Test Battle Chasers : Nightwar – Le mariage réussi entre comics et JRPG

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Après un kicstarter réussi, Joe Madureira et les équipes de Airship Syndicate nous livrent un RPG aux multiples influences qui promet de nous (re)plonger dans un univers très réussi.
Temps de lecture : 16 min.

Pour nous autres joueurs, le nom de Joe Madureira nous est principalement connu car il était la figure de proue de la licence Darksiders, dont il avait assuré la partie artistique avec le plus grand des succès. Mais avant de se lancer dans le grand monde vidéoludique, il était surtout reconnu pour être un dessinateur de comics au style inimitable, ayant œuvré notamment sur quelques numéros de X-Men avant de créer sa propre œuvre à la fin des années 1990, Battle Chasers. Si la série connaît un bel accueil et devient rapidement populaire, le rythme de parution ne parvient pas à tenir le rythme et l’histoire de « Joe Mad » comme on le surnomme ne sera jamais terminée, et ce au grand dam des lecteurs.

Il aura fallu attendre plus d’une dizaine d’années avant que Battle Chasers fasse enfin reparler de lui, avec l’annonce d’un kickstater pour adapter la série en jeu vidéo sur PC, PlayStation 4, Xbox One et plus tard sur Switch.

Réunis sous la bannière du studio Airhip Syndicate, Joe Madureira et quelques anciens développeurs de Vigil Games se retrouvent aux manettes du projet, qui ne mit pas longtemps avant de décoller, les fans étant ravis de retrouver leur série le plus rapidement possible après tant d’années. Annoncé comme un mélange de dungeon-crawler et de J-RPG, toujours saupoudré du style de Madureira, le titre a même su attirer l’œil des néophytes sur les plus grands salons, aussi bien lors de l’E3 que de la gamescom. L’attente est aujourd’hui terminée, et les aventures de Gully et de son groupe peuvent enfin reprendre, enfin presque.

Avant de commencer ce test, nous tenons à préciser que nous avons rencontré quelques bugs qui seront normalement résolus avec l’arrivée du patch day one. Nous vous conseillons donc de télécharger ce patch afin de profiter d’une meilleure expérience.

Quand on veut plaire à tout le monde…

Battle Chasers: Nightwar

Le premier point que nous allons aborder est effectivement celui de son histoire et de son lien avec l’œuvre originale. Précisons-le dès maintenant, Battle Chasers Nightwar n’est ni une adaptation stricto sensu du comics, ni sa suite directe, ni un quelconque prequel. Si cela est annoncé depuis le début du projet, il faut penser que certains fans désireux de connaître la suite de l’histoire ne trouveront pas leur bonheur ici. Le soft reprend cependant bel et bien l’univers de la série ainsi que ses protagonistes principaux, tels que le légendaire épéiste Garrison ou la plantureuse et dangereuse Red Monika, mais il installe un contexte différent, avec une histoire inédite et de nouveaux personnages. Une décision qui peut paraître logique au premier abord, afin de ne pas larguer dès le départ les nouveaux venus en les plongeant dans une histoire qui aurait commencé sans eux. Les fans trouveront eux aussi leur bonheur, puisque le passé et les personnalités des héros sont toujours les mêmes, et de nombreux easter-eggs viendront titiller les souvenirs des lecteurs. Malgré tout, ce choix du juste-milieu pourrait poser problème par la suite…

A défaut de reprendre la quête initiale de la jeune Gully et de ses compagnons – à savoir retrouver son père Aramus, Battle Chasers : Nightwar nous plonge à la découverte d’une île mystérieuse sur laquelle nos compagnons vont se retrouver bloqués bien malgré eux. D’étranges phénomènes vont alors faire leur apparition et confronter nos héros à une menace venue d’outre-tombe dont ils se seraient bien passés. Garrison et les autres vont devoir faire équipe avec le chasseur de démon Alumon, un tout nouveau personnage, pour contrer les dangers qui guettent l’île, mais aussi le monde entier.

L’histoire du jeu reprend les éléments et les personnages de l’univers de Battle Chasers pour les ancrer dans un tout nouveau contexte, histoire de ne pas larguer les nouveaux venus.

