TEST Left Alive – Il aurait peut-être mieux valu le laisser pour mort

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Le nouveau jeu de Square Enix est loin d'être une pépite.

Développé par Square Enix, que l’on ne présente plus, Left Alive est sorti le 28 février dernier au Japon et le 5 mars dernier chez nous. Le jeu de tir à la 3ème personne est un spin-off de la licence Front Mission, Left Alive se situant entre Front Mission 5 : Scar of the War et Front Mission Evolved. Reprenant l’univers et notamment les Wanzers, le nouveau jeu de Square Enix est-il pour autant son digne héritier ? Pas si sûr si l’on en croit le déferlement négatif venu du Pays du Soleil-Levant lors de sa sortie. Descendu sur la fiche Amazon japonaise, le blocage du streaming n’a pas arrangé les choses. Qu’en est-il réellement ? Pourquoi autant de négativité sur le nouveau jeu de Square Enix ? Ce test va essayer de répondre à cette question !

Bienvenue à Novo Slava

Left Alive

Left Alive vous envoie directement en 2127, en pleine guerre entre 2 nations (Ruthénye et Garmonye) dans une zone tampon : Novo Slava. Des enlèvements d’enfants qui se multiplient, une géopolitique loin d’être simple et des méchas gigantesques ? L’univers proposé semble plutôt sombre. Et dès les premières minutes de jeu, vous vous rendez vite compte que vous allez souffrir. Que ce soit au niveau des graphismes, loin d’être au niveau de la PS4 ou du PC, de l’histoire ou du gameplay, tout semble être fait pour vous faire passer une très mauvaise expérience de jeu. Le jeu se compose de 14 chapitres, où vous alternerez entre 3 personnages différents :

  • Mikhail : un pilote de Wanzer de l’armée ruthénienne, dont la garnison a été détruite lors de l’attaque de Novo Slava. Il en est l’unique survivant.
  • Olga : une fonctionnaire de police de Novo Slava, anciennement pilote de Wanzer dans l’armée de Garmonye.
  • Leonid : un membre du parti d’indépendance de Novo Slava, accusé du meurtre du leader du parti et condamné à mort.

L’histoire reste peu intéressante, et chaque fin de chapitre n’aboutit au final à pas grand chose. Vous rencontrez un ennemi, qui reçoit comme par hasard un appel qui l’empêche de vous affronter. Et ça, quasiment à chaque fois. En plus d’être redondant, cela ne motive pas à avancer dans l’histoire. Vous commencez par Mikhail, et vous vous demandez vraiment pour quelle raison vous avez acheté ce jeu. En plus des graphismes au ras des pâquerettes, la lenteur des déplacements est énervante. Il est impossible de sprinter, et pour un jeu d’infiltration, il y a de quoi donner des sueurs froides tellement cela en devient frustrant.

Et doit-on parler parler de la qualité graphique de Left Alive ? Des textures horribles, des cinématiques qui sont aussi laides que les images en jeu. Loin d’être à la hauteur des beaux jeux du moment. Le design de la jaquette, plutôt réussi, est loin d’être représentatif de ce que vous retrouverez en jeu.

Un côté infiltration trop présent et pas abouti

Left Alive

Par ailleurs, le côté infiltration est omniprésent. L’affrontement contre les ennemis devra être évité à tout prix, si vous ne voulez pas mourir et recommencer du début. Pour autant, même si vous êtes un accro des jeux d’infiltration et des approches discrètes, vous risquez d’avoir une douche froide. Impossible d’achever un ennemi discrètement en arrivant par derrière. Et si vous tentez l’approche frontale, autant vous le dire de suite, vous signerez votre arrêt de mort. La difficulté du jeu est poussée à l’extrême, même en jouant en mode facile. Tuer un ennemi vous délestera d’une dizaine de balles, quand la visée n’est pas buguée et que l’ennemi ne fait pas n’importe quoi. Tout en sachant que les munitions se font très rares, vous l’aurez compris : il va falloir éviter l’affrontement. Même les armes que vous pourrez fabriquer, comme les bombes artisanales ou les cocktails molotov, ne suffiront pas à tuer un ennemi du premier coup, et vont du coup rameuter tout le bataillon sur vous. Les bombes fumigènes qui vous permettraient de fuir sont elles aussi totalement inutiles puisque leur rayon d’action est ridicule.

