TEST. MeiQ: Labyrinth of Death – Pimp my Mecha !

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Nouvelle exclusivité PS Vita, MeiQ: Labyrinth of Death se présente comme étant un dungeon J-RPG qui mêlera de charmantes jeunes filles avec des gardiens qui sont en fait des mechas ! Alors, trouvera-t-on suffisamment d’originalité de qualité dans MeiQ: Labyrinth of Death pour s’inscrire dans la lignée des plus grands jeux du genre ?

MeiQ: Labyrinth of Death est un dungeon J-RPG signé par le studio Compile Heart et il débarquait ce 16 Septembre dernier sur nos PS Vita européennes ! En plus de cela, nous avons droit à une version boîte ce qui est de plus en plus rare sur PS Vita. Un véritable plus mais est-ce que le jeu méritait ce traitement de faveur ? C’est ce que nous allons voir.

A noter également que MeiQ: Labyrinth of Death est le second jeu du projet Makai Ichiban Kan qui permettait à l’équipe de développement de Compile Heart dirigée par Masahiro Yamamato de s’en donner à cœur joie. Une chose est sûre, le premier jeu de ce joli projet était Trillion: God Of Destruction (test ici) et il s’était avéré vraiment sympathique. Sachez au passage que même si nous avons la même équipe derrière les deux jeux, ces derniers se déroulent dans un univers bien différent.

Des Machinas pour sauver le monde !

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MeiQ: Labyrinth of Death est donc un J-RPG qui vous met dans la peau de la jeune et jolie Estra. Notre héroïne est un mage Machina et a pour rôle, de sauver la planète, forcément ! Effectivement, la rotation de la planète s’est soudain arrêtée et elle a plongé le monde dans les ténèbres. Pour remettre les choses dans l’ordre, ce sont les êtres que l’on appelle Mage Machina qui sont les élus capables de mettre un terme à ce problème de rotation de la planète.

Pour se faire, il faudra parcourir quatre tours différentes qui feront office d’immenses donjons avec une multitude de pièges et recoins. De plus, les Machinas sont bien évidemment toutes des filles et leur particularité, c’est d’avoir le pouvoir de contrôler des gardiens qui combattront avec vous et qui sont entièrement personnalisables mais on vous expliquera tout cela dans les détails un peu plus loin.

Bref, au cours de l’aventure, les machinas vous rejoindront peu à peu et il y aura un lot de surprises avec un étrange groupe qui tentera de vous barrer la route dans votre quête ! Mais nous n’en dirons pas plus et l’on soulignera juste le fait que, comme d’habitude, le chara-design est vraiment chouette et qu’il regroupera une majorité de personnages jouables et de PNJ qui sont armés de fortes poitrines (rires).

MeiQ: Labyrinth of Death, un Dungeon J-RPG à la Demon Gaze

Cela étant dit, vous remarquerez bien vite que contrairement aux jeux Compile Heart habituels, MeiQ: Labyrinth of Death expédie assez rapidement le scénario et évite de partir dans des discussions sans fin à la Neptunia. Bon, il y en a aussi hein, mais on va dire que vous êtes loin d’être enseveli par une masse de dialogues pendant les premières heures de jeu.

Au-delà de ça, il y a une forte dose d’humour et les personnages sont, dans leur ensemble, assez attachants. De plus, il faut avouer que pouvoir personnaliser son mecha, c’est vraiment la classe et que de ce côté-là, le pari est plutôt réussi. Néanmoins, il ne l’est pas sur le plan de la localisation puisque comme d’habitude, on devra se contenter de sous-titres en anglais… Par contre, les amateurs de voix japonaises seront aux anges puisqu’elles sont bien présentes et qualitatives.

Si vos premiers pas dans l’aventure vont vous laisser l’impression que le jeu va se finir très vite car les donjons principaux s’enchaînent rapidement, vous allez vite comprendre, à l’aide d’aller-retours, que ces fameuses tours sont extrêmement complexes avec une multitude d’étages et de zones à explorer mais… pour vous parler de cela, entrons dans le vif du sujet : le gameplay !

