Test Cat Quest – Une chatventure colorée et bourrée d’humour

  • PC
  • PlayStation 4
  • Switch
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Avec ce petit RPG tout mignonnet, The Gentlebros nous propose une expérience qui fera miauler de plaisir et qui se révèle être assez addictive malgré son air simpliste.

Que tous les amoureux des chats se préparent. Cat Quest vient de débouler sur nos PlayStation 4 et nos Switch après une sortie estivale sur mobiles et PC, et il compte bien faire fondre vos cœurs avec sa bouille complètement adorable. Prévu tout d’abord comme un jeu de danse avec des chats – histoire vraie, ce RPG au style coloré et mignon tout plein a tous les arguments pour vous offrir une parenthèse salvatrice entre tous les jeux guerriers de cette fin d’année. Assurément simple et quelque peu basique dans son approche du genre, le jeu de Gentlebros regorge d’humour et nous plonge dans une quête délicieuse qui vous attirera comme un félin est attiré par de l’herbe à chat.

Le plus beau des pelages

Cat Quest

Parfois, la simplicité peut se révéler être un coup de génie. La facilité d’accès de Cat Quest est sans conteste sa plus grande qualité, qu’il démontre aussi bien dans l’introduction de son monde que dans son gameplay. Pas de tergiversations ici, vous êtes directement introduits dans le bain par un court prologue qui vous fait prendre connaissance de votre héros, un chat guerrier appartenant à la race des Dracosangs, les seuls êtres capables de terrasser les dragons. Suite à l’enlèvement de sa sœur par un étrange chat blanc, le navire de notre boule de poil fait naufrage et sombre en mer. Vient alors l’intervention de Spirry, un être gardien, qui vous ramènera sur la terre ferme, bien décidé à vous aider dans votre quête d’arpenter le monde à la recherche de votre sœur.

Une mise en place toute bête mais qui a le mérite de bien remplir son rôle, même si ce n’est clairement pas le scénario qui vous tiendra en haleine. Le véritable moteur de progression provient plutôt de l’envie de découverte procurée par cet univers si chatoyant que possède Cat Quest, à l’esthétique charmeuse et aux couleurs chaleureuses qui pourraient remplir votre adhésion en quelques secondes. Là encore, pas de fioritures ou d’extravagances graphiques, on reste sur de la 2D vue de trois quart basique, mais qui attire indubitablement l’œil si l’on n’est pas allergique à tout ce qui est mignon. Le monde regorge de petits secrets à découvrir et de clins d’œil qui donnent envie de découvrir la moindre parcelle de ce royaume félin. Petit bémol cependant, la carte du monde n’est pas assez diversifiée et n’est composée que de verdure et d’étendues d’eau, si l’on excepte une ou deux îles qui sortent de cette monotonie visuelle.

Le style visuel enchanteur et innocent de Cat Quest fera sans aucun doute craquer bon nombre de joueurs.

On parcourt néanmoins ce monde avec beaucoup de plaisir, notamment parce qu’en plus d’avoir du charme, il est bourré d’humour et de références en tout genre. Tous les lieux sont affublés de petits noms rigolos qui vous décrocheront forcément un léger sourire, comme la Chatpitale, les Collines collineuses ou le lac Felingrad. Bien que les quêtes annexes que l’on nous confie relèvent d’un intérêt très limité, souvent basées sur des allers-retours incessants et sur des objectifs qui ne changent pas, les dialogues mis en scène parviennent à nous faire rire grâce aux nombreux jeux de mots qui y sont distillés. C’est notamment Spirry, votre compagnon d’aventure, qui se chargera de glisser toutes sortes de calembours avec innocence, à défaut d’être subtils. Rajoutez à cela une petite dose de second degré de la part des développeurs mêmes, qui n’hésitent pas à jouer avec le quatrième mur pour vous offrir une expérience qui donne franchement la banane.

Le RPG qui retombe toujours sur ses pattes

Cat Quest

Dans tout cela, il ne faudrait pas oublier que Cat Quest est aussi un RPG, et que derrière des mécaniques de base, votre chaton en a sous la papatte. A la manière d’un Zelda, les combats se déroulent en temps réel directement sur la carte du jeu, et se révèlent être plutôt plaisants. Le premier contact avec le gameplay se fait de manière agréable et la prise en main est immédiate, ce qui est dû à la simplicité des contrôles. Votre héros à poils pourra enchaîner une série d’attaques très rapide à l’aide de son arme, mais sera aussi en mesure d’esquiver avec une roulade, le tout de manière vraiment dynamique.

Au fur et à mesure de votre progression, vous obtiendrez la possibilité de vous équiper de quatre magies parmi les sept disponibles, toutes ayant leurs particularités – comme la brûlure, le gel ou bien le vol de vie –  et leur rayon d’effet. Cette dernière caractéristique est d’ailleurs très importante, puisque chaque attaque ennemie sera visible sur le sol avant qu’elle ne soit lancée, pour vous indiquer comment l’esquiver proprement. Tout cela aboutit à un système de combat qui ne révolutionne pas le genre et prend beaucoup le joueur par la main, mais qui a vraiment du punch tout en restant agréable tout du long.

Sans offrir un challenge corsé ni même une vraie profondeur de jeu, les combats apportent un dynamisme véritablement accrocheur.

