TEST. Forge Quest – Un RPG rempli de poulets !

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Explorons un monde rempli de poulets dans Forge Quest, un Donjon RPG tout en voxler qui nous a particulièrement charmés. Découvrons-le dans ce test.

Né d’une campagne Kickstarter en 2012, Forge Quest est un RPG qui souhaite s’inspirer des aventures de Zelda dans un jeu d’aventure aux composantes sandbox. Avec son monde en voxler et ses mécaniques de gameplay qui semblent rien rodées, l’aventure nous a particulièrement plus.

Des poulets, comme s’il en pleuvait !

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Projet indépendant et financé par une petite somme, Forge Quest a de grandes ambitions pour son petit budget. Et pourtant, le titre arrive à se détacher grâce à un développement bien ficelé et de nombreuses bonnes idées, en tout cas, sur papier. Il n’y a plus qu’à voir comment elles sont retranscrites dans cet Action-RPG.

Une fois l’écran-titre passé, vous pouvez désormais créer votre personnage parmi plusieurs classes proposées. Six sont proposées à savoir Adventurer, Ninja, Gunsmith, Squire, Apprentice et Warlock, ce qui correspond en français à l’aventurier, le ninja, le paladin, le guerrier, le mage et un mix entre soigneur et mage. Parce que oui, vous le remarquerez bien assez vite : le titre est entièrement en anglais et ne dispose ni de menu ni de sous-titres dans la langue de Molière. Avec son petit budget, on peut comprendre que Forge Quest n’a pas été traduit mais il est important de le noter, cela peut freiner les anglophobes. Bien sûr, précisons que vous pouvez très bien y jouer sans avoir un excellent niveau d’anglais. Les quêtes sont intuitives, les actions se prennent en main facilement et l’aventure est à portée de tout joueur. Mais soyez prévenus.

Forge Quest nous immerge directement dans une aventure qui nous rend accroc

Des indications vous aideront sur le choix de votre personnage et vous serez en mesure d’apprendre que chaque classe disposera plutôt d’une expertise en arc, en épée et s’il est plutôt spécialisé en armure, en plaque ou en cuir. Une fois votre choix fait sur la classe vous pourrez choisir le nom de votre aventurier et définir son apparence. Les choix sont restreints mais ont le mérite d’exister : vous pourrez choisir un look prédéfini selon plusieurs options et garder votre casque tout comme avoir un personnage féminin.

Avant toute chose, sachez que le monde, l’univers et les différents donjons sont générés aléatoirement lors de la création de personnage. De ce fait, entre les multiples combinaisons de possibilités des classes – 9 du coup, selon les talents, et cette générosité grâce à cette fonctionnalité de niveaux générés de manière procédurale, la rejouabilité est plus qu’intéressante.

Une fois votre choix fait, vous voici directement propulsés dans le jeu à parcourir un premier donjon. Directement plongés au cœur de l’action, ce premier chapitre vous permet d’introduire à la fois le scénario et les premières mécaniques de jeu. Ainsi, vous apprenez comment attaquer, avancer et évoluer au fil de votre aventure. Les commandes sont assez simples et reflètent bien le genre : vous vous déplacez à l’aide des touches de votre clavier – que vous pouvez changer et personnaliser, comme par exemple ZQSD et attaquer et viser à l’aide de votre souris.

En déplaçant le curseur de la souris, vous viserez alors à un endroit précis et votre personnage regardera à cet endroit. Le clic gauche vous permet d’utiliser votre attaque principale et le clic droit, votre arme secondaire, respectivement un coup d’épée et un arc dans notre cas. Vous aurez également une barre d’action qui vous permettra d’assigner vos coups spéciaux ainsi que vos diverses actions, comme l’utilisation d’une potion. Le tout est très facile à prendre en main et est particulièrement accessible.

Mais comment ouvrir et se rendre au donjon de glace ?