Des donjons fort en complexité

Meiq test 2

MeiQ: Labyrinth of Death est donc un dungeon J-RPG qui vous met dans une vue FPS et où vous avancerez de case en case. Chaque donjon aura des spécificités et sera EXTRÊMEMENT complexe dans sa construction. En effet, vous allez vite vous rendre compte de leur grandeur et de l’architecture des plus compliquées.

De plus, chacun d’entre-eux aura son lot de petites surprises comme par exemple celui qui sera complètement verglacé et qui vous forcera à vous déplacer sans pouvoir vous arrêter ou encore, certains qui renfermeront de très nombreuses portes où l’on ne peut passer que dans un sens. Bref, de quoi réfléchir et s’occuper.

Pour vous aider à vous repérer, vous pourrez utiliser la carte avec plusieurs zooms différents. Malheureusement, dans les très grandes zones, on aurait peut-être aimé avoir encore un zoom intermédiaire car il faut avouer qu’étant donné la taille titanesque de certains lieux, il est difficile de voir si l’on est passé de partout avec le petit écran de la PS Vita. Rien d’alarmant donc.

Mais on a aussi un autre problème que l’on retrouvait dans Dungeon Travelers 2, c’est l’absence d’une possibilité de se déplacer d’une case A vers une case B d’une manière automatique comme le propose Demon Gaze. Cela s’appelle cela un confort de gameplay puisque malgré l’automatisme des déplacements, on court toujours le risque de faire une rencontre ennemie aléatoire et ce, comme si l’on se déplaçait manuellement. Dommage donc que cela n’y soit pas…

Bon, rassurez-vous, l’exploration se fait tout de même assez intuitivement puisque les développeurs ont inclut une touche permettant de dasher pour aller plus vite. Bon ce n’est pas la recette miracle mais cela permet quand même d’apporter un petit plus niveau confort de jeu. Le petit problème, c’est que la fonction dash vous fait avancer automatiquement uniquement s’il n’y a pas de carrefour sur la carte et comme c’est souvent le cas, vous vous retrouverez souvent en face d’un mur à écouter les cris de vos personnages car ils ne peuvent plus bouger ! C’est loin d’être dramatique mais c’est un défaut qui aurait pu être évité facilement notamment avec le GPS à la Demon Gaze !

Autrement et comme vous vous en doutez, les donjons seront l’occasion de ramasser des objets, de déclencher des mécanismes, de faire des rencontres avec des personnages et enfin, de faire face à des ennemis et dès lors, l’écran passera en mode combat.

Ce qu’il faut savoir, c’est que contrairement à un Dungeon Travelers 2, un Demon Gaze ou encore un Stranger Of Sword City, les combats seront beaucoup plus intéressants en terme d’animations ! Effectivement, si les trois jeux cités vous faisaient profiter d’affrontements sans voir vos personnages ni leurs attaques et vous laissaient simplement regarder leurs magnifiques illustrations affichées dans le coin de l’écran, MeiQ: Labyrinth of Death va pousser le concept beaucoup plus loin !

MeiQ: Labyrinth of Death, des combats en 3D et de la customisation à gogo

Effectivement, ce dernier propose des phases de combat et ce, toujours dans un système traditionnel au tour par tour mais avec en plus, le luxe de pouvoir voir vos mechas en action, bouger, attaquer, utiliser des skills et bien d’autres choses encore. En somme, les combats prennent littéralement vie et c’est fort appréciable pour un jeu du genre qui, d’habitude, ne peut compter que par la force de son univers et du chara-design des personnages pour arriver à se rendre intéressant.

Vous l’avez peut-être remarqué, nous avons dit : le luxe de pouvoir voir vos mechas et ce n’est pas anodin car effectivement, pour les combats, c’est encore un cas particulier dans le genre que vient nous proposer MeiQ: Labyrinth of Death. Comme on vous l’expliquait en début de test, Estra, l’héroïne, fait appel à un gardien pour combattre mais cette dernière peut également attaquer ou utiliser des techniques pour améliorer la défense, l’attaque et tout autres paramètres. Néanmoins, ce seront toujours vos mechas qui seront visibles à l’écran ! Pour toutes attaques ou actions des héroïnes, nous aurons droit à la bonne vieille illustration qui s’affichera à l’écran.

