TEST. MachiaVillain – Au cœur de la maison de l’horreur

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Disponible depuis le 16 mai 2018, MachiaVillain a su attirer l’attention sur lui. Développé par Wild Factor, que nous réserve ce petit jeu de gestion de maison hantée ?

Alors que la scène vidéoludique ne cesse de nous envoyer pléthores de vagues de nouveaux softs à dévorer chaque jour, c’est le nouveau titre de Wild Factor qui va, aujourd’hui, être approché. Délicatement nommé MachiaVillain, cette création indépendante vous plongera dans la peau d’un méchant de seconde zone. Mais l’envie lui prendra soudainement de passer à autre chose, de s’envoler vers le haut du panier. Petit jeu de gestion sans prétention, « Dungeon Keeper » disponible sur PC, nous allons tenter de vous relayer ce qu’il est nécessaire de savoir à propos de ce jeu. Vaut-il son prix, ses 20€ ? Vaut-il la peine d’y investir de précieuses heures de jeu ? Zieutez simplement la suite pour le savoir !

MachiaVillain : Tout pour votre cerveau

Au tout début, il n’y a rien, que la médiocrité et l’obéissance. Oui, ces termes vous qualifient. Nul besoin d’être choqué, ni même de quitter ce site, je peux tout vous expliquer. Simple sbire, monstre en devenir, vous êtes le serviteur d’un autre. Mais, las de votre situation, vous décidez de vous tourner vers la Ligue des Vilains Machiavéliques pour changer d’air. Intéressés par votre profil, vous être directement propulsé à la tête d’un petit groupe de serviteurs. La classe non ? Mais pourquoi me direz-vous ? Tout simplement afin de diriger un manoir dans une forêt reculée. Moult jeunes, ou non, gens s’y rendent pour connaître le frisson. Ce que l’on attend de vous est simple : attirer de nouvelles victimes et faire de l’argent, beaucoup d’argent. Rien de bien sorcier, n’est-ce pas ? En tout cas, c’est toujours mieux que de servir un grand méchant qui vous donne corvées sur corvées !

Pour en revenir à vos nouveaux collaborateurs, ils sont à choisir parmi plusieurs types. Ainsi, vous retrouverez tout ce qu’il y a de plus classique : squelettes, loups-garous, zombies, vampires, et autres stéréotypes du genre horrifique. Bien entendu, chacun aura ses qualités et ses défauts. A vous, donc, de bien sélectionner vos comparses. Pour faire un choix judicieux, plusieurs informations vous seront données, comme la quantité de tâches qu’ils peuvent effectuer, ou même la quantité de nourriture qu’ils vont consommer chaque jour. Le jeu ne propose donc rien de spécialement innovant, gardant les mécaniques habituelles d’un jeu de ce genre. Et bien sûr, puisque votre but est le meurtre et l’effroi, vous devrez aussi tenir compte de leur capacité à combattre. Par ailleurs, les personnages prennent en niveau à mesure que le temps passe et pourront, ainsi, parfaire leurs qualités dans divers domaines.

Le jeu ne propose donc rien de spécialement innovant, gardant les mécaniques habituelles d’un jeu de ce genre.

Bien entendu, les éléments propres à chaque classe ne s’arrêtent pas là, mais la liste serait trop longue s’il fallait tout énumérer. Aussi, un système de gestion des personnages, un peu à l’image des Sims est présent. Comparaison un peu réductrice, certes, mais l’idée est bien là. En effet, vous devrez faire attention à ce que tous soient d’une humeur potable, pour des monstres, et reçoivent ce dont ils ont besoin. Dans le cas contraire, vous pourriez très bien assister à une révolte de leur part et, le cas échéant, vous retrouver en conflit avec ces derniers. Souci que tout patron préfère éviter.

Il y a, malgré tout, un point négatif dans tout cet aspect gestion. Et c’est bien malheureux quand on voit la qualité globale du titre, ainsi que son potentiel général. Je parle, vous y pensez peut-être, du système de combat. Ce dernier est, à mon goût, trop sommaire et ne propose pas suffisamment de possibilités pour en profiter pleinement. Mais peut-on vraiment blâmer cette création parce qu’elle nous propose quelque chose de simple et accessible ? Je n’en suis pas certain. Après tout, ce n’est pas comme si nous attendions un système semblable à celui de State of Decay 2 pour un jeu de gestion…

Pour le plaisir de vous tuer

MachiaVillain

Mais qu’en est-il, finalement, du cœur même de ce jeu, votre manoir ? Comme toute bonne habitation, ce dernier sera composé de nombreuses pièces, dans lesquelles vous devrez aménager pièges et autres mobiliers afin de pouvoir faire de la recherche, faire dormir vos acolytes et j’en passe. C’est là que l’argent et les ressources entrent en action, puisque le tout sera nécessaire à la construction des pièces, ainsi que leur aménagement. N’oubliez pas, un aménagement réfléchi des pièces vous permettra d’avoir des sbires de meilleure humeur, ainsi que de faire plus de victimes, plus rapidement. A vous donc de bien tout organiser pour en faire une véritable maison de l’horreur.

De plus, un système de tâches sera présent. Le contraire aurait été très surprenant quand on connaît l’importance dudit système dans les jeux de gestion. Ainsi, vous devrez tenir compte de la capacité de chaque personnage à effectuer telle ou telle tâche, à en réaliser plusieurs à la fois, etc. Prenez donc bien garde de prioriser correctement chaque ordre et de prendre les bonnes décisions.

Par ailleurs, tout votre périple se fera en compagnie d’une bande-son et d’une ambiance sonore globale de plutôt bonne qualité.

Mais, et vous vous en doutez, cela ne s’arrête pas en si bon chemin. Certes, un jeu de gestion devient toujours quelque peu répétitif, mais ce n’est pas vraiment le cas pour MachiaVillain. Pourquoi ? Simplement car vous recevrez, souvent, des missions afin de progresser dans la société des monstres et pouvoir embaucher plus de sbires. A mesure que votre groupe grandira, vous pourrez diversifier vos actions, et ainsi avoir une ascension plus rapide. Cependant, heureusement que ces missions sont là, parce que ce n’est pas l’absence de mode histoire ou d’un tout autre mode que le sandbox qui vous permettra de diversifier votre expérience de jeu.

Il fallait bien un autre point noir pour ce soft. Mais cette forme de répétitivité, induite par l’absence de différents modes, peut facilement être corrigée via une petite mise à jour. Par ailleurs, tout votre périple se fera en compagnie d’une bande-son et d’une ambiance sonore globale de plutôt bonne qualité, qui saura vous faire du bien aux tympans, malgré les heures qui passent. Une belle aventure dans sa globalité donc.

Mais finalement, qu’en penser réellement ? Et bien la réponse est assez simple… il s’agit d’un excellent jeu indépendant. Il mérite totalement d’être propulsé sur le devant de la scène, de sorte à être connu du grand public. Direction artistique, ambiance sonore, mécaniques de jeu, tout est harmonisé de sorte à vous proposer une aventure palpitante et machiavélique à souhait. L’un des problèmes que vous pourriez rencontrer reste, à n’en pas douter, la difficulté de décrocher du jeu, tant il est plaisant à parcourir. Nous parlons ici, donc, de 20€ bien dépensés pour quiconque désire se l’approprier.

La note de l'auteur

Malgré l'absence de plusieurs modes de jeu, MachiaVillain a su me tenir occupé de longues heures durant. Loin d'être forcément fan du genre « Dungeon Keeper », ce soft s'est laissé apprécier. Tant par son atmosphère sonore, que son univers graphique, tout est orchestré de sorte à vous faire vivre une expérience riche en amusement. Et, point suffisamment important pour être souligné, les sous-titres en français permettent d'élargir le nombre de joueurs potentiels. Vu son prix abordable, je ne peux que conseiller de plonger dessus.

Ludvig
a
Note du panda
8 10

MachiaVillain

Points positifs

  • La patte graphique, très plaisante
  • La durée de vie, plutôt correcte
  • La rejouabilité du titre, qui allonge votre expérience de jeu
  • Le côté gestion, très travaillé
  • La diversité du bestiaire proposé
  • La capacité du jeu à réveiller notre sombre côté

Points négatifs

  • Pas de coop
  • Caméra fixe
  • Manque de clarté dans l'interface

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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