TEST. Hover : Revolt of Gamers – Un freerun ouvert aux faux airs d’un Jet Set Radio !

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Parti d’un Kickstarter réussi – plus de 116.000 € récoltés sur les 38.000 € demandés -, puis après être passé par Steam Greenlight avant de passer en accès anticipé sur Steam, la production de Midgar Studio est enfin de sortie sur PC. En attendant les versions PS4, Xbox One et Switch qui arriveront en automne, Hover : Revolt of Gamers, le freerun à monde ouvert et accompagné du compositeur de Jet Set Radio à savoir Hideki Naganuma parviendra-t-il à nous charmer, ainsi que les joueurs nostalgiques de l’excellent Jet Set Radio ?

C’est la révolte des gamers contre le grand admin !

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Avant de rentrer dans le vif du sujet, vous vous réveillez dans le soft en tant qu’un simple clone, et un certain Otello vous racontera ce qu’il se trame dans la ville d’Hover City. En effet, vous apprendrez que le Grand Admin a décidé de couper toute communication avec l’Union Galactique, et d’imposer dans sa ville une dictature très répressive. Pour faire simple, les habitants de la ville d’Hover City n’ont tout simplement plus le droit d’exercer de quelconques amusements ou loisirs sous peine de se faire emprisonner. Evidemment, votre personnage et toute la ribambelle de rebelles que sont les gamers, auront pour but d’arrêter cette dictature en atteignant la station orbitale, et prendre contact avec l’Union Galactique.

Vous aurez du coup compris assez rapidement que l’histoire d’Hover : Revolt of Gamers sera significativement très en retrait, en plus d’avoir de petits airs de Jet Set Radio concernant l’agencement de l’histoire. D’ailleurs, vous ne ferez qu’enchaîner les missions, avec parfois quelques dialogues des divers protagonistes principaux que vous serez en fait amené à rencontrer au fil du jeu. Bon, on va dire qu’il y aura quand même quelques petits rebondissements dans l’histoire sur les véritables intentions finales du Grand Admin mais au-delà de ça, on se contentera bien plus du fait d’enchaîner les missions qu’autre chose, qu’on se le dise.

Hover : Revolt of Gamers a de petits airs de Jet Set Radio dans l’histoire, mais se démarque facilement par la palanquée de clins d’œil que nous offre le soft.

Néanmoins, au-delà de ça, on pourra très clairement apprécier à sa juste valeur dans cette production française made in Midgar Studio, le nombre hallucinant de références que l’on pourra s’amuser à trouver dans le titre. Que ce soit d’un bruitage faisant penser à Dragon Ball Z quand on recharge son énergie, des clins d’œil geeks à perte de vue en passant par une petite référence à Deadpool pas déplaisante, autant dire que les joueurs s’amuseront à explorer les moindres recoins à la recherche d’un possible easter egg.

Pour le côté artistique que propose Hover : Revolt of Gamers, c’est vraiment une grosse réussite de la part de Midgar Studio. D’ores et déjà, le soft se dote de pas moins de six zones assez immenses à explorer, rien que ça ! Alors oui, on va assez vite faire le rapprochement entre ce titre et le légendaire Jet Set Radio que pas mal de joueurs ont apprécié, mais le titre conserve néanmoins sa propre patte artistique. Puis, en clair, on ne sera qu’émerveillé par la taille des zones à explorer, et ce style graphique en cel-shading, comme la construction des diverses zones taillées significativement pour réaliser diverses acrobaties les plus folles, ce qui est en soi un pur bonheur.

Du Jet Set Radio pour le gameplay, en version modernisée ?

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Hover : Revolt of Gamers reprend tout de même quelques petites mécaniques de gameplay à Jet Set Radio, mais se permet d’y ajouter ses propres spécificités. Alors qu’un Jet Set Radio n’est finalement qu’une succession de niveaux à réaliser et dont il faut en général réaliser quelques beaux tags sans se faire gauler par la police, la production de Midgar Studio a opté sur son titre pour un esprit freerun comme l’était Jet Set Radio, mais dans des zones ouvertes cette fois-ci. Vous pourrez donc faire quelques grinds, sauter de mur en mur, ou encore prendre énormément de vitesse pour réaliser d’énormes sauts bien stylés. En sus, vous aurez une touche pour réaliser tout ce qui est grind et figures lorsque vous êtes dans les airs, mais aussi une sorte de mode rewind via une autre touche, qui vous permettra de revenir en arrière si jamais vous vous êtes plantés. Au passage, sachez que vous pouvez recharger votre énergie en réalisant des figures, ou en vous rechargeant à la manière d’un Dragon Ball Z ! Dès le début du soft et après un didacticiel bien expliqué, le jeu se prend en main de façon giga intuitive avec des déplacements assez fluides et souples donc mais le gameplay n’est toutefois pas dénué de défauts loin de là.