Bref, le fonctionnement est donc simple et nous avons un système de formation marchant par paire : Une Machina et un gardien (mecha). A noter que vous pourrez avoir au maximum trois paires de personnages pour les combats. Ainsi, lorsque le mecha est placé en avant dans la formation, c’est que c’est lui qui attaque et qui recevra les coups. Si c’est la machina qui est en avant, c’est la même chose. Sachez tout de même que parfois, vos ennemis parviendront à attaquer les personnages qui sont en retrait alors, attention !

Cela étant dit, c’est maintenant que l’on va rentrer dans la richesse et les nombreuses possibilités qu’offrent cette histoire de personnalisation de mechas. En effet, ces derniers auront un élément de base parmi la Terre, le Bois, le Feu, l’Eau et quelques autres éléments. A partir de là, vous allez pouvoir lui choisir des noyaux et au fil des prises de niveau, de nouveaux emplacements se débloqueront pour en mettre encore plus ! Les noyaux auront pour effet de booster vos caractéristiques et de vous permettre de bénéficier de différents atouts comme par exemple, la possibilité d’attaquer deux fois ou encore, celui que l’on appelle Destruction Stone et qui vous fait utiliser tous les skills que vous êtes capables de faire… en échange de 500 points de vie bien sûr ! Pas de capacité cheatée donc. Bref, je pense que vous commencez à comprendre que ce petit Dungeon J-RPG repose sur un système vraiment profond… et vous avez raison !

C’est par la suite que cela devient encore plus intéressant puisque vous pouvez changer le corps et les bras droit et gauche du mecha ce qui influera sur ses caractéristiques mais aussi, sur l’apparence et les skills qui vous sont proposés ! Pour exemple, vos bras pourront être représentés par un machine-gun, une mitraillette, une épée et bien d’autres choses encore ! De quoi ravir tout le monde.

A cela, on ajoute des skills capables de se combiner avec ceux des autres mechas pour faire des combos et enfin, la possibilité de faire évoluer vos différents robots un peu comme des Pokemon… Et ce n’est pas tout, on ajoute aussi des tenues pour changer l’apparence des héroïnes et leurs caractéristiques, l’option de poser sur ces dernières des gemmes pour booster leurs capacités et le mecha qui leur est attitré et enfin, l’obtention de skills passifs, actifs (agressifs ou bénéfiques) et une prise de niveau également propre aux différentes tenues…

On se retrouve donc avec un système complexe mais parfaitement maîtrisé, addictif et sacrément prenant. On résume ? Des prises de niveau des tenues, des mechas et des personnages, des skills dépendants des armes équipées, de nombreux éléments définissant les attributs élémentaires et donc les faiblesses et les forces de tout le monde, une dizaine de mechas différents qui peuvent évoluer, des héroïnes à équiper de gemmes et des skills en tout genre… Bref, un système vraiment complet, plaisant et qui ravit l’aspect fan service en plus de cela, que demander de plus ?

Ah on vient de trouver, du crafting ! Et bien oui, dans les donjons, vous mettrez les mains sur des livres qui renfermeront des recettes qui vous permettront de crafter des armes pour les bras des mechas ou encore, un tout nouveau corps… Enfin, on aura l’occasion de se rendre chez une somptueuse et envoûtante vendeuse qui ne se gênera pas pour vous vendre des produits rares qui seront, eux-aussi, sympathiques.

Ensuiteeee

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Vous n’êtes probablement pas encore rassasiés, alors, on va faire simple. Vous pourrez également accepter des quêtes annexes afin de vous occuper et recevoir divers objets en récompenses. Les missions seront néanmoins classiques et il faudra simplement éliminer un monstre, ramener tel ou tel objet et ainsi de suite.

MeiQ: Labyrinth of Death dispose d’une durée de vie sur le premier run qui ne va pas au-delà de trente heures même si, bien évidemment, cela dépend de votre rythme au niveau de l’exploration. De plus, si vous utilisez la fonctionnalité permettant de jouer les phases de combat rapidement en laissant enfoncé le bouton X, vous allez vite gagner du temps. Néanmoins, lorsque vous démarrez une nouvelle partie, vous conservez vos objets, les niveaux et toutes les choses de votre précédent playthought ! Le tout, avec bien évidemment, de nouvelles zones à explorer, un gros plus de côté-là.