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Le chapitre introductif n’est finalement là que pour planter le décor. Vous remarquerez bien assez vite qu’il s’agit d’un rêve où notre héros se lorgne à parcourir de vastes donjons. Il revient rapidement à la réalité et se retrouve dans son paisible village. Mais bien évidemment, il partira tout de même à l’aventure après avoir rencontré un autre héros et c’est là que toute l’intrigue débute.

Le scénario n’a rien d’incroyable mais se veut propre au genre, avec un héros qui devient de plus en plus fort et qui parcourt les différents donjons qui lui sont proposés. La trame scénaristique est simple mais largement suffisante pour servir de toile de fond où la narration existera à l’aide de divers dialogues et de découvertes visuelles. La progression se fait alors de manière logique et vous arpenterez les différents mondes proposés à la conquête de nouveaux défis.

Des mécaniques particulièrement rodées et des composantes RPG bien ficelées

La difficulté est également croissante. RPG oblige, vous aurez forcément tout un tas d’ennemis à vaincre mais également, quelques boss retors et des étapes de plus en plus compliquées. Notons que le soft propose un mode normal et un mode hardcore mais qu’en plus, vous aurez la possibilité de choisir la difficulté des monstres directement en jeu. En parcourant les options, vous pourrez ainsi choisir la puissance des monstres allant de 50, 75, 100 et 200%. Cela permettra aux personnes qui veulent finir le jeu rapidement de baisser la difficulté tandis que les plus férus d’entre vous essayeront de mettre les boss aux capacités maximales. C’est une option toute bête mais qui permet de varier grandement votre expérience de jeu, dommage cependant que celle-ci ne soit pas plus importante dès le début. On est tout de même à la limite de s’ennuyer par moment si l’on n’accroche pas au système.

Tout en restant dans le thème de la progression, votre personnage possédera des compétences qui lui sont propres. A chaque niveau gagné, vous gagnerez un point de talent à utiliser selon trois arbres qui lui sont propres. Au niveau 10, vous pourrez ensuite vous spécialiser davantage dans l’une des trois branches. C’est à dire que le Guerrier va se diviser entre Chevalier et Barbare tandis le Voleur pourra se la jouer davantage dague ou gadget. Et comme il n’y a aucune restriction, vous pouvez très bien profiter des compétences d’une branche puis de partir sur un autre arbre de talent pour vous perfectionner sur les attaques au corps à corps.

Bien évidemment, le système est progressif et vous ne pourrez débloquer certaines compétences qu’en ayant débloqué les précédentes. De plus, un certain niveau est requis, mais quoiqu’il en soit, il est ainsi possible de personnaliser comme on le souhaite notre héros.  De plus, ce n’est pas parce que vous avez un chevalier que vous serez obligés de la jouer grosse épée. Vous pouvez bien évidemment utiliser d’autres armes et vous pouvez très bien jongler comme épée + arc ou prendre des couteaux de lancée, une de mes armes favorites. Ce sera ensuite à vous d’équiper le meilleur équipement pour mettre en avant la forme physique ou vos dégâts à distance. L’utilisation de vos jauges de mana (sorts) et de rage (corps à corps) est également très importante.

Mes ancêtres ont envoyé un petit lézard pour me sauver … ?

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A cela s’ajoute également la possibilité d’avoir un compagnon de route. D’ailleurs, l’une des quêtes principales vous demandera d’en chercher un pour déverrouiller un donjon, et bien que je ne vous spoilerai pas, c’est l’une des énigmes que je vous ai mis en titre pour vous aider. Ainsi, vous pouvez très bien opter pour un dragon comme animal de compagnie. Celui-ci ne sera pas juste un ami qui vous suit mais bien un membre de votre groupe. Vous pouvez ainsi lui ordonner d’attaquer et il le fera sans broncher. L’attaque est considérée comme une compétence et ne peut donc pas en être abusée mais votre compagnon gagnera de l’expérience ainsi que des niveaux, augmentant ses dégâts par la même occasion.

