TEST. Hyper Light Drifter – Entre souffrance et poésie !

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Projet initialement débuté sur Kickstarter en 2013, Hyper Light Drifter s’est fait largement désiré après plusieurs reports un chouïa longuets. Le résultat est là : cela valait le coup d’attendre !

Comment pourrait-on qualifier Hyper Light Drifter simplement ? En mettant en avant une direction artistique de qualité, un gameplay mélangeant du Zelda avec une difficulté intelligente à la Dark Souls et un univers se rapprochant d’Horizon : Zero Dawn ! Le constat est chargé, mais les emprunts de ces divers éléments se montrent d’une pertinence incroyable !

Qui suis-je ? Où suis-je ? Où vais-je ?

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Le titre de cette section est très exactement dans le ton du jeu. En effet, Hyper Light Drifter vous met dans la peau d’un héros inconnu, masqué, maniant sa lame avec une redoutable dextérité et maîtrisant le « Drift », capacité à effectuer des dashs fulgurants permettant d’esquiver des assauts ou de franchir des plateformes. Après une cinématique d’introduction qui n’est pas sans rappeler un certain Flashback dans la mise en scène, on se réveille dans un monde inconnu, visiblement dévasté, ou tout du moins contaminé par quelqu’un ou quelque chose.

Jouant avec des tons chauds et froids, ce monde est très particulier, alternant entre le vert boisé de la nature en surface et le gris/noir technologique des souterrains, on comprend très vite que ce monde a vécu un drame et que Dame Nature a eu vite fait de poser ses valises dans ce lieu maudit. Ainsi, on peut apercevoir fréquemment des cadavres (organiques ou robotiques) ainsi que des bâtiments crouler sous des lierres imposants, de la mousse verdoyante ou des arbres géants.

Hyper Light Drifter propose un univers intriguant et triste à la fois, où l’on déambule sans savoir où aller vraiment !

Autant le dire tout de suite, le jeu ne vous tient absolument pas par la main. Vous démarrez seul et poursuivez votre quête seul, sans aide ni boîte de dialogue. Ce sera à vous, par le biais d’une fine observation et d’expérimentations diverses, que vous devrez progresser. Lors des premiers temps, rien n’est indiqué et le monde semble vaste et ouvert. On choisit donc une destination un peu au pif et on s’aventure dans des contrées inconnues, sans trop savoir où aller ni quoi y faire !

Les différents PNJ que vous rencontrerez ne s’expriment que par le biais d’images, ce qui laisse libre d’interprétation de vos objectifs ainsi que le passif de la zone. À vous de faire le tri dans tout cela. Si ce choix est justifié par le côté mystérieux de l’univers, il faut bien admettre qu’il reste flou à certains moments. Trop d’interprétations tue l’interprétation !

Un système de combat soigné !

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Côté gameplay, c’est une très bonne surprise qui s’offre à nous, puisque Hyper Light Drifter se veut être très nerveux, dynamique et technique à la fois. Une touche pour utiliser la lame, une touche pour drifter et les gâchettes pour tirer au fusil : il n’en faut pas plus. Ce qui fait tout le sel de cette mécanique est la difficulté accrue du jeu, qui vous forcera à ne jamais foncer tête baissée sous peine de passer très vite l’arme à gauche. Les ennemis sont assez retors et l’on comprend assez vite qu’il faudra jouer du drift et des soins avec parcimonie, car le pattern des adversaires, parfois imprévisible, peut vite vous mener à votre perte.

On retrouve donc une fois du « skill » qui nous force sans arrêt à nous améliorer, à rester sur le qui-vive et à jouer des boutons et des gâchettes afin de sortir victorieux des joutes, et c’est sans compter les différentes upgrades disponibles afin de parfaire notre héros. Grisant !

Le titre offre divers secrets à découvrir, très bien cachés pour la plupart !

Concernant la direction artistique, je pense que vous pouvez le voir de vous-même avec les images (et dans la galerie ci-dessous) : c’est sublime ! Un soin du pixel et de la mise en scène propre au jeu qui captive et embarque. L’OST douce et calme en extérieur, réalisée par Richard Vreeland (FEZ) colle parfaitement avec l’ambiance du titre.

Pour le reste, le jeu incite à l’exploration, au travers de différents donjons du jeu, mais ne vous indique jamais vraiment de cheminement précis. Si vous avez le skill pour passer outre une certaine zone, vous pouvez y aller. Pour les autres, il faudra probablement revenir plus tard, lorsque votre héros sera mieux équipé. En comptant que le jeu vous occupera facilement un peu plus d’une dizaine d’heures, vous aurez de quoi faire ! La bande-son n’est pas en reste non plus et reste excellente pour nos oreilles.

Hyper Light Drifter est un concentré remarquable de bonnes idées. Cela sonnait déjà bien sur le papier en 2013 lors du Kickstarter, et cela sonne encore mieux sur l’écran, manette en main. Avec son univers très particulier, silencieux et mystérieux, il accroche et donne l’envie d’en voir toujours plus, ne serait-ce que pour savoir pourquoi notre avatar tousse et crache du sang régulièrement. Avec une durée de vie s’étalant sur un peu plus d’une dizaine d’heures (hors secrets), le titre se pose comme un excellent choix pour joueurs exigeants, mais rebutera les impatients qui ne prendront pas le temps de bien maîtriser son gameplay technique !

L'avis de l'auteur

Techniquement assez difficile, je dois bien admettre qu'Hyper Light Drifter possède un charme certain et m'a embarqué dans son sillage. Je trouve simplement dommage qu'il s'oublie si facilement alors qu'il propose des qualités évidentes, mais pas encore assez poussées pour rendre le jeu mémorable. En attendant, c'est une très bonne perle qui correspond exactement à mon style de jeu.

Jibenc0
b
Note du panda
7 10

Points positifs

  • Gameplay dynamique et nerveux
  • Direction artistique sublime
  • Le challenge au rendez-vous
  • Différents secrets à découvrir

Points négatifs

  • Peut rebuter les impatients
  • Trop d'interprétations dans l'intrigue
  • Manque d'indices par moments

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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