TEST. Deponia Doomsday – Un point’n click délirant

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Après une trilogie plutôt sympathique en soi, le studio et éditeur Allemand Daedalic Entertainment a été pour le coup tenté de sortir un quatrième et sûrement dernier volet pour la licence, à savoir Deponia Doomsday. La licence a toujours eu le don de proposer des dialogues savoureux et un univers complètement barré, et, est-ce justement toujours le cas sur ce Deponia Doomsday ?

Daedalic Entertainment est, il faut bien l’avouer, l’un des nombreux studios de développement à avoir de l’expérience dans le domaine du Point’click, surtout grâce à la naissance de la franchise Deponia en 2012. Cette dernière nous revient pour le coup dans un ultime épisode où nous incarnons comme toujours notre bon vieux Rufus, et nous allons savoir si les ingrédients sont réunis pour en faire une excellent jeu !

Une histoire très… temporelle !

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Avant toute chose, pour ceux qui n’ont pas forcément joués aux précédents Deponia, faisons un léger retour en arrière. Les précédents opus vous permettent comme ce Deponia Doomsday, d’incarner un certain rufus, vivant sur Deponia, une planète faisant office de décharge à ciel ouvert, et où gravite accessoirement Elyseum, une planète flottante, où vivent justement des personnes plus aisées.  Evidemment, dans la trilogie Deponia, notre bon vieux Rufus, qui tombe sous le charme de la délicieuse Goal, n’a qu’un seul objectif en tête : avoir une bien meilleure vie en atteignant enfin la prestigieuse planète flottante Elyseum.

Voilà en gros pour les grandes lignes de la trilogie Deponia où Rufus sera confronté à chaque fois à moult péripéties et dans Deponia Doomsday, tout est question d’une histoire d’anomalies temporelles. En effet, pendant une bonne nuit de sommeil, Rufus fais un vilain cauchemar où ce dernier, plus vieux, est contraint de se sacrifier en détruisant malencontreusement Deponia et en plus, de ça, il s’est fait poussé… une moustache ! Pensant que tout cela n’était juste qu’un mauvais rêve, Rufus rencontre par la suite un scientifique excentrique, McChronicle – qui fait penser au Doc de Retour vers le Futur -, expliquant à notre héros que d’étranges anomalies temporelles ont fait surface, et devoir retrouver au passage les responsables de ce désastre, qui ont laissés une mystérieuse machine temporelle.

Pour les néophytes de la franchise rassurez-vous, il n’est pas vraiment nécessaire d’avoir fait la trilogie car Deponia Doomsday nous fait repartir comme vous aurez pu le comprendre, à travers une toute nouvelle histoire qui clôture pour de bon la quadrilogie Deponia. D’ailleurs, cet univers de Deponia totalement barré et bourré de clins d’oeil fait toujours mouche avec des personnages hauts en couleur déjà apparus dans les précédents volets, et que les débutants comme les fans de la licence pourront découvrir ou redécouvrir comme l’ex petite amie de Rufus, Toni, ou bien encore Goal, Clétus, Truck, et bien d’autres. La seule chose que l’on regrettera amèrement malgré un personnage de Rufus sarcastique et à l’égo surdimensionné, c’est la fin du titre, qui pourrait hélas bien décevoir les adorateurs de Deponia…

Deponia Doomsday nous replonge dans son univers atypique et terriblement efficace !

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Le gameplay a-t-il changé un tant soit peu depuis Goodbye Deponia ? Pour être assez franc, pas vraiment. Pour vous rafraîchir un peu la mémoire, Deponia a toujours proposé un gameplay tout en point’n click, avec un système d’inventaire pour stocker les objets que vous ramassez en chemin, et qui vous aideront bien entendu à résoudre des énigmes diverses et variées.

Là, on retrouve un peu la même principe sur Deponia Doomsday. En effet, vous pourrez comme son prédécesseur discuter avec les différents protagonistes sur les niveaux via un système de dialogue qui n’est juste que secondaire, et n’apporte strictement aucun changement sur le déroulement de l’histoire, mais aussi d’utiliser les objets que vous aurez ramassés pour par la suite les utiliser pour les énigmes, ou en les combinant à d’autres objets.

Chose intéressante à noter et qui est bien pratique en soit, c’est le fait que vous pouvez changer de zones rapidement en double cliquant sur cette dernière, vous faisant gagner clairement plus de temps que d’attendre que votre personnage marche, et atteigne cette dernière.

