Nos ressentis sur l’année 2016 : L’avis d’Haseo

Nos ressentis sur l’année 2016 : L’avis d’Haseo

Malgré une année lourde en ce qui concerne le monde extérieur, nous pouvons nous consoler avec l’actualité du jeu vidéo qui a été très riche. Je partage humblement avec vous, chers lecteurs, mes impressions sur cette année 2016. Allez, ça ne mange pas de pain !

Histoire de revenir sur cette année 2016 riche en bons jeux et annonces en tout genre, je propose, comme l’année dernière, de pointer ce qui m’a particulièrement marqué dans l’actualité vidéoludique puis de finir sur mes attentes pour 2017. Énormément de gros titres sont sortis cette année : Uncharted 4, Dark Souls 3, Deux Ex : Mankind Divide, Final Fantasy XV, Dishonored 2… Et pourtant, ce ne sont pas ces jeux qui m’ont le plus aguiché même s’ils sont incontestablement très bons.

Mes deux jeux de l’année : Fire Emblem : Fates, et Overwatch

Puisqu’il faut rentrer dans le vif du sujet je vais parler de softs sortis cette année et qui ont occupé pas mal mon temps de jeu. L’année dernière, j’avais choisi Monster Hunter 4 Ultimate sur 3DS. Même si Monster Hunter : Generations ne m’a clairement pas déçu, l’effet de surprise est passé pour moi (et je n’allais pas remettre la même licence par dessus le marché). Il faut dire que la plupart de mes tests ont encore été sur la console portable de Nintendo, toutefois ce n’est pas pour me déplaire.

Fire Emblem Fates Quelle version choisir Héritage Conquête

Le titre 3DS qui a fait défiler les heures sans que je m’en aperçoive est une licence qui me tient particulièrement à cœur. Il s’agit de Fire Emblem : Fates. Alors que j’avais très apprécié les opus Gamecube à l’époque, le come-back, Awakening, m’avait rempli d’espoir pour une franchise qui était en voie de disparition. Avec les bonnes ventes de ce dernier, les développeurs ont pu nous concocter un nouvel opus dépassant toutes les attentes. On oublie les Disgaea, Tactics Ogre, et autres Final Fantasy Tactics, ce Fire Emblem est clairement le meilleur tactical-RPG à ce jour selon moi.

Le morcellement des titres propres à Nintendo ne pourra pas plaire à tout le monde tant la dépense peut s’avérer lourde au final (si vous optez pour les trois versions), mais honnêtement l’investissement vaut largement le coup. L’histoire, les personnages, le fan service bien dosé, le côté multijoueur attractif, la gestion de son propre domaine, c’est presque un sans faute pour cette bonne vieille franchise japonaise.

Overwatch Noel

Mon second jeu sera « moins original » dirons-nous, mais il est une très bonne pioche selon moi. Je veux bien sûr parler d’Overwatch. Etant un grand fan de Team Fortress 2, la ressemblance du titre de Blizzard avec ce dernier a attiré mon attention. Comme Rocket League que j’avais cité l’année dernière, Overwatch fait partie de ces jeux que l’on lance quand on a une heure à perdre. A moins de vouloir absolument augmenter son rang en parties classées, on se lasse vite des enchaînements de matchs, mais on y retourne volontiers régulièrement grâce au suivi qu’apporte Blizzard avec les différents événements comme avec les J.O ou plus récemment Halloween, et Noël. Il faut aussi dire qu’il est très addictif entres amis puisqu’il demande pas mal de teamplay tout de même. Il y a forcément un ou deux personnages qui nous correspondent bien, de plus à l’image des MOBA, l’ajout d’un nouveau personnage augmente toujours plus les possibilités.

Les bonnes surprises : Une tonne de jeux indés et du made in France!

Ce qui m’a le plus marqué cette année, c’est l’explosion de jeux indépendants originaux. Le crowfunding, par exemple, est une véritable bénédiction qui a permis à des petites équipes de créer de véritables pépites. Même s’ils ne m’ont pas tous forcément emballé, j’ai été surpris par la diversité énorme en terme d’originalité. 2016 fût un bon cru à ce niveau-là.

jeux-madeinFrance

Pour être un peu chauvin, je suis content de voir que le jeu vidéo français se porte bien, je dirais même plus, de mieux en mieux. Si Dishonored 2 et Fury sont deux exemples bien représentatifs, on peut également citer des petits jeux comme Pankapu et Neurovoider qui sont très sympas. J’attends également beaucoup d’autres produits bien de chez nous à venir comme Stellar Overload, Shiness, Edge of Eternity ou encore Splasher.

