TEST. Dillon’s Dead-Heat Breakers – Sitôt joué, sitôt oublié ?

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Pour le moins inconnu pour la plupart des joueurs, le tatou Dillon tente une percée après une première tentative sur l’eShop de la 3DS. La question se pose donc : que vaut ce nouvel opus, et parviendra-t-il à porter ce nouveau héros dans le cœur des joueurs avec Dillon’s Dead-Heat Breakers ?

Il est temps de se replonger dans l’aventure avec ce nouveau type de héros avec Dillon’s Dead-Heat Breakers. Mais qu’attendre d’un tel titre ? Sera-t-il à la hauteur après un premier opus peu convaincant ? Sans vendre la mèche, ce test sera rude pour le titre, qui ne repartira pas avec les honneurs, malheureusement !

Entre Mad Max et Animal Crossing !

TEST. Dillon Dead-Heat Breakers – Sitôt joué, sitôt oublié ?

Une des premières choses qui marque lorsque l’on lance le titre, c’est l’univers choisi pour porter cette aventure. Le titre de cette section résume bien ce qui vous attend : un mix plutôt inattendu entre Mad Max et Animal Crossing. Comprenez par là que tous les personnages sont des animaux au look mignon, évoluant dans des terres arides, post-apo, où les courses poursuites sur l’autoroute sont monnaies courantes. Votre objectif sera quasiment dans tous les cas de sauver des alliés menacés par les Rokailloux, sorte de monstres de pierre avides de… destruction ? Bref, il fallait bien des ennemis pour ne pas trop s’ennuyer, et c’est tombé sur eux.

Le titre vous met aux commandes de deux personnages. En premier lieu, vous-même, via un amiimal (un mii version animal), et Dillon. Si votre mii sera jouable durant les phases « calmes » dans la ville principale (vous pourrez faire évoluer vos héros, commercer et recruter des mercenaires pour les missions futures), c’est Dillon qui s’occupera de toute la section « speed » et que vous contrôlerez dans les différents niveaux.

Parlons-en, d’ailleurs, puisque le cœur du jeu peut se résumer via une progression somme toute classique : niveau, récolte, évolution, niveau, récolte, évolution, etc. Cette manière d’avancer dans le jeu, ultra-dirigiste et ultra-répétitive, pourrait être facilement pardonné si le gameplay mis en place derrière tenait la route. Or, ce n’est clairement pas le cas.

Dillon’s Dead-Heat Breakers veut proposer trop de choses de qualités inégales. En ressort un « fourre-tout » un peu étrange et sans grande conviction !

Basiquement, lorsqu’un niveau débute, vous devez placer des mercenaires recrutés au préalable afin de les poster aux endroits stratégiques. Ils attaqueront automatiquement les ennemis tentant de vous approcher, un peu à la façon d’un tower-defense, mais avec moins de conviction. Une fois quelques vagues repoussées, Dillon s’élance à toute vitesse sur les routes et doit rattraper les monstres (qui roulent, eux aussi) afin de les percuter et les détruire.

Il faut tout de même rendre à Dillon’s Dead-Heat Breakers ce qui lui appartient, à savoir une réelle envie de bien faire. C’est là, c’est présent, et soyons honnête : c’est maîtrisé. Ceci étant dit, on ressent un grand manque de finition et d’ambition dans le travail du studio. Ces fameuses phases manquent de peps et leurs contrôles sont si basiques qu’il n’y a nul besoin de faire appel à nos talents de gamers : le jeu est incroyablement facile. Les batailles (sur routes, en mode Sonic, comme au corps-à-corps) sont simplistes et pas franchement jouissives. N’en ressort qu’un sentiment de frustration face à un titre creux.

Entre deux mon cœur ne balance pas !

TEST. Dillon Dead-Heat Breakers – Sitôt joué, sitôt oublié ?

Disons-le tout de suite, cet enchevêtrement de phases plutôt molles n’assure pas le show, et dessert grandement le titre. Si, dans le fond, nous pouvons saluer ce type d’initiative qui prône la variété, la forme ne suit absolument pas et ennuiera très vite même le plus patient des joueurs. Il manque de ce petit quelque chose qui aurait pu en faire un très bon jeu. Cependant, le résultat est là : le goût en bouche laisse une grande amertume !

Pourtant, le parti pris de l’univers est plutôt réussi. C’est osé, et le contraste entre le monde aride et les personnages mignons fonctionne bien. Mais ça s’arrête là ! L’ambiance que le titre tente de mettre en place ne prend pas, si bien que l’on trouve vraiment dommage d’être passé à côté d’un monde qui aurait pu donner vraiment plus, si mieux exploité.

Un bon jeu est un jeu à qui on pardonne ses travers : ce n’est malheureusement pas le cas de Dillon’s Dead-Heat Breakers !

De plus, les phases de dialogues sont à couper au couteau. Longues, lentes à afficher et avec une pseudo voix-off inventée aussi crispante que celle d’un Animal Crossing : vous conviendrez que le tableau commence à être très chargé.

Il est donc très délicat de tenter de sauver le titre. Les erreurs sont trop nombreuses et trop fréquentes pour ne pas les cibler, et surtout pour pouvoir passer au-dessus. C’est regrettable, car nous voyons bien qu’il y a matière à emmener la série plus haut et avec plus d’ambition.

Que dire de plus ? Dillon Dead-Heat Breakers s’emmêle les pinceaux dans ses travers et ne parvient pas à accrocher comme il le devrait. Phases de gameplay répétitives et peu qualitatives, univers morne et peu utilisé, facilité déconcertante et peu de prises de risque : le constat est trop lourd pour être sauvé. C’est dommage, car le modèle présenté ici aurait pu faire des émules et proposer une expérience 3DS bienvenue et fraîche. De fait, on ne sait pas vraiment à quel public s’adresse le jeu. Néophytes ? Puristes ? Casuals ? Il est clair que n’importe quel « type » de joueurs s’ennuiera devant sa console. Si le potentiel de la licence est bel et bien là, il faudra attendre un nouvel opus pour corriger tout ça !

La note de l'auteur

Quelle déception, il y avait pourtant le potentiel pour en faire quelque chose de bien.

Jibenc0
d
Note du panda
4 10

Dillon's Dead-Heat Breakers

Points positifs

  • Un gameplay varié...
  • De bonnes idées dans l'ensemble

Points négatifs

  • ... Mais tellement mou !
  • Des dialogues longs et inutiles
  • Ultra-répétitif
  • L'univers pas exploité
  • Un lourd manque de contenu

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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