D’ailleurs, il ne sera pas votre seul compagnon possible : un mode coopératif jusqu’à 4 joueurs est proposé et autant vous dire que parcourir les donjons entre amis a vraiment ce petit quelque chose d’unique. Cela vous permettra d’essayer l’aventure dans un mode de difficulté bien plus complexe et de prendre part à une partie endiablée contre les différents boss.

Une durée de vie plus que convenable qui aurait pu être perfectionnée avec d’autres éléments plus poussés

Votre épopée se focalisera principalement sur l’enchaînement de donjons. Bien que vous aurez certaines phases d’exploration externes, l’activité principale sera tout de même d’enchaîner les niveaux des donjons pour aller battre un ou plusieurs boss. Plusieurs énigmes seront également de la partie pour pimenter un peu votre exploration mais le tout est assez léger. Il faudra par exemple, résoudre un casse-tête à bouger des pierres pour débloquer des portes tandis que le pillage de ressources propose un mini-jeu en Match 3. Vous devrez ainsi aligner trois ressources de la même manière pour les obtenir et ainsi de suite.

Le soft propose également de l’artisanat avec son inventaire bien fourni. Cependant, les possibilités créatrices restent un peu limitées. Vous pouvez ainsi mettre une rune sur vos armes ou ajouter justement la possibilité d’en mettre mais c’est à peu près tout. Le craft fait juste ce qu’il faut sans pour autant tenter de l’approfondir. C’est un peu dommage parce que comparativement à la qualité des autres composantes du jeu, celle-ci trouve rapidement ses limites et l’on se retrouve avec de nombreux équipements dans son inventaire qui ne serviront qu’à être re-vendus.

Techniquement parlant, on ne peut que souligner la production du studio indépendant. Bien que les graphismes tout en voxler peuvent rebuter certains joueurs à qui cela ne plaira pas forcément, nous les avons trouvés particulièrement mignons et réussis, permettant à Forge Quest d’avoir une patte artistique réussie. La bande-son manque de quelques thèmes transcendants mais l’ensemble est de bonne facture.

Sorti il y a déjà quelques temps maintenant, Forge Quest est un donjon RPG qui puise ses inspirations de grandes licences comme Zelda. Avec son système de niveaux générés de manière procédurale et sa quantité de choses à faire, sa rejouabilité est énorme et l’on devient vite accro à cet univers charmant tout en voxler. Si l’on se demande encore pourquoi l’humour est axé sur les poulets, celui-ci est bien dosé et saura nous faire sourire quand il le faut, entre deux boss retors. Le gameplay est simple, accessible et pourtant, avec son évolution progressive, le titre arrivera à demander aux joueurs de se perfectionner, notamment en choisissant les bonnes compétences. Si l’on regrette un peu qu’il ne propose aucune originalité véritable, il arrive cependant à maîtriser tous les sujets qu’il aborde. Forge Quest fait partie de ces petits jeux à manquer sous aucun prétexte et saura faire passer un bon moment aux amateurs du genre.

La note de l'auteur

Tombé dessus par hasard sur Steam, c'est une très belle découverte que j'ai faite avec Forge Quest ! Un RPG très charmant qui a de sacrés atouts dans sa manche ! J'ai pris un archer pour ma part, et vous ?

Julien
a
Note du panda
8 10

Forge Quest

Points positifs

  • Gameplay propre et soigné
  • Direction artistique qui ne laisse pas indifférent
  • Pas mal d'éléments de personnalisation en jeu
  • De l'humour, bien dosé
  • Rejouabilité et durée de vie conséquente
  • Beaucoup d'objets et de contenus
  • Bestiaire varié et plusieurs scripts de boss
  • Une histoire imagée et un scénario sympa...

Points négatifs

  • ... sans grande profondeur
  • Uniquement en anglais
  • Un peu simple

Ce test a été réalisé à partir d'une version commerciale

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