Au final, privilégier l’approche discrète fait partie d’un grand nombre de jeux. Et tant mieux, il en faut pour tous les goûts. Mais il est quasiment impossible de ne pas vous faire repérer dans Left Alive. Les ennemis sont quasiment omniprésents sur toute la map, que ce soit des soldats, des Wanzers ou même des drones. Cela donnera lieu à des séquences de combat incompréhensibles, où les tirs fusent de toute part, sans comprendre d’où ils viennent. Sans parler des combats au corps à corps qui, grâce à une gestion de la caméra désastreuse, vous donneront un joli mal de crâne. De plus, vous pourrez être à 2 mètres d’un ennemi, facilement repérable, mais sans réaction de sa part. Mais d’un autre côté, vous serez bien caché et un ennemi vous repérera. Pour le coup, l’IA est totalement incompréhensible. Sans parler du système de sauvegarde mal fichu, qui vous oblige à sauvegarder manuellement dans des endroits bien distincts sur la carte. Endroits qui sont le plus souvent difficilement accessibles. Dès lors, chaque mort vous fera revenir au dernier point de sauvegarde, qui sera la plupart du temps bien loin de là où vous en étiez. Et autant sur un Dark Souls, cela rajoutait du challenge, autant sur Left Alive cela est plus qu’énervant, en sachant que vous trouverez la mort sans véritablement l’avoir cherchée, tellement l’IA est mal fichue et le jeu difficile.

Reste les phases de combat dans les Wanzers, les énormes méchas que vous croiserez au détour du jeu. Le temps de jeu sur ces Wanzers va se compter sur les doigts de la main, mais ces phases ont le mérite de varier un peu les plaisirs, et de pouvoir la jouer bourrin au moins une fois dans le jeu ! Comprenant 2 types d’armes différents, lance-roquettes et lance-missiles, ces séquences en Wanzer sont malheureusement bien trop rares.

Une déception de bout en bout

Left Alive

Durant les 14 chapitres, vous allez pouvoir collecter différents objets, rien d’original finalement. Il s’agit de fichiers d’archives qui vous permettront d’en savoir un peu plus sur l’histoire. Cette mécanique est présente dans la plupart des jeux. Malheureusement, l’intérêt porté pour l’histoire est tellement inexistant, que vous passerez très vite sur ces archives, même si vous avez l’habitude de finir un jeu à 100%. L’histoire vous propose également une histoire où les choix seront censés être déterminants. Non non, vous n’aurez pas à faire des choix cornéliens comme dans Detroit: Become Human. Loin d’être poussés, les choix proposés sont gadgets et n’influencent que peu la suite de l’aventure. D’ailleurs, en fin de chapitre, vous aurez un récapitulatif des objets récupérés, des choix effectués, et si vous êtes passés à côté d’une archive. Par contre, ce qui pourra être déterminant sur le final de votre aventure, c’est le sauvetage de survivants. Pendant votre session de jeu, vous allez croiser différents survivants que vous guiderez dans un abri. Il faudra bien entendu faire le ménage sur le chemin entre votre survivant et ce même abri, pour éviter qu’il ne se fasse tuer. Sous forme de quêtes secondaires, il faudra en sauver un maximum pour essayer d’arriver à une fin la plus heureuse possible. À l’inverse, si vous décidez de les laisser à leur propre sort, il est fort probable que le jeu ne se termine pas en happy-end.

Pour couronner le tout, Square Enix vous propose un système de New Game +. Si vous avez miraculeusement fini le jeu une première fois, vous allez avoir l’occasion de remettre le couvert. Avec un système de points gagnés au fur et à mesure que vous remplissez les différents chapitres, vous pourrez obtenir des bonus pour votre seconde partie : réduction de dégâts subis (ce qui n’est pas plus mal finalement), augmentation des bonus d’objets, etc… De quoi rendre une éventuelle seconde partie un peu plus, comment dire, jouable… Petite précision sur la durée de vie de Left Alive : à raison d’environ 50 minutes à 1h par chapitre, en fonction de votre rapidité, vous aurez fini l’histoire principale en environ 15h. Rajoutez quelques heures si vous voulez remplir tous les objectifs à 100%.

Vous l’aurez compris, Left Alive est loin d’être le jeu de l’année. Il se classerait même plutôt du côté des pires… Entre les graphismes de très mauvaise facture et l’absence de mécanique d’infiltration indispensable dans tout jeu du genre, il est clair qu’il ne restera pas dans les annales. Il est loin d’être le digne héritier de la saga dont il s’inspire : Front Mission.

L'avis de l'auteur

Ce jeu est une déception de bout en bout. En regardant le jeu de loin, on aurait pu se dire qu'il serait plutôt agréable à jouer. Le design de la jaquette donnait franchement envie. Malheureusement, en plus d'être raté visuellement parlant, il en devient presque injouable et aucun plaisir n'est pris en lançant le jeu. Ne pas permettre de tuer un ennemi discrètement, dans un jeu d'infiltration, est totalement aberrant. Cela rend d'ailleurs le jeu vraiment trop difficile voir injouable. Dommage, quand l'on sait le succès de la licence de Front Mission. Un spin-off à éviter à tout prix !

Baylou
f
Note du panda
2.5 10

Left Alive

Points positifs

  • Les phases de combat en Wanzer

Points négatifs

  • Les graphismes du niveau PS2
  • Pas de possibilité d'assassinat discret
  • Une IA complètement à l'ouest
  • Une difficulté incroyable, même en mode facile
  • L'absence de sprint
  • Une visée approximative

Ce test a été réalisé à partir d'une version éditeur

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