Car oui, des défauts il y en a, et gâchent significativement le plaisir de jeu qu’arrive pourtant à mettre en place avec brio Hover : Revolt of Gamers. En fait, d’entrée de jeu, les moindres sauts ou grimpettes regorgent parfois d’imprécisions ultra agaçantes au point d’en hurler tant l’action ne se réalise pas comme on le souhaite. Mais il n’y a pas que ça, car le caméra qui est censée nous suivre fait parfois un peu des siennes, ce qui accentue encore plus cette imprécision, car la caméra va parfois un peu où elle veut sans qu’on lui demande son avis. Dis comme ça, vous allez dire que ce n’est pas grand-chose mais détrompez-vous, cela favorise malheureusement la frustration au bout d’un moment, et nous ne parlerons pas aussi des pics de difficultés à certains passages du jeu franchement ridicules. C’est à se demander pourquoi les développeurs n’ont pas opté pour plusieurs modes de difficultés, histoire de satisfaire certaines tranches de joueurs qui étaient intéressés par le soft en l’occurrence. Soit dit en passant, nous ne pourrons que trop vous recommander de jouer à la manette pour des questions d’ergonomie pour le coup, même s’il se peut qu’au premier ou deuxième lancement du jeu, votre manette Xbox 360 ne soit pas immédiatement reconnue…

Hover : Revolt of Gamers est un freerun ouvert qui ne manque pas de charme !

Mais au-delà de ça rassurez-vous, le titre est bien jouable comme il faut, et la pointe de fun reste un peu présente malgré cette frustration avec ces divers défauts évitables. Pour ce qui est des missions tout d’abord, elles sont variées. Entre de la mission de courses classique, en passant par des matchs de Gameball diablement sympathiques, ou bien encore quelques missions principales et des objectifs de livraisons, il y a clairement de quoi faire. D’ailleurs, pour voir l’intégralité de vos missions sur chaque zone, vous devrez utiliser une touche qui scannera l’environnement, et vous montrera les choses à faire. Cette même touche vous permettra d’ailleurs de taguer les divers endroits, mais également de hacker des containers et y dénicher des compétences pour votre runner. Et au passage, on y retrouve un défaut encore évitable, soit la lisibilité du scan pour voir grosso modo les missions qu’il reste à faire. En effet, le tout est juste illisible par moment car on a du mal à localiser telle ou telle mission, tout simplement… Faire une map aurait été plus ergonomique mais bon… Puis on ne va pas se mentir, au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu, les missions deviennent un peu répétitives sur la longueur…

En sus des missions principales et annexes que nous avons citées, Hover : Revolt of Gamers vous demandera de réaliser quelques petits à côté. En effet, étant donné que la ville de Hover est sous le contrôle d’une dictature, vous devrez si vous le désirez, casser des panneaux de propagandes, ou bien encore taguer des affiches, comme attraper des robots espions nommés des syndrones, ou bien capturer des securebox qui vous pourchassent quand vous vous faites repérer par la police en place, et les attirer vers des pièges prévus à cet effet. Incontestablement, les six zones à parcourir se dotent d’une taille pas franchement dégueulasse à première vue, et on estime qu’il faudrait environ une petite vingtaine d’heures pour en voir le bout si vous traînez la patte, et si vous faites toutes les missions principales et quelques quêtes annexes de ci de là. Pour le coup, la durée de vie de Hover : Revolt of Gamers est assez conséquente, d’autant plus qu’il y a la composante multijoueur avec le mode coopération sympatoche, ainsi qu’un éditeur de missions pour laisser libre cours à votre imagination, rien que ça ! Et puis entre nous, vous pouvez aussi vous amuser à parler à quelques PNJs qui ne vous proposent pas de missions, bien que cela ne serve pas à grand-chose si ce n’est vous apprendre quelques trucs anecdotiques.