Vous l’aurez compris, le postulat de base est assez simple, et c’est probablement le plus gros reproche que l’on pourrait faire au jeu. Sans vouloir le comparer avec l’histoire qui nous est raconté dans la bande dessinée, le scénario de Battle Chasers Nightwar est clairement sous-développé et manque cruellement d’intérêt, étant presque relégué en arrière-plan. De plus, les personnages souffrent d’un léger manque de profondeur, principalement dû au fait que le jeu ne sait jamais vraiment où se positionner entre les fans de la première heure et les nouveaux venus dans la série. A force de jouer l’équilibriste, Battle Chasers : Nightwar ne fait ni évoluer ses héros, ni ne les fait découvrir réellement. Comprenez donc que les fans n’apprendront rien de nouveau sur eux, et que les néophytes n’auront qu’un aperçu plutôt flou de ces personnages. Il est dommage de voir que leur histoire n’est évoquée que lors de dialogues facultatifs à l’auberge, durant lesquels certains événements du comics nous sont racontés en filigrane.

Reste leur charisme évident et débordant, retranscrit avec brio dans le jeu, qui parvient à nous faire aimer ce petit groupe d’aventuriers hors-norme, et ce malgré l’absence de développement. Garrison et son aspect bourru au grand cœur, Calibretto et sa gentillesse débordante, ou encore Knolan le vieux magicien grommelant prennent littéralement vie dans Battle Chasers Nightwar, ce qui donne ainsi clairement envie de les retrouver dans une nouvelle aventure. Petite déception néanmoins avec le personnage d’Alumon, qui ne parvient pas réellement à marquer les esprits malgré un scénario gravitant autour de lui. Si son histoire nous est raconté brièvement, le manque d’interaction avec les autres héros se fait ressentir et on aurait souhaité en apprendre bien plus sur lui. Finalement, l’aspect narratif déçoit, malgré la qualité de base de ses personnages et de son lore d’origine.

Une toile de maître

Battle Chasers: Nightwar

Fort heureusement, le soft parvient à se rattraper sur ce dernier, grâce au talent indéniable de Joe Madureira. Nous n’allons pas mâcher nos mots, la direction artistique de Battle Chasers : Nightwar est tout bonnement l’une des meilleures de cette année. Le charme des décors et des personnages opère instantanément, que cela soit à travers les décors fourmillant de détails ou les magnifiques cinématiques sous forme de bande dessinée, qui rendent parfaitement justice à l’univers du comics. L’aspect technique du soft ne démérite pas lui non plus – en dépit de temps de chargement vraiment pénibles, et contribue à rendre le jeu agréable à l’œil en toute circonstance, avec un effort considérable accordé aux différentes animations, notamment lors des combats. On pourrait presque ressentir tous les coups donnés et subis tant ils sont retranscrits avec brio, ce qui favorise drastiquement l’immersion.

Le travail de Joe Madureira est un ravissement de tous les instants, et donne à ce Battle Chasers Nightwar une identité unique.

Cette dernière est tout autant renforcée par l’ambiance sonore, avec des musiques assez calmes et parfois sombres, parfaites pour parcourir les nombreux donjons du titre. La qualité de l’OST n’a en réalité rien de surprenant quand on sait que c’est Jesper Kyd qui en est le maestro, et qui nous livre ici une composition qui n’est certes pas des plus marquantes, mais qui remplit son rôle à merveille. L’esthétique globale du titre est donc sans conteste sa plus grande qualité, mais pas son unique, car si le jeu vous a accroché au premier coup d’œil, il vous fera rester pour une multitude d’autres raisons.

L’enfer des donjons

Battle Chasers: Nightwar

Comme évoqué au début de ce test, le jeu est un savant mélange de plusieurs influences, allant du JRPG à l’ancienne au dungeon-crawler. Concentrons-nous tout d’abord sur cet aspect, qui propose de nombreuses subtilités assez plaisantes pour éviter le côté rébarbatif parfois présent dans ce genre. A travers une carte du monde relativement étoffée sans être gigantesque, vous serez amené à venir à bout de huit donjons durant la quête principale, recelant de pièges mortels et de démons en tout genre. Lors de ces phases, la caméra bascule en 2.5D à la manière de nombreux RPG occidentaux, ce qui vous permet de voir vos ennemis et les divers pièges de chacune des salles du donjon. Voulant éviter les combats aléatoires, Battle Chasers : Nightwar propose en effet de voir directement les ennemis présents autour de vous, vous permettant ainsi de les éviter ou de mieux se préparer aux combats à venir.

