Test Atelier Lulua: The Scion of Arland – L’alchimie opère ?

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Huit ans après Atelier Meruru: The Apprentice of Arland, les fans de la série Atelier retrouvent le pays d'Arland sur Playstation 4 et Nintendo Switch avec Atelier Lulua: The Scion of Arland.

Une fois n’est pas coutume, Gust et Koei Tecmo reviennent nous gratifier d’un petit nouveau dans la série des Atelier, Atelier Lulua: the Scion of Arland, après le succès de Atelier Lydie et Suelle : The Alchemists and the Mysterious Paintings . Cette nouvelle aventure mettant en scène la jeune Lulua fait partie de la série des jeux Arland comprenant notamment Atelier Rorona : The Alchemist of Arland ou Atelier Meruru : The Apprentice of Arland. Un terrain que les fans de la franchise connaissent donc bien.

Un jour je serai le meilleur dress… alchimiste !

Atelier Lulua: The Scion of Arland

Il semblerait que la recette change très peu chez les créateurs de la série puisque cet épisode Lulua sera, comme ses prédécesseurs, concentré sur l’alchimie. Ainsi, on retrouve Lulua, la fille de la prestigieuse alchimiste Rorona. Celle-ci admire profondément sa mère et souhaite devenir aussi douée qu’elle. Et au vu du début de l’aventure, c’est loin d’être gagné malheureusement. Toutefois, elle trouvera un livre d’alchimie qu’elle seule peut lire et qui lui permettra de développer ses talents.

Le scénario semble simple de prime abord, mais tend à se complexifier au fil des heures. Il faut néanmoins être patient car le tout met un peu de temps à démarrer. Pourtant, une fois les premières heures passées, on se retrouve à se prendre au jeu et à oublier le ton enfantin, voire agaçant du jeu. On retrouve des personnages ayant chacun une histoire et une sensibilité différente, emmenés par la jeune et TRÈS enjouée Lulua. Et c’est là que certains risqueraient de décrocher. En effet, Lulua est le personnage principal de cet opus, et malheureusement pour certains, vous ne pourrez pas vous en débarrasser. Très immature et parfois carrément insupportable au début du jeu, elle aura tendance à être parfois trop expansive, au point de parfois gâcher l’ambiance. Heureusement elle se calme petit à petit au fil des événements.

Le jeu dispose d’un environnement visuel et sonore assez joli et coloré, dans la veine notamment de Xenoblade Chronicles 2. Malheureusement les personnes facilement irritées par Lulua risquent de se contraindre à couper purement et simplement le son du jeu pour ne plus l’entendre parler sans arrêt. En effet, il n’y a rien de plus frustrant durant une phase d’exploration que de l’entendre crier qu’elle a faim ou qu’elle a mis de la boue sur ses chaussures. Heureusement le volume des voix est modifiable dans le menu. Voilà de quoi éviter un bon mal de tête.

On cherche, on ramasse et on mélange !

Atelier Lulua: The Scion of Arland

Là où Atelier Lulua : The Scion of Arland détient une véritable force, c’est bel et bien dans son système de jeu. En effet, le concept est simple. Vous devez créer des objets qui vous permettront d’avancer dans vos aventures. Et autant le dire, vous n’allez pas voir les heures passées. Souvent, la trame principale se base sur le même schéma. Vous aurez des recettes à effectuer. Pour cela il sera nécessaire de déchiffrer votre livre. Des mots clefs apparaîtront alors sur celui-ci et ce sera à vous de vous débrouiller avec ça pour débloquer la recette. En ce sens, Atelier Lulua : The Scion of Arland prend le parti pris d’un jeu d’enquête, nécessitant de la réflexion, parfois poussée. Les indices sont de trois sortes : lieux à découvrir, monstres à combattre, ingrédients à récolter. Une fois que vous aurez trouvés les indices correspondants, vous obtiendrez la recette et n’aurez plus qu’à créer les objets en question.

L’exploration est donc un des points principaux du jeu, et est assez facile d’accès. Même si on peut regretter l’absence de monde ouvert, menant à de nombreux chargements entre les zones ou au sein d’une même zone, le jeu dispose heureusement d’un système de téléportation rendant ces phases beaucoup moins contraignantes. Chaque lieu est divisé en plusieurs zones contenant monstres, ressources à récolter ou éléments destructibles demandant de créer des outils pour avancer comme des bombes, une pioche, une canne à pêche ou un filet à papillon. Les personnes adeptes de complétisme sauront y trouver leur compte et passer des heures à récolter tout ce qui est récoltable jusqu’à atteindre le 100 % pour chaque lieu disponible.

