Test Effie – Le platformer qui surfe sur les bonnes ondes ?

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Après un bref passage sur notre chaîne youTube, Effie revient sur notre site web avec un test écrit. Le titre de Inverge Studios saura-t-il vous convaincre ?

S’il est un pan du jeu vidéo qui ne cesse jamais de surprendre, c’est bien celui du jeu indépendant. Chaque mois, de nouvelles pépites voient le jour et parviennent à charmer bon nombre de joueurs, acharnés ou simples néophytes. Et, aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous présenter Effie, la production de Inverge Studios. Basés à Valence, ces petits gars ont pu participer au programme PlayStation Talents grâce auquel ils ont pu s’élancer sur PlayStation 4.

Pour les plus assidus de nos lecteurs, peut-être que l’écho d’un titre indépendant venu tout droit d’Espagne résonnera dans votre tête. Après tout, ce n’est pas la première fois que nous le faisons puisque nous avions pu tester, à l’époque, le très bon Numantia. Et, pour Effie, nous avons même eu le plaisir de ponctuer notre analyse d’un numéro dans notre chronique jeux indépendants.

Pour une équipe comme celle de Inverge Studios, c’est un grand pas en avant, surtout lorsque l’on sait que la plupart de leurs précédents projets étaient des commandes ou de petits jeux pour smartphone. Une belle entrée dans la cour des grands pour eux !

Galand, un héro fainéant pour une épopée indé

Effie

Effie, c’est avant tout un jeu de plateforme dans lequel les développeurs cherchent à dévoiler leur amour pour le genre. Puisant son inspiration dans les licences phares du milieu, le titre s’avère humoristique, amusant et tout à fait charmant. Entre exploration, plateformes et une narration jonglant à la perfection avec l’humour et le sérieux, ce titre tout droit venu du pays de la paella n’aura pas pris longtemps pour nous faire succomber.

Ce narrateur, à l’humour parfois trop bien pensé nous raconte l’histoire de Galand, un jeune homme fier de sa personne, mais un peu trop fainéant. Ce dernier se retrouve maudit par une sorcière alors qu’il est encore dans la fleur de l’âge. Le résultat de cette malédiction : devenir vieux. Et c’est avec ce vieillissement accéléré de notre héro que l’histoire va pouvoir débuter.

Galand devra se lancer dans une quête ardue afin de retrouver sa jeunesse. Mais, alors qu’il pense avoir atteint son but, une nouvelle mission lui incombe : terrasser l’être machiavélique qui a fait flétrir son corps. En effet, la sorcière qui a corrompu son corps est en passe de faire sombrer le monde dans le chaos. A vous donc de mettre un terme à son infamie si vous souhaitez retrouver votre physique d’antan.

Cette aventure vous mènera dans un environnement très coloré, en dépeignant des paysages non sans rappeler nos plus beaux contes de fées. L’action prend place dans les Plaines Rouges, ou Red Plains dans la langue du jeu, celle de Shakespeare. Son nom, ce royaume le tire de son paysage, totalement recouvert d’arbres rouges. Ces décors rappellent facilement les plus belles peintures de nature automnale. D’ailleurs, ils sont suffisamment variés pour que nous profitions de chaque diaporama que le titre nous offre.

Et, là où le jeu gagne en profondeur, c’est que ces immenses étendues ne sont pas à visiter par obligation. C’est à vous de décider si oui ou non vous désirez les parcourir. Ces aventures annexes ne perturbent pas votre progression et ceux qui souhaitent profiter uniquement de la trame principale le pourront, sans devoir s’occuper de farmer sur le côté ou de faire des allers et retours à travers toute la carte.

Effie, la bonne pioche pour se lancer sur consoles et pc ?