Justement, pour parvenir à bout de ces batailles sans trop de dégâts, votre équipe – composée de trois membres sur les six jouables – possède deux compétences par personnage, soit six au total, directement utilisables sur l’ennemi avant de commencer le combat. Garrison pourra par exemple étourdir ses ennemis ou effectuer un dash pour éviter les pièges retors, tandis que Calibretto pourra soigner le groupe au préalable ou infliger une brûlure à vos opposants. Ces compétences de donjon sont essentielles pour votre survie, mais attention, elles n’ont qu’un usage limité. Il faudra donc les utiliser avec la plus grande des précautions, malgré les grands avantages qu’elles peuvent donner. Et croyez-le, il est difficile de se restreindre au vu de la difficulté du titre, qui ne vous fera aucun cadeau.

Les phases à travers les donjons demandent une extrême prudence afin d’éviter les nombreux pièges.

Sans pour autant être insurmontable, le jeu ne laisse pas vraiment de place à l’erreur. On ne peut pas dire pour autant que le jeu est difficile, mais vous devrez engager toute votre rigueur afin de ne pas échouer trop souvent, d’autant plus que la mort sera pénalisée par le retrait de nombreuses pièces d’or de votre bourse. Jouer la sécurité est le maître-mot, foncer dans le tas n’avancera à rien. Ne songez pas non plus à fuir ou éviter les combats, car le niveau des ennemis grimpe excessivement d’un donjon à l’autre, vous obligeant à quelques sessions de grind. Ceci est d’ailleurs assez dérangeant, puisque l’aventure principale se voit coupée d’un donjon à l’autre par des heures de level-up pas forcément des plus passionnantes, et qui sont presque systématiques. Par ailleurs, notez que seuls les membres participant aux combats accumulent de l’expérience, les autres ne recevant rien. Un détail relativement agaçant, qui vous empêche de changer souvent de groupe pour plutôt privilégier trois personnages en particulier, afin de vous éviter des heures de grind en plus.

Pour contrebalancer ceci, chaque niveau gagné se fait clairement ressentir en combat, et le sentiment de progression ainsi que de monter en puissance est une belle récompense pour ces heures de parenthèses. En plus de cela, le jeu propose plusieurs niveaux de difficulté pour chaque donjon, vous invitant à les refaire pour engranger plus d’expérience et de trésors. Pour rompre la monotonie et éviter de refaire sans arrêt le même chemin, ces donjons sont agencés de manière aléatoire, ce qui permet de les redécouvrir à chaque nouvelle entrée et de repartir à la chasse au loot. Une bonne idée, qui vient altérer la petite routine qui peut s’installer.

On rentre dans la file d’attente

Battle Chasers: Nightwar

En parlant de routine justement, certains pourraient s’inquiéter de voir le jeu rendre hommage aux J-RPG de la belle époque, avec un système de combat au tour par tour, qui même s’il était bien exécuté, pouvait parfois lasser lorsque les combats se faisaient trop fréquents. Il n’en est pourtant rien, puisque Joe Madureira et ses équipes sont bien conscients de ce problème, et nous proposent ici un système qui possède le parfait équilibre entre le classique et la modernité. Les joutes de Battle Chasers : Nightwar sont tout aussi bien tactiques que nerveuses, et recèlent de petites trouvailles sympathiques permettant de rendre chaque affrontement spectaculaire. Le système est simple d’apparence, et fera penser parfois à ce que Final Fantasy X pouvait proposer, puisqu’à l’instar de ce dernier, vos actions et celles de vos adversaires sont placées sur une barre d’initiative qui vous permet de voir quand elles auront lieu, et dans quel ordre. Certaines capacités plus fortes mettront donc plus de temps à agir, ce qui vous fera réfléchir à deux fois avant de décider quelle action effectuer. Le jeu ne défavorise pas pour autant l’utilisation des compétences supérieures, bien au contraire.

