Test Zombieland : Double Tap – RoadTrip – Un ratage complet

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Autant aller voir directement le film, ça vaudra mieux.

A l’approche de la sortie du film le 30 octobre dans nos salles obscures, son adaptation vidéoludique déboule aussi, avec Zombieland : Double Tap – RoadTrip. Disponible depuis le 15 octobre dernier sur PC, PS4, Xbox One et Switch, le soft est tout simplement une catastrophe, et ne fera en aucun cas honneur au film…

Conditions de test : Nous avons testé Zombieland : Double Tap – RoadTrip sur PS4 Pro. Le titre a été terminé en seulement trois heures de jeu, et nous avons joué un peu au mode horde. 

Scénario, où es-tu ?

Zombieland : Double Tap - RoadTrip illustration personnage

Arrivé au menu, on en vient à se demander si le jeu n’est pas resté tout ce temps à végéter en version pré-alpha. Car soyons sérieux, l’interface de manière générale est indigne d’un produit fini. On restera clairement consterné de voir encore une telle chose de la sorte se produire en 2019.

C’est là que l’on se dit que ça commence à sentir le roussi, car même les p’tits gars de High Voltage Software n’ont pas cru intéressant de concocter une once de scénario. Le soft est la suite directe du premier opus, et nous permet de retrouver Little Rock, Tallahassee, Columbus et Wichita. Leur but final est tout simplement d’arriver à la Maison Blanche, sous un fond d’élection électorale en pleine apocalypse zombie.

En globalité, voilà ce que l’on retient de la narration du soft car finalement, les missions s’enchaînent sans que l’on y prête réellement attention. La seule satisfaction de ce jeu résidera dans l’ambiance du jeu, qui respecte au moins l’aspect déjanté que l’on retrouve dans les deux films. Les voix officielles sont aussi présentes, mais c’est bien la seule bonne chose positive que l’on retiendra de cette adaptation vidéoludique.

En effet, que ce soit dans la direction artistique comme le level-design, il y a de quoi avoir peur. Tous les décors se suivent et se ressemblent. De plus, les développeurs ont même le culot de faire du recyclage gratuit parmi les dix missions qui jonchent le jeu. Le tout, avec une construction totalement linéaire à souhait, et dotée d’une conception même hasardeuse et confuse pour l’on y prenne vraiment notre pied. En clair, tout est mauvais du début à la fin, et sa linéarité vomitive n’arrange pas son cas.

Un gameplay vieillot et sans aucune sensation

Zombieland : Double Tap - RoadTrip zombie voiture

Il est temps d’arriver au gameplay. Dans l’absolu, Zombieland : Double Tap – RoadTrip propose un gameplay sous forme d’un shooter en vue du dessus relativement classique. Sauf qu’évidemment, tous les jeux de ce genre sortis récemment font largement mieux que lui. Déjà, on sera quelque peu surpris qu’il soit impossible de faire la moindre esquive avec notre personnage. Du coup, un zombie sous forme d’un boomer ou une voiture qui explose dans les environs seront littéralement impossibles à éviter, et vous perdrez déjà de la vie bêtement.

Concernant par la suite les gunfights, ils sont brouillons et mollassons. Le feeling des pétoires manquent vraiment de patate dans un premier temps. Et pour ne rien arranger, nous sommes aussi désespérés de voir que l’impact des tirs est tout bonnement inexistante. En somme, c’est comme si nous tirions avec des balles en mousse.

On ne compte pas le fait que l’I.A. des zombies est débile, et les affrontements qui virent vite au grand n’importe quoi. Le tout, jusqu’à en devenir totalement confus, monotone et très vite lassant à la longue. Et ce ne sera pas les divers boost de dégâts ou de vitesse à ramasser qui changeront la donne. La seule chose rigolote néanmoins dans le titre de High Voltage, ce sera de chopper de la vie en ramassant les fameux twinkies, soit les gâteaux préférés de ce bon vieux Tallahassee.

Néanmoins, le tout reste au moins jouable. Toutefois, ce détail sera vite détruit par les objectifs de missions, s’apparentant à une vaste blague. Détruire des mini-toilettes en passant par protéger une vieille dame (chose que vous ferez dans deux missions en plus…), voilà à quoi vous attendre dans le jeu. On ne pourra pas dire que les développeurs avaient de l’imagination, c’est un fait. Du coup, on luttera à finir ces 10 missions courtes, inintéressantes, répétitives et sans aucun challenge.

Notez toutefois qu’il y aura un système de compétences pour nos personnages. En finissant des missions, vous engrangez des points. Cela vous fait monter une jauge, et vous gagnez un point de compétences à chaque fois. A vous de les répartir ensuite dans dégâts, munitions, santé, vitesse et super. Le système est lambda en somme, mais vraiment anecdotique et sans gros bouleversement dans le gameplay.

Bien entendu, sachez que la progression entre les différents personnages ne sont pas liés. De ce fait, vous devrez les monter en niveau un par un, histoire de monter la durée de vie artificiellement… Autant dire que le système de progression est aussi inutile que les attaques super de chaque protagoniste, basiques et sans aucunes inspirations.