Le second moyen d’obtenir des ressources sera bien évidemment le combat, qui malgré son aspect basique, détient des mécanismes qui peuvent faire changer le cours de la partie. Ces combats se déroulent en équipe de 5 personnages. Vous avez trois personnages actifs qui attaquent et deux personnages passifs qui sont en soutien. Les options sont assez limitées, vous pouvez attaquer, défendre ou utiliser une compétence. Néanmoins, lors de l’utilisation d’une compétence, un personnage passif pourra venir attaquer juste après vous, infligeant des dégâts supplémentaires.

De plus, les alchimistes possèdent un talent particulier. Ils peuvent se voir attribuer des objets. Souvent des bombes, des potions ou de la nourriture. Ces objets peuvent être utilisés via un système d’interruption. En appuyant sur une touche, l’alchimiste interrompt le combat et utilise l’objet assigné. Celui-ci peut être utilisé 4 fois (voire plus selon ses compétences attribuées) et n’est pas puisé dans le stock de l’équipe. Le nombre d’utilisation revient à 4 à la fin du combat. Il y a donc quelques dimensions stratégiques à prendre en compte puisque les interruptions et compétences peuvent changer l’issue du combat, notamment lorsqu’on est en sous effectif. Et en début de partie, connaitre ces mécanismes peut même s’avérer salvateur. Malheureusement, l’expérience se gagnant assez rapidement, les combats finissent par devenir bien moins compliqués au fur et à mesure que l’histoire se déroule, malgré des boss plus exigeants.

Néanmoins toutes ces choses ne servent qu’à nourrir le centre du jeu, c’est-à-dire l’alchimie. Les recettes seront à découvrir au fil du jeu soit par le biais de livres à acheter ou par le livre mystérieux que Lulua possède. Ces recettes nécessitent des objets possédant chacun un niveau de qualité. Il faut donc choisir les ingrédients les plus qualitatifs possibles pour créer un objet car plus les ingrédients sont de qualité et plus les objets créés seront puissants. Trois traits de compétences sont transférables à ces objets et nécessitent des TP qui augmentent au fur et à mesure que Lulua prendra des niveaux d’alchimie. Sur le papier, cela ne semble pas palpitant mais une fois que le joueur à la capacité de se déplacer et explorer librement, ce système devient rapidement très addictif. Et cela l’est encore plus lorsqu’on découvre le contenu annexe absolument exorbitant qui nous attend.

Des missions en veux-tu en voilà

Atelier Lulua: The Scion of Arland

En effet,  même si de prime abord la durée de vie semble dérisoire au vu du nombre de villes explorables, le contenu annexe s’avère immense. Dans chaque ville principale se trouve une taverne ou une mairie ou un nombre illimité de contrats de quêtes vous attendent. Ces quêtes vont de la livraison de ressources à combattre un certain nombres de monstres donnés. Plus vous en faites et plus vous pourrez obtenir des requêtes difficiles, celles-ci apportant bien évidemment des récompenses plus intéressantes.

Enfin le livre de Lulua possède de nombreuses recettes annexes  à découvrir. En plus des recettes nécessaires à l’histoire principale, des pages entières de recettes sont à débloquer et vous donnent des recettes supplémentaires permettant de faciliter l’avancée du joueur. Ce petit système vous fera littéralement avaler les heures de jeu sans même vous en rendre compte. On compte également de très nombreuses saynètes cachées, parfois (voire souvent) peu intéressantes mais nécessaires pour comprendre l’histoire de chaque personnage.

Pour conclure, Atelier Lulua: The Scion of Arland est un jeu assez plaisant. Certes son scénario est loin d’être innovant mais on finit par s’en éloigner pour profiter de l’exploration et progresser en alchimie. Au final, les heures défilent et malgré la sensation qu’il manque un petit quelque chose, le temps passé n’est pas désagréable.

La note de l'auteur

En commençant Atelier Lulua: The Scion of Arland je ne savais pas vraiment dans quoi me lancer, et même si les débuts ont été fastidieux j'ai pris de plus en plus de plaisir à jouer. Alors oui, Lulua passe son temps à parler, mais une fois le son coupé l'expérience était très agréable et je me suis retrouvée à plus de 10h de jeu sans même m'en rendre compte. Atelier Lulua fait partie de ces jeux qu'on relance de temps en temps pour faire quelques missions sans se prendre la tête, et au fond je crois que je n'attendais rien de plus de ce jeu !

Ary
b
Note du panda
7.5 10

Atelier Lulua: The Scion of Arland

Points positifs

  • Un univers coloré
  • Une bande-son impeccable
  • Un contenu annexe immense
  • Le système d'alchimie est bien pensé

Points négatifs

  • Absence de sauvegarde automatique
  • Lulua parle vraiment trop
  • Scénario un peu enfantin par moments

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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