Si dans un J-RPG classique, votre mana est à utiliser avec parcimonie, vous pourrez ici lui trouver un substitut avec la jauge de Surpuissance. En effectuant des actions de base comme se protéger et effectuer une attaque simple, cette barre se remplira progressivement et vos compétences coûteuses en mana viendront puiser dans la Surpuissance plutôt que dans votre magie. Cette jauge disparaît néanmoins après chaque combat,  ce qui vous encourage à l’utiliser pleinement et à profiter de vos meilleures attaques, rendant les combats plus dynamiques et impressionnants. De plus, avec la relative difficulté du titre, vous aurez bien besoin de tout votre panel de capacité pour venir à bout de vos ennemis.

La Surpuissance permet de déchaîner ses plus puissantes attaques dans n’importe quel combat, histoire d’assurer le spectacle.

La subtilité des combats réside avant tout dans l’utilisation des altérations d’états. Il est primordial de bien les connaître – et il y en a beaucoup – et d’utiliser vos différentes compétences pour les infliger afin de faire basculer l’affrontement. Puisque la plupart des altérations infligeront des dégâts dès le début du tour du personnage infecté, la barre d’initiative prend encore plus d’importance dans la stratégie des combats. Il est par exemple judicieux d’infliger un « Saignement » à un ennemi qui possède une très grande rapidité, car sa hâte le fera agir plus souvent, et l’altération lui fera subir des dégâts plus régulièrement. Mais parfois, la subtilité et la stratégie ne suffiront pas, et les jauges de charges viendront asséner un coup dévastateur aux ennemis. Avec trois attaques possibles par personnage consommant de une à trois barres de charge, vous pourrez déclencher de puissantes attaques directement, sans vous soucier de la barre d’initiative. Des compétences salvatrices, qui pourront vous sortir d’une mauvaise passe à de nombreuses occasions.

La vraie vie d’aventurier

Battle Chasers: Nightwar

En dehors de bourlinguer à travers les donjons et d’occire les bêtes les plus féroces, vous aurez le temps de vous reposer dans l’accueillant village de Malhameau afin de faire quelques emplettes pour vos pérégrinations. Outre pouvoir dormir à l’auberge pour être revigoré, vous pourrez rendre visite aux habituels forgeron, enchanteresse et alchimiste pour vous équiper des meilleurs objets, qui ont eux aussi une grande importance pour votre survie. Si le forgeron ne vous proposera que des armes basiques, vous aurez accès à sa forge – qui sera aussi disponible aléatoirement dans certains donjons, tout comme les autres tables d’artisans – pour crafter de bien meilleurs équipements.

Le système de craft est d’ailleurs assez simple et accessible, avec quelques subtilités. Il ne vous faudra pas obligatoirement tous les ingrédients d’une recette afin d’obtenir l’objet souhaité, puisque les conditions de créations sont affublées d’un pourcentage de réussite. En somme, si vous possédez tous les ingrédients, pas de problème, vous serez certain de crafter le bon item, mais dans le cas contraire, rien ne vous empêche d’essayer. S’il vous manque par exemple un ingrédient, votre taux de réussite sera plus bas, pouvant entraîner l’échec du craft et la perte de vos objets, il faudra donc prier votre bonne fortune. A l’inverse, si vous possédez plus d’ingrédients que nécessaire, vous pouvez les ajouter afin d’obtenir le même item mais d’une qualité supérieure. Une composante assez simple mais qui encourage à écumer les donjons pour toujours plus de loot.

Battle Chasers : Nightwar est aussi agréable dans les donjons qu’en dehors, avec une multitude d’objets à trouver et de lieux uniques à visiter.

