors avec brio. Ainsi, chacun des 7 niveaux vous proposera une atmosphère différente et un bestiaire d’ennemis complet.

Que ce soit le premier niveau avec son cimetière truffé de zombies, habité par des zombies, loups-garous et autres crânes de feu suivi, suivi par le second niveau et ses navires fantômes en passant par les forges en fusion et leurs monstres représentés par des sprites d’une grandeur hallucinante… tout y est. Un gros clap pour les travaux d’arrière plan, qui sont souvent bien travaillés également, ainsi que pour les différents effets de caméra qui offrent une vision très agréable. Le tout avec une touche d’humour, bien évidemment, avec Arthur en caleçon une fois que son armure, sa seule protection, est détruite.

Un gameplay simple, mais bougrement efficace

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Super Ghouls’n’Ghosts est l’un de ces jeux qui prouvent au monde entier sans détour qu’un gameplay simple n’entraine pas forcément l’ennui. Bien au contraire. Le gameplay du jeu est d’une simplicité déconcertante : pour preuve, vous n’avez que le contrôle haut/bas/gauche/droite pour vous déplacer, vous baisser et monter aux échelles, puis vous avez la possibilité de sauter et d’attaquer. Et puis c’est tout.

Ce qui fait la force de Super Ghouls’n’Ghosts, c’est d’apprendre les patterns de vos ennemis, qui auront chacun un moyen différent de vous mettre la pâté. Même les éléments sont contre vous, entre la terre qui s’affaisse, les vagues souhaitant votre mort et celle du décor, les différents vides, pour ne citer qu’eux. Mais vous aurez bien évidemment droit à des bonus pour vous aider dans votre quête : il est possible via des coffres de récupérer des armures en cas de perte de celles-ci si vous êtes touchés, et de les améliorer afin d’augmenter la puissance de vos attaques. Vous aurez aussi droit à différentes armes telles que l’arbalète, le couteau de lancer ou la torche toujours en détruisant ces-dits coffres, qui au passage peuvent aussi contenir des pièges. Enfin, sachez que vous aurez droit à un nombre limité de vie, que vous pouvez augmenter en faisant du scoring.

Une difficulté atroce…

super gouls'n'ghosts

D’ailleurs, en parlant de vies limités, sachez que vous allez être frustré. Beaucoup. Car Super Ghouls’n’Ghosts est connu pour être un des Trial&Error les plus difficiles qu’il ait existé. Une fois que votre sac de vie sera vide, ne comptez pas reprendre à partir d’un checkpoint bien sagement dans le même niveau où vous êtes décédé. Que nenni ! Une fois que l’écran Game Over s’affiche, c’est depuis tout le début que vous devrez reprendre, au niveau 1 ! De plus, en bon Trial&Error, sachez que vous allez mourir.

C’est obligatoire pour connaître les patterns des ennemis et les mauvais coups que vous feront le jeu. Et si de nos jours les jeux en général nous ont habitué à un air control des plus irréalistes, Super G’n’G ne vous fait pas ce cadeau : vous avez le droit à un double saut, mais une fois que vous avez sauté, c’est fini, plus de modification de vitesse ou de direction possible. Il faut alors bien savoir doser chacun de ses mouvements et constamment réfléchir aux conséquences de chacune de ses actions. Sinon, vous trépassez. Attention, ce n’est nullement une erreur de gameplay, le personnage reste extrêmement maniable et il est joussif de se déplacer et de savoir que si l’on progresse de plus en plus dans le jeu, c’est grâce à sa propre expérience accumulée au cours des heures de jeu.

Un must-done pour la SNES

La série des Makaimura (Ghosts’n’Goblins, Ghouls’n’Ghosts, Super Ghouls’n’Ghosts et Ultimate Ghosts’n Goblins, mais bon… celui là on a tendance à l’oublier) est pour beaucoup l’une des références que les consoles aient pu connaître. Et comment les contredire : Super Ghouls’n’Ghosts est véritablement une perle. Une perle certes rugueuse, mais magnifique, troublante tant par l’addiction qu’elle cause. Et une fois qu’on a compris comment elle fonctionne, on prend vraiment son pied.. Et puis le tout est bercé par une bande originale qui est de nos jours mythique (et pourtant, sachez que je suis difficile en termes de musique).

Bref, si vous avez de quoi y jouer, je vous en prie, faites-le : vous risquez d’être frustrés, certes, mais je peux vous assurer que vous ne regretterez pas l’expérience si vous tentez de vous ouvrir un peu au jeu, que vous lui laissez une certaine chance.

9 10

Super Ghouls'n'Ghosts

Points positifs

  • Concept simple mais extrêmement efficace
  • Graphismes magnifiques, décors et bestiaire variés
  • Musique d'exception
  • Difficulté extrême qui donnera un challenge aux plus décidés d'entre vous...

Points négatifs

  • ... et qui bloquera les moins patients

Ce test a été réalisé à partir d'une version commerciale

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