Justement, venons-en à cette jauge de super. En tuant des zombies, vous remplissez cette jauge. Vous pouvez ensuite activer la capacité de votre protagoniste choisi, allant du slow motion à un bête mode rage sans saveur. Ce n’est pas transcendant en somme, et sachez qu’il y a différents types de zombies à combattre comme dans un Left 4 Dead. Sauf que cela n’apporte pas de quelconque difficulté dans le jeu. Bien évidemment, ces zombies spéciaux n’influencent en rien le gameplay comme dans un Left 4 Dead justement. En d’autres termes, c’est useless.

Côté durée de vie, c’est le grand néant. Trois heures de jeu suffiront à venir à bout des dix missions de Zombieland : Double Tap – RoadTrip. C’est très court pour un jeu tarifé à plus de 33,99 €. Sans compter que vous n’aurez pas très envie d’aller voir le mode horde ensuite étant donné le gameplay raté du soft, qui a au moins le mérite cela dit de proposer une génération aléatoire des armes dans chaque coffre de voitures dans les niveaux.

Vous pourrez aussi si vous le désirez débloquer de nouveaux persos via les missions secondaires mais une fois encore, cela restera tout bonnement redondant. Un new game+ est de la partie une fois le titre terminé pour augmenter la difficulté – car oui, il n’y a qu’une seule difficulté de base -, mais il n’est pas certain que vous ayez envie de jouer plus longtemps à ce jeu avec des amis en local jusqu’à 4 joueurs.

Zombieland : Double Tap – RoadTrip un jeu PS2/PS3 ?

Zombieland : Double Tap - RoadTrip illustration personnage voiture

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Zombieland : Double Tap – RoadTrip est littéralement un naufrage visuel. Si les premiers visuels du soft n’étaient guère encourageants, cela s’est confirmé en y jouant. Les textures sont clairement dégueulasses à regarder, et les modèles 3D des zombies comme des personnages sont horribles. Ils sont plus ou moins reconnaissables cependant, mais terriblement affreux à regarder. En clair, on se croirait sur un jeu PS2/PS3 comme les effets d’explosions, risibles.

En outre, le titre aura même le culot de saccader dans les deux dernières missions du jeu, mais pas que. Effectivement, avons eu aussi droit à un joli bug dans la mission 10 nous empêchant de tirer avec nos armes. D’ailleurs, il y a seulement 10 armes seulement dans le titre – la guitare, la katana, la batte, la hache de pompier, le double pistolet, le uzi, le fusil d’assaut, le fusil à pompe ainsi que la AK 47 et le minigun -. Concrètement, la qualité graphique du soft est abyssale, comme son contenu.

Décidément, il n’y a rien à sauver, comme le sound design. Le seul point positif de ce dernier sera la présence des voix officielles des acteurs du film, histoire de sauver les meubles. Mais pour le reste, les musiques sont complètement claquées au sol, pour des bruitages au tapis.

Les mots ne manquent pas pour qualifier ce Zombieland : Double Tap – RoadTrip tellement il y a d’adjectifs négatifs. C’est tout simplement moche, court, ennuyeux du début à la fin et fichtrement bugué. On reste quand même pantois par le simple fait que les développeurs aient eu l’audace de recycler la plupart des niveaux ni vu ni connu, mais aussi de proposer des mécaniques de jeu d’un autre âge, saupoudré d’une interface digne d’un jeu en pré-alpha. Les seuls points positifs seront les voix officielles des acteurs ou encore l’esprit Zombieland qui est bien là. Par contre, à part ça, passez tout simplement votre chemin pour 33,99 €, car nous avons là une belle arnaque dont seules les personnes mal informées pourraient tomber dans le panneau.

L'avis de l'auteur

Autant la faire courte pour mon avis perso : je m'attendais à ce que ce titre soit un gros navet, et il faut croire que j'avais vu juste. Il n'y a rien de positif dans ce jeu, qui est une belle arnaque et une honte au film qui va sortir le 30 octobre prochain au cinéma. Je n'ai pas besoin d'en dire plus car que ce soit dans le gameplay, la technique ou le contenu, circulez y'a rien à voir. A ne surtout pas acheter, vous vous sentirez plus que lésé.

Matheus
f
Note du panda
2 10

Zombieland Double Tap: Road Trip

Points positifs

  • L'esprit Zombieland
  • C'est jouable - sauf quand vous ne pouvez plus tirer à certains passages de la mission 10 -
  • Les voix officielles des acteurs du film

Points négatifs

  • Graphiquement aussi joli qu'un jeu sorti sur PS2
  • Les gunfights terriblement mollassons et sans aucune sensation ni fun
  • Les types de zombies n'apportent strictement rien
  • Se plie en 3h, sans potentiel de rejouabilité
  • Pas réellement difficile - peut être en new game+, mais nous n'avions pas envie de souffrir jusque là -
  • Des mécaniques globales trop archaïques - même pas de système d'esquive, c'est désespérant... -
  • 33,99 € le jeu, une belle arnaque
  • Un bug relativement hallucinant sur la dernière mission
  • Arrive à se taper quelques chutes de framerate
  • Une interface globale digne d'un jeu en pré-alpha
  • Les développeurs sont les champions quand il s'agit de recycler des objectifs de mission
  • Un système de compétences simpliste qui ne sert à rien
  • Un Level-design ultra linéaire avec des soucis de conception évidents
  • Même si le scénario est secondaire, le travailler un minimum n'aurait pas été du luxe

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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