book-of-d-jauqette

Histoire d’être concret, je me permets de citer deux titres indépendants qui m’ont particulièrement plu, et surpris qui plus est. Tout d’abord, il y a Book of Demon. Certes il s’agit d’un jeu, pour l’instant, disponible en accès anticipé, mais il dévoile déjà énormément de qualités. De plus, c’est un véritable hommage au premier Diablo. Et une belle hode au hack’n slash de Blizzard, et non une pâle copie sans saveur, sans oublier son aspect « en papier » qui ne laisse pas indifférent. Vraiment hâte de tester le jeu complet.

candle-illu

Le second jeu nous vient des terres chaudes d’Espagne, il s’agit de Candle. Sorti assez récemment sur PC, ce petit jeu très attrayant graphiquement se révèle être un véritable bijou du puzzle-game sur un jeu de plateforme en 2D. Tous les tableaux de jeu magnifiquement peint à la main ne sont pas uniquement là pour faire joli mais participent au système de jeu. Il faut avoir l’œil sur les détails de ces peintures vidéoludiques.

 Mes attentes pour 2017

Avant de vous annoncer mes attentes, je voudrais brièvement parler des déceptions que mes collègues ont forcément énoncé. Pour ma part, je n’ai pas eu de « véritables » déceptions. Peut-être No man Sky et Metroid Prime Federation force, mais je savais déjà à quoi m’attendre à ce niveau là. En revanche, je suis dubitatif sur la VR et les nouvelles consoles améliorées (Xbox Scopio, et PS4 Pro) qui ne m’ont, pour l’instant, pas du tout convaincu. La réalité virtuelle est un gadget intéressant à essayer, mais ils ne marquent pas une révolution ou une véritable avancée pour ma part. Je crois bien que la bonne vielle manette (ou clavier/souris) restera longtemps la référence en la matière. Nous ne sommes pas encore à l’ère où l’on pourra s’immerger complètement dans un jeu à la .hack ou SAO.

Comme 2016, j’espère également que 2017 fera avancer l’esport même si je ne peux pas m’empêcher de penser aux futures dérives de la pratique. Entre les histoires de gros sous, et autres acteurs fortunés sur ce nouveau « marché », il faudra clairement surveiller l’avancée de la discipline. Espérons également que FIFA et League of Legends n’occupent pas tout le devant de la scène et que de plus en plus de jeux auront leur chance même à petite échelle. C’est encourageant de voir que certains éditeurs suivent la mouvance comme Capcom avec Street Fighter V ou encore, pour extrapoler, Nintendo avec la Switch qui compte sûrement se lancer là-dedans aussi. Nous en avions déjà un petit aperçu avec Splatoon. Plus que la console en elle-même, et les jeux, c’est l’implication de Nintendo dans l’esport que j’attends le plus, et il y a largement de quoi faire (Mario Kart, Smash Bros, entre autres).

En parlant d’attente, on ne passe pas à côté des grosses productions évidemment. Dans ma ligne de mire, j’ai le nouveau God Of War, Horizon zero Dawn, Nier Automata, le nouveau Zelda… Dans un registre plus précis, je me languis particulièrement de Persona 5, Nino Kuni 2, Tales of Berseria (même si je sais déjà que ce sera un simple Zestiria amélioré et pas un nouveau Tales of next-gen). Aimant énormément l’univers de Lovecraft, je suis très curieux de m’essayer à Call of Cthulhu, mais aussi Gloom, un petit jeu indépendant qui est une sorte de Dark Souls en 2D, et toujours dans le même univers sombre et fantastique de l’écrivain américain. Même si je ne pense pas le voir sortir en 2017, le jeu que j’attends maintenant depuis des années est Kingdom Hearts 3 qui donnera sûrement des nouvelles en 2017. En attendant, je ferai volontiers le 2.8 qui sort en janvier.

Pour conclure, je dirais que cette année 2016, en termes de jeux vidéo, était assez satisfaisante. Mis à part les attentes que j’ai énoncées précédemment, j’espère que les éditeurs mettront un peu plus les titres en avant au lieu d’un matraquage marketing (je rêve un peu là j’en ai conscience). Point positif tout de même, la communication des éditeurs et développeurs lors des grosses conférences s’améliore il faut le reconnaître. Moins de blabla et plus d’images, enfin ils ont compris ! Comme chaque année, on espère que la prochaine sera meilleure mais au vu de pas mal d’annonces, on peut être confiants.