Battle Chasers : Nightwar n’est pas riche en quêtes annexes, mais vous n’allez pas prendre le temps de vous ennuyer pour autant. La chasseresse du village vous proposera notamment d’aller affronter des ennemis plus puissants que la moyenne dans des lieux uniques, vous offrant un challenge assez corsé mais bien récompensé. Si vous vous sentez l’âme brave, vous pouvez aussi tenter votre chance à l’Arène, dans laquelle vous devrez affronter huit vagues d’ennemis consécutives dans un temps limité. Plus vous monterez de niveau, plus les ennemis seront féroces, mais de beaux trésors uniques serviront d’appâts aux plus téméraires.

Puisqu’il faut bien aussi reposer ses muscles, vous pourrez vous adonner au mini-jeu de pêche un peu partout dans le monde, et même au sein des donjons. Avec un système relativement basique, la pêche offre une bulle de détente bienvenue, pas passionnante mais suffisamment intéressante pour s’y arrêter et pêcher quelques prises, que vous pourrez revendre par la suite. En plus de cela, les donjons vous offrent de nombreux documents à lire, qui prennent parfois l’allure de livres dont vous êtes le héros. En choisissant les bonnes réponses, vous remporterez de meilleurs objets et à l’inverse, répondre de manière aléatoire pourra vous entraîner dans un piège. Beaucoup de bonnes idées finalement plutôt simples mais qui infusent un soupçon de diversité vraiment intéressant, et viennent s’ajouter à une durée de vie déjà très conséquente.

Ce Battle Chasers : Nightwar était un pari osé, voulant réunir les anciens lecteurs à un public qui n’avait pas forcément connaissance de la série de base. Il faut considérer le jeu comme un nouveau point d’entrée dans la saga, certes un peu brutal car les personnages ne sont jamais réellement développés, mais satisfaisant par de nombreux aspects. Hormis une histoire basculée en second plan, le soft possède de nombreuses qualités tout d’abord esthétiques, qui rendent compte à merveille du génie de Joe Madureira et de sa patte unique. Son équipe et lui n’ont pour autant pas créé qu’un magnifique tableau, puisque les combats et l’exploration des donjons – le cœur même du jeu, sont tous deux particulièrement bien maîtrisés. En plus de cela, ces éléments vous tiendront en haleine pendant plus d’une trentaine d’heures, soit de longs moments à passer dans cet univers si particulier. La fusion entre ces mécaniques de gameplay et l’univers de Battle Chasers font de ce Nightwar une petite pépite de RPG, à recommander de toute urgence aux fans de la licence mais aussi aux amateurs de jeu de rôle.

La note de l'auteur

Tout d’abord, je tiens à préciser que j’ai lu Battle Chasers, et que j’ai été un peu déçu de voir que le jeu ne reprenait pas plus d’éléments scénaristiques de la série, même si je comprends la volonté d’offrir un nouveau point d’accès pour les néophytes. D’autant plus que l’histoire que propose Nightwar n’a jamais vraiment réussi à m’accrocher, sans pour autant être désagréable à suivre. Cependant, le jeu a su me réconcilier pleinement avec les combats au tour par tour que j’avais tendance à délaisser depuis des années, et c’est un sacré exploit pour moi. Mais si le jeu me restera bien en mémoire, c’est évidemment grâce à son aspect esthétique, qui est un véritable bijou à mes yeux. Je ne peux d’ailleurs que regretter que Joe Madureira ne soit pas aux commandes du prochain Darksiders, tant son coup de crayon parvient à me saisir directement. Malgré quelques défauts, Battle Chasers : Nightwar reste pour moi une jolie surprise, ce qui me fait patiemment attendre le dixième numéro de la série.

Jordan
a
Note du panda
8 10

Battle Chasers: Nightwar

Points positifs

  • L’univers de Battle Chasers en jeu vidéo, un pur régal…
  • Une difficulté appréciable…
  • La partie esthétique est tout simplement impeccable
  • Un lore relativement bien fourni
  • Les combats au tour par tour de grande qualité
  • L’aspect aléatoire des donjons ajoute de la diversité
  • Durée de vie solide, avoisinant la trentaine d’heures de jeu

Points négatifs

  • … Malgré une histoire décevante, clairement en retrait
  • … Mais qui oblige à un grind forcé, souvent assez long et embêtant
  • Des temps de chargement pénibles

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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