TEST. White Day: A labyrinth named school – Une nuit d’horreur à l’école

Alors que White Day: A labyrinth named school est sorti depuis 2001 en Corée et qu’il a déjà bénéficié d’un remake sur mobiles en 2015, c’est maintenant chez nous qu’il a décidé de venir faire un petit tour, aussi bien sur PC que sur PS4. On vous en dit plus tout de suite.

Vous le savez certainement, le 14 février nous fêtons la saint Valentin et nous offrons des présents à nos amoureux. Le Japon, la Chine, la Corée du Sud et Taïwan ont pour tradition que se sont les filles qui les offrent le 14 février et un mois plus tard, les garçons ayant reçu un présent doivent en faire de même pour remercier le geste de la fille. Ici, nous sommes le 13 mars donc la veille du White Day. Vous incarnez le jeune Hee-Min Lee qui se rend le soir dans son lycée afin de cacher un cadeau pour celle qu’il aime secrètement et lui rendre son journal intime qu’elle avait perdu peu de temps auparavant. Une belle entrée en matière me direz-vous ? Et bien pas vraiment…

Un survival horror remis au goût du jour

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Alors qu’il franchit tout juste la porte de son lycée, la grille se referme derrière lui et Hee-Min Lee se voit donc prisonnier. Pour couronner le tout, nous nous trouvons dans un survival horror, donc je vous laisse imaginer que vos nerfs vont être mis à rude épreuve. Vous voilà au cœur de l’action avec une vue à la première personne, petit bémol, vous n’aurez aucune arme ni de moyen de vous défendre. Pourquoi ? Ah oui, on avait oublié de vous préciser que le lycée est surveillé la nuit par des gardiens, et que leur manière de vous accueillir est un peu brutale. En effet, si jamais ils vous aperçoivent, ils vous poursuivront jusqu’à vous massacrer à coup de batte de Baseball.

En fonction du mode de difficulté que vous choisissez, vous verrez un œil apparaître en haut de votre écran lorsque l’un d’entre eux n’est pas loin. S’il est ouvert en grand, c’est que vous êtes repéré. Il ne vous restera plus qu’à courir afin de le semer, ou de rejoindre les toilettes les plus proches et de vous y enfermer dedans. Attention tout de même, si vous laissez la touche L1 enfoncée trop longtemps, votre vue va se brouiller et vous irez moins vite. Personnellement, je trouve quand même étrange qu’alors qu’il vous suit de près, en entrant simplement dans les WC le gardien ne vous voit plus. Bug ou volonté des créateurs pour vous offrir du répit ? Je ne sais pas vraiment mais c’est tout de même bizarre.

Donc pour résumer, votre but va être de visiter le lycée afin d’y trouver des objets, indices et autres bouts de papier pour réussir à vous enfuir de ce lieu. En cours de route, vous trouverez des feutres. Ces objets sont assez rares mais très utiles puisque c’est grâce à eux que vous allez pouvoir sauvegarder votre progression. Pour cela, il vous suffit de vous rendre sur un tableau d’affichage. Je ne sais pas si je suis la seule à avoir eu ce bug, mais en début de partie, après avoir récupéré de nombreux objets et résolu quelques quêtes je vais donc enregistrer ma progression (normal me direz-vous), sauf que deux minutes plus tard le gardien me voit et me ratatine littéralement. Chargement de la dernière sauvegarde en cours (qui doit donc me ramener deux minutes avant), et là surprise, je reviens au point de départ. Bon, je recommence, sauvegarde à nouveau des fois que le soucis vienne de moi et là rebelote, mort et retour au début. Il m’aura fallu retourner au menu principal pour charger ma (première) partie enregistrée pour ne plus avoir de soucis.

Revenons à l’exploration

TEST White Day A labyrinth named school 2

Vous aurez donc plusieurs parties du lycée à explorer (les bâtiments 1 et 2, le nouveau bâtiment et l’amphithéâtre). Pour accéder à la suivante, il vous faudra résoudre les énigmes de celui dans lequel vous vous trouvez. Bien évidemment, les fantômes et esprits en tout genre ne vont pas manquer de vous faire sursauter un nombre incalculable de fois. Il fait sombre, l’ambiance est pesante, vous êtes à l’affût du faisceau de la torche du gardien et là un bruit étrange sort de nulle part. Si en plus de cela, vous jouez dans le noir pour vous plonger encore plus dans le jeu, c’est vraiment super. Par contre, il est vrai que pour avancer il vous faudra faire beaucoup d’allers-retours pour aller chercher tel objet là-bas et le ramener ici. Si on ajoute le gardien et son sens surdéveloppé pour vous détecter cela peut être compliqué.

Plutôt que d’allumer les néons des pièces, si vous souhaitez passer un peu plus inaperçu, vous avez un briquet sur vous activable avec R1. Enfin, c’est du moins ce qu’ils disent, car il m’est arrivée à de nombreuses reprises d’être détectée par le gardien alors que je n’avais que la lumière de mon briquet dans une salle sans fenêtre. Attention d’ailleurs, car si vous laissez la porte ouverte, lorsqu’il en sera proche, il verra quelque chose d’anormal et viendra vérifier à l’intérieur que tout va bien.