Un aspect un peu plus dynamique qui ne fait pas forcément de mal, et Daedalic Entertainment a aussi un peu plus varié et dynamisé le gameplay via des petits mini-jeux faisant office d’énigmes, mais également des phases de QTE qui ne sont pas déplaisantes, et qui nous incitent au moins à ne pas toujours faire la même chose.

Dernier petit point hélas à pointer du doigt, c’est les énigmes. Bien que celle-ci ne soit pas forcément tirées par les cheveux, certaines paraissent certes logiques dans un premier temps, tandis que les autres et bien… elle sont légèrement un peu plus corsées, et devraient sûrement rebuter les néophytes du genre… En somme, une difficulté peut-être légèrement mal dosée sur ce point là, mais le plaisir de jeu est malgré tout là rassurez. Ah oui, sachez que vous pourrez également via la touche espace observer sur une pièce en l’occurrence, tous les éléments interactifs pour notre personnage sarcastique, ce qui est un très bonne chose en soi.

Rufus est de retour dans une aventure diablement intéressante, et sous le signe des anomalies temporelles

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Deponia Doomsday, même s’il emprunte le moteur graphique de Goodbye Deponia voir même, de la licence Deponia toute entière, il faut reconnaître le travail gargantuesque des développeurs sur le titre. Le soft est une nouvelle fois une réussite technique, avec des graphismes cartoon qui tapent à l’œil, et un niveau de détail hallucinant. Les p’tits gars de Daedalic Entertainment ont accompli un travail titanesque à ce niveau là, et les décors dessinés à la main font tout simplement mouche, et rend le jeu clairement vivant. Que ce soit en ingame comme en cinématique, on ne voit pas vraiment la différence, et encore un fois, chapeau bas aux développeurs pour ce moteur graphique qui tient encore la route aujourd’hui. Petit point à noir à noter cependant, qui sont les animations, qui n’ont pas changées depuis le dernier volet, et qui commencent à dater.

Bon, comme toujours, avant de passer à la conclusion de ce test, nous allons aborder l’ambiance sonore de Deponia Doomsday, excellente. Car effectivement, le titre de Daedalic Entertainment – dont le mode histoire se termine en environ 6-7 heures de jeu, ce qui est honnête il faut le souligner -, dispose d’un doublage Anglais tout simplement excellent, avec une écriture clairement e qualité au niveau des dialogues. Bon par contre, force est de constater que les musiques se font presque discrètes, et c’est bien regrettable pour un tel univers complètement timbré de bout en bout !

Pour un ultime opus censé clôturer la licence Deponia, peut-on penser à une réussite pour Deponia Doomsday ? Oui, avec un grand MAIS cependant. Si tous les ingrédients sont de nouveau réunis dans Deponia Doomsday que ce soit son gameplay ou même son ambiance et univers complètement délirant et décalé, il sera décevant notamment pour les fans d’y voir une fin totalement bâclée, ce qui risquerait d’en faire grogner plus d’un, c’est un fait. Mais, très franchement, mis à part aussi le peu de nouveautés qu’il propose, Deponia Doomsday reste incontestablement un point’n click bien sympathique à posséder, surtout si vous avez fait les trois premiers volets.

La note de l'auteur

Deponia Doomsday est donc la suite des trois précédents volets et avant de commencer le test du soft, j'ai dû me renseigner sur les précédents opus que je n'ai pas pu faire jadis. Cependant, je connaissais d'ores et déjà la licence de nom, mais je ne savais pas qu'elle avait finalement autant de qualité. Effectivement, j'ai été absolument bluffé par la direction artistique du soft, mais surtout le soucis du détail qu'il y a sur ce moteur graphique. Pour le reste, c'est du point'n click assez basique, et avec des énigmes qui mine de rien, vous donneront du fil à retordre, et c'est cela qui pourra peut-être rebuter un peu les néophytes. Mais au-delà de ça, le titre est une merveille avec des personnages loufoques comme charismatiques, et vous pouvez vous laisser tenter par le soft, à condition bien évidemment d'avoir fait les trois premiers volets pour ne pas être perdus cela va de soi.

Matheus
a
Note du panda
8 10

Points positifs

  • Rufus, égal à lui-même
  • Gameplay en point'n click toujours aussi intuitif
  • Des personnages vraiment charismatiques
  • Les graphismes cartoon toujours aussi bluffants et bourrés de détails
  • Les différentes phases de QTE et mini-jeu pour varier
  • Une tripotée de clins d'oeil
  • L'histoire, sympathique...

Points négatifs

  • ... sauf la fin, bâclée...
  • Les animations encore trop sacadées et limitées
  • Peu de nouveautés sur son gameplay
  • Certaines énigmes un peu corsées pour les débutants...

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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