Test Warparty – Un RTS classique mais peu inspiré

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Du fun mais sans audace.

Le duo Warcave et Crazy Monkey Studios (Guns, Gore and Cannoli) est à l’origine du projet Warparty, un jeu de stratégie en temps réel. Le titre vous propulse à la tête d’une tribu préhistorique bien décidée à mettre la main sur d’anciens artefacts. Pour comprendre la quête qui anime le cœur de vos semblables, il faut remonter à des milliers d’années de cela. À cette époque, vos ancêtres humains membres de la tribu Go’n avaient découvert l’existence de mystérieux pouvoirs magiques. Grâce à cette trouvaille inespérée, les Go’n prirent un ascendant décisif sur l’ensemble des factions environnantes. En effet, cette découverte confère à son possesseur un contrôle total sur la vie : la créer, la contrôler,  la détruire. Cette magie produit également de redoutables dinosaures, de différentes espèces, précieux alliés dans les combats.

Inutile de dire que face à cette manne, l’esprit des Go’n fut immédiatement corrompu. Au paroxysme de la mégalomanie, la tribu donna même son nom à cette magie hors norme. Après une période de forte prospérité, des luttes intestines vinrent terrasser de l’intérieur l’harmonie de ce peuple. De luttes en désaccords, les Go’n s’éteignirent, ne laissant derrière eux que des souvenirs éteints ainsi que des précieux artefacts. Pour qui saurait rassembler et utiliser ce pouvoir, la gloire serait au rendez-vous. Quant aux dinosaures, toujours présents à la surface du globe, ils errent non loin des sanctuaires qui abritent ces artefacts comme attirés par une force enfouie…

Une approche simple

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Warparty met en scène trois factions. Chaque faction dispose de caractéristiques spécifiques et de bonus. La faction des Sylvestres, permet de créer plus rapidement des villageois pour un coût inférieur de 10 %. Utile, puisque les villageois s’occupent de récolter les denrées mais aussi de créer les structures essentielles à l’évolution de votre tribu (habitations, casernes, huttes de stockage etc.). La faction des Vithara guidée par un sage mystique apprivoisent naturellement les dinosaures et proposent un développement plus harmonieux avec la nature environnante. Enfin, les Nécromas libèrent des forces obscures en permettant la naissance d’un zombie à chaque fois qu’une unité ennemie est détruite. Chaque faction se compose, au départ, d’un héros majeur et de deux types de personnages : des villageois et des guerriers. Comme on peut s’y attendre, la survie de votre personnage clé est décisif pour la suite des événements.

L’idée est ensuite de produire en continu ces deux types de personnages pour précisément récolter les biens de première nécessité indispensables au développement de la tribu (nourriture et cristaux) ainsi que pour explorer les environs. Au fur et à mesure des avancées de la tribu, de nombreuses spécialités seront débloquées : des archers en passant par les guérisseurs, les dinosaures montés etc.. Autant d’atouts pour fortifier vos positions et accroître votre influence. D’autant que dans tous les scénarios possibles, l’IA viendra vous chercher dans votre antre. Mieux vaut être bien préparé. Deux autres dimensions revêtent une importance capitale. La possibilité d’une part de choisir un talent (principalement de soin ou d’attaque) pour donner un avantage à votre tribu. D’autre part, comme il est d’usage dans les RTS, vous pourrez attribuer à vos troupes un certain nombre d’ordre en fonction de vos objectifs (maintenir la position, attaquer chaque intrus etc.).

Plusieurs modes de jeux

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En outre, plusieurs modes de jeux vous permettent de vous familiariser avec le titre. Le tutoriel d’abord vous donne accès aux mécaniques simples vous permettant de survivre dans cet univers hostile. De la création des villageois à la récolte de denrées et passant par la construction de bâtiments clés, vous saurez tout sur les bases du jeu. Les parties « Escarmouche IA » vous opposent à divers niveaux de difficulté à l’ordinateur dans des parties de conquêtes de terrain classiques. Vous apprendrez ici la stratégie offensive quoique basique qu’il convient d’adopter tout au long de votre aventure. Un mode campagne viendra par ailleurs compléter votre apprentissage et vous plonger un peu plus dans la narration du titre pour saisir les motivations de chaque peuplade. Enfin, des parties classées sont accessibles pour les adeptes de la confrontation directe et du concours de la meilleure stratégie.

Mais qu’en est-il des stratégies proposées par le titre justement ? Il semblerait que la ligne éditoriale du titre se situe bien plus du côté de l’amusement plutôt que du côté de l’élaboration de plans subtils et originaux pour mener vos conquêtes. De ce point de vue, les joueurs plus aguerris n’y trouveront peut-être pas leur compte d’autant que d’autres sorties à venir leur conviendront sans doute mieux ou davantage. Le secteur des jeux de stratégie en temps réel est déjà bien fourni et la concurrence sera rude face à des titres comme le prochain remaster de Warcraft III. On pourrait également parler de Total War : Three Kingdoms prévu pour mai ou même du plus ancien Age of empires. Warparty peut-il donc tirer son épingle du jeu ?

Survivre à la concurrence

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Oui et non. Oui pour ceux qui voudraient découvrir le mode de jeu et simplement s’amuser sur un titre nécessitant un sens de la stratégie relativement limité. Pour les autres, non, le tout pourrait paraître un peu mou et fade. Les factions ont certes leurs compétences actives et passives mais la modularité de celles-ci est inexistante. Autant dire qu’il n’est pas possible de varier les plaisirs niveau stratégie et approches de l’ennemi. Pour sa décharge malgré tout, Warparty se veut un RTS à l’ancienne. Le titre n’a pas d’autre ambition que de rendre hommage aux mécaniques pionnières du genre tout en mettant en avant une dimension plaisir de jeu franche. De ce côté, le titre plaît et convainc. Toutefois, on ne peut s’empêcher d’en attendre un peu plus. De se dire également que les subtilités du titre pourraient être poussées plus avant. La campagne par exemple, intéressante quoique anecdotique, n’invite pas ou peu à la rejouabilité. Surtout lorsque l’on a déjà fait ses armes face à l’IA. Les différents niveaux de difficulté offrent certes du challenge et les cartes (au nombre de 8) sont suffisamment nombreuses pour voir du pays. Reste à voir si le multi pourrait séduire les joueurs. Face aux possibilités restreintes du gameplay, le titre peut-il espérer faire date ? Sans doute que non. Sauf surprise, ajout conséquent ou intervention directe de la communauté via un système de workshop dans l’évolution du titre.

Un titre plutôt agréable et facile d’accès. Toutefois le défi est peu ou pas présent, laissant planer le doute entre le défaut d’imagination de l’IA ou la trop grande simplicité de certaines portions du jeu. Les joueurs habitués de ce style de jeu vont-ils y trouver leur compte ? Rien n’est moins sûr !

La note de l'auteur

Plutôt amusé par cette expérience sans prétention, j'ai passé d'assez bons moments sur le titre. Malgré tout, une fois que les mécaniques de bases sont assimilées, le jeu n'offre que peu de découvertes et de nouveautés pour les jeux du genre. Certains chapitres sont par ailleurs excessivement compliqués, sans raison valable et ce, dès le début du jeu. On s'interroge donc parfois sur l'objectif visé et l'équilibre général du titre. Sans avoir espéré une révolution, j'attendais de l'audace. L'esprit imaginatif et créateur du joueur est finalement peu ou pas mobilisé. Dommage !

Penderflash
c
Note du panda
5.5 10

Points positifs

  • Amusant et fun
  • Simple d'accès
  • Introduction intéressante au genre

Points négatifs

  • Lassant et vite répétitif
  • Peu inspiré
  • Quelques aberrations scénaristiques

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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