Test Project CARS – A l’attaque de l’asphalte

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Une nouvelle simulation de course très réussie.

Près de 2 ans après son annonce, Project CARS arrive enfin ! Du moins sur PS4, Xbox One et PC, la version Wii U se fait attendre encore un peu. Mais quelles sont les qualités de ce jeu ? Est-il vraiment le tueur de Grand Turismo et Forza Motorsport que le web voit en lui ? Découvrons le ensemble.

Conditions de test : L’essai de Project Cars a été réalisé sur Xbox One principalement avec quelques courses sur PS4. Nous avons joué plus d’une trentaine d’heures, ayant terminé une bonne partie du contenu solo

Une claque graphique

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La première chose que l’on remarque, c’est bien évidemment le menu qui se veut plutôt intuitif et facile à comprendre. La création d’un « pilote » pour une saison est une excellente idée et la scénarisation du mode carrière dans un jeu de course en est encore une autre.

Lorsque on lance la première course, c’est LA claque ! Des effets de lumière impressionnants, une modélisation très fidèle… On arriverait presque à oublier que l’on est dans un jeu vidéo à certains moments !

La seule ombre au tableau vient des quelques baisses d’images par seconde qui cassent les sensations de vitesse, pouvant parfois vous piéger aux freinages. On jongle ainsi, passant du 60 FPS au 38 FPS sans véritable raison. Mais rassurez-vous, après contact avec l’éditeur du jeu, nous pouvons vous annoncer que ces problèmes sont connus et qu’un patch est en développement pour corriger le soucis, sans aucune date pour le moment.

La bande-son

Project-Cars

Avouons-le, il faut saluer la qualité des sons des voitures… En intérieur. Si vous quittez le cockpit de votre bolide, les sons produits par les véhicules ne sont pas des plus fidèles et viennent un peu casser les nombreux efforts prodigués pour respecter le réalisme du titre. Cependant, si vous recherchez une sensation de simulation à tout prix, vous piloterez en vue intérieure et serez aux anges, complètement.

Reste également la fantaisie des bruits de sortie de piste et les sons un peu trop bruyants pour une simple touchette de rail, par exemple. Mais bon, on est pilote ou on l’est pas, interdiction de sortir de la piste !

Des dégâts semi-réalistes

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On rentre ici dans le point fort du jeu face à ses concurrents : les dégâts sont tout simplement les plus réalistes jamais vu sur un jeu de course automobile ! Certes, c’est encore loin d’être parfait, mais on ne peut s’empêcher de noter l’effort colossal qui a été fourni ici.

On pourrait parler de la liste de voitures particulièrement courte face à la concurrence, mais les détails modélisés dans l’intérieur des voitures, et même dans le compartiment moteur (ainsi que le châssis qui peut-être apparent avec des dégâts) font rapidement comprendre que les p’tits gars de chez Sligthly Mad Studio ont ici privilégié la qualité à la quantité. C’est quelque chose de rare dans les jeux de course, surtout aujourd’hui et les amateurs de simulation seront sans doutes comblés par ce choix.

Pour sa campagne solo, Project CARS se démarque largement de la concurrence en proposant une nouvelle approche. Tous les véhicules étant débloqués dés le début de la carrière, rien ne sert de saigner le mode solo. S’il ne vous intéresse pas, pas besoin de se faire du mal ! Si par contre vous voulez vous créer un alter-ego virtuel et bâtir votre légende, vous avez trois options.

La première est de lancer votre carrière dans le sport automobile. Concrètement, vous incarnerez un jeune pilote qui se lance dans la compétition automobile. Il faudra taper dans l’œil des directeurs d’écuries les plus prestigieuses, tandis que vos progrès vous permettront d’obtenir des volants dans des catégories plus restreintes.

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Seconde option de carrière : défendre votre titre ! Vous incarnerez alors un pilote qui est déjà le champion du monde d’une catégorie et qui doit conserver sa couronne, afin d’avoir une chance de passer dans la catégorie supérieure.

Enfin, la troisième approche vous propose simplement de tenter de devenir champion dans la série de votre choix. Cette modularité rend le jeu pleinement intéressant pour énormément de monde, autant le joueur occasionnel que le champion qui va saigner toutes les catégories !

Une difficulté modulable

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On retrouve sur Project CARS la même approche que sur Forza Motorsport, c’est à dire qu’énormément d’aides au pilotage sont disponibles afin que chacun puisse trouver un niveau de difficulté qui rende le jeu accessible à ses qualités de pilote. Du freinage entièrement assisté jusqu’à une absence complète d’aide au pilotage en passant par la totalité des paramètres configurables, il y en a pour tout les goûts.

De même, on saluera une IA qui, même si elle est loin d’être parfaite, essaye au moins un tout petit peu de vous éviter. Elle compense cependant – et largement, par son esprit combatif et sait s’adapter selon le niveau de difficulté sélectionné. Ainsi, elle peut être assez dure à combattre, notamment aux qualifications, où les temps au tours sont assez compétitifs. Oh, et puis si cela ne vous suffit pas, il vous reste le multijoueur.

Un p’tit tour de circuit en online

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Des week-ends de course entièrement paramétrables (jusqu’à deux scéances d’essais, les qualifications, le warm-up et 2 courses au max). Vous pouvez donc définir la durée de chaque manche, et paramétrer entièrement la météo et la luminosité selon vos goûts.

Peu de monde pour l’instant en multi, mais les joueurs semblaient disciplinés, sans trop de recours au pare-chocs. De toute façon, le système de drapeaux est repris comme dans les vraies compétitions, avec des drapeaux bleus pour les véhicules distancés et la disqualifications automatique des kamikazes.

De même un système de pénalité vous coupera la commande des gaz pendant un certain temps si jamais vous tentez de couper le tracé, sans compter que vos temps en qualification sont directement invalidés. De quoi assurer une bonne ambiance générale sur le online !

Les menus sont légèrement différents selon que l’on se trouve sur PC, Xbox ou Playstation, mais les versions console se valent sauf au niveau des défauts qui sont plus prononcés tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre. La version PC est la mieux optimisée si l’on possède une bonne machine, mais reste très proche des versions sur console.

On peut le concéder, Project CARS frappe fort. Très fort. Il réalise l’exploit de marcher sur les plates-bandes et de dépasser Forza Motorsport ET Grand Turismo en proposant un jeu exceptionnel sur PS4 tout comme sur Xbox One, et se permet même le luxe de titiller Assetto Corsa sur PC sans pour autant le détrôner. On regrettera tout de même le manque de personnalisation des véhicules au niveau esthétique (pas de kit carrosserie à la Forza, ni le fabuleux éditeur de livrées) mais les possibilités de réglages étant immenses, ils permettront aux metteurs aux points chevronnés de sortir du lot.

Project CARS est incontestablement un excellent jeu de simulation automobile et n’est pas prêt de s’éteindre de si tôt avec notamment pas mal de DLC payants et gratuits déjà prévus. Et bien sûr, on n’oublie pas la compétition qui se développera au fil du temps sur ce site français soutenu par l’éditeur, Bandai Namco.

8.5 10

Points positifs

  • Graphismes et modélisations
  • La carrière et son système très complet
  • Réalisme du comportement
  • La météo dynamique très bien gérée
  • Variété des circuits
  • Détails et finition des véhicules ...

Points négatifs

  • ... mais peu de choix (moins de 100 bolides au lancement)
  • Quelques chutes de framerate
  • Les contacts... font un bruit étrange !

Ce test a été réalisé à partir d'une version commerciale

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