TEST. High Strangeness – Boyd au rendez-vous

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Après une longue campagne de financement participatif, High Strangeness pointe enfin le bout de son nez avec un concept plutôt intéressant et qui risque de remémorer la « bonne époque » des anciens joueurs. Mélangeant l’ère du 8-bits et celle du 16-bit, High Strangeness est déjà disponible sur PC depuis le début de mois et fait son entrée sur la dernière née de Nintendo. Que vaut cette aventure « 12-bits » ?

High Strangeness se base sur un concept plutôt sympa : notre protagoniste, un adolescent destiné malgré lui à sauver le monde, alternera entre deux dimensions symbolisées par le passage du 8-bits au 16-bits. Ainsi, il pourra voyager grâce à un crâne de cristal entre deux mondes alternatifs, la réalité actuelle et une version antérieure, en version rétro.

Une histoire de bits

high strangeness

Boyd sera notre protagoniste dans cette aventure Action-RPG au charme d’un jeu indépendant qui puise sa source d’inspiration dans cette époque rétro à laquelle nous avons difficilement tendance à résister. L’histoire est bien narrée et l’on se laissera facilement voguer dans cette épopée où l’intrigue prend tout son sens avec cet éternel concept qu’est le changement 8/16-bits. Mais au-delà du simplement changement visuel entre les deux époques, ce voyage transdimensionnel prend rapidement un aspect intéressant au niveau du gameplay. Vous comprendrez rapidement que les changements d’époques ne se limitent pas qu’à une histoire de « bits » mais qu’il faudra régulièrement voyager pour avancer dans l’aventure.

Selon la situation, des éléments seront ou ne seront pas présents dans l’une ou l’autre dimension et il faudra parfois jouer sur l’une pour jouer sur l’autre. Sans oublier de noter que chacune à ses spécificités, l’une plutôt sur l’analyse, l’autre sur la force de votre personnage.

Aille, ma tête…

high strangeness

Mais finalement, même si l’ambiance générale est bien présente et bien retranscrite, la trame principale se terminera rapidement, avec du contenu annexe… inexistant. Pas de new game plus ou d’exploration à côté, une fois l’histoire terminée, c’est fini, pour de bon, et pour un jeu qui se veut « Action/RPG », c’est bien dommage. Et justement, comme tout bon RPG qui se respecte, votre personnage évoluera au fil de votre avancée.

Là encore, on remarquera que celui-ci progresse bien trop vite par rapport à la difficulté des ennemis rencontrés. Avec une facilité déconcertante, le jeu se terminera sans véritable défi avec une impression de satisfaction mais sans plus. On aura alors bien profité du concept et de l’histoire mais l’on terminera le jeu avec un simple « C’était bien. C’est tout ».

High Strangeness n’est ni bon, ni mauvais. Il offre un concept sympathique et une ambiance rétro réussie mais même s’il se terminera avec conviction, la fin laissera un goût de trop peu et un sentiment de ne pas avoir exploité assez toutes les facettes de ce titre. Un jeu à découvrir et qui s’avalera d’une traite mais qui n’apportera en rien quelque chose de vraiment transcendant.

La note de l'auteur

Classique, cela reste un jeu à faire mais pas au prix fort.

Julien
c
Note du panda
5 10

High Strangeness

Points positifs

  • La transposition inter-dimensionnelle 8/16-bits
  • L'ambiance générale et rétro du soft
  • La narration bien sympathique

Points négatifs

  • Trop axé sur la trame principale
  • Rien de bien transcendant
  • Très classique
  • Un perso qui évolue bien plus vite que la difficulté