TEST. Stranger of Sword City – La patte artistique du Dungeon J-RPG

  • PC
  • PlayStation Vita
  • Xbox One
Voir la note

Comme on vous l’expliquait, le studio Experience n’en est pas à son coup d’essai en terme de Dungeon J-RPG puisque nous avons pu voir arriver en Europe Demon Gaze ou encore Operation Abyss : New Tokyo Legacy. Le 29 mai 2016, ce sera au tour de Stranger Of Sword City de débarquer sur vos PS Vita. A noter que le titre existe également sur Xbox One et PC.

Une patte artistique très spéciale

Stranger of Sword City1

Ce qui nous frappe dès les premiers instants de jeu dans Stranger of Sword City, c’est cette patte artistique qui, on ne va pas se le cacher, est clairement de toute beauté. En effet, avec cette approche des plus sombres et un chara-design avec une orientation quelque peu gothique, on se retrouve avec un jeu au caractère qui nous change complètement de leurs anciens opus que nous avions cité dans l’introduction.

Et pour que tout cela coïncide, on a également droit à un scénario fort sympathique… L’histoire débute lorsque votre avion s’écrase dans une dimension parallèle et malgré les nombreux dégâts, comme vous vous en doutez, vous vous réveillez comme si de rien n’était et en pleine forme alors que vous êtes le seul survivant de cette catastrophe.

La raison est simple, vous êtes l’élu et vous venez de mettre les pieds dans le monde d’Escario et vous êtes un Stranger, soit, en français, un étranger. Dans cet univers, les étrangers sont des élus et possèdent différents pouvoirs que les habitants de ces terres n’ont pas. Très vite, lorsque vous vous retrouvez en situation difficile, une certaine Riu vient vous sauver et tout comme vous, elle vient de la réalité et s’est retrouvée plus ou moins de la même manière que vous dans ce monde.

Le but va être simple, trouver un moyen de rentrer chez vous. Très vite, vous allez vous rendre compte que Riu domine ce monde par sa puissance mais qu’elle n’est pas la seule à avoir ce pouvoir. En effet, elles sont deux autres et nos trois jeunes filles incarnent les « vessels » de cet univers. On trouve ainsi Marilith, Alm et bien sûr, la fameuse et charismatique Riu.

Ces trois personnages ont donc leur charme et seront fortement liés à votre destin puisque qu’en tant que Stranger, vous allez partir à l’assaut de donjons pour chasser des monstres classiques mais surtout, ceux que l’on appelle : Lineage. Ces derniers renferment en eux des « Blood Crystal » que vous obtiendrez en les éliminant.

Stranger of Sword City, la plus belle direction artistique à ce jour de la part d’Experience

Bien évidemment et vous l’avez compris, il n’y aura pas de Blood Crystal pour tout le monde et vous devrez choisir à qui vous souhaitez les donner entre Riu, Marilith et Alm. A noter qu’à chaque fois que vous en offrez un, cela vous débloquera une capacité unique comme par exemple : 100% de chance de vous échapper d’un combat ou encore pour permettre à vos alliés de récupérer 10% de points de vie à chaque tour.

Vous déciderez des capacités que vous voulez débloquer et pour se faire, un arbre de compétence sera présent avec différents embranchements. A vous de voir laquelle des vessels vous voulez aider mais sachez tout de même que ces dernières, outre le fait de vous déverrouiller différentes compétences, ont foi en des convictions qui ne seront pas tout à fait les mêmes.

Bref, après cette parenthèse annexe de gameplay qui influera sur le scénario, on arrive au premier bémol. En effet et comme à d’habitude avec Experience, on se retrouve face à un soft intégralement en anglais ce qui limite directement le taux de personnes qui peuvent être intéressés. Néanmoins et si la langue de Shakespeare ne vous bloque pas, sachez que les voix japonaises seront de la partie et ça, c’est une excellente chose.

En tout cas, le scénario en lui-même est assez plaisant à vivre bien que classique et le côté sombre des choses ressort admirablement bien et nous change des expériences habituelles du studio. Si la patte artistique, les personnages et les différents artworks sont tout simplement somptueux et enchanteurs, comme d’habitude, nous sommes faces à des environnements assez vides lors de l’exploration des donjons.

De plus, les animations pendant les combats sont toujours aussi légères mais rassurez-vous, cela est clairement sauvé par un roster de monstres de toute beauté et très détaillés. Même les décors des environnements pendant les affrontements sont vraiment plaisants et de ce côté-là, on peut dire que Stranger of Sword City remplit sa part du contrat.