Ne comptez cependant pas tomber sur un challenge corsé en vous frottant les pattes sur Cat Quest, puisque l’aventure reste abordable pour tous les types de joueurs et s’adresse surtout aux débutants. On note tout de même que face à des ennemis au niveau quelque peu supérieur, la prudence est de mise et la barre de vie de notre chaton peut parfois se vider en un instant. Cependant, le jeu ne vous pénalise aucunement pour vos échecs, et votre mort ne se soldera que par votre retour à la dernière auberge croisée, sans aucune autre perte. Avec un peu de pratique et la bonne utilisation de vos différentes magies, vous serez tout de même capable de vaincre n’importe quel ennemi et ce malgré son niveau. Cela enlève tout de même un léger intérêt au contenu end-game, mais ne pousse pas le joueur à un leveling forcé et rébarbatif.

Une formule qui ronronne

Cat Quest

RPG oblige, votre matou va devoir tout de même s’équiper pour faire face aux épreuves qui l’attendent. Vous disposerez donc d’armures, de casques et d’armes pour renforcer votre héros, mais il faudra obligatoirement passer par la case loot pour cela. Les différents équipements peuvent en effet être trouvés dans les coffres de chaque donjon, ou bien dans ceux proposés par le forgeron Kit Cat. Votre stuff sera donc obtenu de manière aléatoire, mais rassurez-vous, il est présent en quantité et vous offre plusieurs façons de construire votre personnage. Comme ce dernier ne dispose pas d’arbre de compétences ou de points de niveau à dépenser, vos différentes caractéristiques seront déterminées par vos vêtements et vos armes.

Cela se traduit par le fait que votre défense sera mieux assurée par une cotte de maille que par une robe de sorcier, mais qu’en conséquence votre magie offensive chutera sensiblement. C’est donc à vous de trouver le bon équilibre dans votre équipement afin de rendre votre personnage polyvalent ou au contraire, porté davantage sur une caractéristique plutôt qu’une autre. Le meilleur dans tout cela, c’est que vous ne pouvez obtenir qu’un seul exemplaire de chaque pièce d’équipement. Vous pourrez en effet looter plusieurs fois la même chose, mais au lieu de s’ajouter en doublon dans votre inventaire de manière inutile, la pièce va évoluer pour gagner en niveau et en efficacité. Une bonne idée qui rend les choses moins lourdes et qui permet de rendre le jeu encore plus accessible et le loot moins pénible.

Le système d’équipement est plutôt bien pensé et facile à appréhender, à l’image du jeu dans sa globalité.

Un constat plus qu’alléchant donc, mais qui vient un peu se ternir au bout de quelques heures. Si l’expérience n’est pas bien longue, la répétitivité se fait tout de même assez vite ressentir, et il faudra privilégier les courtes sessions pour pouvoir profiter au mieux de cette expérience. Cela se remarque même au niveau des musiques, pourtant bonnes au demeurant, mais qui tournent en boucle encore et encore jusqu’à l’indigestion. Comme nous l’avions déjà évoqué, les quêtes annexes ne brillent pas par leur intérêt et la chasse aux monstres ne sera que le seul rôle qui vous sera confié tout au long du jeu. On soupire alors rapidement devant ce que l’on nous propose, surtout lorsqu’on voit que les divers donjons ne disposent d’aucune profondeur et qu’ils finissent par tous se ressembler. Notez que vous ne pourrez accomplir qu’une seule quête à la fois, vous obligeant alors à retourner constamment aux divers panneaux de quêtes, ce qui peut être assez agaçant sur le long terme.

On ressort de ce Cat Quest avec l’impression qu’il nous a donné exactement ce que l’on était venu chercher dans cet univers si mignon. Le jeu nous offre une véritable pause bucolique et fraîche, tout en restant humble et conscient de ses limites. Sans se prendre la tête dans des mécanismes plus poussés et une profondeur de jeu digne des plus grands RPG, les petits gars de The Gentlebros signent ici une expérience qui donne franchement le sourire aux lèvres. On passera finalement assez vite sur ces défauts pour se rappeler uniquement de l’humour et de la bonne humeur qui se dégagent du jeu, ainsi que du plaisir éprouvé à visiter chaque recoin de ce monde pour se dire que finalement Cat Quest n’est pas la plus grande aventure de cette fin d’année, mais certainement l’une des plus agréables.

L'avis de l'auteur

Lorsque le visuel m’a vendu un Zelda-like dans un monde rempli de chats tous plus mignons les uns que les autres, autant vous dire que j’ai signé sans me poser de question. Et que j’ai eu raison ! Véritable petite surprise de cette fin d’année, je ne m’attendais pas à vivre une expérience aussi rafraîchissante. La simplicité du titre est certes à double tranchant mais le sert plutôt bien de mon point de vue. Il fait définitivement partie de ces jeux sans prise de tête, amusants et faciles d’accès qui peuvent plaire au plus grand nombre, même aux joueurs invétérés qui voudraient se détendre un peu. Si en plus de cela vous êtes un amoureux des chats, alors je peux vous assurer que vos quinze euros seront bien dépensés !

Jordan
a
Note du panda
7.5 10

Points positifs

  • A-DO-RA-BLE
  • Un univers qui en charmera plus d'un
  • Très accessible pour un plaisir de jeu immédiat
  • Des combats dynamiques et accrocheurs
  • Un scénario simple mais des dialogues remplis d'humour et de second degré
  • Pas mal de choses à faire pour une durée de vie vraiment correcte

Points négatifs

  • On pourrait lui reprocher un manque de profondeur
  • Devient très vite répétitif à cause des nombreux allers-retours
  • Un manque de diversité dans les environnements

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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