Attention à la police dans Hover, et des compétences utiles pour votre Runner !

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La police est un élément qui est présent dans Hover : Revolt of Gamers, mais qui reste assez sous exploité finalement. Alors que votre personnage n’a pas de barre de vie donc pas de game over si ce n’est lorsque vous perdez une mission, il s’avère que si votre protagoniste est dans le champ de vision d’une caméra, cette dernière passe en mode alerte. Rassurez-vous vous ne vous ferez pas courser dès le début du jeu mais en progressant au fil du titre, vous serez donc pourchassé par des securebox et si vous vous faites choper, vous bénéficierez d’un premier avertissement. Au bout du troisième avertissement, vous serez directement envoyé en cellule, mais vous pourrez en fait vous y échapper assez facilement, et c’est bien ça le problème. Bon évidemment que vous pouvez hacker via la touche de scan un poste de police pour virer vos avertissements en cours mais le soucis c’est que finalement, la police ne sert finalement pas à grand-chose car à part vous faire échouer une mission en cours si vous vous faites chopper, c’est tout… Dommage, il y avait mieux à faire sur cet aspect-là.

Après ça, il y a donc un système de compétences dans Hover : Revolt of Gamers. En fait, pour faire simple, on a l’impression que le soft de Midgar Studio a pris quelques idées de Jet Set Radio, mais tout en les approfondissant. En effet, au début vous devrez créer votre propre runner, même si les possibilités de personnalisation se révèlent finalement être archi limitées, le tout se résumant à la couleur de votre perso et à sa taille, tout simplement. Et pour le coup, votre runner basique aura plusieurs domaines dans lequel il pourra s’améliorer avec des compétences à savoir :

  • Sauts
  • Force
  • Energie
  • Grind
  • Piratage
  • Vitesse

La production de Midgar Studio dispose de vraies bonnes idées, et d’un gameplay immédiatement intuitif et prenant !

Au début, vos domaines seront tous à égalité, et vous pourrez donc les améliorer via des compétences, que vous gagnez dans les missions, ou que vous pouvez dénicher en scannant les divers containers que vous trouverez dans le soft. Une fois que vous les dénichez, il vous suffira de les assigner dans les divers emplacements de votre personnage, afin de l’améliorer dans votre ou vos domaines de prédilection, ou tout simplement pour réussir une épreuve en particulier par exemple. D’ailleurs, pour débloquer d’autres emplacements de compétences d’améliorations, il faudra monter de niveau, et vos personnages avec des traits basiques comme spécifiques ne seront limités qu’au niveau 10 seulement, ce qui est vraiment dommage car il y avait encore une fois moyen de pousser la chose un peu plus loin. Et oui effectivement comme vous l’aurez compris, vous pourrez en effet débloquer de nouveaux personnages au fil du jeu, et chacun aura ses forces comme ses faiblesses à combler, et il faudra par conséquent lui attribuer quelques upgrades par la suite.

Aussi, pour les diverses compétences, sachez qu’elles seront également de différentes couleurs, définissant la rareté de la compétence que vous ramassez. Au passage, il y a un emplacement de compétence spécifique qui vous apporte toujours des bonus de vitesse, de grind et j’en passe, mais qui vous donnera visuellement un petit animal qui lévitera autour de vous. Cela ne sert pas à grand-chose si ce n’est pour le côté esthétique, et à savoir que vous pouvez lui donner à manger. Encore une fois, cette mécanique n’apporte strictement rien au soft, car cela aurait dû être également exploité, ce qui n’est hélas pas le cas…

Graphiquement du Jet Set Radio en mieux, et une bande-son de dingue !

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La première chose qui a pu immédiatement frapper chez pas mal de joueurs c’est le style graphique de Hover : Revolt of Gamers, très proche d’un Jet Set Radio. C’est indéniable le soft arbore également un style cel-shading tout comme Jet Set Radio, et il faut bien avouer que le tout est visuellement agréable pour la rétine, en sus de nous proposer des environnements très finement détaillés. Alors il y a peut-être quelques textures un peu grossières que nous avons pu constater mais sinon, et même si ce n’est absolument pas une claque visuelle qu’on se le dise, le jeu tient vachement la route, comme les animations crédibles et fluides de notre personnage. Le cycle jour/nuit dans le soft est une chose assez agréable qui plus est, et le moteur graphique reste assez bien optimisé et plutôt stable, avec des effets de lumière réussi d’ailleurs. Pour une production indépendante, Hover : Revolt of Gamers s’en tire plus que convenablement.