Quelques idées mais on reste classique

Stranger of Sword City2

Après les quelques minutes d’introduction du jeu, vous allez pouvoir créer votre avatar et là, comme d’habitude, on se trouve avec un choix immense en terme de skins. Les portraits proposés sont tous aussi beaux les uns que les autres et on reste un sacré moment à se demander lequel nous allons choisir…

Enfin, on vous le dit au cas où, ne réfléchissez pas trop car plus tard et lorsque vous aurez accès à la ville, vous aurez la possibilité de changer le skin, la voix et le nom de votre héros ! Néanmoins, la classe ne sera pas changeable à moins d’en payer le prix…

Bref, ce seront donc 55 skins qui vous attendent et cinq races à savoir Humain, Elfe, Nain, Migmy ou Ney. Chacune de ces dernières sera plus accès en magie, en attaque, défense ou encore, l’humain qui pourra s’adapter à n’importe quel développement de personnage.

Vous devrez ensuite choisir l’un des cinq talents. L’un permettra à un personnage de pouvoir détecter les secrets des donjons, un autre vous spécialisera dans la découverte de trésors et des pièges ou bien vous pourrez opter pour des talents cherchant à vous protéger des coups critiques et des attaques paralysantes. Enfin et pour les deux derniers, l’un diminuera vos chances d’être embusqué et vous octroiera un bonus de trois points pour la création du héros et la dernière spécialisation vous permettra de pouvoir identifier facilement les monstres et objets. La clé de la réussite ? Avoir un personnage dans votre team équipé de l’un de ces effets, cela vous sera très utile !

En parlant de bonus points, le menu suivant vous proposera de tenter votre chance et à chaque fois que vous appuyez sur croix, une roulette démarrera et le but sera d’obtenir le plus de points possibles. Une fois que vous aurez terminé de jouer avec la chance, il vous suffira de placer votre nombre de points dans les caractéristiques collant à votre style de jeu.

Ensuite, vous devrez choisir l’une des huit classes proposées à savoir : Combattant, chevalier, samuraï, magicien, clerc, ranger, ninja ou encore danseur. Chacune d’entre-elle ont leur propre spécificité et leurs armes correspondantes. Par exemple, le ranger maniera l’arc, le combattant pourra se servir d’une épée tandis que le clerc aura un bâton. Après, vous choisirez la voix de votre héros et héroïne parmi un choix de 36 doublages différents pour enfin terminer en lui attribuant un petit nom.

Ce procédé, vous allez pouvoir le recommencer seize fois afin d’atteindre la limitation maximale de personnages à créer. Vous l’avez compris, rien que cela va vous prendre du temps mais c’est un réel plaisir à faire.

Avant de passer à la suite, il reste un dernier point et pas des moindres à voir concernant la création de personnages : l’âge des ces derniers. En effet, vous allez pouvoir sélectionner un âge allant de 10 à 99 ans. Ce paramètre n’est pas anodin puisque comme vous le savez et comme dans tous les combats de RPG, vos personnages peuvent tomber à zéro point de vie. Une fois un personnage mort, il perd un Life Points. Un personnage ayant entre 10 et 19 ans aura trois Life Points et pourra donc mourir trois fois. De 20 à 59, il aura deux Life Points et pourra revenir à la vie deux fois et enfin, de 59 à 99 ans, vous n’aurez pas droit à l’erreur et si le héros meurt, il ne reviendra plus !

Cet aspect peut paraître très punitif puisque si vous effectuez une fausse manœuvre et que votre héros de 75 ans décède alors qu’il était au niveau cinquante… Et bien, cela fait très mal ! Vous vous demandez donc quel est l’avantage de sélectionner un héros vieux si ce n’est que d’augmenter la difficulté ?

Stranger of Sword City est exigeant, difficile mais addictif

C’est très simple, comme on le disait, la roulette du hasard vous attribue un nombre de bonus de points aléatoire et plus votre héros est âgé, plus le nombre va augmenté. On vous donne un exemple : Un personnage âgé de 18 ans pourra gagner au minimum trois points de bonus en statistique alors qu’un héros de 99 ans pourra en obtenir au minimum dix ! Il va donc falloir que vous fassiez un choix : La raison ou le risque ?

D’ailleurs, autre particularité, si un personnage meurt au combat, vous pourrez lui rendre la vie à condition, bien évidemment, qu’il ait encore des Life Points. Vous pouvez donc lui redonner la vie de manière instantanée moyennant énormément d’argent ou choisir de faire cela gratuitement grâce aux soins de l’hôpital de la ville.

Opter pour la seconde option qui est clairement obligatoire quand on voit les prix d’une résurrection instantanée, va prendre du temps mais c’est également la plus lucrative. Ici, plus le personnage est jeune, plus il récupérera vite… Evidemment, s’il est âgé, cela risque de prendre beaucoup de temps. Le moyen afin que nos guerriers se remettent de leurs blessures est donc de faire passer le temps et pour se faire, il faudra explorer des donjons et… combattre. C’est ici que le système brille puisqu’il nous forcera à créer une équipe de seize combattants que l’on fera tourner régulièrement car oui, les monstres auront parfois bien vite fait de mettre vos personnages favoris K.O et par la même occasion, de peut-être arriver à les tuer définitivement.

Un excellent système mais qui reste néanmoins frustrant lorsque l’on perd à jamais un personnage fort entraîné. De ce fait, on vous conseillera quelque chose de vital : Sauvegardez dès que vous le pouvez ! Néanmoins, il faut savoir que l’on ne peut pas enregistrer sa partie en pleine exploration. En effet, le seul endroit pour cela se trouve en ville, alors, soyez extrêmement prudents !

Dans tous les cas et en début de partie, on vous demandera si vous souhaitez jouer en mode facile ou en normal. Pour tout vous dire et si vous êtes novices dans le genre, on ne pourra que vous recommander de ne pas prendre de risque et de débuter en facile. De notre côté, on a tenté l’expérience en normal et il n’est pas rare de tomber sur des monstres avec plus de niveaux que le notre et que ces derniers tuent en un coup l’un de nos héros et là, c’est direct un Life Point de moins… Quoi qu’il en soit, après avoir fini le jeu en mode facile, vous pourrez toujours effectuer un second run et choisir de fournir les Blood Crystal à une autre vessel pour changer un peu le déroulement des choses.

Autrement, toutes les mécaniques habituelles des jeux Experience sont-là : Du loot avec un système de rang pour les objets qui est toujours aussi addictif, le magasin, les différents skills propres aux classes, le système pour changer de classe et celui pour les formations. Pour le dernier point, c’est grosso-modo les guerriers devants et les magiciens et archers en arrière.

Concernant l’exploration, on se déplace toujours de cases en cases dans des donjons, comme on le disait, assez vides où il faudra faire attention aux pièges, récupérer des trésors et bien évidemment, affronter des monstres. A noter que les donjons sont de véritables labyrinthes et qu’ils renfermeront désormais des zones où vous pourrez embusquer des monstres transportant des trésors de valeur.

Le concept est simple, lors d’une embuscade, vous allez pouvoir voir la nature des objets que vos ennemis transportent, comme par exemple des armures ou des épées, et si cela ne vous convient pas, vous pouvez les laisser passer pour essayer d’affronter un autre groupe qui détiendra un autre type de marchandise.

D’ailleurs, pour activer l’embuscade, il faudra dépenser des points de moral. Ces derniers s’obtiennent en effectuant des combats et vous serez limités à dix points de moral en début de partie. Par la suite, vous augmenterez ce seuil en apportant des Blood Crystal aux vessels et c’est là que cela devient intéressant. En effet, le concept de ces zones est bien plus complexe que cela.

Si votre première embuscade coûtera cinq points de moral, une fois le butin entre vos mains, vous allez pouvoir en activer une deuxième moyennant cette fois-ci vingt points de moral et ainsi de suite ! Vous l’avez compris, plus le nombre de points requis est élevé, plus les monstres seront forts et plus les objets gagnés seront de qualités et auront des chances de porter le rang S. Forcément, c’est ici que le soft prend toute sa saveur et que cela devient vraiment très prenant. A noter tout de même que si vous sortez du donjon, le coût de l’embuscade retombera à cinq.

Enfin, les points de moral pourront aussi être utilisés pour activer des techniques divines. La première que vous débloquerez vous permettra de pouvoir fuir une bataille avec 100% de réussite et vous pouvez nous croire, cela est une véritable bénédiction ! Vous comprendrez pourquoi quelques paragraphes plus bas. En tout cas, sachez que vous débloquerez d’autres pouvoirs divins au fil de votre progression.

Un charme artistique et auditif

Stranger of Sword City3

Qu’on se le dise, non seulement le jeu nous emmène dans un univers charmeur mais en plus de cela, les compositions sont vraiment à la hauteur de nos espérances. En effet, on se régale et mention spéciale aux thèmes des combats qui sont vraiment prenants malgré le côté statique de ces derniers.

Car oui, Stranger Of The Sword City est un dungeon J-RPG des plus classiques où l’action se déroule au tour par tour et ce, sans voir vos personnages en action. Ici et comme dans tous les jeux du studio Experience, vous aurez pour visuels les montres adverses et votre roster de personnages sera simplement représenté par les portraits choisis en début de partie. Cela ravira les joueurs oldschool tandis que les autres préféreront passer leur chemin.

Néanmoins, la recette de gameplay fonctionne toujours aussi bien et on regrettera peut-être le manque de changement flagrant. Mais ce qui est sûr, c’est que toutes ces petites idées comme les Life Points ou les possibilités plus libres de création de classes viendront combler les amoureux du genre. Néanmoins et vous l’avez compris, la difficulté est clairement au rendez-vous et il faudra prendre votre mal en patience tant le leveling est long.

Stranger of Sword City, un destin des plus cruels pour vos futurs héros

En plus de cela, perdre votre personnage fétiche viendra vous apporter une grande frustration et pourtant, peu importe vos agissements, vous ne serez pas à l’abri que cela arrive. A moins, bien sûr, de sauvegarder toutes les trente minutes d’accorder une attention particulière aux Life Points de tout votre petit monde. En tout cas, le verdict est clair, on est face à une progression lente et à un jeu parfois cruel qui ne conviendra certainement pas à tous mais avouons-le, cela apporte franchement un peu de challenge !

Du côté de la durée de vie, il y a clairement de quoi faire et cette dernière est fortement accentuée par le dernier point soulevée : la difficulté. Vous allez donc très souvent effectuer des aller-retours en ville pour refaire le plein d’objets, de potions ou, plus probablement, pour laisser vos compagnons en sang à l’hôpital pour prendre un nouveau roster de personnages… Une dure réalité qui est pourtant doté d’un concept accrocheur.

Dans tous les cas, votre objectif de base va déjà s’avérer long puisque vous devrez tenter de chasser toutes les très nombreuses et puissantes créatures de type Lineage et vous en avez pour un sacré moment !

Experience parvient donc à nous surprendre avec Stranger of Sword City au niveau de la patte artistique qui est tout simplement somptueuse et qui change en rapport à leurs anciens titres. Néanmoins, malgré les bonnes idées comme les Life Points, un système de création de classes plus libre, les embuscades addictives pour le loot et quelques éléments par-ci par-là, on ne remarque pas trop de changement en terme de gameplay. En effet, les environnements des donjons sont toujours aussi vides, les animations pendant les combats sont au minimum syndical et on aurait aimé un effort là-dessus et ce, de même que d’avoir enfin droit à des sous-titres en français… Enfin, le verdict est loin d’être noir puisque les voix japonaises sont-là, les artworks, monstres et décors des combats sont de toute beauté et les musiques nous transportent très clairement dans le monde d’Escardio. En tout cas, il faut le savoir tout de suite, Stranger of Sword City vous emmènera dans un monde difficile où la progression est assez lente mais dans tous les cas, le soft en vaut la chandelle et se classe dans la même lignée qualitative des autres titres du studio Experience. 

L'avis de l'auteur

Stranger of Sword City est un dungeon J-RPG qui m'a complètement envoûté par sa direction artistique qui est de toute beauté ! Au-delà de ça, le jeu est fidèle à ce que fait habituellement Experience et je reprocherais plus ou moins les mêmes éléments qu'à chaque fois ! Il y a de quoi améliorer la recette et la moderniser un peu mais quoi qu'il en soit, c'est une bonne expérience bien qu'un peu difficile.

Alexandre Mistral Play4Fun
b
Note du panda
7.5 10

Stranger of Sword City

Points positifs

  • Voix japonaises...
  • Une patte artistique de toute beauté
  • Un scénario intéressant
  • Des skins somptueux
  • Un roster de monstres varié et détaillé
  • Les classes, Life Points, races et skins vous laissant une grande liberté
  • Les embuscades pour le loot !
  • Une bande-son fantastique
  • Bonne durée de vie

Points négatifs

  • ... Mais uniquement des sous-titrés en anglais
  • Des environnements vides dans les donjons
  • Peu d'animation pendant les combats
  • Progression lente
  • Difficulté qui peut décourager