Enfin et comme on le disait, le chara-design des personnages est plutôt réussi et les environnements des donjons en vue FPS font très bien le café et sont jolis à regarder ! Après, ils sont variés puisque forcément, ils représentent les différents thèmes des donjons à savoir le feu, l’eau, les ténèbres etc. De plus, avec leur grandeur, il faudra souvent faire des aller-retours pour ouvrir telle ou telle porte que vous ne pouviez pas ouvrir avant…

MeiQ: Labyrinth of Death porte bien son nom avec une architecture des donjons de la mort…

En dehors de cela, les art works sont de bonne qualité et l’on arrive à s’imprégner de l’univers et de son histoire ! Néanmoins, il faut avouer qu’il faut passer quelques heures de jeu avant d’y parvenir à cause du manque de narration en début de partie. Certains trouveront que cela est positif car on évite le surplus de blabla tandis que d’autres auraient préféré que ce surplus soit présent.

Pour finir, les musiques et l’ambiance générale du soft sont assez sympathiques même si la composition n’est pas forcément la plus réussie. On préférait, de notre côté, celle de Trillion: God Of Destruction.

D’ailleurs et si l’on devait comparer les deux softs, si Trillion s’avérait extrêmement difficile, MeiQ: Labyrinth of Death joue la carte de l’accessibilité avec plusieurs niveaux de difficultés et il ne posera pas de véritable problème en mode normal ! Pour un minimum de challenge, on recommande clairement aux habitués d’attaquer l’aventure en mode difficile ! Néanmoins, au cas où cela devient trop compliqué, vous pouvez toujours changer en cours de partie.

MeiQ: Labyrinth of Death renouvelle le genre en proposant un dungeon J-RPG avec un concept de mechas et de magiciennes bien pensé ! De plus, grâce à son accessibilité, les débutants dans le genre profiteront d’une aventure proposant quand même une trentaine d’heures de jeu avec, en prime, un post-game sympathique qui apporte du contenu ! Pour les plus calés, on vous préconise de commencer directement l’aventure en difficile. En points positifs, il faut avouer que les possibilités de personnalisation des mechas, que ce soit apparence ou sur le plan technique, sont franchement agréables et que l’on se prend vite au jeu ! MeiQ: Labyrinth of Death aurait été franchement bien pour les joueurs qui se seraient intéressés à ce genre particulier mais malheureusement, les sous-titres uniquement en anglais en rebuteront plus d’un. Pour conclure, il y a beaucoup de bonnes idées dans MeiQ: Labyrinth of Death mais qui sont gâchées par des petites erreurs comme pour l’exploration fastidieuse sans mode GPS à la Demon Gaze, des donjons très complexes, des musiques facilement oubliables ou encore, un nombre d’aller-retours assez conséquent. On espère en tout cas, pourquoi pas, un second épisode qui gomme les défauts énoncés et là, oui, on aura un hit en puissance qui pourra faire de l’ombre aux seigneurs du genre et plus précisément, au studio Expérience… 

La note de l'auteur

MeiQ: Labyrinth of Death m'a énormément plu grâce à son originalité dans le gameplay avec les transformations des filles en mecha. J'ai trouvé ça vraiment sympathique et ce qui me frustre le plus, c'est la musique des combats que je trouve clairement raté, les aller-retours vraiment nombreux et inintéressants et l'absence de GPS à la Demon Gaze pour aller d'un point A vers un point B. Franchement, avec des donjons si complexes et si grands, devoir se déplacer à chaque fois case par case manuellement est vraie corvée. Au-delà de ça, MeiQ est une bonne surprise malgré les quelques défauts un peu pénibles.

Alexandre Mistral Play4Fun
b
Note du panda
6 10

MeiQ: Labyrinth of Death

Points positifs

  • Système de Dash pour se déplacer automatiquement...
  • Voix japonaises...
  • Gameplay complet avec beaucoup de possibilités
  • Des combats en 3D !
  • Durée de vie correcte
  • Graphiquement joli

Points négatifs

  • ... Mais pas aussi efficace qu'un GPS façon Demon Gaze
  • ... Mais uniquement en anglais
  • Beaucoup d'aller-retours
  • Des musiques sans plus