Avis aux tricheurs : si vous voulez regarder la solution sur internet pour aller plus vite, sachez que cela ne servira à rien. En effet, dans une des premières énigmes à résoudre, vous avez besoin d’un code. Il est inscrit sur des tournevis dans une boîte à outils, mais attention, ce n’est pas si simple. Premièrement, les tournevis en question n’apparaîtront dans la caisse que lorsque vous aurez lu la note qui précise où ils se trouvent, deuxièmement, si vous mourez, le code inscrit changera à chaque fois.

White Day: A Labyrinth Named School, un bon survival horror mais un peu daté

Tout au long de votre aventure, vous allez avoir des petites cinématiques mettant en scène différents personnages. Par moment, vous aurez des choix de réponses à faire et en fonction de ce que vous répondez, cela va influer sur la fin de l’histoire. On ne vous l’avait pas encore précisé, mais il est vrai que plusieurs fins sont disponibles. Libre à vous de faire plusieurs parties afin d’essayer de toutes les débloquer. En plus de cela, vous aurez accès à de nouvelles tenues si vous les avez toutes. En plus de faire des choix, parfois il vous faudra réagir rapidement sous peine de mort. Effectivement, il y a certaines scènes animées qui vous demanderont d’appuyer sur une touche ou incliner le joystick dans une direction, si vous n’êtes pas suffisamment rapide ou que vous vous trompez, cela sera la mort quasi assurée. Si le jeu que nous avons entre les mains est un remake, on peut quand même dire qu’il est un peu daté même si les graphismes ont grandement été améliorés. En plus, il arrive que le jeu souffre de ralentissements ou de saccades.

Il y a aussi quelques missions chronométrées. La plupart du temps, celles-ci mettent en scène un personnage annexe et vous avez un temps donné pour le sauver. Ce sera donc a vous de tout mettre en oeuvre pour lui sauver la mise. Pendant ces phases, vous ne pouvez pas sauvegarder, par contre rassurez-vous si le temps est court vous ne croiserez aucun gardien. Déjà que vous n’avez que cinq minutes, si vous étiez obligé de rester cacher trois minutes, cela aurait pu être compliqué. A noter qu’il vous faudra environ une dizaine d’heures pour terminer le jeu une première fois. Bien évidemment, tout dépend de votre facilité à résoudre les énigmes et à vous cacher des gardiens.

Dans le menu principal, vous avez un onglet Collection. Il vous permet de voir votre collection de fantômes, de fins alternatives, de costumes bonus et si vous avez récupéré la figurine décrépite ou non. Une fois que ces collections sont remplies, elles vous donnent droit à de nouveaux costumes que vous pouvez changer via le menu Contenu téléchargeable. Vous pouvez aussi y régler la luminosité de votre écran, et le son. A noter que les sous-titres sont en français et que les voix peuvent être en anglais ou coréen, ce qui devrait plaire aux puristes.

Par contre pour les traductions, on peut dire qu’elles sont assez bonnes, mais cela m’a posé un problème pour une énigme. Je vous explique. Sur un tableau, il y a quatre lignes avec trois symboles chacune et en bas à droite une sorte de légende expliquant que certains symboles représentes des chiffres. Il me fallait un code à chiffres, je me dis donc que ma solution est là. Après m’être creusée la tête pendant un moment et ayant revisité toutes les pièces, je me résous à aller sur internet voir la solution (oui c’est pas bien). Je vois donc que le signe du milieu qui est le même à chaque fois signifie « soustraire ». Ne lisant pas le coréen et cela n’étant indiqué nulle part, je ne vois pas comment j’aurais pu résoudre cette énigme par mes propres moyens. Dommage.

En résumé, il est fort possible que White Day: A Labyrinth Named School était un carton à sa sortie en 2001. Depuis, malgré la refonte graphique qu’il a subie, il reste un peu daté. Il réussit néanmoins à nous plonger dans une atmosphère assez pesante et nous faire sursauter. Il permet aussi d’aborder le jeu de différentes manières en fonction de la difficulté que vous avez choisie.

La note de l'auteur

Pour moi, ce jeu est pas mal du tout. Les énigmes sont bien pensées mais par contre, le gardien peut vraiment avoir un comportement étrange : vous voir à travers un mur, ou ne pas vous calculer alors que vous ouvrez une porte à côté de lui. Les allers-retours sont un peu casse-pieds à la longue aussi, surtout quand le gardien se trouve (comme par hasard) toujours là où vous devez aller.

Laura Chevalier
b
Note du panda
5 10

White Day: A Labyrinth Named School

Points positifs

  • Sous-titres en français...
  • Ambiance sonore immersive
  • Voix en anglais ou coréen

Points négatifs

  • ... Mais avec quelques soucis de traduction
  • Beaucoup d'allers-retours
  • Présence de ralentissements et saccades
  • Un bug de sauvegarde frustrant

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur