TEST. Splatoon – Des giclées de peinture partout sur Wii U

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Une nouvelle licence chez Nintendo ? Comment ça, ce n'est pas une énième édite de Mario ? Splatoon fait partie de ce genre de jeu que le constructeur a préféré délaisser depuis toutes ces années : le jeu de tir à la première/troisième personne. Et en plus de se lancer à la conquête d'un genre perdu, le nouveau bébé de Big N décide de tenter une nouvelle approche : Plus coloré, plus conviviale, plus de mignonnance et pourtant, un esprit de compétition placé au centre de tout. Qu'en est-il de cette nouvelle franchise, faut-il sauter dessus ou rester sur sa réserve ?
Temps de lecture : 6 min.

Annoncé il y a peu, lors de l’E3 2014, Splatoon est une toute nouvelle franchise du constructeur, sortie un peu de nul part. Pourtant, Big N avait surpris tout le monde en dévoilant leur dernière création originale et toute en couleur, avec un principe plutôt simple et pourtant, si complet : Deux équipes de quatre joueurs devront s’affronter sur diverses arènes dans des parties de paintball où le but sera à la fois de tuer vos adversaires mais aussi de recouvrir un maximum de terrain avec votre peinture.

Un titre drôlement addictif, à la fois tout mignon et pourtant si compétitif, voici ce qui nous attends dans cette nouvelle licence axée multijoueur.

Oh, mon doux calamar…

Splatoon

L’idée de Splatoon est assez simple : Prenez un TPS, un jeu de tir à la troisième personne, ajoutez-lui une particularité, la transformation calamar, rajoutez une dose d’aquarelle, et vous avez votre dernier bébé signé Nintendo. Mais s’il y a bien un point à souligner, c’est cette double prise de risque de la part de l’éditeur : Premièrement, c’est une nouvelle licence et bon nombre d’entre vous le savent, Nintendo aime rééditer ses vieilles références, Mario, Zelda, alors il est clair, lorsque l’on nous a annoncé sa venue, nous étions tous intrigués.

Deuxième point ; dois-je vraiment vous demander quelle est l’époque où la firme nippone savait faire de véritables jeux de tir ? Si nous nous souvenons tous de Goldeneye, développé par la filiale Rare ou de Perfect Dark, son successeur spirituel, le genre FPS/TPS fait partie des absents ces dernières années chez Nintendo et fait de ce genre, une rareté chez l’éditeur.

Pour faire simple, le concept est extrêmement bien pensé et offre de nombreuses possibilités : L’objectif est bien évidemment de neutraliser vos adversaires, mais il faudra également – et surtout – asperger tous les recoins de la carte pour remporter la partie. Votre personnage aura le choix de plusieurs armes et équipements que vous pourrez améliorer et customiser au fil de votre aventure, et chacune aura des améliorations spécifiques.

Mais l’une des plus grosses particularités du gameplay, c’est l’utilisation de la peinture en elle-même : Elle vous enlisera si elle est ennemie et vous permettra de nager dedans si c’est la vôtre. Ainsi, en étant calamar, vous pourrez vous approcher rapidement et furtivement de vos adversaires et leur tendre une embuscade. Et histoire d’en rajouter une couche (de peinture), celle-ci permet également de recharger votre arme et votre capacité à tirer.

Des giclées de peinture dans tous les recoins

Splatoon1

Vous l’avez compris, ce concept ingénieux permet d’appuyer l’aspect stratégique du soft, et apporte une dimension très nerveuse lors de vos batailles. Pour ceux qui ne le savent pas, Splatoon est un titre multijoueur en s’axant même sur la compétition.

Bien qu’il y ai une campagne, celle-ci n’est pas au centre de toutes les attentions, mais il ne faut tout de même pas la laisser de côté. Et au contraire : Elle vous permettra de bien prendre en main toutes les facettes du gameplay et se voudra parfois même, plutôt exigeante. Sans véritable histoire et qui se rapproche plus d’un didacticiel scénarisé, le solo enverra le joueur dans une aventure captivante et qui s’enchaînera sans bien mal. Mais vous l’avez compris, ce qu’il y a d’important, c’est le multijoueur, son contenu, ses autres particularités. Venons-en à cette dernière partie.

Un pot d’aquarelle pas si rempli que ça

Splatoon1

Étonnement, Splatoon est étrangement très nerveux et frénétique et le titre se voudrait presque exigeant, avec un aspect compétitif au cœur du multijoueur.Nintendo a opté pour des matchs rapides (3 minutes) permettant ainsi de ne pas percuter sur des parties trop ennuyantes ou déséquilibrés. Cependant, nous allons vite nous confronter à l’un des gros points noirs du soft : le gros manque de contenu à son lancement.

Seulement un mode de jeu en local, deux en multijoueur pour cinq cartes proposées, voici ce qui nous attends en ligne dans le jeu. Alors certes, Nintendo a expliqué que du contenu sera régulièrement ajouté au fil des semaines et que de nombreux DLC (gratuits et payants) seront déployés, mais à son lancement, le contenu de Splatoon reste bien maigre. Sachant que les parties ne durent que trois minutes, les mêmes cartes reviendront sans cesse et l’on pourrait vite se lasser d’enchaîner les matchs. Heureusement que le soft est extrêmement addictif.
A noter aussi que même si la bande-son est au top, les musiques peinent à se renouveler et l’on entendra souvent les même mélodies. Et dernier bât qui blesse, c’est bien sûr l’absence du chat vocal, devenu quasi indispensable pour ce genre de jeu.

Petit point bonus pour compenser sur la copie : la rapidité du matchmaking. Bien qu’il faudra forcément 8 joueurs pour lancer une partie, la recherche s’effectue de manière quasi-immédiate et vous permettra d’enchaîner les parties à un rythme effréné.

Alors que la rédaction du test était terminée, Nintendo a déployé en tout surprise une mise à jour pour Splatoon, apportant une nouvelle arène, une nouvelle arme et surtout, les matchs pro. Cela réajuste ainsi la pauvreté du contenu à son lancement.

T’as le style, coco-calamar

Splatoon2

Splatoon apporte également de nombreux éléments de personnalisation à la fois amélioratrices (pour faire évoluer vos bonus et aptitudes) et visuels (couleurs et customisation de votre personnage). Ainsi, un système de niveau est présent dans le jeu, vous permettant de débloquer de nouveaux équipements à chaque pallier dépassé mais également accéder aux matchs pro à partir du niveau 10.

Chaque objet peut également être amélioré en fonction de votre parcours en jeu et gagne de l’expérience après chaque partie gagnée. A vous d’essayer un peu chaque item pour voir celui qui vous correspond le mieux, vous permettant d’augmenter telle ou telle faculté. Quid du GamePad avec une utilisation plutôt convaincante. Bien que plutôt compliqué à prendre en main, le gyroscope est activable pour vous permettre de viser en bougeant votre manette. Cela rajoute un peu plus de dynamique dans votre façon de jouer.

Le GamePad est également utilisé en local, lors de vos sessions de jeu avec un ami. L’un des joueurs l’utilisera alors tandis que le second profitera d’une seconde manette sur l’écran de la télé en plein écran.

Rah, que c’est bon d’avoir un peu de vent frais sur les consoles de la firme nippone. Avec Splatoon, Nintendo réussi le double pari que de proposer une nouvelle franchise et de se relancer dans le genre des FPS/TPS. Nerveux, jouissif, coloré et incroyablement addictif, le soft semble avoir encore de beaux jours devant lui et même si le contenu est assez maigre, Splatoon s’impose comme l’un des jeux à ne pas manquer sur la Wii U. Peut-être qu’il ne sera pas indispensable, mais il n’en sera pas bien loin.

La note de l'auteur

Malgré son manque de contenu évident, Splatoon est rafraîchissant et particulièrement addictif !

Julien
s
Note du panda
8.5 10

Splatoon

Points positifs

  • Rempli d'originalité et de couleurs
  • Visuellement démentiel
  • Extrêmement addictif
  • Nerveux et frénétique
  • L'utilisation du gamepad
  • Matchmaking rapide
  • Enfin une nouvelle licence Nintendo !

Points négatifs

  • L'absence du chat vocal en online, rédhibitoire
  • Peu de mode au lancement
  • Bande-son qui peine à se renouveler

Ce test a été réalisé à partir d'une version commerciale

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