Effie

En parlant d’aventures, profitons-en pour revenir sur Effie comme tel. En effet, le nom Effie ne sort pas de derrière l’oreille des développeurs qui se sont réveillés un matin en mode « appelons le jeu comme cela, sans aucune raison ». En effet, Effie est le nom d’une jeune fille, celle à qui le narrateur raconte l’histoire de Galand. D’ailleurs, le fait que cette histoire soit contée à une enfant explique peut-être pourquoi la narration est si claire, avec un humour parfois enfantin et dénuée de toute grossièreté.

Mais trêve de galimatias et revenons directement sur le gameplay du soft. Pour arme, notre héro utilise un bouclier magique lui ayant été remis par les gardiens, en fin de chapitre 1. Ce dernier lui sert également d’hoverboard pour traverser la carte plus rapidement que via ses pieds. Idée originale, cela rajoute au titre une pointe de personnalité. Malheureusement, on pourra toujours chouiner quelque peu sur le manque de variété dans les combos exécutables par notre jeune aventurier grisonnant.

Et, dès lors que votre planche à roulettes sans roulettes sera maîtrisée, il ne tiendra qu’à vous d’en user pour voyager à travers les immenses étendues rougeoyantes du jeu. Vous découvrirez moult lieux annexes où vous pourrez collecter des objets cachés ainsi que découvrir de nouveaux niveaux bien pensés. Après tout, le level-design est l’un des points forts de cette production.

Malheureusement, nous ne pourrons que maugréer face à l’inutilité des ces étendues colorées. En effet, hormis vous permettre de passer du bon temps à surfer sur les brises d’air, elles ne servent pas à grand-chose. Dès lors, un monde un peu plus condensé aurait été plus plaisant, à moins que ça ne soit de nouveaux lieux à explorer qui auraient pu être ajoutés en supplément ?

Malgré tout, chaque lieu, qu’il relève de l’annexe ou de la trame principale est très bien réalisé. Ces sortes de donjons en 3D permettent au style « plateforme » d’être sublimé et offre quelques bribes de phases de réflexion tout à fait bienvenues. De ce fait, éviter les pièges tout en trouvant la bonne route et martelant vos ennemis de coups reste parfaitement jouissif.

Ainsi, nul besoin de pester contre le manque de variété dont fait preuve le jeu lors des affrontements. Après tout, même les gros sacs à PV du titre se coucheront devant le joueur en quelques coups, boss non-inclus bien entendu. Petit bémol cependant sur la caméra, un peu brouillonne, de même que sur l’absence de lock-on pour les combats.

Mis à part cela, Effie reste un très bon jeu, bien réalisé et visuellement attirant. Les développeurs ont réussi à mettre leur âme dans le titre et le design fait mouche. Les modèles en polygones à l’aspect cartoonesque donnent du cachet à ce titre indépendant. En tout cas, nous espérons que cette production donnera lieu à d’autres propositions de la part du studio, qui s’avère prometteur.

Au final, Effie est un bon plateformer en 3D, qui ne manquera pas d’arracher un sourire à la multitude. Les environnements sont beaux et l’exploration très plaisante, surtout grâce au système de déplacements très bien pensé et exécuté. Les combats, même si un peu en-deçà du reste, restent funs et fluides, apportant un brin d’action non-négligeable au soft. A conseiller à tous les fans du genre et de 3D à base de polygones.

La note de l'auteur

Avec son histoire touchante et emprunte d'humour, Effie aura réussi à me convaincre. Certes, ce n'est pas le titre indépendant de la décennie, mais le titre permet de passer un très agréable moment. Visuellement mignon, avec une bande-son plaisante et une narration de bonne qualité, le titre est une belle réussite pour une première apparition sur console de la part du studio.

Ludvig
a
Note du panda
7.5 10

Points positifs

  • Une histoire amusante
  • Un level-design intéressant
  • Une chouette bande-son
  • Visuellement mignon...
  • Un narrateur bien pensé et plaisant à écouter

Points négatifs

  • ... Même si cela reste un peu daté
  • Un peu trop court
  • De l'annexe qui manque d'intérêt
  • Caméra un peu capricieuse

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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