Un point indéniablement fort pour terminer dans ce test de Hover : Revolt of Gamers, c’est sa bande-son qui vous scotchera. Pourquoi ? Et bien, étant donné que c’est le compositeur de Jet Set Radio qui est aux commandes du soft à savoir Hideki Naganuma, il était sûr et certain d’avoir une OST de qualité. Justement c’est largement chose faite avec des musiques ultra variées, et collant parfaitement avec l’environnement artistique de qualité qu’a su créer Midgar Studio. Franchement de ce côté-là rien à dire comme les bruitages de bonnes factures. On regrettera juste l’absence de doublages pour le titre car ce ne sera que du texte à lire mais bon, on se doute que le budget devait sûrement être limité du côté de ce studio de développement.

Pour une première, Midgar Studio s’en sort assez bien en nous pondant un jeu sympathique avec Hover : Revolt of Gamers. L’univers créé est accrocheur dès les premières minutes, puis la tonne de références dans le soft est très appréciable. Le gameplay n’est pas non plus en reste avec cet aspect freerun ouvert qui marche assez bien, mais qui se casse quand même un peu les dents par moment avec des imprécisions et une caméra un peu capricieuse. L’histoire aussi est un peu en retrait et quelques éléments sont un peu sous-exploités également mais qu’à cela ne tienne, le titre n’en reste pas moins sympa. Il est tout simplement sympa car il se rattrape sur une bande-son exceptionnelle du compositeur de Jet Set Radio, d’une durée de vie assez conséquente, et puis d’un style graphique qui accroche la rétine directement. En somme, on trouve là un bon jeu de Midgar Studio mais qui paie un peu ses erreurs de jeunesse par une difficulté mal dosée et puis quelques idées sous-exploitées. Pour 19.99 €, à vous de voir si vous voulez vous laisser tenter par l’expérience d’un freerun à monde ouvert pas déplaisant. 

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

  • Un paquet de missions principales intéressantes...
  • Un gameplay franchement intuitif...
  • Agréable à l'oeil visuellement...
  • Direction artistique en cel-shading efficace
  • Un éditeur de missions
  • Plus de six zones immenses à explorer
  • La bande-son made in Hideki Naganuma, une tuerie !
  • Durée de vie conséquente si on veut tout faire
  • Les upgrades à attribuer à notre personnage !
  • Jouable en solo comme en coopération en ligne jusqu'à quatre
  • Possibilité de changer entre la vue TPS et FPS !
  • Quelques clins d’œil et certaines missions appréciables
  • ... Mais la plupart seront répétitives...
  • ... Dommage qu'il y ait pas mal d'imprécisions
  • ... Mais ce n'est clairement pas une claque
  • Histoire anecdotique
  • La manette pas forcément reconnue d'emblée quand on la branche...
  • Une seule difficulté, et elle est vraiment mal dosée...
  • La police over sous-exploitée
7
  • PC
  • PlayStation 4
  • Switch
  • Wii U
  • Xbox One

Hover: Revolt of Gamers

A propos de notre notation

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Je l'avais déjà testé quand il était dans une version un peu moins avancée lors du Hero Festival notamment, et j'avais déjà été surpris par sa qualité. Finalement, dans cette version définitive, j'ai retrouvé toutes les sensations que j'avais pu ressentir en y jouant jadis, et mon dieu que la bande-son est kiffante à souhait ! Ce n'est pas étonnant en même temps étant donné que c'est Hideki Naganuma derrière et puis qu'on se le dise, le gameplay du soft est tout simplement fun et accessible, bien qu'il y ait quelques défauts agaçants malheureusement. Mais sinon je n'ai pas boudé mon plaisir car l'univers m'a accroché directement de par son aspect artistique qui claque, puis sa durée de vie est assez énorme si l'on veut tout faire, tant les six zones sont grandes et ultra détaillées, avec pas mal de clins d’œil à trouver dans tout le jeu. Pour 19.99 €, ça veut largement son prix et puis il y a du multijoueur en coopération et un éditeur de missions pour varier les plaisir alors bon, foncez donc !

Matheus
a
Note du panda
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